Épernay


Épernay

49° 02′ 25″ N 3° 57′ 36″ E / 49.0402777778, 3.96

Épernay
Vue d’Épernay
Vue d’Épernay
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
(sous-préfecture)
Arrondissement Épernay
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de deux cantons
Code commune 51230
Code postal 51200
Maire
Mandat en cours
Franck Leroy
2008-2014
Intercommunalité CC Épernay-Pays de Champagne
Site web epernay.fr
Démographie
Population 24 609 hab. (2008)
Densité 1 085 hab./km²
Gentilé Sparnaciens
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 25″ Nord
       3° 57′ 36″ Est
/ 49.0402777778, 3.96
Altitudes mini. 68 m — maxi. 251 m
Superficie 22,69 km2

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Épernay est une commune française située dans le département de la Marne et la région Champagne-Ardenne. Divisée en deux cantons dont elle est le chef-lieu et comptant officiellement 24 609 habitants en 2008, Épernay est la 3e ville la plus peuplée de la Marne derrière Reims et Châlons-en-Champagne. Elle est le centre de la Communauté de communes Épernay-Pays de Champagne.

Ville implantée au cœur d'une région viticole, l’essentiel de son histoire moderne et de son économie est lié au champagne, dont la production se développe à partir du XVIIIe siècle et qui en constitue le principal atout touristique. La commune possède également de nombreux édifices protégés au titre des monuments historiques.

Ses habitants sont appelés les Sparnaciens.

Sommaire


Géographie

Situation

Épernay est située dans l'ouest du département de la Marne, à 25 km au sud-ouest de Reims, 31 km à l'ouest de Châlons-en-Champagne, 48 km à l'est de Château-Thierry et à 140 km au nord-est de Paris (Porte de Bercy).

La ville d'Épernay est entourée par les communes de Magenta et Dizy au nord, Aÿ et Chouilly à l'est, Pierry au sud ainsi que Mardeuil et Cumières à l'ouest.

Géologie et relief

Épernay se situe au pied d'une falaise crayeuse[1]. Elle appartient à la région dite « Champagne crayeuse » qui se caractérise par un sous-sol crayeux. Celui-ci s'est formé pendant l'ère du Crétacé à partir du Turonien, souvent affleurant[2]. C'est la craie qui, grâce à la réverbération qu'elle donne au sol[3], permet la culture de vignes sur les coteaux constituant le vignoble champenois, dont Épernay est le centre principal[1].

La ville s'est installée dans une vallée perpendiculaire à la Marne, celle du Cubry. La vallée du Cubry a perdu son flanc est sous l'effet de l'érosion. Il n'en subsiste que le Mont Bernon[4], qui culmine à 206 mètres d'altitude[5]. La ville marque l'entrée de la Marne dans le plateau tertiaire parisien[4], séparé par la rivière entre la Montagne de Reims au nord et la Brie champenoise au sud. La partie occidentale de la commune est formée par un plateau s'élevant au delà de 220 mètres. Alors que l'altitude en centre-ville est de 75 mètres, le plateau atteint 253 mètres[5].

Épernay a par ailleurs donné son nom à l'étage géologique dit du Sparnacien. Cependant celui n'est pas reconnu en dehors de l'Europe occidentale. Il correspond aux sédiments compris entre les dépôts marins du Thanétien et l'Yprésien[6].

Hydrographie

La Marne à Épernay.

Épernay est historiquement implantée sur la rive gauche de la Marne[1]. Elle a cependant absorbé en 1965 le quartier de La Villa, situé sur la rive droite de la rivière[7]. Depuis, la ville est donc traversée par la Marne. Un seul pont permet de la franchir. Ce pont a été maintes fois détruit et reconstruit au cours des différentes guerres et invasions subies par la ville. La Marne est navigable en aval d’Épernay, et un port de plaisance est installé dans la commune.[réf. nécessaire] Le canal latéral à la Marne sert de frontière avec Ay au nord de la commune[5].

La ville s'étend vers le sud le long du Cubry, qui conflue avec la Marne sur sa rive gauche. Autrefois lieu d'implantation des tanneurs, le ruisseau a été détourné au XVIe siècle puis couvert par la place Carnot vers 1880[8]. Aujourd'hui, une grande partie du Cubry est recouvert en centre-ville d'Épernay[9]. La rivière Les Tarnauds se jette également en rive gauche de la Marne à Épernay, au finage avec la commune de Chouilly[9]. À l'ouest de la commune, dans la forêt d’Épernay, on trouve l'étang d'Orléans et l'étang Neuf[5].

Suite à la Loi Barnier du 2 février 1995, la commune appartient à un plan de prévention des risques (PPR) concernant les inondations et les glissements de terrain[10].

Climat

Le climat d'Épernay est de type océanique dégradé : la région se caractérise par des conditions climatiques sans extrêmes, même si on y constate parfois des tornades estivales ou des orages brutaux, accompagnés ou non de grêle. Il gèle fréquemment en rase campagne, la blancheur du sol due à la craie favorisant un déficit des échanges thermiques nocturnes[pas clair]. Cependant, les chutes de neige sont rares et faibles, rarement plus de 10 cm[2].

Relevé météorologique à Épernay
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,0 0,2 2,3 4,6 8,4 11,4 13,1 12,7 9,9 6,4 3,0 1,1 6,1
Température maximale moyenne (°C) 5,4 7,2 11,1 14,7 19,0 22,1 24,5 23,9 20,6 15,6 9,5 6,4 15,9
Précipitations (mm) 60,4 51,2 53,1 45,5 56,6 59,1 51,7 54,6 57,6 61,8 62,9 66,5 681,0
Source : SOPHY[11]


La station climatique la plus proche est située à Reims et sert de référence pour les données climatiques annuelles du tableau ci-dessous :

Données climatiques et comparaison avec plusieurs grandes villes
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Reims 1 705 h/an 604 mm/an 21 j/an 22 j/an 66 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Source : L'internaute[12]

Voies de communication et transports

Transports routiers

Épernay est accessible par de nombreuses voies routières : l'autoroute de l'Est (A4, aux sorties sortie 21 Dormans et sortie 23 Champfleury), l'autoroute des Anglais (A26, à la sortie sortie 17 Fagnières), la RN51 (devenue RD951) et la RN3 (déclassée en RD3). La ville est sur le trajet de la Voie de la Liberté et de la route touristique du Champagne.

Pour les déplacements urbains, la Communauté de communes Épernay-Pays de Champagne gère un service de bus, le réseau Mouvéo, qui dessert treize lignes sur l'ensemble de la communauté de communes dont six dans Epernay. La commune a aménagé en 2009 de nombreuses pistes cyclables, notamment Avenue de Champagne, ainsi que plusieurs itinéraires touristiques à vélo[13].

Transports ferroviaires et aériens

Article détaillé : Gare d'Épernay.

Par chemin de fer, avant la mise en place du TGV Est, la commune était traversée par la ligne Paris-Strasbourg. Désormais, la gare d'Épernay est desservie par la ligne ferroviaire Paris-Est-Bar-le-Duc, Paris-Est-Saint-Dizier. Mais elle est également reliée aux gares de Reims, Châlons en Champagne, Vitry-le-François, Nancy, Metz, Charleville-Mézières, Sedan et à la Gare de Champagne-Ardenne TGV.

L'aérodrome d'Épernay - Plivot, à piste enherbée, est situé à proximité d'Épernay.

Toponymie

Le nom d'Épernay est généralement interprété comme issu du gallo-romain « sparnacus » qui signifie lieu planté d'épines. Selon la légende, le lieu n'est alors qu'un marécage couvert de ronces[14]. D'autres interprétations[15] font référence à « sparnacum »[N 1] voire à « aquae-perennes »[N 2].

