Régulation médicosanitaire des urgences


Régulation médicosanitaire des urgences

Cet article traite de la Régulation médicosanitaire des urgences, sous leurs aspects pratique et législatif.

Selon la définition de Niteroi, c'est un processus qui, à partir d’accords préalables entre les responsables des unités de soins et des représentants de la communauté, dans le respect des principes de régionalisation et de hiérarchisation, doit promouvoir l’intégralité et l’équité des soins à tous les niveaux en facilitant l’accès aux ressources nécessaires à chaque cas, les plus adéquates, d’une manière à la fois responsable et agile en se basant sur des critères consensuels et transparents.

Le terme de régulation médicale est employé pour désigner trois concepts :

  • Une fonction de santé publique : un médecin régulateur classifie les demandes d'Aide médicale urgente en fonction des priorités et des ressources disponibles de sa région et met en œuvre la solution la plus efficace pour le patient et pour la communauté. Il a l'autorité déléguée des responsables de la santé publique pour prendre les décisions conservatoires d'urgence ;
  • Une pratique médicale du médecin régulateur de diagnostic et de prescription médicale ;
  • Une tâche de chef de l'équipe de régulation médicale dont il assume la responsabilité.

Le principe de base de la régulation médicale est d'abord la classification, le « tri médical » de la demande d'aide médicale urgente. Il s'agit ensuite d'acheminer les moyens adéquats vers la victime d'un état critique pathologique et enfin de l'amener directement si nécessaire au service médical hospitalier le plus adapté. Ainsi, un brûlé grave ira directement au service des grands brûlés qui a des lits disponibles le plus proche, un traumatisé ira directement au centre hospitalier disposant d'une salle et équipe d'opération disponible apte a le traiter. Auparavant, la victime était amenée au service d'accueil des urgences le plus proche, puis évacué secondairement vers un autre centre hospitalier si le service ne pouvait pas le traiter, ce qui entraînait une perte de temps. La régulation médicale permet de respecter la règle des « trois R » du Dr Trunkey :

« the right patient to the right place at the right time. »
(Le bon patient vers le bon endroit et au bon moment.)

Sommaire

Régulation médicale en France

Fonction technique du médecin régulateur

La fonction technique du médecin régulateur[1] est de décider en urgence quelle est la réponse la plus efficace à une Demande d'Aide Médicale Urgente, c'est-à-dire des étapes initiales de traitement d'un patient qui présente des Besoins d'Aide Médicale Urgente, jusqu'à son admission directe dans un centre de soins urgents spécialisé. Pour pouvoir choisir la meilleure réponse du réseau médicosanitaire, il reçoit les information sur les ressources de soins urgents, intensifs et opératoires de sa région. Il a délégation de pouvoir pour les mobiliser.

Cas de désastre médicosanitaire national ou international

S'il y a un « désastre médicosanitaire », le médecin régulateur à la délégation de pouvoir de la mise en action des phases initiales des « Plans Blancs Sanitaires » adéquats, tant des moyens mobiles que des établissements de soin. En France ce principe est appelé Système Intégré des Urgences Médicales ou SIUM. Il envoie, si c'est nécessaire après du Poste Médical Avancé un Médecin Régulateur de l'Avant qui régule les norias d'évacuation avec celui du SAMU qui reste en charge pour l'Arrière


En cas de désastre National et International c'est au Ministère de la Santé à Paris que s'organise dans la cellule de crise la régulation médico sanitaire. Elle s'appuie sur les SAMU Régionaux impliqués et au SAMU de Paris où il installe un de ses représentants délégués que se passe la Régulation Médicale. Signalons que la Belgique possède un Centre de Régulation Médicale pour les désastres avec Brulés multiples (Plan BABI).

Télémédecine et télédiagnostic d'urgence

Télémédecine et télédiagnostic d'urgence par le médecin régulateur via les télécommunications : l'appelant formule une Demande d'Aide Médicale Urgente (DAMU), l'Opérateur (médecin régulateur ou Personnel Assistant de Régulation Médicale (PARM)) doit déterminer le Besoin d'Aide Médicale Urgente (BAMU). Un des principaux problèmes est que l'urgence ressentie et exprimée par l'appelant (DAMU) est souvent sans rapport avec le Besoin de Soins d'urgence réelle, soit que l'appelant sous-évalue l'urgence (par exemple accident vasculaire cérébral ou un infarctus du myocarde ayant des signes en apparence bénins), soit, cas plus fréquent, qu'il la surévalue (mal bénin ayant des manifestations spectaculaires, panique, impact social élevé).

