Chevauchée d’Édouard III en 1346


Chevauchée d’Édouard III en 1346
Chevauchée d’Édouard III
Informations générales
Date 2 juillet 1346
26 août 1346
4 septembre 1346
3 août 1347
12 octobre 1347
Lieu Normandie, Vexin, Beauvaisis, Amienois, Calaisis
Issue Victoire anglaise décisive
Belligérants
Blason pays fr FranceAncien.svg Royaume de France England Arms 1340.svg Royaume d'Angleterre
Commandants
Blason pays fr FranceAncien.svg Philippe VI England Arms 1340.svg Édouard III
England Arms 1340-white label.svg Le Prince Noir
Forces en présence
24 000 à 100 000 hommes 40 000 à 100 000 hommes
Guerre de Cent Ans
Batailles
Chevauchées

Chevauchée de 1346 — Chevauchée vers Reims (1429) —



Les défaites françaises
Arnemuiden (navale - 1338)  — L’Écluse (navale - 1340) — Crécy (1346) — Calais (1346) —


Guerre anglo-écossaise
Neville's Cross (1346) —


Jacquerie
Grande Jacquerie (1358) — Meaux (1358) — Révolte des Tuchins (1381-1384) — Révolte paysanne anglaise (1381) —


Guerre de succession de Bretagne
Vannes (1342) — La Roche-Derrien (1347) — Combat des Trente (1351) — Mauron (1352) — Montmuran (1354) — Rennes (1356-1357) — Auray (1364) —


Winchelsea (1350) — Poitiers (1356) — Cocherel (1364) —


Première guerre civile de Castille
Nájera (1367) — Montiel (1369) —


Pontvallain (1370) — La Rochelle (1372)  — Roosebeke (1382) —


Guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons
Révolte des Cabochiens (1413) — Anthon (1430) —


Azincourt (1415) — Rouen (1418) — Baugé (1421) — Cravant (1423) — Brossinière (1423) — Verneuil (1424) — Journée des Harengs (1429) — Gerberoy (1435) —


Campagne de Jeanne d'Arc
Orléans (1428) — Jargeau (1429) — Meung-sur-Loire (1429) — Beaugency (1429) —Patay (1429) — Montépilloy (1429) — Compiègne (1430) —


Campagne de Bretagne et de Normandie en 1448-1449
Fougères (1449) — Verneuil (1449) — Formigny (1450) —


Campagne de Guyenne
Castillon (1453)

La Chevauchée d'Édouard III de 1346, qui commence le 2 juillet 1346, par l’embarquement des troupes anglaises et se termine par le début du siège de Calais 4 septembre 1346 est un raid dévastateur du roi d’Angleterre sur le sol français.
Cette expédition dévaste une grande partie de la Normandie, du Vexin, du Beauvaisis, du Vimeu, du Ponthieu, du Boulonnais et du Calaisis.
On peut toutefois considérer que cette expédition se termine réellement le 12 octobre 1347 par l’arrivée victorieuse du roi d’Angleterre à Sandwich après la capitulation de Calais le 3 août 1347.


Sommaire

Le contexte

Le roi de France Charles IV le Bel étant mort, en 1328, sans enfants mâles, Edouard III d’Angleterre, son neveu par sa mère Isabelle de France (la fille de Philippe IV le Bel), prétendit que la couronne de France lui appartenait.

Philippe de Valois, plus éloigné d'un degré, mais parent du côté paternel, l'emporta au jugement des pairs, selon l'observation de la loi salique qui ne permet pas qu'une femme transmette le trône puisqu'elle ne peut l'obtenir pour elle-même.

Il monta sur le trône et somma son rival de venir lui rendre hommage pour la Guyenne et le comté de Ponthieu.

Édouard résista, mais craignant de perdre ses immenses domaines en France, il fut contraint de remplir son devoir de vassal. Il se rendit, avec une suite nombreuse, le 6 juin 1329 à la cathédrale d'Amiens rendre hommage à Philippe VI de France. Cette démarche humiliante excita un ressentiment profond, et il ne tarda pas à vouloir en tirer vengeance.

Le 7 octobre 1337, à l'Abbaye de Westminster, le roi d'Angleterre Édouard III lance publiquement un défi à son cousin, le roi de France Philippe VI. Il conteste sa légitimité et revendique la couronne de France pour lui-même. C'est le début de la guerre de Cent Ans.

Lors de la première campagne d'Édouard III en 1339, il bataille d'abord sur le Ponthieu, où il obtient quelques succès, puis fait le siège de Cambrai.

En 1340, après avoir tenu sa cour à Gand et pris le titre de « roi d'Angleterre et de France », Édouard III engage la seconde campagne sur terre et sur mer. Elle se solde, en juin 1340, par la défaite française lors de la bataille navale de l'Écluse. Ensuite la guerre se prolonge sans rien produire de décisif, jusqu'à la conclusion de la trêve d'Esplechin le 25 septembre 1340.