La légende veut que la ville ait été fondée au Ve siècle par des frères tanneurs venus de Châlons pour s'installer sur les bords du ruisseau le Cubry car son eau était propre à assouplir les peaux [N 3]. Néanmoins il semble bien que la fondation de la ville soit antérieure à l'installation de cet artisanat[15].

Le quai de l'île Belon porte le nom d'une île disparue lors des travaux d'aménagement de la ligne de chemin de fer en 1849. Lors de la Révolution, les titres de noblesse ont été brûlés sur la place Hugues Plomb. La rue de Jancelins est réputée comme la rue la plus longue d'Épernay ; elle traverse la ville d'est en ouest. La rue Saint-Martin et la rue Saint-Thibault sont considérées comme les rues les plus anciennes de la ville[14].

Histoire

Armorial de la ville sur un monument du cimetière.

Origine

Il n'a pas été retrouvé de documents concernant la fondation de la ville, mais on sait qu'à l'époque gallo-romaine, la Marne sert de délimitation entre la Gaule Celtique et la Gaule Belgique. Épernay, étant sur la rive gauche, appartient à la Gaule Celtique. Elle apparaîtrait dans certains écrits à partir du Ve siècle, date généralement considérée comme celle de la fondation de la ville. Des tombes datant de cette époque ont été retrouvées au Mont Bernon[14].

Après les invasions germaniques, la ville passe sous la domination des Francs et c'est Euloge, un officier de Clovis, qui se la voit attribuer. Il la cède, selon la légende, à l'évêque de Reims, Remi - celui qui baptisera Clovis - pour 5 000 livres d'argent.[réf. nécessaire]

Saint Remi confirmera dans son testament l'appropriation d'Épernay à l'Église de Reims[15].

La position de la ville sur les bords de Marne fait qu'elle s'est souvent trouvée prise dans des batailles : ainsi, en 533, Childebert Ier l'envahit et fait passer tous les habitants au fil de l'épée. Puis, en 562, Chilpéric Ier l'assiège, et à partir de 565, exige des impôts si importants sur les vignes pour financer ses guerres incessantes que les habitants préfèrent fuir en abandonnant leurs terres. Ensuite en 593[N 4], c'est Frédégonde qui la fait piller. Enfin, en 720 et en 765, les guerres de Charles Martel ravagent de nouveau la ville.[réf. nécessaire]

Épernay fut restituée à l'église de Reims en 846, à la sollicitation de l'archevêque Hincmar[15].

Bas Moyen Âge

En 1024, la ville passe aux mains des comtes de Champagne à la suite d'un traité entre l'archevêque de Reims (Eble de Roucy) et Eudes II, comte de Champagne. Elle reste sous leur influence jusqu'en 1284Jeanne Ire de Navarre, dernière comtesse de Champagne, épouse le roi Philippe IV le Bel, lui apportant la seigneurie d'Épernay.

Durant cette période, le comte Eudes II fait reconstruire le château disparu lors des guerres précédentes sur un nouvel emplacement qui donnera son nom à la rue du Château devenue depuis la rue René Herr. Ce château sera aussi détruit lors de l'incendie de la ville en 1544[14].

Vers 1145, Hermentorix, un riche habitant de la ville, finance la construction d'un premier hôpital alors appelé léproserie ou maladrerie, bien que l'on n'y soignât pas seulement la lèpre.[réf. nécessaire]

En 1166, Henri le Large, comte de Champagne, établit en franchise la foire de la Madeleine. Elle correspond sans doute à la fête patronale d'Épernay qui se tient encore en septembre chaque année.[réf. nécessaire]

Quant au comte Thibault IV, il accorde à la ville le droit d'organiser une compagnie d'archers qui a donné son nom à la rue des Archers[Quand ?]. Lors des guerres avec les seigneurs ligués contre l'autorité de la reine Blanche de Castille, entre 1227 et 1235; en 1229 il fait incendier la ville afin que ses ennemis ne puissent en tirer avantage[16]. Bien que revenue à la Couronne en 1388, la ville change encore de mains quand le roi Charles VI donne la seigneurie d'Épernay à son frère, Louis d'Orléans, propriétaire dont le souvenir subsiste dans les noms de certains lieux-dits et bois environnants, comme l'étang d'Orléans ou la forêt d'Enghien[15].

En 1398, Louis Ier d'Orléans, comte de Château-Thierry, de Vertus et seigneur de nombreux lieux dont Épernay, y reçoit le roi des Romains.[réf. nécessaire]

Du XVe siècle à la Révolution française

Charles VI en fera cadeau à son frère Louis Ier d'Orléans. Son fils Charles en hérite mais étant prisonniers en Angleterre pendant vingt-cinq ans la donne à son frère Jean et en 1467 elle revient à Charles de Valois-Angoûlème puis en 1496 à François. En 1508, François y institue la Compagnie des chevaliers de l'arquebuse, alors que règne Louis XII, elle est constituée de notables sparnaciens afin de leur permettre de s'exercer à utiliser cette arme, alors nouvelle, pour défendre la commune. Cette compagnie laisse son nom à la rue de l'Arquebuse[17]. Sacré roi , la seigneurie d'Épernay est donnée à Louise de Savoie en 1515; elle fait bâtir de nouvelles fortifications car son fils est en guerre contre Charles Quin et la ville est une porte d'entrée en France, ces constructions obligent à détourner le cours du ruisseau Le Cubry de son lit originel vers celui qu'il a encore aujourd'hui , mais il sert ainsi à baigner les remparts. Elle fait aussi paver la rue centrale, de Châlons à Paris, en 1522 fit confirmer par édit royal trois foires franches à la mi-carème, la sainte-Croix et la Toussaint[18].

Louise de Savoie meurt en 1532 et la ville se trouve réunie à la couronne jusqu'en 1536, qui la donne en usufruit à Claude de Lorraine, duc de Guise. Celui-ci meurt en 1550 et la ville revient en usufruit à Pierre Strozzi qui meurt en 1558; elle passe alors à Philippe Strozi, puis Diane de Castro, François de Montmorency [19].

Par la suite, la ville est successivement sous la protection de Marie Ire d'Écosse vers 1560, de Louise de Lorraine de 1589 à 1601, puis sous celle de Marie de Médicis à partir de 1610. Enfin, le 1er octobre 1615, le prince de Condé s'en empare. Il l'obtient finalement par traité en 1616. Il cède la ville à Henri II d'Orléans-Longueville, comte de Saint-Pol, qui la conserve jusqu'à sa mort en 1631. Elle retourne ensuite à la Couronne jusqu'en 1646.[réf. nécessaire]


Malgré la protection de ces remparts et arquebusiers, la ville subit les ravages des guerres[15]. Ainsi en septembre 1544, François Ier, alors en guerre contre Charles Quint, fera incendier la ville pour retarder la marche de ce dernier qui, après avoir brûlé Vitry-en-Perthois, essaye de prendre Épernay pour menacer Paris. Pierre de Ronsard fait allusion à ces faits militaires dans L'Hymne de Henri II[N 5] :

Car tu es bien adroit, et de vaillant courage :
Tesmoing est de ton cœur cette jeune fureur
Dont tu voulus pres Marne assaillir l’Empereur,
Lequel ayant passé les bornes de la Meuse
Menassoit ton Paris, ta grand’ Cité fameuse

Pourtant, la technique de la « terre brûlée » de François Ier force Charles Quint à signer la paix et le roi aide à la reconstruction de la ville, notamment en exemptant les habitants d'impôts et en leur permettant de vendre les marais autour de la ville.

Ensuite, à partir de 1560, les querelles religieuses tournent en véritables guerres de religion. Le 14 septembre 1567, le prince de Condé s'empare d'Epernay et les huguenots renversent les fonts baptismaux, qui sont relevés en 1583 par les habitants, et brisent orgues, cloches et statues. Ils ne se retirent de la ville qu'après l'avoir désarmée et contre une rançon de 10 500 livres.[réf. nécessaire]

Épernay sur la carte de France de Cassini, vers 1780.

