Caux-Palace


Caux-Palace
Caux-Palace
Caux from Garden.JPG
Localisation
Localisation rue du Panorama 2
Caux,
 Canton de Vaud
Drapeau de Suisse Suisse
Coordonnées
géographiques
46° 25′ 56″ Nord
       6° 56′ 15″ Est
/ 46.432168, 6.937472
Date d'ouverture 1902
Compagnies
Architecte(s) Eugène Jost
Style Belle Époque
Protection Bien culturel d'importance nationale

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Caux-Palace

Le Caux-Palace est un palace situé à Caux, dans le canton de Vaud, en Suisse.

Réalisé par l'architecte lausannois Eugène Jost, il fut inauguré le 7 juillet 1902. Bâti sur une terrasse de 800 mètres de long, et multipliant les tours et tourelles aux tuiles vernissées, le bâtiment, visible de toute la région, modifiait durablement le paysage montreusien ; il devait aussi donner une fréquentation internationale inattendue au village de Caux après qu'il fut racheté et réhabilité par le Réarmement moral en 1946. Il est à présent également le siège de l'école de gestion hôtelière suisse (SHMS).

Sommaire

Caux avant le palace

Jusqu'en 1875, la région de Caux n'a été habitée que de manière éparse. Les "Monts de Caux" avaient toujours servi de pâturage pour les fermiers de la région de Montreux et la route du col de Jaman de passage vers la vallée de la Sarine et du Simmenthal. En 1875, Émilie Monnier transforme son chalet du Mont de Caux en auberge afin d'accueillir les randonneurs de plus en plus nombreux à s'aventurer dans les parages en raison de l'essor progressif du tourisme depuis une quarantaine d'années à Montreux (ouverture de l'Hôtel du Cygne en 1837) et Territet (l'Hôtel des Alpes en 1841). Le hameau de Glion fut le premier à en profiter, mais pour cela il fallait relier Glion au reste du monde : une route en lacets partant de l'église des Planches fut ouverte en 1850 et très rapidement l'hôtel Righi vaudois fut ouvert. On s'attela en parallèle à la question d'une desserte par voie ferrée, ce qui conduisit à la mise en service du funiculaire Territet-Glion en 1883. C'est à cet époque que des entrepreneurs de la région s'avisèrent du potentiel de "Mont de Caux". En particulier, Philippe Faucherre, né en 1844 à Vevey, et son épouse Louise Vautier, tous deux issus de familles d'hôteliers. Il s'assure du produit d'une carrière de pierre en 1890 et fait sortir de terre le Grand Hôtel de Caux en trois ans. Tous les matériaux nécessaires avaient été transportés à dos de mulet faute de voies de communication, encore en construction. La voie ferrée de Glion jusqu'au sommet des Rochers de Naye sera construite en 15 mois, un tour de force exécuté sous la direction d'un brillant ingénieur ferroviaire, M. Laubi. Quant à la route, elle est construite et livrée à la même époque par l'entrepreneur Pierre Bottelli. Le succès immédiat du Grand Hôtel, inauguré en juillet 1893 et où séjournent nombre de personnalités de l'époque, conduit d'autres entrepreneurs à concevoir le projet du Caux-Palace[1].

La construction du palace

Cinq ans après l'ouverture du Grand Hôtel de Caux, Ami Chessex, propriétaire du Grand-Hôtel de Territet, décide de construire un nouvel hôtel à Caux sur les terrains qu'il possède au "Creux du moulin" soit un peu en dessous du Grand-Hôtel, bien que ces terrains soient en forte pente. Début 1899, il négocie avec Philippe Faucherre la création d'une société commune, la Société immobilière de Caux, avec un capital de 2,5 millions de francs. Début 1900, cette société lève trois millions d'emprunt obligataire et cinq cent mille francs suppélementaires en 1903. Ses premiers travaux consistent à réhausser d'un étage le Grand-Hotel, ce qui lui ajoute 80 lits dès 1899. Début 1900 commence la construction du palace de Caux. Il faut que ce soit à la fois l'hôtel le plus grand et le plus luxueux jamais construit en Suisse. C'est pourquoi les architectes, sous la direction d'Eugène Jost, proposent de construire un mur de soutènement de 800 mètres de long, permettant de donner de la surface aux futurs jardins et d'établir une promenade en belvédère d'où l'on pourra admirer à loisir le paysage grandiose du lac et des Alpes. C'est l'un des adjoints de Jost, M. Alfred Daulte, qui dirigera les travaux sur place à Caux, un travail délicat sachant qu'à certains moments il y a plus de 800 ouvriers sur le chantier et qu'il est soumis à un contrôle étroit de la part de son commanditaire, Ami Chessex, qui monte à pied deux fois par semaine pour inspecter le chantier et n'hésite pas à donner des ordres en contradiction avec les directives de l'architecte ! Néanmoins, la construction et la finition sont réalisées en à peine plus de deux ans et le 7 juillet 1902, le Caux palace fut inaugurée en grande pompe, avec la participation du président du Conseil d'État, M. Cossy, et la quasi-totalité du gouvernement cantonal. Le bilan de la Société immobilière de Caux montre que le coût total de la construction s'élève à 2 555 949 francs[2].