Difficulté diagnostique

La difficulté diagnostique est ici maximale car le médecin ne peut examiner le patient. La sémiologie n'est pas clinique comme le reste de la pratique médicale. L'appelant peut même être une tierce personne plus ou moins lointaine. Même la sémiologie médicale retransmise par un médecin se trouvant sur place est pauvre. La distance est grande entre la médecine hospitalière et la médecine exercée par le régulateur. Un non médecin extérieur aux services de soins intensifs et à plus forte raison un personnel non soignant qui serait chargé cette tâche ne pourrait évidemment pas réguler avec cette efficacité.

Les nouvelles techniques de transmissions d'Images permettent une télésémiologie visuelle pour le médecin régulateur du Samu en particulier dans les Samu qui ont des territoires très étendus ou difficiles à atteindre comme le Samu de Guyane Française qui gère une région de la forêt amazonienne.

En tant que nouveau service médical : Le médecin régulateur chef d'équipe

L'équipe médicale de régulation est sous la responsabilité des médecins régulateurs[2] aidés de personnels assistants de régulation médicale (PARM)[3]. Ils travaillent ensemble dans la salle de régulation du Samu sur des postes de travail dotés des instruments de communication et bureautique adéquats qui gère un réseau de radiotélécomminications du Système Intégré des Urgences départemental et même régional.

Tâches initiales du traitement

Les tâches initiales du traitement de la Demande d'Aide Médicale Urgente par l'équipe de régulation.

Premières tâches de la Régulation Médicale.

À la réception de l'appel, les premières tâches sont prioritaires car le PARM ouvre le dossier informatisé :

  1. s'il y a une Demande d'aide médicale urgente (DAMU) ; sinon il réoriente, connecte vers un autre service ou personne comme le prévoit le Règlement Intérieur ;
  2. si oui, elle s'enquiert de la localisation du demandeur et de la demande et ouvre un dossier médical (« affaire ») ;
  3. elle détermine s'il y a un Besoin d'Aide Médicale Urgente (BAMU) évident et s'il faut passer directement l'appelant au médecin régulateur comme le prévoit le règlement intérieur.

Le médecin régulateur recueille lui-même la demande de tout professionnel de soins qui fait la ou les demandes qui ne sont pas traitables par le PARM :

  1. il interroge l'appelant ou directement, le patient si possible, pour affiner le télédiagnostic d'urgence (signes opérationnels de régulation) ;
  2. en fonction de l'urgence, il détermine la réponse adaptée ;
  3. il contacte directement les médecins qu'il va mobiliser (UTIM Services Hospitaliers) ou donne un ordre formel à un paramédical ou à un secouriste.

Tâches finales du traitement de la DAMU par l'équipe de régulation

Le dossier de l'« affaire » et le dossier médical du patient continuent d'être enregistrés par les PARM ou le médecin régulateur à chaque étape, ou tâche. Voici les tâches "finales" de la régulation d'un patient :

Fin de la régulation d'une Affaire ou patient

.

  1. Recherche et déclenchement de l'effecteur mobile, envoi de véhicule de sauvetage ou d'une ambulance "normale" ambulance, envoi de médecin généraliste ou orientation vers une Maison Médicale de la Permanence des Soins ou déclenchement d'une UTIM (UMH en France) ou Prescription verbale télémédicale [4];
  2. recherche et accord entre médecins de prise en charge par la ressource hospitalière choisie ;
  3. assistance des mobiles pendant toute leur mission ;
  4. fermeture après classification et vérification finale du dossier informatique ou mise en attente.

Classification des degrés d'urgence par l'équipe de régulation

La priorité de l'urgence entre les patients à traiter simultanément dépend de plusieurs facteurs :

L'urgence (U) dépend sur le plan théorique :

  • de la gravité (G) de l'état ;
  • des soins (S) nécessaires ;
  • du temps (T) que l'on a avant une aggravation irréversible ;
  • de la valence sociale (V), c'est-à-dire de l'impact socio-psychologique de la crise qui entoure cet état inquiétant du patient.

Si l'on pouvait quantifier chaque élément, on pourrait quantifier l'urgence par l'équation : U = G × S × V / T. c'est cette « quantité d'urgence » qui induit la décision de la part du médecin régulateur (choix de la réponse graduée).

La valence sociale (V) a un impact très important. Par exemple un décès, qui n'est pas, médicalement et techniquement, une urgence thérapeutique, peut pourtant avoir a un fort impact, notamment dans le cas de la mort subite du nourrisson : il n'y a plus rien à faire sauf tâcher de faire accepter la mort, c'est-à-dire aider au deuil de l'entourage. Cette valence sociale prend aussi en compte l'identité et la catégorie sociale de la victime, la présence de médias, la manière dont est habillée la personne, la « répulsion » (maladies de peau, sida), l'Impact social, comme le nombre de témoins.