La trêve expire le 24 juin 1342 lorsqu’Édouard III apprend que Philippe VI se dispose à confisquer le Ponthieu. Il y envoie de nouvelles troupes, mais il est trop tard, les Abbevillois, ruinés par les impôts que les Anglais levaient sur eux, et fatigués de leurs vexations, venaient de s'armer et de chasser leurs oppresseurs.

En septembre 1345, le roi de France, Philippe VI, se met en marche pour soutenir les révoltés et reconquiert toute la province à la fin de l’année.

Préambule au débarquement

Robert VIII Bertrand de Bricquebec ayant obtenu pour son fils, Guillaume Bertrand [1], la main de Jeanne Bacon, riche héritière normande[2], Geoffroy d’Harcourt sire de Saint-Sauveur-le-Vicomte, second prétendant à ce mariage, s'engagea, début 1342, par vengeance dans une guerre privée contre son rival. Le roi intervient alors contre Geoffroy d’Harcourt en ordonne la saisie de ses biens et l’exile le 19 juillet 1343.

Celui-ci se réfugia en Angleterre, où il reconnu, 13 juin 1345, Édouard comme roi de France.

Durant l’hiver 1345-1346, Édouard III décide d’entreprendre une campagne afin de débarquer en Guyenne pour faire lever le siège d'Aiguillon, en Lot-et-Garonne, commencé septembre-octobre 1345 par le duc Jean de Normandie. La ville était défendue par Jean de Norwich, le comte de Derby, le comte de Pembroke Lawrence Hastings, Gauthier de Mauny et des capitaines anglais très expérimentés disposant d’une garnison de 1 500 hommes d’armes [3]. Quatre assauts par quatre corps de troupes différents furent successivement donnés et énergiquement repoussés. Il fallut faire venir de Toulouse l’artillerie nécessaire et le siège traîna en longueur; au mois d’août, les Français étaient encore devant Aiguillon.

Les forces anglaises

Le nombre d'Anglais débarqué en France n'est pas facile à déterminer. Jean Froissart cite [4]:

soit 32 000 hommes.

Mais certains historiens modernes estiment que le chroniqueur surévalue l'importance de l'armée anglaise. L'estimation se situe entre 7 000-10 000 chez Jonathan Sumption et 19 500 chez Wrottesley[5]. Le chroniqueur Henry Knighton, rapporte qu’il fallut 1 100 grands bâtiments pour transporter l’armée d’Édouard sans compter les 600 petits bâtiments, destinés à porter les approvisionnements et l’intendance. D'autres citent communément le chiffre de 40 000 hommes.

Chevauchées de la 1re phase de la guerre de Cent Ans.      Principales batailles de la 1ère phase de la guerre

      Chevauchée d'Édouard III en 1339

      Itinéraire de l'armée d'Édouard III en 1346

      Chevauchée du Prince noir en Languedoc en 1355

      Chevauchée de Lancastre en 1356

      Itinéraire du Prince noir en 1356

      Chevauchée d'Édouard III en 1359-60

Le débarquement

  • Du 21 juin au 1er juillet 1346 :
  • 2 juillet :
    • England Arms 1340.svg Il hisse les voiles pour la Guyenne.
      Des vents contraires rejetant la flotte sur la Cornouaille, il met à l’abri son armada dans les ports environnant pendant une semaine puis la réunit à nouveau.
      Sur les conseils du traitre Geoffroy d’Harcourt, qui pensait qu’un soulèvement d'une partie de la noblesse normande dans le Cotentin était possible[7], Jean Froissart rapporte les paroles de Geoffroy d’Harcourt : « Sire, le pays de Normandie est l’un des plus gras du monde. Je vous promets, sur l’abandon de ma tête, que si vous arrivez là, vous prendrez terre à votre volonté. Nul ne viendra au-devant de vous car toute la fleur de la chevalerie est actuellement au siège d’Aiguillon avec le Duc, et vous trouverez en Normandie de grosses villes et bastides qui ne sont point fermées, où vos gens auront si grands profits qu’ils en vaudront mieux vingt ans après. Vous pourrez faire suivre vos navires jusque près de Caen… »
  • 11 juillet 1346 :
  • Mercredi 12 juillet 1346 :
    • England Arms 1340.svg La baie n’étant pas fortifiée [8], Édouard III d'Angleterre débarque tranquillement, avec 15 000 hommes à Saint Vaast la Hougue. Les troupes débarquées attaquent immédiatement le port de Barfleur,
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Les Anglais sont toutefois assailli par Robert VIII Bertrand de Bricquebec, surnommé le Chevalier au Vert Lion, et son fils ainé Robert Bertrand IX, qui avec 300 hommes, tentent en vain d’empêcher l'armée anglaise de débarquer à Saint-Vaast-la-Hougue. Robert fut blessé ainsi que son fils et durent se retirer avec seulement 30 survivants de leur troupe.
  • 12 au 18 juillet :
    • England Arms 1340.svg La prise de Barfleur permet aux 25 000 soldats restant de débarquer, avec l’intendance[9]. Le débarquement terminé, la ville est totalement ravagée.
      Pendant ce temps, dans l’église de Quettehou, Édouard III arme chevalier son fils aîné le prince de Galles, dit le Prince Noir, nomma maréchaux Geoffroy d’Harcourt et le comte de Warvich Thomas Beauchamp, et connétable le comte d’Arondel. Quettehou fut ensuite dévasté.
      Une autre partie des forces, celles sous le commandement de Geoffroy d’Harcourt débarque dans la baie des Veys et détruisent tous les châteaux de la région d'Isigny car ils appartenaient à la famille de Briquebec. Le château l'Hermerel situé à Géfosse-Fontenay fut totalement détruit.
      Dans le hameau de La Peinterie situé à Morsalines, avant tout bruler, le roi fit séparer sont armée en 3 batailles (corps) plus la marine :
    • 1ère bataille : sur le côté gauche, chargé de suivre la marine
    • 2e bataille : au centre, avec le roi et le prince, au milieu des terres avec 19 000 soldats (3 000 hommes d’armes, 6 000 archers et 10 000 sergents à pied)
    • 3e bataille : sur le côté droit
    • La marine, avec 100 hommes d’armes et 400 archers, commandée par le comte de Hostidonne, devait prendre toutes les nefs, petites où grandes, qu’ils trouveraient et les emmener avec eux.
      Cette « tactique » fut employée, afin de ratisser très large et afin de jeter une terreur plus grande dans le pays, permettant aux soldats de piller, dévaster et brûler toutes les places dont ils s’empareraient.
      Les villes qui ouvraient leurs portes n’étaient pas plus épargnées que celles qui résistaient.