En 1591, la ville tombe aux mains du baron de Rosne ; Henri IV décide alors de la reprendre et le maréchal de Biron, fidèle du roi, meurt lors du siège de la ville, le 26 juillet 1592[20]. La ville est finalement reprise par Henri IV, le 9 août 1592.

Étant sur le trajet de nombreuses invasions la ville a longtemps et régulièrement servi de garnison. C'est ainsi qu'en 1629, fatigués de loger des troupes en raison des incessantes guerres prenant Épernay à partie, les habitants de la ville jettent de nombreux cavaliers du régiment Saint-Simon[N 6] dans les puits publics ; la commune dut verser une amende sur 80 ans en réparation.

En 1634, c'est la révolte nobiliaire contre Richelieu, menée par le comte de Soissons, qui s'empare d'Épernay[15]. En 1635, Louis XIII se présente devant la ville et la somme de se rendre, ce qu'elle fait le 1er septembre 1635. À la fin de l'année, c'est la peste qui frappe la ville et la laisse ruinée.

Sous la minorité de Louis XIV, en 1646, Épernay et d'autres domaines tels Château-Thierry ou Évreux sont échangés au duc de Bouillon avec Sedan, Rocroi et Raucourt, afin de conforter les marches du Nord-Est. La ville demeure aux mains des ducs de Bouillon jusqu'en 1789. Cette période de calme relatif permet des aménagements et des évolutions technologiques[15]. Ainsi en 1725, des travaux sont entrepris pour ouvrir la montagne de Mardeuil et y faire passer la route de Châlons-sur-Marne à Paris. En 1750, les rues de la ville sont pavées pour la première fois et en 1790, Thomas-Isidore Paroissien établit la première imprimerie de la ville.

De la Révolution française à nos jours

L'institut de recherche viticole et œnologique Moët et Chandon dit « Fort Chabrol ».
Le Pont d'Épernay avant la Première Guerre Mondiale. Un convoi des Chemins de fer de la Banlieue de Reims passe sur l'ouvrage.

Lors de la Révolution, l'histoire de France se confond avec celle d'Épernay quand le 23 juin 1791, Louis XVI, arrêté lors de sa tentative d'évasion à Varennes-en-Argonne, fait une halte dans la ville sur le trajet du retour à Paris. La famille royale descend à l'hôtel de Rohan où elle prend un dîner et reste environ une heure avant de poursuivre sa route vers Dormans. Trois Sparnaciens sont victimes de dénonciations révolutionnaires pendant la Terreur. La fin du siècle est cependant calme et permet de nouveaux aménagements à la ville[15].

Le 23 mai 1797, la municipalité arrête les dispositions concernant la bibliothèque de la ville dont notamment, pour la première fois, son caractère public. En 1806, une compagnie de sapeurs-pompiers est créée.

Lors de la Campagne de France la ville subit les ravages des armées coalisées[21].Après la chute de l'Empire, Épernay s'installe dans une période d'accalmie qui lui permet de se consacrer à son organisation (en 1837, les rues de la ville sont nommées et ses habitations numérotées) et ses équipements[15]. Le 26 décembre 1846, c'est l'éclairage public au gaz qui est installé. La section Meaux-Épernay de la ligne ferroviaire Paris-Strasbourg est inaugurée le 2 septembre 1849 par le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte, futur empereur. La totalité de la ligne est ouverte le 12 août 1852. En 1849, une épidémie de choléra pousse à agrandir le cimetière. Cinq ans plus tard, la ligne ferroviaire Épernay-Reims est mise en service.

Puis c'est la guerre de 1870 : la ville est occupée du 26 août 1870 au 2 novembre 1872 par des uhlans[22]. Malgré ces tourments, la ville s'agrandit et, en 1900, est construite la première usine électrique, modernisée en 1912 pour fournir le courant alternatif ; elle n'est plus suffisante pour la demande dès 1934[14].

En 1878, le 15 avril 1896 sur des terrains au lieu-dit les terres rouges.

En 1907, c'est le 9e régiment de dragons qui s'installe jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Se sont ensuite succédé le 8e bataillon de chasseurs portés, une unité d'artillerie spéciale (7e régiment d'artillerie), deux régiments de génie (34e régiment du génie puis après la dissolution de celui-ci, le 13e régiment du génie) avant que les terrains ne soient attribués à la communauté de commune du fait de la compression des effectifs militaires[14].

Le 27 juillet 1903 la ville est reliée à Montmirail par le train des C.B.R, puis à Ambonnay le 8 avril 1904 pour pouvoir aller à Reims ou Châlons.

Médaille de la Croix de Guerre 1914-1918.
La croix de guerre 1914-1918, dont la ville est décorée.

Au XXe siècle, Épernay est durement touchée par les deux guerres mondiales. Lors de la Première Guerre mondiale, la ville est détruite aux deux-tiers. Elle est occupée, pendant la retraite de la Marne, du 4 au 11 septembre 1914 par l'armée allemande qui fait sauter le pont de la Marne lors de sa retraite[22]. Elle devient par la suite une ville d'arrière-front, le front s'étant stabilisé de fin 1914 à mai 1918 vers Reims, à 35 km au nord. À ce titre, elle est un point de passage des troupes qui y stationnent en grand nombre ; ainsi Épernay devient un important centre hospitalier. Sa proximité avec le front lui fait subir de nombreux bombardements, surtout à partir de 1917, et lui fait craindre de tomber aux mains ennemies lors de l'offensive allemande de mai 1918.

Médaille de la Croix de Guerre 1914-1918 italienne dont la ville est décorée.

Du 2 au 21 juin 1918, les canons allemands, alors situés sur les hauteurs de Sainte-Gemme[réf. nécessaire], tirent sur la ville. Le premier obus tombe dans la Marne, à proximité du bateau des bains. D'autres s'écrasent dans les dépendances de l'Union Champenoise, dans le jardin Auban Moët et dans le terrain des Mercier. Ces bombardements, de jour et de nuit, alternant avec les raids aériens, provoquent l'affolement. La population se réduit à quelque 2 000 habitants. Le 2 juin, un avion ennemi est forcé de se poser rue des Hautes des Semonts, les deux aviateurs blessés sont fait prisonniers et indiquent qu'ils avaient pour mission de renseigner leurs batteries pour pilonner la cité. Les Allemands croyaient que le QG des forces alliées se trouvait à Épernay. Lors de la dernière offensive militaire allemande de la Grande Guerre, en juillet 1918, la ville est défendue par le 2° corps d'armée italien commandé par le général Alberico Albricci qui sera fait citoyen d'honneur d'Épernay et remis la Croix de Guerre italienne le 27 juillet 1919 à la ville.

La ville est décorée de la croix de guerre le 8 février 1920, par le président de la République Raymond Poincaré, pour sa résistance aux souffrances de la guerre. Il en profite pour inaugurer le nouvel hôtel de ville, ancien hôtel Auban-Moët[23].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Épernay est occupée à partir du 14 juin 1940 et subit de nouveaux bombardements. Elle est libérée le 28 août 1944 par la 7th Armored Division, conduite par le général Silvester, de la 3e armée du général Patton[24]. Lors de cette guerre, la ville déplore la perte de 34 fusillés, 88 déportés morts dans les camps et 137 victimes diverses[14].

Histoire vinicole

« Épernay, c’est la ville du vin de Champagne. Rien de plus, rien de moins. »

— Victor Hugo, Le Rhin, 21 juillet 1842.