Responsabilité juridique du médecin régulateur et de son équipe

Le médecin régulateur œuvre pour « assurer aux malades, blessés et parturientes, les soins d’urgence appropriés à leur état »[5] ; il apprécie, en un temps très court, le degré d’urgence d’une situation et lui apporte la solution optimale. Le médecin régulateur évalue l’état de la victime, détermine le moyen de transport adéquat et oriente la victime vers la structure la plus adaptée à son état.

Les contraintes de cette pratique médicale difficile dans l'incertitude : La régulation a pour objectif de proposer les moyens les plus adaptés à l’urgence. Le médecin régulateur procède à un interrogatoire de l’appelant, pas toujours facile a réaliser et qui, souvent, ne permet pas d’identifier les antécédents de la victime. La décision du médecin régulateur peut priver la victime d’une chance de survie et, en cas d’incident, exposer le régulateur à des poursuites. Il est le Chef de l'Équipe de Régulation pendant sa garde.

Étendue des obligations médicolégales du médecin régulateur : Le cadre législatif de la régulation médicale date de 1987 (décret n° 87-1005 du 16 décembre 1987 relatif aux missions du SAMU) et la jurisprudence en la matière est rare. Toutefois, durant sa mission, le régulateur est soumis aux mêmes règles juridiques et déontologiques que celles qui s’imposent aux autres médecins, en somme à une obligation de moyens. Concrètement, dès la prise de l’appel, il doit rester attentif aux propos de l’appelant et effectuer un choix conforme aux données acquises de la science (voire « les données avérées » selon la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des usagers). Les décisions qu’il prend doivent s’appuyer sur des protocoles en vigueur ou des recommandations des sociétés savantes. Théoriquement, le fait de communiquer par téléphone ne devrait pas porter atteinte à la relation médecin/patient qui se traduit par une obligation d’information claire, loyale et appropriée de la décision de régulation prise en échange de l’accord de l’appelant-patient, en fait le non contact direct, la presse, la crise et le téléphone amoindrissent ce contrat tacite idéal.

Sur le plan pénal, toute personne ayant participé au service des urgences et qui a occasionne un préjudice a quelqu’un pourrait voir sa responsabilité personnelle engagée et plus spécialement au titre des deux infractions pénales suivantes :

  • « atteintes involontaires à l ’intégrité physique » suite à une faute d'attention, imprudence, négligence, maladresse ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou les règlements ;
  • « omission de porter secours », par exemple si l’appel reçu a été négligé ou est reste sans suite, malgré l’urgence réelle constatée. Un régulateur qui ne pourrait envoyer des moyens lourds, déjà dépêchés vers d’autres victimes, a néanmoins l’obligation d'essayer de déclencher les moyens qui sont à sa disposition.

Bien évidemment, le juge apprécie au cas par cas chaque affaire qui se présente a lui, en tenant compte de la nature de la mission effectuée, des ressources du régulateur au moment des faits, de sa compétence et des moyens dont il disposait.

La régulation médicale des urgences par les Samu

Salle de régulation du Samu de Paris dans sa 54e année d'exercice.

Le réseau des Samu 15 couvre tout le territoire et même les Îles Françaises d'Outremer : la régulation médicale y est particulièrement sophistiquée. La salle de régulation est basée dans l'hôpital de la capitale du département. C'est le médecin régulateur qui en est chargé. On dit qu'il « régule », qu'un patient ou une affaire « a été régulé ». Le Samu 15 est aussi appelé aussi Centre 15 ou Centre de Réception et de Régulation des Appels (CRRA). La régulation médicale des Samu y est chargée par la Loi, de gérer l'envoi des moyens médicaux des SMUR qui gèrent les Unités Mobiles Hospitalières (UMH), Ambulances de réanimation ou Unités de thérapie intensive (UTIM) ainsi que les évacuations dans le cadre de l'aide médicale urgente. La salle de régulation du Samu est un centre de télécommunications avec la demande (public, secouristes, ambulanciers, paramédicaux, médecins) mais aussi l'offre de soins de sa région (hôpitaux, médecins de ville, ambulances). Le Samu 15 est en communication directe avec les sapeurs-pompiers, les policiers et tous les services de sauvetage. Dans la salle de régulation se trouvent des postes de travail pour un ou plusieurs médecins régulateurs et pour les PARM et un support informatique avec enregistrement continu.

Historique de la Régulation Médicale des Urgences en France

L'activité de régulation médicale existait déjà lorsque l'ancêtre du SAMU de Paris a été créé par le Pr Maurice Cara et régulait son unique UMH en 1956 ; l'unique médecin de cette ambulance médicalisée faisait office de médecin régulateur pour toutes les Demandes de Transport Inter-hospitaliers faites par des médecins des hôpitaux pour leurs patients « intransportables » sauf sous soins intensifs. À l'époque il n'y avait que deux services de réanimation, à Paris et à Lyon.