La Normandie mise à sac

Renonçant aux règles de la chevalerie en vigueur, Édouard III pratiqua un combat fondé sur la destruction et la terreur, le tout avec rapidité et efficacité, le pillage, l’incendie, la torture, le viol étant une mise en condition pour faire céder les prochaines villes.

Prise de Caen
  • 26 juillet :
    • England Arms 1340.svg Les troupes anglaises arrivent devant Caen, en 3 batailles, drues et serrées, semant la panique. Les gens d’armes et archers anglais chassant et tuant les habitants qui fuyaient, profitent de l’épouvante et entrent dans la ville. Le seigneur de Tancarville et 25 chevaliers réfugiés au château se rendirent au seigneur Thomas Holland (1er comte de Kent) qui toucha environ 100 000 moutons [11] de rançon.
      Article détaillé : La rançon au Moyen Âge.
      Toutefois les caennais ayant tué, le premier jour, dans des combats de rues plus de 500 godons, le roi d’Angleterre en représailles « ordonna que lendemain on mit tout à l’épée, et la dite ville en feu et en flamme ». Mais Godefroy de Harcourt fit changer le roi d’Angleterre d’avis et les envahisseurs pillèrent la ville et les abbayes durant 3 jours.
      Draps, joyaux, vaisselle d’or et d’argent et autres prises furent transportés à Ouistreham chargés sur des navires en direction de l’Angleterre. Ces navires transportaient également 60 chevaliers, et 300 riches bourgeois prisonniers qui furent libérés par la suite contre rançons.
Article détaillé : Siège de Caen (1346).
Ce plan est ultérieur à la bataille, mais permet de comprendre la structure urbaine de Caen au Moyen Âge

Le passage de la Seine

  • 5-6 août :
  • 7 août :
    • England Arms 1340.svg Édouard III, après avoir pris conseil avec ses nobles, change de direction[13] et marche en direction de Rouen, pour atteindre la Seine à Elbeuf qu’il vandalise.
  • 8 août :
    • England Arms 1340.svg Édouard III d'Angleterre envoie Geoffroy d’Harcourt pour étudier les défenses de Rouen, tandis qu’il retourne à Elbeuf pour tenter de traverser la Seine, mais il échoue. La place de Rouen étant extrêmement fortifiée, il se retire sans livrer bataille et effectue une autre tentative, également sans résultat, au Pont de l'Arche, qu’il brule puis marche et entre dans Louviers, qui n’était pas fermée, et la pille. Les Anglais entrent ensuite dans le Comté d'Évreux et ardirent [14] la région dont Verneuil sauf les villes fortifiées, les châteaux et forteresses.
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Tous les ponts et passages qui n’étaient pas détruits étaient gardés par les troupes Françaises.
      Les 2 monarques remontent la Seine en se côtoyant, Édouard sur la rive gauche, Philippe sur la rive droite.
  • 9 août :
  • 10 août :
    • England Arms 1340.svg Édouard voyant l’armée française grossir chaque jour, sans qu’on chercha à lui livrer bataille, s’aperçut que le roi de France cherchait à l’encercler. Il décide alors de se diriger sur le comté de Ponthieu héritage de sa mère, où il pense trouver des partisans.
      Devançant l'avant-garde française, l’avant-garde anglaise arrive à Poissy, trouve le pont détruit mais il y restait encore les attaches et les gites [15] dans le fleuve. Édouard s’arrête 5 jours, au prieuré de l’abbaye des Dames afin de faire réparer le pont.
  • 11 août
  • 12 août
  • 13- 16 août :
    • England Arms 1340.svg Afin de dissimuler ses préparatifs et afin de fixer et harceler les troupes françaises au sud de Paris, il envoie les fortes troupes du Prince Noir remonter et piller la rive gauche de la Seine, toujours côtoyées par les troupes françaises. N’ayant nul autre objectif que celui de ravager les provinces françaises les envahisseurs rançonnent et pillent la région. Le Château de Saint-Germain-en-Laye est brulé (seule la chapelle n'est pas dévastée), les prieurés d'Hennemont et de Saint-Germain, situés dans les faubourgs de Saint-Germain-en-Laye, sont pillés, Croissy et Chatou brûlés.
      L’abbaye de Joyenval, Montaigu et le château de Montjoie à Chambourcy, Chatou, Nanterre, Rueil, Puteaux, Courbevoie, Saint Cloud,... et Bourg-la-Reine subissent également les pillages des soudards anglais [16] .
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Croyant qu’Édouard prenait la route de Tours, Philippe dirige alors la cavalerie française au sud de Paris, à Antony, en prévision d’une bataille.
  • 13 août
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Philippe VI revient à Paris, établit son quartier général à Saint Denis.
  • 15 août
    • England Arms 1340.svg Le pont de Poissy réparé, et malgré l’opposition de 1 200 miliciens Français chargé de garder le pont, qui furent balayés sous le nombre, Édouard III fut libre de se diriger vers le nord, ayant sur son adversaire plusieurs journées de marche d’avance.