L'histoire d'Épernay est étroitement liée à celle du vin de Champagne. Son vin est connu dès l'époque gallo-romaine sous l'appellation « vin de rivière ». En 1730, les frères Chanoine fondent la première maison de champagne de la ville, un an après Ruinart à Reims[25]. Dès la fin du XVIIIe siècle, ce produit va lui donner un fort essor économique, avec notamment une époque de faste où de nombreux hôtels particuliers sont construits, dotant la ville d'un patrimoine riche datant de la Belle Époque[pas clair]. Pourtant, l'économie de la ville est régulièrement et durement frappée lorsque les récoltes ne permettent pas de vendre le vin pour acheter des denrées alimentaires.

L'armée à Épernay, lors de la révolte des vignerons de 1911.

En 1698, la ville est frappée par la famine[15], puis en 1709 et 1740, suite à des gelées en mai. En 1725, la pluie qui débute en avril et ne cesse presque pas pendant dix mois cause d'importants dégâts outre la disette ; en 1816, le mauvais temps et les inondations empêchent les récoltes.

En 1911, une révolte des vignerons a lieu suite à la délimitation d'une zone d'appellation contrôlée pour le champagne et enflammée par la crise du phylloxéra de 1909. Victimes de la surproduction, les vignerons se sentent menacés par l'importation de vin en fraude[pas clair]. Dans une région où la vigne est une activité essentielle, la crise mobilise les populations. Lors de la lutte des « Cossiers »[N 7] contre les négociants et les importations de vins frauduleuses, le 19 janvier 1911, le vignoble de la vallée de la Marne est en état de siège. La crise ne s'arrête qu'après l'occupation militaire de la région et une forte répression[26]. Le 31e régiment de dragons, en garnison à Epernay, et des éléments de renfort de quatre autres régiments, dont un bataillon des 132 e et 106 e régiments d'infanterie de ligne, interdissent l'accès d'Épernay et, montant la garde à la gare et chez des négociants, se répartissent entre Ay, Cumières, Damery, Hautvillers et Venteuil[27].

Urbanisme

Logement

Immeuble, rue des archers.

En 1999, Épernay comptait 12 310 logements dont 1 132 vacants ; près d'un tiers des habitations possèdaient trois pièces (27,2%), ou quatre pièces (24,7 %), puis deux pièces (18,3 %). Les petits et grands logements restaient minoritaires (studios : 5,4 % ; logements de six pièces ou plus : 8,2 %)[28] La majorité de ces logements, soit 9 623 habitations, ont été édifiés antérieurement à 1974[29]. Ces logements étaient à 89,3% des résidences principales, réparties à 37,7 % de logements individuels et à 62,1 % de logements collectifs[30]. Ces résidences principales étaient d'un bon niveau d'équipements puisque 47,8 % d'entre elles possèdaient un garage, un box ou un emplacement de parking et seules 1,2 % d'entre elles ne possèdaient ni baignoire, ni douche[30]. 37,4 % des habitants étaient propriétaires de leur logement, contre 59,9 % qui étaient locataires. Le taux de logement social était de 34,2 %[31].

La ville possède trois offices HLM (Plurihabitat-Le Toit champenois ; Les Logements de Champagne ; Office public d’aménagement et de construction de la Marne).

Du fait de son potentiel touristique, la ville propose une dizaine d'hôtels, plusieurs chambres d'hôtes, une borne pour camping-car et un camping municipal[32] (allée de Cumières).

La ville est aussi dotée de structures pour les cas d'urgence. Ainsi, la délégation locale de la Croix-Rouge est dotée d'un centre d'hébergement d'urgence (CHU) pouvant accueillir cinquante personnes en cas de plan d'urgence. L'accueil Saint-Vincent-de-Paul (ASVP) possède un hébergement d'urgence pour les hommes de passage ou sans domicile fixe (seulement la nuit, quatorze places) et un hébergement d'urgence pour les femmes seules ou avec enfants, en attente d'une solution de relogement (quatorze places).

Quartiers

Quartier Vignes Blanches.
Quartier du Mont Bernon. Ancienne ZUP aménagée par les architectes Andrault et Parat.

Épernay se répartit en vingt-deux quartiers. Selon les nouvelles normes du comité interministériel des villes de mars 2006[33], la ville compte trois quartiers en catégorie 1 ou qualifiés de « très prioritaires » (Bernon, Bernon Village et Beausoleil), deux en catégorie 2 ou qualifiés de « prioritaires » (Vignes Blanches, Terres Rouges), deux en catégorie 3 ou qualifiés de « moyennement prioritaires »[pas clair] (Fort Chabrol, Résidence Les Forges). Tous ces quartiers se situent au sud-est de la ville, sauf Fort Chabrol au nord-ouest.

Le quartier Bernon, classé zone de redynamisation urbaine (ZRU), est le quartier le plus défavorisé de la ville avec un taux de chômage important (variable de 19,7 %[33] à 29 %[34] selon les sources). C'est aussi le plus important de ces quartiers avec vingt entreprises ou commerces recensés. Sa population est largement issue de l'immigration et relativement jeune[N 8],[33].

Il est en cours de réhabilitation via une opération de rénovation urbaine (Horizon Bernon[35]) qui devrait se terminer en 2009.

Deux de ces quartiers sont classés zone urbaine sensible. Le quartier de Beausoleil est caractérisé comme un lieu de sédentarisation de gens du voyage. le quartier dortoir des Vignes Blanches[style à revoir] Le quartier de Fort Chabrol se caractérise par une forte présence de familles monoparentales[33].

Division de la ville

Dès la fin du XVIe siècle, Épernay compte trois faubourgs : le faubourg Saint-Thibault, sur la route de Sézanne, le faubourg de la Porte-Lucas, sur la route de Paris, et le faubourg de la Folie, sur la route de Châlons[36]. La ville s'agrandit progressivement, s'enrichissant de nouveaux quartiers.

En 1965, le quartier de La Villa, ancienne dépendance d'Aÿ, devient Épernay-Rive Droite[14]. Entre 1968 et 1972, au sud-est de la ville est construit le quartier de Bernon, situé sur la butte-témoin homonyme (208 m d'altitude) à deux kilomètres du centre-ville, pour répondre aux besoins de logements de l'époque ; il compte pour 40 % du parc social de la ville[37]. En 2007, la ville compte 22 comités de quartier, regroupés dans un conseil de quartier.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

La ville fait partie de la sixième circonscription de la Marne. Depuis les élections législatives françaises de 2007, le député de cette circonscription est Philippe Martin, et son suppléant Claude Gobillard.

Politiquement, Épernay est une ville plutôt orientée centre-droit, les électeurs ayant continuellement renouvelé leur soutien aux majorités municipales centre-droit depuis 1983.

À l'élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 19,45 % des suffrages exprimés, puis Jean-Marie Le Pen avec 17,16 %, suivi de Lionel Jospin avec 15,8 %, Arlette Laguiller avec 8,15 %, François Bayrou avec 7,77 %, Noël Mamère avec 5,34 %, Robert Hue avec 5,04 %, les autres candidats ne dépassant pas le seuil de 5 %[38]. Au second tour, les électeurs ont voté à 82,08 % des suffrages exprimés pour Jacques Chirac contre 17,92 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d'abstention de 29,83 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %)[38].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l'Europe du 29 mai 2005, les Sparnaciens ont voté « Non » à 56,89 % contre 43,11 % de « Oui » avec un taux d’abstention de 41,81 % (France entière : « Non » à 54,67 % ; « Oui » à 45,33 %)[39].

À l'élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 29,42 % des suffrages exprimés, puis Ségolène Royal avec 25,30 %, suivi de François Bayrou avec 17,77% puis Jean-Marie Le Pen avec 12,62 %, Olivier Besancenot avec 5,19 %, les autres candidats ne dépassant pas le seuil de 5 %[40]. Au second tour, les électeurs ont voté à 51,34 % pour Nicolas Sarkozy contre 48,66 % pour Ségolène Royal avec un taux d'abstention de 24,61 %[40].