Cette fonction n' est officiellement née qu'en en 1976, avec la création du réseau des Services d'Aide médicale Urgente (Samu) par le professeur Lareng à Toulouse, afin de coordonner les efforts médicaux entre les équipes préhospitalières (SMUR) et les services d'urgence hospitaliers. Il faut attendre 1979 pour que le samu reçoive directement les appels du public. Toute la régulation médicale des urgences médicales dans un département français est en prise en charge par le Samu : en France, ce Samu est un service hospitalier et les médecins régulateurs sont très souvent hospitaliers. Ils « tournent » également dans les UMH des SMUR. Dans d'autres pays, la fonction du médecin régulateur est assurée par le médecin de l'UTIM/SMUR et son hôpital de base : c'est le cas des pays de petite dimension en particulier ou ceux ou le concept de régulation n'a pas encore été intégré dans la planification territoriale des urgences de la santé.

Personnels assistants de régulation

L'équipe[6] comprend des permanenciers ou personnels auxiliaires de régulation médicale (PARM) et un ou plusieurs médecins régulateurs. Les PARM reçoivent les appels, récoltent les informations principales (lieu d'où la personne appelle, nature de l'appel). Le médecin régulateur est chargé d'évaluer la gravité de l'état de la victime en posant des questions à la personne qui appelle. Il détermine la suite de l'appel : simple conseil, ou bien envoi de moyens :

  • médecin de garde ou Association de Médecins Urgentistes libéraux type SOS Médecins[7]
  • ambulance privée ou publique
  • Unité de Sauvetage véhicule de secours et d'assistance aux victimes (VSAV) des sapeurs-pompiers
  • Unité de Thérapie Intensive Mobile (UTIM) constituée d'un Médecin+Infirmier+Ambulancier En France, elle est appelée Unité mobile hospitalière (UMH) du SMUR Service Mobile de l'Hôpital] ou pour les patients stables Infirmier+Ambulancier.

On a ainsi une réponse graduée en fonction de la gravité et de l'urgence de l'affection.

Le Médecin Régulateur du Samu détermine en accord avec les autres médecins traitants d'amont et d'aval, vers quel Centre hospitalier et quel Service doit être transportée le Patient nécessitant des Soins Intensifs ou Opératoires. Il est renseigné sur les ressources disponibles et du plateau technique. Il gère aussi les transferts inter-hôpitaux des patients nécessitant des Soins Intensifs pendant leur transport.

Statistiques de l'activité de régulation des Samu en France

Les Samu 15 reçoivent environ 10 millions d'appels par an (en 2004), avec une progression d'environ 10 % par an. Les appels au 15 proviennent (statistiques sur les appels pour douleur thoracique) :

  • 51 % : public (témoin d'un malaise, d'un accident)
  • 30 % : sapeurs-pompiers (ayant été appelés sur une intervention) ;
  • 19 % : médecin généraliste.

Concernant les suites données aux appels :

  • 48 % des appels se concluent par un simple conseil médical. Ceci permet de réduire considérablement les hospitalisation (personnes qui se présenteraient spontanément aux urgences).
  • 15 % des appels donnent lieu au départ d'un SMUR (données fortement variables d'un SAMU à l'autre).

Régulation médicale des Samu en France lors des crises sanitaires et catastrophes

Le médecin régulateur peut lancer le déclenchement des Plans de Désastre Sanitaire (appelés « Plans blancs ») que chaque institution sanitaire est obligée d'organiser. Sur une catastrophe il dépêche en première ligne une Unité Mobile Hospitalière (UMH UTIM) qui donne la première évaluation de la gravité du sinistre et qui demande des UTIM de renfort. Si nécessaire il dépêche ensuite une équipe de régulation avancée qui va le représenter et réguler sur place dans un Poste Médical Avancé et un Centre d'évacuation au contact des Postes de Commandement des Autorités Compétentes. Ensuite il va alerter organiser les renforts et les hôpitaux et même se faire appuyer par les Samu voisins pour l'évacuation des victimes vers l'arrière. Dans les crises sanitaires comme les épidémies, l'équipe de régulation va appliquer les consignes du Ministère de la Santé et réguler les évacuations sanitaires ou les évacuations d'Hôpitaux[7].


Régulation Médicale du Service de Santé Militaire Français

La régulation médicale des Evacuations Militaires de blessés d'un champ d'opérations lointain sont organisées avec les mêmes principes que les civiles. Les Ministères de la Défense et de la Santé coordonnent tout simplement l'interface avec les Samu et répartissent ces blessés sur le territoire dans les Hôpitaux Civils et Militaires[8].