Entre la Seine et la Somme

Le passage de la Somme

  • 21 août :
    • England Arms 1340.svg Des escarmouches entre les deux armées ont lieu, mais rien ne semble pouvoir arrêter le saccage. Les Anglais cherchent à franchir la Somme.
  • 22 août :
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Philippe VI arrive à Amiens, et ordonne la destruction de tous les ponts sur la Somme.
    • England Arms 1340.svg Édouard arrive à Airaines et marche sur Abbeville. Arrivé sur le Mont Caubert, trouvant Abbeville et Caubert trop fortement défendus, il envoie des éclaireurs commandés par Geoffroy d'Harcourt et le comte de Warvich, forte de 1 000 hommes d'armes et 2 000 archers, pour tenter de trouver un passage en dessous d'Abbeville, mais tous les pont ont été détruits ou sont très fortement défendus. Les tentatives de prendre les ponts à Pont-Remy, Fontaine-sur-Somme et Long-en-Ponthieu sont repoussés par les Français. Les Anglais perdent environ 500 hommes et beaucoup sont fait prisonniers.
  • 23 août :
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Alerté par ses coureurs le roi de France envoie des troupes du côté nord vers Le Crotoy, ordonnant aux troupes du baron Normand Godemar du Fay de garder le passage de Blanquetaque. Godemar du Fay fit appel aux bourgeois d’Abbeville pour l’aider à tenir le gué réunissant au total environ 12 000 hommes.
      Les troupes de Philippe VI, fortes de 100 000 hommes environ [19], partent d'Amiens et marchent sur Abbeville et Airaines, par la rive sud de la Somme.
      Devant de telles forces, les troupes anglaises quittent précipitamment Airaines en direction d’Oisemont et Acheux en Vimeux. Édouard est alors pris dans une nasse.
    • England Arms 1340.svg Après avoir parcouru le long du fleuve pendant une journée sans trouver de passage, les éclaireurs Anglais revinrent à Airaines qu’ils quittent rapidement à l’arrivée des troupes françaises. Les Anglais ravagent le Vimeux et s'installent à Oisemont où ils tuent et capturent la population. Le roi d'Angleterre envoie de fortes troupes prendre Saint-Valéry-sur-Somme mais ils sont impitoyablement repoussés. Ils font toutefois énormément de prisonniers. Le roi d’Angleterre, demanda à ces prisonniers si l'un d'eux ne pourrait pas lui enseigner un passage sur la Somme et lui servir de guide. Un valet de ferme de Mons en Vimeux, nommé Gobin Agache , séduit par l'appât de cent pièces d'or, l'offre de sa liberté et celle de vingt de ses compagnons, tira le prince anglais du mauvais pas où il s'était mis.
      Ayant réuni son armée Édouard III partit avant minuit d'Oisemont, guidé par le traitre, et arriva vers cinq heures du matin au gué de Blanquetaque.
Carte de la région Abbeville-Amiens