La Belle époque

Comme pour le Grand-Hôtel, le succès du Caux-Palace est immédiat. Des personnalités se rendent à Caux, parmi lesquelles on note les noms de Sacha Guitry, Paul Morand, Romain Rolland, Edgar Wallace, mais aussi du prince Ibn Seoud, futur roi d’Arabie Saoudite, de John D. Rockefeller et du maharajah de Baroda. Coutumier de la location d’un grand nombre de chambres de luxe pour lui-même et pour sa suite, ce dernier fut accueilli dans sa suite par un mobilier en citronnier spécialement créé pour lui. Deux à trois semaines d'attente dans la région sont parfois nécessaires avant d'avoir le privilège de pouvoir séjourner à Caux. Dans les premières années du siècle, dans le sillage des deux grands établissements de la Société immobilière de Caux des hôtels plus modestes s’implantent à Caux comme l’hôtel Pavillon des fougères (plus tard hôtel Alpina) puis l’hôtel Maria, qui auront parfois aussi une clientèle prestigieuse. Une école est ouverte à Caux en 1905, une chapelle anglicane en 1906, puis en 1907 la chapelle catholique. Des chalets privés sont également bâtis à cette époque. Au-delà des sports d’hiver courants (luge, patin à glace et bientôt le ski), on peut aussi s’adonner au bobsleigh : une piste est créée entre Crêt-d’y-Bau et Caux, à l’époque c’est la plus longue d’Europe. C’est à Caux que fut fondée la Fédération mondiale de bobsleigh et plus tard la Fédération mondiale de hockey sur glace[3].

Les années de crise

Le 1er août 1914 sonne le glas de la brillante croissance du tourisme de luxe. En quelques jours, les hôtels se vident pour 5 ans. Le 10 août, les quelques clients restant au Grand-Hôtel sont transférés au Palace et le Grand-Hôtel est fermé. En 1917, Ami Chessex décède après trois ans de lutte pour tenir la tête hors de l’eau à son entreprise. La perte cumulée à la fin de la guerre sera de un million de francs. Une restructuration financière de la Société immobilière de Caux a lieu en 1919, année à partir de laquelle tout semble revenir lentement dans l’ordre, mais les taux de change sont défavorables aux séjours en Suisse et les hôtels de Caux ne répondent plus tout à fait aux exigences des hôtels de luxe. En 1925, plus de trente ans après son ouverture, le Grand-Hôtel est rénové et prend le nom d’Hôtel Regina en souvenir de l’impératrice Sissi, qui avait résidé au Grand-Hôtel en 1898, l'année même de son assassinat à Genève. Les années 1927 et 1928 voient de bonnes fréquentations. Une seconde restructuration financière a lieu en 1929 pour lever un million de francs nécessaires à la rénovation du Caux Palace. Caux accueille la coupe du monde de bobsleigh en 1930. La crise économique survient et les années 1930 à 1935 seront très difficiles. Une quatrième restructuration financière ne parvient pas à améliorer la situation et à partir de 1937, le conseil d’administration met en vente le Caux Palace tandis que les pertes s’accumulent. 1938 voit l’électrification du chemin de fer et la vogue du ski relance partiellement Caux. Le Caux Palace s’appelle désormais Hôtel Esplanade et chercher à attirer une clientèle moins huppée que précédemment. En 1939 il doit fermer définitivement[4].