Administration municipale

Palais de justice.

Épernay est une sous-préfecture du département de la Marne depuis la Révolution, chef-lieu de l'arrondissement d'Épernay et de deux cantons, Épernay-1 et Épernay-2. Elle appartient à la Communauté de communes Épernay-Pays de Champagne.

Épernay possède un tribunal d'instance, un tribunal de commerce et son conseil de prud'homme. Elle dépend du tribunal de grande instance et du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et sa chambre de commerce est à Reims[41].

Le conseil municipal comprend trente-cinq membres (y compris le maire et douze adjoints), proportionnellement au nombre d'habitants[42]. Le budget 2008[43] prévoit

la continuité des travaux de rénovation déjà entrepris comme ceux la voirie, ceux de l'opération de rénovation urbaine sur le quartier Bernon, la fin du programme de remise en état des écoles maternelles et élémentaires (comprenant toujours une enveloppe visant à leur informatisation). Ce budget comporte aussi des éléments visant à préserver le patrimoine (campagne de ravalement de façade, travaux au Château-Perrier), à subventionner le monde associatif, le sport et l'action sociale ainsi qu'une campagne de sensibilisation aux économies d'énergie.

De plus, il comprend un volet sur la sécurité avec une installation de caméras de vidéo-surveillance prioritairement sur les parkings pour une somme de 50 000 euros et une étude de mise en place de vidéo-surveillance[réf. nécessaire].

Ce budget annonce un coût de fonctionnement de 54 544 700 euros[réf. souhaitée] et un investissement de 13 494 600 euros pour un encours de la dette par habitant de 1 343 euros.

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires d'Épernay.

Depuis 1945, six maires se sont succédé à Épernay :

Liste des maires d'Épernay
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 avril 1948 Alcide Benoit PCF Conseiller de la République
1948 1970 Roger Menu Mouvement républicain populaire sénateur
1970 1977 Bernard Stasi UDF député
1977 1983 Jacques Perrein PCF Conseiller général (1979-1985)
1983 2000 Bernard Stasi UDF député
2000 en cours Franck Leroy Divers droite  

Instances judiciaires et administratives

Politique environnementale

Ancien bain public.

La ville s'investit dans le développement durable via une politique visant à privilégier le cadre de vie. Ainsi, les bus de la commune (Mouvéo) roulent au diester depuis 1994[44].

Épernay s'engage aussi dans la propreté avec un programme de lutte contre les déjections canines[45].

Enfin Épernay pratique le tri sélectif des déchets et met deux déchèteries — gratuitement dans la limite d'1 m3 par jour — à disposition des particuliers (déchèterie de Chouilly, déchèterie de Magenta)[45]. Fin juin 2007, la commune avec sa Communauté de communes a inauguré la station d'épuration communale qui est la première en Europe à utiliser la technique de l'oxydation par voie humide (OVH)[46].

Pour continuer son action dans le sens de la préservation de l'environnement, la municipalité affirme désirer se doter d'une Charte d'éco-responsabilité[47] et d'un Agenda 21 qui viserait à mettre en œuvre un programme d'actions pour améliorer la qualité de vie des habitants, économiser les ressources naturelles et renforcer l'attractivité du territoire[48]. La réalisation est encore au stade du projet[Quand ?].

La commune est le 36e signataire de la Charte régionale de développement de la qualité environnementale des bâtiments[49].

Jumelages

Au 1er janvier 2010, Épernay est jumelée avec :

Population et société

Démographie

Évolution démographique

Épernay a connu une croissance démographique progressive et régulière accompagnant son urbanisation. Mais depuis les années 1970, sa population baisse lentement à l'image de sa région où même si les naissances restent plus nombreuses que les décès, il existe un important déficit migratoire dû au départ des jeunes adultes qui quittent une région considérée comme peu attractive de par son climat et son contexte économique peu favorable[52]. Ce déficit migratoire des jeunes adultes — souvent diplômés[réf. nécessaire] — se traduit à la fois dans la pyramide des âges par une population vieillissante[53] mais aussi par une baisse du niveau de diplôme de la région[54]. En 2008[55], Épernay comptait 24 609 habitants (soit une diminution de 5 % par rapport à 1999). La commune occupait le 346e rang au niveau national, alors qu'elle était au 301e en 1999, et le 3e au niveau départemental sur 620 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Épernay depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité [56], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 29 677 habitants.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 3 736 4 480 4 544 4 977 5 318 5 457 5 978 6 095 7 386
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 9 346 10 598 11 704 12 927 15 506 16 388 17 907 18 361 19 377
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 20 478 21 637 21 811 21 806 20 589 20 381 20 406 19 703 21 222
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
Population 21 882 26 583 29 677 27 668 26 682 25 829 24 456 24 591 24 609
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[57], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[58],[59]

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,4 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 22,5 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 17,5 %) ;
  • 53,4 % de femmes (0 à 14 ans = 16,7 %, 15 à 29 ans = 19,9 %, 30 à 44 ans = 18 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 26 %).
Pyramide des âges à Épernay en 2007 en pourcentage[60]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
2,0 
5,5 
75 à 89 ans
10,4 
11,5 
60 à 74 ans
13,6 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
20,3 
30 à 44 ans
18,0 
22,5 
15 à 29 ans
19,9 
19,9 
0 à 14 ans
16,7 
Pyramide des âges du département de la Marne en 2007 en pourcentage[61]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,4 
75 à 89 ans
8,7 
11,6 
60 à 74 ans
12,7 
20,6 
45 à 59 ans
20,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
21,8 
15 à 29 ans
20,1 
19,2 
0 à 14 ans
17,1 

Immigration

Épernay compte 94,5% de Français, dont 91,9% de naissance et 2,6% par acquisition, pour 5,5% d'étrangers[62]. Comme dans le reste de la région, parmi les immigrés, ce sont les Portugais qui forment le contingent le plus important, représentant 1,9 % de la population de la ville, suivis des Marocains (1,1 % de la population) mais la ville se démarque par la communauté turque (0,8 % de la population) qui se place en 3e position.

Activité et niveau scolaire

Le taux de chômage est de 6,6 % à la dernière estimation de 2005, soit 2 970 personnes[63]. 79 % des actifs de la commune sont salariés et plus de 60 % d'entre eux sont en contrat à durée indéterminée[64]. La population non scolarisée de 15 ans ou plus est majoritairement sous-qualifiée (24 % sans diplôme et 25,7 % titulaire d'un CAP ou un BEP) ; 23,7 % d'entre eux disposent d'un diplôme équivalent ou supérieur au baccalauréat[65].

Services publics

Immeuble, rue des Berceaux.

Épernay abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : deux bureaux de poste, un centre des impôts, une trésorerie principale, une agence de l’ANPE, un accueil ASSEDIC, une antenne de la Sécurité sociale, une antenne caisse d'allocations familiales (CAF) ; un Centre communal d'action sociale (CCAS) ; un service Mairie-accueil (inscription scolaire, cantine scolaire, études du soir, état civil, etc.) ; un Point accueil multiservices (regroupement des services de la ville, de La Poste, de EDF, de GDF, de assurance maladie) ; etc.[réf. souhaitée]

Un Consulat honoraire des Pays-Bas (avenue de Champagne) est installé à Épernay.

Le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC) possède son siège à Épernay ; il a notamment pour rôle de gérer l'appellation d'origine contrôlée du champagne[66]. Le Syndicat général des vignerons de la Champagne (SGV) est aussi installé à Épernay[67]

Sécurité

Épernay regroupe une caserne de sapeurs-pompiers d'un effectif de 54 pompiers professionnels[68], un commissariat de police, une gendarmerie et une police municipale.