Régulation médicale des Samu dans des pays européens francophones

Belgique

En Belgique, il n'y a pas de médecin régulateur au niveau des centrales d'appel d'aide médicale urgente qui sont gérées encore par de simples "centralistes" [9]. Le Centraliste Belge du Centre 100/112 estime sans appui médical les moyens à engager en fonction des protocoles définis et n'est pas en connexion directe avec un médecin,il correspond au Personnel Assistant de Régulation Médicale (PARM) des véritables Samu, il possède un "Manuel de Régulation", bilingue, édité par le Ministère de la Santé [10].

Si un SMUR hospitalier belge envoie une UTIM (Unité de Thérapie Intensive = Médecin+ Infirmier+ Ambulancier) sur place, le médecin du Smur est chargé évacuer le patient vers l'hôpital le plus adapté. C'est donc lui qui, en fait, régule à postériori comme on le faisait autrefois dans les premiers Samu lorsqu'une véritable permanente Régulation Médicale n'avait pas encore été instituée. Les Médecins peuvent appeler l'Hôpital base du SMUR pour obtenir aussi l'intervention pour transport secondaire d'une UTIM par le médecin de cette UTIM qui fait fonction à la fois de Régulateur et de "transporteur".

Malgré cette régulation médicale décentralisée plurilinguistique et au cas par cas basée sur les médecins des UTIM des SMUR, il existe en Belgique un remarquable Centre de Régulation Médicale Nationale des Brulés situé à l’Hôpital Militaire de Neder-over-Hembeek pour les cas de catastrophe, "choisi pour sa situation centrale et le multilinguisme de son personnel" [11]

Luxembourg, Monaco, Andorre et Suisse romande

Au Luxembourg[12]

A Monaco, en Andorre[13] , la Régulation Médicale du SAMU est également faite à postériori par les équipes des UTIM. La régulation Médicale est faite dans ces Pays de petite dimensions, a posteriori par les Médecins de l'UTIM (UMH) qui font fonction de Régulateurs appuyés sur le Service d'Urgence de l'Hôpital de base ou a priori si un médecin traitant téléphone par le numéro hospitalier pour demander un transport secondaire par exemple. C'est le même fonctionnement que les SMUR français avant la naissance des Samu.

En Suisse Romande et au Tessin, la régulation "à priori" des centrales SAMU "Urgences santé 144" est effectuée par les opérateurs, les ambulanciers ou les infirmiers des centrales cantonales. Les médecins régulateurs ne sont présents que partiellement dans ces centrales. Deux grands groupes de canton se distinguent:

1) Fribourg (bilingue), le Valais (bilingue) , Le Tessin (trilingue) et dès 2012 le Jura, qui ont des SAMU 144 fonctionnant sur le système "AMPDS" (protocoles EMD de Clawson), avec des opérateurs partiellement formés sur le plan para-medical (seuls les cadres sont ambulanciers). Ces centrales sont sous la responsabilité d'un médecin, qui est le garant de la validité des protocoles et est responsable du contrôle qualité.

2) Vaud et Genève, qui ont uniquement des régulateurs ambulanciers paramedics (3 ans de formation à temps plein), ou des infirmiers, et qui fonctionnent sur un système de "mots-clefs" associés à des protocoles plus médicalisés. Ces SAMU 144 sont sous la responsabilité d'un médecin. Ces deux grands SAMU romands (Vaud et Genève) effectuent la régulation "à posteriori", en se basant sur l'évaluation faite par le personnel para-medical ou médical présent sur l'intervention. Ce sont donc les SAMU 144 qui décident du choix de l'hôpital de destination.

Tous les cantons romands ont des ambulances de différents niveaux: 1) Ambulances d'Urgence (avec ambulanciers paramedics protocolés), 2)Ambulances "de transferts" (avec "techniciens ambulanciers" et parfois des chauffeurs).

Les SMUR sont présents également dans tous les cantons et sont dépendants en général des hôpitaux, sauf en Valais et au Tessin où des SMUR "privés" co-existent avec eux.

Les moyens héliportés sont particulièrement présents dans les régions de Montagne: un hélicoptère est présent à Genève (REGA 15, appartenant aux hôpitaux universitaires de Genève), un hélicoptère REGA est basé à Lausanne ( REGA 4) , un autre au Tessin ( REGA 5) et le Valais utilise surtout "Air Glacier" et "Air Zermatt".

Les cantons romands ont également mis en place un système de médecin superviseur (Médecin chef des secours) qui intervient s'il y a plus de 5 blessés. Dans les cantons universitaires, les SMUR de Lausanne et Genève sont des unités de formation et des cadres supervisent quotidiennement les médecins des SMUR en formation (internes avancés en anesthesiologie, médecine interne ou médecine intensive).