La Seconde Guerre mondiale

Après le Caux Palace, les différents hôtels ferment graduellement leurs portes. En 1941, la société de l’Hôtel Régina est déclarée en faillite et l’hôtel change deux fois de mains. Quant au Palace, fermé dès les premiers jours de la guerre, il va rouvrir de mai à octobre 1944 pour héberger des aviateurs anglais et américains évadés de camps de prisonniers du nord de l’Italie, puis d’octobre 1944 à juillet 1945 ce seront des réfugiés civils italiens, puis finalement de décembre 1944 à juillet 1945 des réfugiés juifs venus de Hongrie[5]. Ce groupe de 1670 personnes arrivait de Bergen-Belsen où il avait été interné par les SS malgré le paiement d'une forte rançon pour être évacué de Hongrie vers un pays neutre. Cet épisode est connu sous le nom de l’affaire du train Kesztner, du nom du principal négociateur juif de cette évacuation[6]. D’ultimes négociations sur fond de défaite allemande et d’évacuation de certains camps de concentration leur permettront d’être finalement rendus à leur destination initiale, avant que le camp d’internement de Bergen-Belsen ne devienne à son tour un véritable camp d’extermination sous la conduite de SS repliés d’Auschwitz. Les juifs orthodoxes seront hébergés à l’hôtel Regina et les autres au Caux Palace[7]. En mémoire de ces réfugiés, un chêne a été planté sur la terrasse du Caux Palace en 1997 et une plaque apposée en août 1999. On y lit : «En mémoire des réfugiés juifs hébergés ici pendant la 2e guerre mondiale, et en mémoire de ceux qui ont été refoulés à la frontière suisse. Nous ne les oublierons pas.» [8]

Pendant cette époque troublée, le gardien du Caux Palace, Robert Auberson, avait mis à l’abri tout ce qui est précieux, tel que vaisselle, meubles, etc. En revanche, l’ensemble de ces séjours forcés à Caux avait conduit à de nombreuses dégradations des bâtiments ; par exemple, beaucoup d’éléments ordinaires pouvant avoir une valeur de revente (poignées de portes, serrures, robinetterie, etc.) ont disparu pendant cette époque. Voilà qui achevait de ruiner l’œuvre des fondateurs du Caux Palace : l’action de la Société immobilière de Caux était passée de 200 francs à 1 franc en 1936 et, hors les terrains et le gros œuvre des bâtiments, il ne restait plus rien des 9 à 10 millions de francs investis depuis 1890[5].

Le rachat par le Réarmement moral suisse

C’est en 1946 que le Réarmement moral est amené à acheter le Caux Palace pour en faire son principal centre de rencontres en Europe. A ce moment-là pourtant le Caux Palace paraissait proche de sa fin, étant en piteux état et mis en vente à bas prix par son propriétaire, la Banque populaire de Montreux, promis sans doute à la démolition par son futur acquéreur. L’idée en revient au Genevois Philippe Mottu, diplômé de théologie et de sciences politiques, travaillant au Département politique fédéral (le ministère des affaires étrangères) [5] et engagé depuis le milieu des années trente aux côtés de Frank Buchman au sein des Groupes d’Oxford[9].

En 1943, une pensée lui revient avec insistance : « Si la Suisse échappe à la guerre, notre tâche sera de mettre à la disposition de Frank Buchman un endroit où les Européens, déchirés par la haine, la souffrance et les ressentiments, pourront se retrouver. Caux est l’endroit ».

Le propriétaire, la Banque populaire suisse à Montreux, tout comme le maire de la ville, comprend l'intérêt qu'il y aurait à ouvrir un centre international de rencontres dans la région. Un prix d'achat favorable est offert - 1.050.000 francs suisses -, privilégiant ainsi le Réarmement moral par rapport à d'autres candidats acquéreurs[10]. Près d'une centaine de personnes honorent les premières mises de fonds.

Le contrat est signé le 25 mai 1946 par Philippe Mottu et Robert Hahnloser en leur nom propre[11]. Les dons affluent de toute la Suisse, au total de 95 familles dont les efforts financiers permettent d’honorer la traite de 450 000 francs à payer au 1er juillet 1946. Les dons en nature de tapis, tableaux et meubles arrivent aussi de toute la Suisse pour remeubler le Caux Palace. Pendant six semaines, une centaine de volontaires travaillent nuit et jour pour remettre en état l'intérieur du bâtiment, sous la direction de l’ingénieur suisse Robert Hahnloser, secondé par l’architecte néerlandais Jap de Boer. Le 9 juillet, le premier repas préparé dans les cuisines rénovées de Caux est servi (pour 150 convives).

Dès l’été 1946, trois mille personnes séjournent à Caux. Des dortoirs sont installés et une partie des participants sont hébergés dans les autres hôtels désaffectés de Caux. Entre 1946 et 1947, de nombreux travaux sont réalisés dans le Caux Palace pour l’adapter à sa nouvelle vocation : transformation de la salle de bal en théâtre, nouveau hall d’accueil plus spacieux… Au printemps 1947, la Fondation de Caux, devant augmenter sa capacité d’accueil, achète le Grand-Hôtel et l’hôtel Maria, puis en 1949 l’hôtel Alpina et divers chalets.