Bataille du gué de Blanquetaque

Article détaillé : Bataille du gué de Blanquetaque.
Bataille du gué de Blanquetaque
    • England Arms 1340.svg Lorsqu'Édouard arriva devant le gué, la mer était à marée haute. Il se vit contraint d’attendre plusieurs heures, pendant lesquelles son armée eut le temps de se former en masse sur les bords de la grève, avant de s’engager dans le lit du fleuve au gué de Blanquetaque. De l’autre côté du gué se trouvaient les forces françaises forte de 1 000 hommes d’armes à cheval et 5 000 soldats à pied dont des arbalétriers Génois, les milices d'Abbeville et des campagnes voisines, et 2 000 Tourniquiens[20],[21]. Lorsque la marée fut descendante, Édouard ranima le courage de ses troupes, et donna ordre à ses maréchaux de s'élancer dans la rivière avec les cavaliers les mieux montés, tandis que ses archers accablaient d'une grêle de traits les soldats de Godemard, rangés en bataille de l'autre côté de la rivière.
      Au lieu d'attendre l'ennemi sur la terre ferme, les chevaliers Français se précipitèrent dans le fleuve, et attaquèrent la tête de la colonne ennemie.
      Le choc fut rude; il y eut de part et d'autre bien des hommes d'armes désarçonnés. Mais les Anglais sentant que leur perte serait infaillible s'ils ne réussissaient point à forcer le passage, redoublèrent d'efforts, et gagnèrent enfin la rive opposée [22].
      Dans cette bataille, les Anglais tuèrent plus de 2 000 gens d’armes.
      L’armée anglaise, ayant dispersé les défenseurs sur la rive droite, elle se répandit alors dans la campagne environnante et procède au pillage de Noyelles-sur-Mer, Le Crotoy et Rue.
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Provenant d’Airaines et d’Oisemont, l’avant-garde de l’armée française commandée par Jean de Luxembourg et Jean de Hainaut seigneur de Beaumont [23], atteint le gué et attaque l’arrière garde anglaise, capturant chevaux, harnais, divers matériel et tuant et blessant et capturant les soldats encore sur la rive gauche de la Somme. Continuant à poursuivre les envahisseurs, les Français durent, toutefois, rebrousser chemin, à cause de la marée montante.
      L’armée française, étant sur la rive gauche, dut retourner à Abbeville, pour traverser le fleuve, occasionnant un grand désordre.

Bataille de Crécy

  • 25 août :
    • England Arms 1340.svg Profitant à nouveau d’un temps d’avance, Édouard III scinde son armée en trois corps.
      Le corps de gauche ravage la région de Rue, et le littoral, celui de droite ravagea Saint-Riquier et les faubourgs d’Abbeville avant de rejoindre le 3e corps, celui du roi cheminant sur Sailly-Brayé, Lamotte-Buleux, Domvast pour établir son camp au nord-est de Crécy-en-Ponthieu [24].
      Bien informé que le roi de France le poursuivait, rapidement afin de lui livrer bataille, il fit construire, entre Crécy et Wadicourt, une position fortifiée, protégée par des pentes et des fossés.
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Philippe VI retourne à Abbeville. La principale force française reste à Abbeville et Saint-Riquier, des contingents supplémentaires arrivent.
  • 26 août :
    • England Arms 1340.svg Édouard III continue de faire fortifier son camp et place son armée en 3 batailles :
  • Le 1er corps du prince de Galles fort de 800 hommes d’armes, 2 000 archers et 1 000 soldats à pied (piquiers principalement) qui recevra la charge de cavalerie se place face au nord du dispositif, la moins bien protégée.
  • Le 2e corps fort de 500 hommes d’armes, 1 200 archers face à l’est.
  • Le corps royal fort de 700 hommes d’armes, 2 000 archers face au sud en réserve, protégée par un talus d’au moins 5 mètres de haut couvert d’une haie infranchissable.
    Cet ensemble comporte 8 000 soldats environ [25].
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Philippe VI suit les traces de son ennemi et marche d'Abbeville par Sailly-Brayé, Lamotte-Buleux, Domvast et Estrées-lès-Crécy. Son armée très nombreuse est très étirée et les troupes piétinent sur plus de 30 kilomètres [26].
      Arrivé face aux Anglais, le roi de France forme péniblement 3 corps :
  • Le 1er corps est formé des mercenaires arbalétriers Génois
  • Le 2ème corps est commandé par le duc d'Alençon
  • Le 3e corps est commandé par Philippe le roi de France
    Selon la chronique de Flandre un 4e corps existait, commandé par Jean de Hainaut[27].
    Les seigneurs envoyés en reconnaissance, déconseillent à Philippe d’attaquer le jour même. Mais rien y fait, Philippe lance son armée à l'assaut des positions anglaises.
Archers Anglais à l’entraînement 1325 (détail).
Bataille de Crécy
Article détaillé : Bataille de Crécy.

Vers 15 heures la bataille de Crécy s’engage, elle se terminera par une éclatante victoire anglaise.
Les pertes françaises sont considérables.
Sont tombés sur le champ de bataille :

  • 11 princes,
  • 1 prélat,
  • 83 chevaliers bannerets,
  • 1 212 chevaliers et
  • un nombre inconnu de fantassins. Certains historiens et chroniqueurs ont estimé que 30 000 écuyers, bourgeois et gens à pied ont été tués dont 2 300 arbalétriers Génois[28],[29].
  • Les Anglais ont perdu, selon les sources, entre 100 et 300 morts.