La ville, pour s'investir dans la lutte contre l'insécurité routière, s'est équipée, en 2003, d'un radar eurolaser de type jumelles[69]. Le taux de criminalité de la circonscription de police d'Épernay était de 59,71 actes pour 1 000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus faible de la région Champagne-Ardenne derrière Chaumont (56,34‰), très largement inférieur aux moyennes nationale (83‰) et régionale (76,89‰). Le taux de résolution des affaires par les services de police était la même année de 43,04‰, le plus élevé de la région[70].

Petite enfance

Épernay possède divers équipements dédiés à la petite enfance :

  • deux crèches collectives : crèche Tom Pouce, crèche Thiercelin ;
  • une crèche familiale ;
  • trois haltes garderie : les P’tits bouchons, la Piraterie et la Baleine bleue ;
  • la Passerelle : un lieu d’accueil parents/enfants.

Enseignement

La ville d’Épernay relève de l'académie de Reims[71]. Ses écoles sont gérées par la direction de l'éducation de la mairie sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale à Châlons-en-Champagne[72]. La caisse des écoles coordonne la mise en place d'activités sportives et d'ateliers divers dans les écoles primaires les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 16h30 à 17h45 pendant l'année scolaire. Un restaurant scolaire assure la cantine du midi pour les écoles maternelles et primaires.

En 1798, il existe trois écoles primaires à Épernay[15]. Dès le XVIIIe siècle, un collège est recensé à Épernay[2]. La première école de filles ouvre en 1893[14].

Écoles maternelles

  • Neuf maternelles publiques : Belle Noue, Crayère, Fontaine des Bergers, Horticulture, Jancelins, Langevin[N 9], Léon-Bourgeois, Pré aux Coudes–Rive droite et Saintonge.
  • Trois maternelles privées : Sacré-Cœur, Saint-Charles et Notre-Dame Saint-Victor.

Écoles primaires

  • Huit écoles primaires publiques : Bachelin[73], Belle Noue, Chaude-Ruelle, groupe scolaire Crayère, Jean-Jacques Rousseau–Marx Dormoy, Jean-Jaurès, Vignes-Blanches I et Vignes-Blanches II.
  • Trois écoles primaires privées : Sainte-Marie, Saint-Charles et Notre-Dame Saint-Victor.

Collèges

  • Trois collèges d'enseignement public : Jean-Monnet, Côte Legris et Terres Rouges.
  • Un collège d'enseignement privé : Notre-Dame Saint-Victor.

Lycées

  • Deux lycées d'enseignement public : Léon-Bourgeois (avenue de Champagne)[N 10] et LP-LEGT Godart-Roger qui dispose d'un internat.
  • Deux lycées d'enseignement privé : Notre-Dame Saint-Victor et LEP Sainte-Marie.

Manifestations culturelles et festivités

De par la richesse et la diversité de son tissu associatif et culturel, de nombreuses activités ou animations sont régulièrement organisées tout au long de l'année.

Certaines possèdent un caractère récurrent comme :

  • Méli’Môme, un festival dédié au jeune public ;
  • le concours de cordes consacré à la musique classique ;
  • la Saint-Vincent, 22 janvier, fête du Saint-Patron des vignerons avec un défilé en costume champenois dans la ville ;
  • le festival Musiques d'été de fin juin à fin août (11° édition en 2006), un festival musical allant du jazz au classique en passant par du pop rock, du reggae et des musiques du monde qui se tient dans divers lieux de la ville ;
  • la fête foraine, le dernier week-end de septembre.

Santé

Centre Hospitalier Auban-Moët.

Épernay abrite le Centre Hospitalier Auban-Moët avec 541 lits, la clinique d'Epernay avec 100 lits et la maison Sainte-Marthe, un établissement hospitalier de soins de suite et de rééducation avec 51 lits.

On y trouve aussi un centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) et un centre d'action médico-sociale précoce (tous deux, rue Chocatelle), ainsi qu'un centre d'accueil et de soins pour les toxicomanes (CAST - avenue Foch), un hôpital de jour dit Winnicot (avenue Jean Jaurès) et un centre d'accueil thérapeutique pour enfants et adolescents (rue des petits prés).

En 2007, la commune compte deux cabinets de radiologie, trois laboratoires d'analyses médicales, une quinzaine de médecins généralistes et treize pharmacies.

La ville dispose de plusieurs établissements publics (Résidence Le Cèdre, Résidence Le Hameau Champenois, Logement-foyer André Chenier) et privés (Résidence Les trois roses[74]) d'hébergement pour personnes âgées valides.

Sports

Clubs sportifs

Épernay compte 85 associations sportives dans une quarantaine de disciplines. Plusieurs clubs se placent à un bon niveau régional ou national comme :

Équipements sportifs

Bulléo.

La ville compte de nombreux équipements sportifs[75] :

Événements sportifs

Épernay organise chaque année de nombreux événements sportifs d'importance nationale ou internationale. Ainsi, la ville a déjà accueilli le Tour de France trois fois en 1963[76], 2002[77] et en 2010[78]. La ville organise aussi plusieurs événements de manière régulière. Le Rallye des Vins de Champagne, une compétition comptant pour la Coupe de France des rallyes de première division, se tient depuis 1997 au cours d'un week-end du mois de mars ou du mois d'avril[79]. Le Defil'mania, un grand rassemblement d'environ 2 000 motos qui défilent dans la ville, se tient depuis 1988 le soir du 13 juillet[80]. Le Champ'kart est une course de karting pour une compétition régionale qui se tient fin juillet, et pour laquelle l'esplanade Charles-de-Gaulle est transformée en circuit. Le Raid Épernay-Champagne est un challenge multi-sports (VTT, canoë, le run & bike, marche, etc) qui se tient fin août depuis 2000[81]. Le rassemblement bisannuel Épernay fête ses sports, qui se tient depuis 2000 fin septembre et permet aux associations sportives de se faire connaître ou de faire découvrir leur sport[82].

Médias

L'actualité de la ville est couverte par plusieurs titres de la presse écrite :

  • un journal quotidien pour l'agglomération : L'Union met en place une édition d'Épernay ;
  • un magazine mensuel gratuit, Épernay le journal, édité par la mairie depuis 2002 qui traite des domaines de compétences de la ville (travaux de voirie, rénovation de quartier, etc.) et présente un agenda consacré aux loisirs ;
  • un magazine mensuel gratuit Épernay en poche édité depuis 2003 qui présente les diverses activités culturelles et sportives de la région[83].
  • un magazine mensuel gratuit Pétille Magazine édité par la radio locale Bulle fm.

Concernant la télévision, c'est France 3 Champagne-Ardenne qui traite de la région dans ses décrochages régionaux. La ville possède aussi une télévision de proximité (Télé-Centre Bernon) qui participe notamment à des actions éducatives.

Au niveau radio locale,

  • Bulle fm diffuse la vie sparnacienne quotidiennement sur 92.2 Mhz depuis mai 2008 ;
  • France Bleu Champagne est la radio régionale de service public de Radio France, elle émet à Epernay sur le 103.4

Lieux de culte

La ville dispose de plusieurs lieux de cultes chrétiens, israélite, musulman et bouddhique.

Église Saint-Pierre-Saint-Paul.

Culte catholique

Les églises catholiques sont rattachées au Diocèse de Reims. Toutes sont réparties au sein de la paroisse Saint Rémi d'Épernay qui compte sept églises dans la commune : Notre-Dame (place Hugues-Plomb), Saint-Bernon, Saint-Pierre-Saint-Paul (square Raoul-Chandon), Saint-Vincent des Vignes-Blanches, Saint-Laurent, Sainte-Marthe et la chapelle du Centre Hospitalier Auban-Moët[84].

Il y a trois cimetières : le cimetière du Nord (rue Côte Legris), le cimetière de la villa (rue de l'Égalité), le cimetière israélite :

Culte protestant

La ville compte une église évangélique de pentecôte au 9 rue du Paulmier (église Vie Nouvelle). Cette Église est rataché à l'UDEM et au CNEF .