Le centre de rencontres de Caux

Au cours des 50 années suivantes, le Palace ne connaît guère d’autres modifications substantielles. Son historique se confond avec la longue liste des rencontres qui s’y tiennent et qui, dans certains cas, auront des répercussions au plan politique.

  • 1946-1950 : nombreuses rencontres impliquant Allemands et Français, dont les futurs protagonistes de l’accord sur la Communauté du Charbon et de l’Acier, qui feront connaissance à Caux.
  • 1950: accueil d'une délégation de 60 dirigeants politiques et syndicaux japonais dont plusieurs futurs gouvernants. Ils remettent au centre de Caux une croix faite du bois d’un arbre retrouvé dans Hiroshima dévastée par la bombe atomique.
  • 1950 : Un groupe de mineurs de la Ruhr, cadres du parti communiste, voulant ajouter les valeurs morales et le changement de l'homme à la pensée de leur parti, en sont exclus et resteront d’ardents militants du Réarmement moral.
  • 1950-1956: parties de Caux, des équipes du Réarmement moral amorcent une action de lutte contre la corruption dans les ports brésiliens. Celle-ci se répercutera dans les favelas de Rio de Janeiro.
  • 1950-1953: venue de nombreuses délégations d'ouvriers, de cadres et de patrons d'entreprises, notamment françaises, qui créent les conditions nécessaires à l’aboutissement, le 1er février 1951, de la signature de la première convention collective de branche en France.
  • 1953-1960: Caux devient une plate-forme de contacts entre dirigeants de pays d'Afrique et représentants de nations colonisatrices.
  • 1961: mort de Frank Buchman ; les années de transition qui suivent freinent quelque peu le rayonnement de Caux, sans toutefois interrompre son activité.
  • 1964 : accord international sur la stabilisation des cours du jute, conclu grâce au lobbying actif de l’industriel français Robert Carmichael, membre du conseil de la Fondation suisse.
  • 1967: la création du centre du Réarmement moral à Panchgani (Inde) élargit l'action vers les pays d'Asie.
  • 1968-1969: venue à Caux de sept délégations du Haut-Adige qui permet de résoudre le conflit interculturel dur qui pénalisait cette province italienne en partie germanophone.
  • 1977-1980: en liaison étroite avec Caux, action pour la paix et l'indépendance de l'ancienne Rhodésie.
  • 1986: à l’initiative de présidents de grandes entreprises européennes, japonaises et américaines, dont Ryuzaburo Kaku (Canon) et Frits Philips (Philips), lancement de la Table Ronde de Caux, puis de sa charte éthique pour la conduite des entreprises.
  • 1986-1995: Les rencontres interpersonnelles et entre groupes opposés qui se déroulent à Caux appuient des efforts de réconciliation au Liban, au Cambodge, en Somalie, en Afrique du Sud, ainsi que le dialogue entre communautés ethniques dans les centres urbains.
  • 1993 : Lancement du programme Fondations pour la Liberté : dotées de nombreux contacts en Europe de l’Est, les équipes ouest-européennes du Réarmement moral lancent une série d’actions de formation aux fondements éthiques de toute société démocratique. Le programme se transformera en association de droit ukrainien quelques années plus tard.
  • 1994 : publication des « principes pour la conduite des affaires » par la Table ronde de Caux, et développement d’une méthode d’auto-évaluation éthique destinée aux entreprises.
  • 2000-2010 : actions pour la paix et la réconciliation au Burundi et dans la région des grands lacs africains, en partenariat avec le DFAE (ministère des affaires étrangères suisse). Réunions en alternance entre Caux et sur le terrain entre responsables politiques gouvernementaux et dissidents.
  • 2002 : Fondation de l’association internationale « Initiatives et Changement – International » qui fédère les organisations nationales d’une trentaine de pays et dont le siège est à Caux.
  • 2008-2011 : Forum de Caux pour la Sécurité humaine

Rénovations

La Fondation de Caux avait procédé au cours des années à de nombreuses opérations de maintenance du bâtiment, la plus spectaculaire étant, dans les années 1980, la rénovation du toit aux tuiles vernissées qu’il fallut importer de la région de Dijon, avec l’assistance financière de l’association française Initiatives et Changement. La salle à manger avait été refaite en 1959 et une fresque du peintre finlandais Lennart Segerstråle ajoutée.