La Régulation médicale dans d'autres pays européens

  • Pays hispanophones Andorre: le Samu y est trilingue. La Régulation se fait a l'Hôpital en relation avec les Samu des pays voisins. En Espagne: la Régulation Médicale est existe dans tous les Samu 061 ou 112 qui ont malheureusement tous un nom différent selon la Région Autonome. Chaque Région est chargée de sa législation sanitaire et n'y a pas de Textes nationaux ce qui rend le système disparate et surtout vulnérable en cas de crise.
  • Pays italophones

Italie + Vatican et St Marin : les Samu 118 ont une Régulation sur toute leur Région Sanitaire. Suisse italienne : Samu 144 est trilingue

  • Pays germanophones

Allemagne Autriche Suisse Samu 144 Luxembourg Samu 112

  • Pays anglophones

Grande-Bretagne Il n'y pas véritablement de Régulation Médicale avec le sens restrictif que nous lui donnons, dans le Service National d'Ambulances qui par ailleurs est le service public le plus avancé du monde et est intégré dans la Santé Publique. Ce Service est malgré tout encore peu intégré avec les Services Hospitaliers et des Médecins. Les médecins des rares MICU (UTIM) (Londres et Ecosse), en fait, s'"autorégulent" avec l'aide de leur hôpital base. Il faut noter la récente initiative du UK NHS de normaliser la profession de ses Paramédicaux d'Ambulance et du PARM anglais, ils deviennent de véritables personnels paramédicaux les premiers diplômés en Europe.

Irlande Gibraltar Malte

  • Pays Neederlandophones

Belgique Pays Bas

  • Europe Centrale et Nordique

La Régulation médicale dans les pays d'Amérique

La Déclaration de Jalisco en 2000 définit les bases d'une Régulation Médicale des Urgences dans les futurs Samu et Systèmes Intégrés des Urgences (SIUM)sur le continent[14].

  • États-Unis, La réponse à une Demande d'Aide Médicale Urgente" n'est ni médicale ni sanitaire. Elle est assurée par l'Emergency Medical System (EMS), qui n'a ni véritable Intégration avec la Santé ni de véritable Régulation Médicale au sens ici employé. Les "Dispatcheurs", Opérateurs des Centres EMS possèdent des protocoles élémentaires pour déclencher des Ambulances dotées de Techniciens d'Urgence Médicale (EMT) ou de "Paramédics" qui ne sont pas des Personnels Paramédicaux au sens latin. L'EMS Nord Américain n'est donc pas un système intégré dans la Santé Publique et peut pas être comparé aux systèmes européens ou sud américains, il est encore abusif de parler de Régulation Médicale ou Médico Sanitaire.
  • Canada EMS similaire à celui des États Unis
  • Pays d'Amérique Latine
  • Brésil A le Système Fédéral avec un Réseau de Samu le plus avancé du continent, il a en tous les cas la législation la plus avancée de la Régulation Médicale dans le monde[15]. Il est décrit en Français dans le Site du Samu 192 de l'État de Santa Catarina
  • Pays Hispanophones Le Same 107 de Buenos aires, les Samu144 du Chili [8], de Colombie possèdent une Régulation médicale sur leur Région Sanitaire.
  • Rappelons qu'il existe trois Samu 15 français en Amérique (Guyane,Guadeloupe, Martinique)

La Régulation Sanitaire et Sociale de la Demande de Urgences à Long Terme

La Régulation Médicale des Urgences pressantes par le Samu sur le plan régional est un grand progrès pour ce qui concerne le journalier mais a moyen terme et long terme ce n'est pas suffisant. A part les crises dues a des évènements médicaux épidémiques l'augmentation des Demandes d'Aide médicale n'est en France et dans les pays qui ont un Système Régional Intégré des Urgences et un Samu n'est pas le fait seulement des Usagers qui "abusent" mais aussi un signe de mauvaise organisation de la Santé publique et des Soignants qui demande des réformes qui impliquent d'autres secteurs que la Médecine ou la Santé. Par exemple l'importante diminution du nombre des Urgences Graves et de la mortalité/morbidité en Traumatologie a été provoquée en Europe par des Réformes éducatives, Policières et Juridiques et non par les Services de Soins Urgents. En France l'augmentation des Demandes d'aide Médicale Urgente au Samu et dans les Services d'Urgence hospitaliers pourrait être diminuée par une amélioration de la qualité de la Régulation Médicale du réseau des Samu et de leur "Court circuit" par Services de Secours qui persiste, mais surtout par une réorganisation des Soins Primaires et de la Permanence des Soins des Généralistes comme les Maisons Médicales ou la Garde Permanente est assurée. Enfin, la création a coté de la Salle de Régulation du Samu une permanence de l'Information à la Santé géré par des Infirmiers, dont c'est d'ailleurs le métier, permettrait de diminuer ceux qui utilisent le numéro médical d'urgence. Ceci existe déjà dans plusieurs pays européens (Espagne, Angleterre) et latino-américains (Chili). Mais la Régulation Médicale peut s'étendre à d'autres secteurs de la Santé Publique : le Brésil a étendu le concept de la double fonction du Médecin Régulateur, à la fois Technique et Gestionnaire à d'autres centres de Régulation adjacents au, comme le Central de Régulation des Lits Hospitaliers le Samu qui continuant assurer la réponse à l'"Urgence".