Le culte protestant est célébré au temple calviniste (rempart Perrier).

Culte musulman

Une mosquée a été ouverte en janvier 2006 dans le quartier Bernon.

Culte israélite

Épernay dispose d'une synagogue construite en 1880 et dotée d'une rosace à l'intérieur de laquelle se trouve l'étoile de David. Cette synagogue remplace la première qui avait ouvert ses portes le 15 septembre 1865.

Il existe également un cimetière israélite à Épernay : établi à l'extérieur de la ville, en direction de Châlons-en-Champagne (Avenue de Champagne, au lieu-dit « Croix des Bouchers »), il a été construit vers 1860. La plus vieille tombe date de 1863. Le 25 janvier 2009, un autocollant représentant une croix gammée a été retrouvé sur la porte[réf. nécessaire].

Économie

Généralités

Reims et Épernay sont les arrondissements les plus dynamiques de la Marne en termes d'activité économique et sociale[85]. Épernay compte 12% des emplois industriels du département[2]. Ces emplois sont répartis sur trois secteurs principaux [86] : l'industrie mécanique et de transformation, avec SNCF Eimm, Virax (Facom/Stanley Tools), Legras Industrie, Tecnoma Technologies (Exel Industries), Pastural, le bâtiment et les travaux publics, avec SCREG Est et l'industrie du champagne et ses activités annexes.

Épernay est située en pays viticole, ce qui fait du champagne son produit-phare et le moteur de son dynamisme[85].

Épernay est un des principaux centres de la production de champagne et compte 58 % des emplois dans ce secteur[87], occupant 30% de la surface agricole utile de la région[88]. Les entreprises locales — dont 12 % sont des industries connexes — sont donc dépendantes de la bonne tenue du champagne[89]. Cette prédominance des industries liées au champagne se retrouve aussi dans une sphère productive des salaires très importante[90]. avec 58% des emplois salariés dans le secteur privé[64].

La notoriété du champagne génère aussi du tourisme avec environ 500 000 visiteurs par an[86] et les emplois qui en dépendent. C'est pourquoi, la ville accueille le VITeff (Biennale internationale des techniques champenoises et effervescentes)[91] dont la 10e est annoncée pour 2008.[précision nécessaire]

Ce dynamisme se transmet au commerce où le solde de créations et radiations d'établissements est toujours en 2006 le plus élevé du département. L'agglomération d'Épernay possède d'ailleurs une zone d'activités artisanales à Pierry, une zone d'activités commerciales à Dizy et un centre-ville partiellement piétonnier. Et la zone de chalandise (zone d'attraction commerciale d'un point de vente) de la ville s'étend sur 21 communes[88].

Quant au solde de créations et radiations d'établissements industriels de dix salariés et plus, il est négatif en 2006[92], alors que l'essentiel des emplois sont dans l'industrie (26,7 %) ou dans le secteur tertiaire (68,3 %)[93], même si la sphère publique dans les salaires est négative car, du fait de sa petite taille, la ville est dépendante de Reims ce qui se traduit dans l'influence de la sphère résidentielle dans les salaires[pas clair][90].

Revenus de la population et fiscalité

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 834 €, ce qui plaçait Épernay au 18 101e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[94].

Le taux de taxe d'habitation pour la commune est relativement stable à 20,19 % en 2003[95] et à 20,59 % en 2006[96], tout comme celui du département qui est de 6 % en 2003[95] et de 6,68 % en 2006[96]. La ville totalise 14 316 foyers fiscaux dont 7 465 sont imposables[97] et dont 150 payent l'impôt de solidarité sur la fortune en 2006[98].

Emploi

Selon les résultats du recensement de 2007[99], la population active (15-64 ans) de la commune compte 15 849 personnes, soit 72,4 %, ce taux est de 72,5 % au niveau départemental[100]. Les 15-64 ans représentent 10,1 % de chômeurs, 62,4 % de personnes ayant un emploi et 27,6 % d'inactifs. Les inactifs se répartissent de la façon suivante : les retraités ou préretraités représentent 7,7 % de la population active, les scolarisés 8,8 %, les autres inactifs 11,1 %. En 2007, le taux de chômage (au sens du recensement) parmi les actifs de la commune est de 10,1 %, en diminution par rapport à 1999 (10,6 %). Mais en raison de la crise financière actuelle, il y a désormais 1 965 personnes à la recherche d'un emploi au 31 décembre 2009[101].

Répartition des plus de 15 ans selon les Professions et catégories socioprofessionnelles en France
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Troyes 2,6 % 22,9 % 3,7 % 41,1 % 29,7 %
Comparaison avec la région 6,7 % 19,2 % 6,5 % 36,7 % 31,0 %
Sources des données : INSEE[102]

Entreprises et établissements

Marne et Champagne.

Parmi les 100 premières entreprises marnaises[103], 13 sont localisées à Épernay.

Entreprise Activité Effectif consolidé
Champagne Moët & Chandon vin de Champagne 1 147
SA Marne et Champagne vin de Champagne 562
SNCF Eimm maintenance de locomotive SNCF,
maintenance matériel TER
422
Smurfit Socar cartonnerie 352
SCREG Est travaux publics 340
Walbaum entreprise de transports 320
Virax (Facom/Stanley Tools) outillage plomberie, flamme, métrologie (DELA) 250
Legras Industrie fabrication de matériel de transport de déchets 223
Tecnoma Technologies
(Exel Industries)
pulvérisateurs pour l'agriculture et l'industrie 200
Champagne Nicolas Feuillatte[N 11] vin de Champagne 199
Champagne Vranken vin de Champagne 117
Automotor vente-réparation, concessionnaire automobile 76
Charles de Cazanove vin de Champagne 39

Parmi les 100 premiers employeurs marnais[104], 13 sont localisés à Épernay.

Entreprise Activité Effectif consolidé
Champagne Moët & Chandon vin de Champagne 1 147
SA Marne et Champagne vin de Champagne 562
SNCF Eimm maintenance de locomotive SNCF,
maintenance matériel TER
422
SCREG Est travaux publics 340
Walbaum entreprise de transports 320
Pastural menuiserie industrielle 309
Virax Facom fabrication d'outillages 250
Legras Industrie fabrication de matériel de transport de déchets 223
Carrefour hypermarché 209
Tecnoma Technologies
(Exel Industries)
pulvérisateurs pour l'agriculture et l'industrie 200
Champagne Nicolas Feuillatte[N 11]. vin de Champagne 199
Clinique Saint-Vincent polyclinique 150

SNCF Eimm - Établissement industriel de maintenance du matériel[105]

SNCF Eimm Épernay.

Le chemin de fer arrive à Épernay en 1849 lors de la construction de la ligne Paris-Strasbourg, les ateliers construits dans le même temps servent alors à l'entretien des locomotives à vapeur puis rapidement à leur construction jusqu'en 1952. Ils sont ensuite reconvertis pour la réparation du matériel diesel faisant chuter le nombre d'ouvriers de 1 800 voire 2 000 au plus fort à 650[14]. Et en 1976, ils sont désignés pour la réparation des locomotives électriques. Le site et le personnel sont reconvertis pour la maintenance des 25 autorails Grande Capacité du réseau ferroviaire Champagne-Ardenne, la maintenance des 4 800 balises GPS en service sur les automoteurs, la maintenance de pièces de rechange, dont l'atelier devient le seul réparateur en France, ainsi que la maintenance de niveau 3 des rames circulant en Île-de-France jusqu'en 2012. Le personnel est estimé à 200 agents pour 2008[106]. Leur importante surface leur a valu d'être utilisés comme hôpital lors de la guerre de 1870 et d'atelier pour la construction d'armes pendant la Première Guerre mondiale.