L’arrivée de SHMS comme locataire à partir de 1995 permet à la Fondation de Caux d’aller plus vite et plus loin, beaucoup de chantiers de rénovations du bâtiment étant dès lors cofinancées par les deux partenaires. (L'école Swiss Hotel Management School (SHMS) loue le Caux Palace pour la durée de chaque année scolaire, le bâtiment étant rendu aux rencontres d’Initiatives et Changement pendant les mois de juillet et août.)

Dans certains cas, il s’agit de mise aux normes, c’est le cas par exemple des cuisines qui doivent à présent servir toute l’année dans le strict respect des meilleures normes professionnelles, des installations d’alarme anti-incendie ou de la séparation des eaux usées et des eaux pluviales. Un chantier très important concerne la rénovation graduelle des plus de deux cent salles de bain dont la majorité était encore équipée comme au début du XXe siècle.

Dans d’autres cas, il s’agit d’aménagements nécessaires à l’enseignement délivré par l’école : création d’un amphithéâtre et de salles de cours, d’un café internet. Certaines rénovations sont aussi nécessaires du point de vue de certaines structures comme la pergola du rez-de-chaussée donnant sur le jardin.

Mais le plus intéressant du point de vue du patrimoine fut la rénovation de la grande salle et de certaines pièces à valeur historiques en 2007 et 2008, avec l’aide de la Fondation Pro Patria, de la Loterie Romande et de JP Morgan Chase[12]. Il s’agissait en particulier de nettoyer et restaurer les fresques du plafond et des murs du grand hall décoré en 1902 par le peintre bernois Otto Haberer. L'un des plus vastes de Suisse, ce plafond est unique dans la région par son style de décoration, par sa forme de coupole, et surtout parce qu’il est l’un des seuls à présenter encore son état d’origine. La restauration a permis de minimiser l'impact visuel des altérations dues au temps tout en maintenant au maximum la substance des décors d'origine et de mettre au jour deux fresques ornant les manteaux de cheminée décoratifs du grand hall[13].

Les travaux de rénovation ont été conduits par les ateliers de MM. Olivier Guyot et Julian James, restaurateurs spécialisés, et suivis par la section «Monuments et Sites» de l'État de Vaud, ainsi que par l'architecte suisse Eric Jaeger pour la Fondation de Caux[14].


Notes et références

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Ces renseignements proviennent en totalité de l'ouvrage historique de Philippe Mottu: Caux, de la Belle Époque au Réarmement moral, publié en 1969 à la Baconnière, Neuchâtel, Suisse, pages 15 à 20.
  2. Ces renseignements proviennent en totalité de l'ouvrage historique de Philippe Mottu: Caux, de la Belle Époque au Réarmement moral, publié en 1969 à la Baconnière, Neuchâtel, Suisse, pages 21 à 30.
  3. Ces renseignements proviennent en totalité de l'ouvrage historique de Philippe Mottu: Caux, de la Belle Époque au Réarmement moral, publié en 1969 à la Baconnière, Neuchâtel, Suisse, pages 31 à 40.
  4. Ces renseignements proviennent en totalité de l'ouvrage historique de Philippe Mottu: Caux, de la Belle Époque au Réarmement moral, publié en 1969 à la Baconnière, Neuchâtel, Suisse, pages 41 à 48.
  5. a, b et c Philippe Mottu: Caux, de la Belle Époque au Réarmement moral, la Baconnière, 1969, page 48.
  6. Voir le journal d’une réfugiée hongroise (http://journaldesidonie.blogspot.com/)
  7. http://www.musee-cauxexpo.ch/en/krise.php
  8. http://www.caux.iofc.org/fr/refugies
  9. http://findarticles.com/p/articles/mi_m0KZH/is_5_9/ai_30080033/
  10. Philippe Mottu: Caux, de la Belle Époque au Réarmement moral, la Baconnière, 1969, pages 152-153.
  11. Philippe Mottu: Caux, de la Belle Époque au Réarmement moral, la Baconnière, 1969, page 57.
  12. http://www.propatria.ch/index.php?option=com_sobi2&sobi2Task=sobi2Details&catid=29&sobi2Id=651&Itemid=99&lang=fr
  13. http://www.caux.iofc.org/fr/node/25086
  14. Voir article technique dans la revue "Bâtir", journal romand de la construction suisse, novembre 2007, pages 17 à 22.

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Caux-Palace de Wikipédia en français (auteurs)

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