Régulation Médicale des Urgences selon la Spécialité et les Circonstance Spéciales

Chaque spécialité concernée par les Urgences de son secteur géographique se concerte avec le ou les Samu impliqués. Il organise la formation des personnels de Régulation et des UTIM. Le principe est de ne pas créer des Régulations Spécifiques pour partager le travail et les compétences. Certaines Spécialités organisent un tour de garde du Spécialiste Consultant du ou des Samu de la Région.

Les Urgences Médico-Psychologiques et Psychiatriques

Les Urgences Médico-Psychologiques et Psychiatriques organisent aujourd’hui dans plusieurs pays des équipes d’intervention extra-hospitalière intégrées aux ressources mobiles du SIUM/Samu particulièrement dans les Crises collectives.

Les urgences médico-judiciaires

Les urgences médico-judiciaires ont des critères de classification de leurs urgences et des lieux d’intervention et des ressources très différents des autres Spécialités.

Les urgences de Transplantation d’Organes

Le Samu et les UTIM sont des ressources de détection et de Transport des donneurs potentiels qui sont très efficaces comme en Espagne. Ici la régulation est nationale et internationale.

Urgences opératoires et de Soins Intensifs Spécialisés Hospitaliers

La Cardiologie et la Neurologie Médicales, Interventionelles et Chirurgicales ont bénéficié des Samu. Leurs patients en état Critique peuvent grâce à une d’une détection et d’une orientation directe sans passer par les Services d’Urgence Hospitaliers gagnent beaucoup de temps Thérapeutique.

Les urgences Obstétricales, Prénatales et Néonatales et Pédiatriques

Qui ont fait beaucoup de progrès dans l’organisation régionale des soins dans le cadre d’un SIUM. Elles bénéficient également de l'agilité qu’apportent les Samu dans les pays riches. Mais même dans les pays pauvres le Samu peut être un moyen pour améliorer la mortalité et morbidité materno –infantile. Le Samu peut être une aide à distance des personnels paramédicaux professionnels ou même des matrones traditionnelles des postes sanitaires de brousse qu'on peut même doter de capteurs échographiques comme dans le Samu français de Guyane.

Les urgences traumatologiques

La Régulation médicale des Blessés graves pose plusieurs problèmes Spécifiques: la phase initiale de La Régulation est soumise a une sorte de réquisition des secouristes ou de la police, l'appelant au Samu n'est pas le patient mais souvent quelqu'un de très éloigné physiquement et psychologiquement, la sémiologie et la nosologie n' est basée sur la Cause "potentiellement Grave", le bénéfice de la Régulation Médicale n'est ici que de lui adresser une UTIM vite, s'il est en détresse vitale. Elle peut lui procurer des Soins Intensifs contre l' hypoxie Cérébrale, la détresse Circulatoire et l'analgésie vite pour le stabiliser et l'examiner pour aire un bilan au médecin régulateur. Le grand avantage de la Régulation médicale est de lui accélérer l'accès aux soins et explorations prioritaires en court-circuitant si nécessaire l'hôpital le plus proche pas outillé ou indisponible.


Régulation Médicale des Urgences dans les Systèmes Internationaux et Privés

A la suite d'Europ Assistance qui est née en même temps que les Samu français, plusieurs grandes sociétés ont organisé en plusieurs langues une "Régulation Médicale" similaire médicalement parlant et pour les contraintes spécifiques des demandes d'assistance a grande distance des Touristes et Expatriés. Sociétés d'assistance Internationales [16]