Après la bataille, Philippe VI de France, blessé à la gorge et à la cuisse se retire dans le château de Labroye.

Entre Crécy et Calais

  • 27 août :
    • England Arms 1340.svg Au matin 500 hommes d’armes et 2 000 archers parcoururent la campagne à la recherche de troupes françaises. Une troupe française, forte d’environ 7 000 bourgeois et miliciens arrivant de Rouen et Beauvais, qui ne connaissait pas la déconfiture de la veille attaque les Anglais et fut mise en déroute. Une autre force française moins importante fut également anéantie [30].
      Le roi d’Angleterre fit savoir aux populations locales, qu’il donnait une trêve de 3 jours afin de pouvoir qu’ils puissent ensevelir les morts. Les chevaux tués sont enfouis dans un lieu désormais appelé « Champ de la carogne » près de Wadicourt.
      N’ayant plus aucune armée devant lui, mais jugeant ses troupes trop affaiblies pour lancer une campagne sur Paris, le roi d’Angleterre se dirige alors vers Montreuil-sur-Mer et ses maréchaux ardent Saint-Aubin, Sorrus, Hesdin et Blangy sur Ternoise.
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Philippe VI bat en retraite sur Doullens.
  • 28 aout- 1er septembre
    • England Arms 1340.svg La flotte anglaise cingle devant les côtes françaises et remonte vers le nord. Les troupes anglaises pillent et brulent Saint-Josse, Étaples Neufchâtel, Hardelot, et tout le pays Boulonnois, ainsi que Wissant où le roi logea.
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Philippe VI bat en retraite sur Amiens, et loge à l’Abbaye du Gard, où son Conseil lui fait connaître l’ampleur du désastre. Un certain nombre des Génois sont accusés de trahison et exécutés.
      Le vice-amiral Firmin d’Aust commandant de Boulogne-sur-Mer, repousse un assaut terrestre des troupes anglaises.
  • 2 septembre :
    • England Arms 1340.svg Édouard III est à Wimille et décide de concentrer ses forces sur la prise de Calais.
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Philippe quitte Amiens et passant par Montdidier se dirige sur Paris
  • 3 septembre
    • England Arms 1340.svg Un second assaut de 400 nefs anglaises est lancé sur Boulogne-sur-Mer, qui débarquent 15 000 hommes. Cet assaut est à nouveau repoussé. Édouard n’insiste pas et continue son chemin vers le nord.

Siège de Calais

  • 4 septembre
    • England Arms 1340.svg Édouard III arrive à Calais. La profondeur des fossés, balayés sans cesse par le flux et le reflux, empêche l’assaut de la ville.
      Édouard III décide alors d’affamer la ville et se prépare a effectuer un long siège. Il fait élever, au sud-ouest de la ville entre Calais et les rivières de Guînes, de Hames et le pont Nieulay, un camp retranché[31] en forme de ville : Villeneuve la Hardie [32].
      L’armée qui tient le siège serait passée de 32 000 à 100 000 hommes [33].
      Article détaillé : Siège de Calais (1346).
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Le gouverneur de Calais, Jean de Vienne, voyant que le roi d’Angleterre aménageait les alentours de la ville pour un long siège prit une ordonnance afin que les « bouches inutiles » soient évacuées. Entre 1 700 et 3 000 personnes parmi les plus pauvres de la population traversent les portes et les troupes anglaises sans être inquiétées [34].
  • 8 septembre :
  • 17 septembre :
  • 8 octobre :
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Le duc de Normandie et son armée arrivent à Paris, où ils sont rejoints par Philippe VI.
  • 31 octobre :
    • Blason pays fr FranceAncien.svg 30 galères, chargée de la protection du ravitaillement de Calais, sont désarmées et envoyées en hivernage de novembre à mars à Abbeville. Certains propriétaires des nefs de ravitaillement, en profitent alors pour se dérober. Le ravitaillement de Calais devient très problématique.
  • Hiver 1346-1347 :
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Après quelques tentatives de sortie vers les terres, la population encerclée doit se contenter d’approvisionnements par mer principalement menés par le corsaire Jean Marant et la flotte génoise.
      Les opérations du côté de la terre se réduisent à peu de choses au cours de l'hiver 1346-1347, juste quelques sorties des assiégés et des escarmouches engagées par les garnisons françaises des petites forteresses de l'Artois et du Boulonnais.
    • England Arms 1340.svg Les Anglais attaquent, au sud, les murailles avec des trébuchets, des espringales, des centaines d’archers mais aussi des armes d’un nouveau genre : l’artillerie à poudre. Édouard III utilise sans résultat une vingtaine de canons pour abattre les murailles.
1347
  • Début février
    • England Arms 1340.svg Édouard III, entame le blocus du port avec 120 navires.
  • 21 février 1347
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Plusieurs grandes nefs chargées de pain, blé, ail, oignons, harengs salés, fèves, pois partent de Saint-Valéry-sur-Somme en direction de Calais et tentent, sans succès, de pénétrer dans la place forte.
  • Fin février 1347
    • England Arms 1340.svg La flottille anglaise formant le blocus atteint 737 navires. Édouard lance un nouvel assaut qui est repoussé.
  • 10 avril :
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Trente vaisseaux français réussirent, malgré la vigilance de la flotte ennemie, les fortifications élevées par les assiégeants et les obstacles de toute nature à l'entrée du chenal, à pénétrer dans le port. Ce fut le dernier convoi à pouvoir rentrer ravitailler la ville assiégée. Les autres tentatives échoueront lamentablement; les navires tombant aux mains des Anglais. Dès lors, Calais n'eut plus d'espoir que dans le secours venant de la terre.
  • Mai 1347 :
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Une armée de secours commence à se former à Arras.
  • Juin 1347 :
    • England Arms 1340.svg Les Anglais interceptent une lettre du gouverneur destinée au roi de France, Philippe VI de Valois, présentant l’état de famine et contenant un appel au secours.
  • 20 juin 1347 :
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Un détachement français s’approche de Calais puis regagne Hesdin.
  • 27 juillet 1347 :
    • Blason pays fr FranceAncien.svg L'armée de secours française, forte de plus de 100 000 fantassins et de 35 000 cavaliers paraît enfin sur les hauteurs de Sangatte et Coquelles. Le roi de France fait aussitôt reconnaître le terrain et chercher les points d'attaque les plus favorables. L'examen des positions ennemies lui révèle que la nature du terrain et les mesures défensives prises par Édouard III rendent toute attaque impossible[35]. Philippe de Valois propose alors à Édouard III un combat en rase campagne. Ce dernier refuse, sachant que Calais est à sa merci.
  • 29 juillet - 1er août 1347 :
  • 2 août 1347 :
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Philippe IV jugeant l’attaque impossible, l’armée de secours se retire sans combattre.

Capitulation de Calais

  • 3 août 1347 :
    • Blason pays fr FranceAncien.svg Jean de Vienne monte à la tour du Guet pour annoncer les conditions de la reddition. Le roi d’Angleterre souhaitant la capitulation sans condition, le gouverneur demande à épargner la population et la garnison. Six bourgeois, Eustache de Saint-Pierre, Jean d’Aire, Jacques et Pierre de Wissant, Andrieu d’Andres et Jean de Fiennes, pieds nus et la corde au cou, acceptent de se sacrifier et de livrer les clefs de la ville à Édouard III d'Angleterre.
      Article détaillé : Les Bourgeois de Calais.
  • 4 août 1347 :
    • England Arms 1340.svg Les Calaisiens sont expulsés et remplacés par des colons Anglais[37].
  • 28 septembre 1347
    • Blason pays fr FranceAncien.svg England Arms 1340.svg La trêve de Calais est signée. Elle durera jusqu'en avril 1351.
  • 10 octobre 1347 :
    • England Arms 1340.svg Édouard III rembarque pour l’Angleterre
  • 12 octobre 1347

Bilan

Angleterre

La chevauchée d’Édouard III en 1346 est une très grande victoire pour l’Angleterre.

Cette chevauchée est faite au départ dans un but économique. En effet les pillages, les rançons et autres vols des régions françaises traversées, outre un enrichissement personnel, ont fait partie intégrante de l’excellente santé économique de l’Angleterre.
Les arcs longs des anglais et les tactiques mises en place [38] par Édouard seront utilisés longuement durant la Guerre de Cent Ans provoquant de nombreuses cuisantes et défaites [39] aux Français.
La prise de Calais permet désormais aux Anglais, d’avoir une place forte et puisante dans le nord de la France, à proximité des côtes anglaises.

France

La chevauchée d’Édouard III en 1346 est un véritable désastre pour le roi de France.

La Normandie, le Vexin, le Beauvaisis, le Vimeu, le Ponthieu, le Boulonnais, le Calaisis sont partiellement dévastés et leur économie ruinée mettra plusieurs années pour se rétablir.

La fleur de la chevalerie, l’armée française peut être la plus puissante du Moyen Âge, a été en partie décimée lors de la bataille de Crécy.

C’est le début d'un enchaînement de calamités, en particulier sous le règne de Jean le Bon fils de Philippe de Valois.

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

Bibliographie

  • Andrew Ayton, « The english Army and the Normandy campaign of 1346 » dans David Bates, Anne Curry (dir), England and Normandy in the Middle Ages, London/Rio Grande: Hambledon P., 1994, p.253-258
  • Andrew Ayton, Philip Preston, Françoise Autrand, The Battle of Crécy, 1346, Boydell Press, 2007
  • André Plaisse, la Grande Chevauchée guerrière d'Edouard III en 1346. À travers le Cotentin, Isoete, 1997