Notes et références

  1. https://samudeparis.aphp.fr/spip.php?article582
  2. Responsabilité du Médecin Régulateur voir l'analyse de la SHAM
  3. http://www.metiers-fonctionpubliquehospitaliere.sante.gouv.fr/spip.php?page=fiche-metier&idmet=117
  4. Le télé traitement et la téléprescription par le Médecin Régulateur : voir la conférence de Consensus des experts des Samu français voir http://www.sfmu.org/documents/consensus/CE_regul-medicale_court.pdf et http://www.macsf.fr/vous-informer/teleprescription-regulation-medicale.html#internallink15948
  5. art. L 6311-1 du Code de la santé publique.
  6. https://samudeparis.aphp.fr/spip.php?article573
  7. Modernisation des Samu http://www.urgences-serveur.fr/Rapport-de-la-mission-DGOS,1638.html
  8. La Régulation Médicale Militaire des EVASAN Militaires Aériennes et Maritimes est décrite dans Les Evasan stratégiques. Principes d’organisation et de régulation, B PATS, B DEBIEN, M BORNE
  9. Aide médicale urgente
  10. Manuel de Régulation Belge pour les Opérateurs 100 https://portal.health.fgov.be/pls/portal/docs/PAGE/INTERNET_PG/HOMEPAGE_MENU/GEZONDHEIDZORG1_MENU/VIGILANTIE1_MENU/MANUELREGULATIONMEDICALE1_MENU/MANUELREGULATIONMEDICALE1_DOCS/SPF_MANUEL-FR-WEB_V2.PDF
  11. Le Plan BABI La Belgian Association for Burn Injuries (BABI) a établi un plan de gestion pré-hospitalière et inter-hospitalière des grands brûlés au cours des 72 heures après l’accident. En effet, en cas d’urgence collective, les lits pour brûlés risquent d’être en nombre insuffisant. Des services d’urgence classiques doivent alors prendre en charge des brûlés graves pendant plusieurs jours. L’explosion de Ghislenghien a apporté une confirmation douloureuse à cette situation. La Belgique dispose de 7 centres de brûlés situés à Antwerpen, Gent, HUDERF, Liège, Leuven, Neder-over-Hembeek, pour un total de 65 lits, que l’on peut porter à 100 en cas de crise. Ils ont constitué une ASBL dont un des buts est de maintenir à jour un plan de coordination et de régulation des lits pour brûlés en cas d’urgence collective : le plan BABI. Celui-ci vise à régler les aides mutuelles entre les différents centres par une mise en alerte rapide, une augmentation des capacités, une réponse médicale rapide et adaptée, une répartition des transferts secondaires et une assistance réciproque avec les pays limitrophes. Le plan BABI peut être activé notamment par le Centre 100, le Dir-Med, l’Inspecteur d’Hygiène fédéral ou le centre de brûlés le plus proche du sinistre. Une centrale téléphonique a été mise en place au sein de l’Hôpital Militaire de Neder-over-Hembeek, choisi pour sa situation centrale et le multilinguisme de son personnel et préfigure ce qui pourrait être une sorte de SAMU national Belge. Elle est distincte du centre de brûlés situé dans le même hôpital. Elle prend contact journellement avec les centres de brûlés pour tenir à jour la liste des lits disponibles. En cas de déclenchement du plan BABI, elle collecte les informations, sur la nature du sinistre, le nombre et le type de victimes. Elle contacte ensuite tous les centres de brûlés. Les évacuations sont alors coordonnées et régulées. La centrale assure aussi le suivi de l’évolution des patients et veille au rapatriement des patients admis à l’étranger. D’autre part, la B-Team (burn-team), équipe médicale spécialisée (chirurgien, anesthésiste et infirmier) dans le traitement des brûlures, est envoyée afin d’effectuer un triage des victimes. Elle apporte aussi son aide aux services d’urgence généraux ne disposant pas d’une expertise particulière en matière de brûlures. Ce triage évite le gaspillage des lits spécifiques Le plan BABI est donc un complément de la chaîne médicale en situation d’urgence collective. Par ailleurs, la BABI organise des réunions régulières, des symposiums et des formations.
  12. Trois SMURs : le Nord, le Centre et le Sud, dans lesquelles sont répartis les hôpitaux. Chaque région bénéficie d’au moins un Centre Hospitalier Régional (CHR):
    • dans la région centre, deux centres hospitaliers régionaux desserviront la population: le Centre Hospitalier de Luxembourg avec le site d’Eich et le centre hospitalier du Kirchberg avec la Clinique Bohler,
    • dans la région sud: le Centre Hospitalier Emile Mayrisch avec les sites d’Esch, Niederkorn et Dudelange
    • dans la région nord: le Centre Hospitalier du Nord avec les sites d’Ettelbruck et Wiltz. Le SAMU (Service d’Aide Médicale Urgente) est régulé sera régulé par ces trois équipes de SMUR.
  13. SAMU de Monaco Régulation Médicale joignable par l' Hôpital Princesse Grace Tél : +377 93 30 19 45
  14. http://www.saude.sc.gov.br/geral/orgaos_vinculados/samu/D%C3%89CLARA%C3%87%C3%83O%20DE%20JALISCO.htm
  15. Voir le chapitre 2 du Regulamento Tecnico dos Sistemas Estaduais de Urgencia y Emergencia Ministerio de Saude Ed. Brasilia 2002 p 18 -21 Consulatable sur le portail du Ministère
  16. International SOS

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