Notes, sources et références

  1. Guillaume Bertrand est le second fils de Robert VIII Bertrand de Bricquebec et marié à Jeanne Bacon, il sera tué à la Bataille de Mauron le 14 août 1352, sans descendance
  2. François Neveux, La Normandie pendant la guerre de Cent Ans, p. 32.
  3. Certaines chroniques anglaises l’affirment ainsi que Jean Froissart dans ses chroniques - Livre I Partie I chapitre CCLXIV
  4. Les chiffres n'arrêtant pas de changer j'indique  : Jean Froissart cite 6 000 Irlandais, 12 000 Gallois, 4 000 hommes d’armes, 10 000 archers soit 32 000 hommes. Que d'autres chroniqueurs indiquent d'autres chiffres... SOIT! Mais Froissard indique ceux-ci!
  5. Andrew Ayton, « The english Army and the Normandy campaign of 1346 » dans David Bates, Anne Curry (dir), England and Normandy in the Middle Ages, London/Rio Grande: Hambledon P., 1994, p.262
  6. le chiffre de 1 200 navires est couramment cité
  7. La prise de Caen par Édouard III page 1
  8. Un embryon de défense sera réalisé à partir de 1689
  9. La ville n’étant pas défendue, la population s’enfuit à l’approche des envahisseurs abandonnant la ville
  10. l’oriflamme était soulevé lorsque les rois de France allaient à la guerre
  11. Tous les rois de France depuis Saint Louis avaient fait frapper des moutons d’or, ou des deniers d’or à l’aignel. On cessa d’en frapper en 1325 et cette interruption dura jusqu’au règne du roi Jean. Les moutons anciens continuèrent néanmoins d’avoir cours concurremment avec les nouvelles espèces, sous le règne de Philippe de Valois. Leur titre était d’or fin et leur taille de 59 1/6 au marc
  12. Robert d’Avesburry ou Robert Avesburry est un historien Anglais décédé en 1359
  13. Il se dirigeait sur Évreux
  14. Du verbe ardre, brûler . Terme disparu depuis le XVIIe siècle mais l'adjectif "ardent" demeure.
  15. Attaches de pont suspendu appareil par lequel une suspente s'accroche aux câbles porteurs ou soutient le tablier. Gites : pièces de bois concourant à l'assemblage d'un pont
  16. Histoire de La Ville de Poissy Depuis Ses Origines Jusqu'à Nos Jours P58
  17. Philippe VI n’est pas encore averti qu’Édouard III a franchi la Seine à Poissy. Il pense combattre les Anglais dans la Beauce
  18. http://tyreldepoix.free.fr/Genealogie/Poix.htm Ville de Poix en Picardie
  19. Chroniques de Froissart fin du Chapitre CCLXXIX
  20. Froissart indique ce nom tout à la fin du chapitre CCLXXVIII … « dont il avoit bien deux mille Tourniquiens. » Serait-ce des bourgeois de Tournai en Belgique ? soit 12 000 hommes au total
  21. Toutefois des chroniqueurs ne donnent que 500 hommes et 3 000 communiers Picards
  22. Le continuateur de Nangis et l’auteur anonyme de la Chronique de Flandre ont avancé que Godemar du Fay s’enfuit à l’approche des Anglais et ne leur opposa pas la moindre résistance
  23. http://genealogiequebec.info/testphp/info.php?no=237420 Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies Page 356
  24. Au lieu-dit Le Guidon
  25. Les chiffres diffèrent selon les historiens entre 8 000, 15 000 soldats et même 24 000
  26. Certaines chroniqueurs donnent le chiffre de 40 000 à 50 000 Français et 24 000 Anglais
  27. Ce corps qui avait attaqué l’arrière-garde anglaise au gué de Blanquetaque le 24 août. Était-il toutefois arrivé à Crécy le 26 aout pour la bataille, avec le détour qu’il fut obligé de faire ? Rien n’est moins certain
  28. Champs de bataille N°29 donne le chiffre de 15 000 morts
  29. Les Chroniques de Froissart chapitre CCXCV donnent le nombre de 30 000 morts
  30. Chroniques de Froissart, chapitre CCXCIV
  31. Ce camp retranché comportait comme pour le siège d'Alésia de 2 enceintes : 1 pour enfermer les Calaisiens et une deuxième ligne de défense, tournée vers l'extérieur et destinée à protéger les assaillants d'une éventuelle armée de secours.
  32. Cette ville serait actuellement située sur le banc de cailloux où se trouvent actuellement les boulevards Lafayette et Gambetta
  33. "Kaleis" au XIVe siècle
  34. Certains chroniqueurs affirment qu'Édouard III autorisa ces malheureux à traverser les lignes de son armée, d'autres par contre racontent qu'Édouard III les repoussa et qu'ils moururent de froid et de faim entre la ville et le camp anglais
  35. A cause des circonvallations et contrevallations effectuées comme au Siège d'Alésia
  36. La guerre de 100 ans, le siège de Calais et le dévouement des six bourgeois.
  37. Froissart Chonicle Text
  38. Position en hauteur, archers placés derrières des barricades...
  39. Batailles d'Auray, de Poitiers, d’Azincourt etc…

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Chevauchée d’Édouard III en 1346 de Wikipédia en français (auteurs)

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