Vendange

Du fait du vignoble, une importante main-d'œuvre saisonnière est nécessaire lors des vendanges (généralement en septembre). Pour faire face à cet afflux ponctuel, l'ANPE installe une antenne spécialisée dans la cour de la gare SNCF mettant les producteurs en rapport avec les demandeurs d'emploi. La date des vendanges est fixée, chaque année, par le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC)[107]. Traditionnellement, les vendanges se clôturent par une fête appelée cochelet.

Culture et patrimoine

Patrimoine architectural

Château-Perrier, détail.

Pillée, brûlée ou partiellement détruite plus de vingt-cinq fois au cours de son histoire[108], la ville ne conserve que peu de vestiges du passé mais elle abrite de beaux hôtels particuliers du XIXe siècle et compte 149 sites recensés dans la base Mérimée[109]. La ville a établi une ZPPAUP[110] pour protéger ce patrimoine que l'office du tourisme propose de découvrir en diffusant deux brochures sur des circuits dits Épernay, nez en l'air....

De ce patrimoine architectural, on peut citer quelques éléments :

  • Le portail Saint-Martin, édifié en 1540, il est de style Renaissance classique[111], c'est le seul vestige de l'église Notre-Dame qui fut détruite en 1909. Il est classé monument historique depuis 1840[112].
  • Le Château-Perrier, construit en 1854[111] dans un style Louis XIII, ce bâtiment a successivement servi de QG des armées britanniques (1940), des armées allemandes (1942 à 1944) et des armées américaines (1945), avant d'abriter la bibliothèque municipale - déplacée depuis dans la nouvelle médiathèque - et les musées municipaux - fermés depuis de nombreuses années pour restructuration, alors que la collection archéologique est exceptionnelle.
  • L'hôtel de ville, construit vers 1858 par l'architecte de la gare Montparnasse à Paris, Victor Lenoir, est cédé à la ville en 1919[113]. Son jardin public est classé « jardin remarquable ».
  • Le château de la lune, construit en 1896, cette demeure particulière de style art nouveau est en brique polychrome et comporte des décorations en pierre[111].
  • La maison Gallice, achevée en 1899[113], abrite l'Office régional culturel de Champagne-Ardenne et est dotée d'un grand jardin à l'anglaise.
  • Le théâtre Gabrielle-Dorziat, inauguré en 1902[113] et baptisé ainsi en 1987, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 5 mai 1988[114], car il s'agit d'un des rares théâtres à l'italienne dont la machinerie est restée intacte. Il possède un plafond en coupole réalisé par Georges Jules-Victor Clairin.
  • La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905, fait partie des plus hautes structures françaises et est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, ainsi que les bâtiments de la maison de champagne et les logements « ouvriers », depuis le 17 mai 1990[115]. Elle fut construite à partir d'un ancien château d'eau[111], afin de permettre une plus grande visibilité à la maison de champagne De Castellane qui n'est pas installée directement sur l'avenue de Champagne[2].
  • L'église Notre-Dame, construite de 1898 à 1915, dut être reconstruite de 1922 à 1925 suite aux bombardements de 1918[111]. Elle est décorée de vitraux du XVIe siècle et d'un orgue Cavaillé-Coll, classé monument historique, provenant de l'ancienne église Saint Martin, offert par le comte négociant Paul Chandon de Briailles.

En outre, d'autres éléments de la ville sont inscrits aux monuments historiques.

Une façade Renaissance, au 7 rue du docteur Verron, qui se trouvait rue Flodoard à l'origine puis dans le parc de l'ancien hôtel de ville. La référence à Louise de Savoie est une pure allégation. Cette façade qui a été inscrite au titre des monuments historiques le 19 mai 1993. De par son style, elle a certainement été construite vers 1540[116]. (7 rue du Docteur Verron), façade. Un immeuble particulier inscrit depuis le 8 septembre 1949 pour ses boiseries intérieures (38 rue du Général-Leclerc)[117], qu'on appelle improprement l'« hôtel de Rohan »[118].

Avenue de Champagne

Manifestation Habits de Lumière 2007 - Champagne Perrier-Jouët.
Manifestation Habits de Lumière 2007 - Champagne De Venoge.

Épernay est le siège de plusieurs grandes maisons de champagne, dont la maison Moët & Chandon et son orangerie dont le jardin à l'anglaise est classé jardin remarquable[réf. nécessaire], la maison Mercier et son tonneau le plus grand du monde, la maison De Castellane et sa tour, etc. Ces maisons possèdent des immeubles du XIXe siècle de style Renaissance ou classique[N 12] qui sont pour la plupart situés sur l'avenue de Champagne, d'abord connue sous le nom de faubourg de la Folie puis de rue du Commerce. La maison est classée « site remarquable du goût » en 1994, parmi 100 sites remarquables du goût[réf. souhaitée]. Dès 1894, la plupart des grandes maisons actuelles ont déjà leur siège sur cette avenue[24]. Il est possible de visiter leurs caves ou de participer à une dégustation.

La plus grande partie des caves de ces maisons de champagne se trouvent sous l'avenue de Champagne, elles constituent un ensemble de 110 kilomètres de caves[N 13] creusées dans la craie, d'une profondeur d'environ 20 mètres même si quelques-unes atteignent 40 mètres[113] Elles permettent ainsi de stocker d'énormes quantités de bouteilles de vin de Champagne[N 14]; la valeur numérique de ces stocks lui donne parfois le surnom d'avenue la plus riche du monde[119] Outre le stockage du vin, elles servent d'abri pendant les différentes guerres et abritent même une course de voitures en 1950 organisée par les usines Renault lors de la présentation de la 4CV[réf. nécessaire].

Habits de Lumière est une manifestation culturelle qui a lieu sur l'avenue de Champagne tous les deuxièmes week-ends de décembre. La première édition a eu lieu en décembre 1999.

Patrimoine architectural à proximité

D'autres curiosités se visitent aussi à proximité d'Épernay comme le château de Pierry, le château de Condé et le château de Montmort.

Patrimoine environnemental

La commune s'étend à l'est du territoire de la ville tandis qu'à l'ouest sur le plateau au-dessus des côteaux plantés de vigne s'étend la forêt d'Épernay puis la forêt d'Enghien dans lesquelles se trouvent plusieurs étangs dont l'étang d'Orléans. Cette zone est classée ZNIEFF de type II[120],[121]. 97 % du site se composent de forêts caducifoliées qui servent d'habitat pour 56 % à des hêtraies du Asperulo-Fagetum. Deux espèces présentes sur cette zone sont considérées comme rares ou en danger au niveau européen : le triton crêté et le leucorrhine à gros thorax.

La commune a trois fleurs au label villes et villages fleuris[122] et compte trois parcours de promenade fleurie au départ de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'une durée variable de 35 min à 55 min.

Plusieurs parcs sont aménagés pour le public comme le parc de l'hôtel de ville[N 15]. Il comporte notamment une grotte artificielle avec cascade, une île artificielle, un temple de l'amour, le parc de la Maison Gallice et le jardin de la société d’horticulture et de viticulture réalisé en 1873[113] où l'on peut voir notamment un fau de Verzy.

Plusieurs squares répartis dans la ville comme le parc du Château-Perrier, l'esplanade Charles-De-Gaulle[N 16] ou le jardin de la société d’horticulture et de viticulture sont aménagés avec des jeux pour enfants.

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Patrimoine culturel

Immeuble, rue des Berceaux.
Immeuble, rue des Berceaux.

La ville présente un important tissu culturel soutenu par plus de 300 associations[123]. dont certaines sont domiciliées à la maison des associations (8, rue Maurice-Cerveaux).

Les infrastructures culturelles comportent :

  • Le musée du vin de Champagne, un musée sur le travail de la vigne et du vin et le musée de Préhistoire et d'Archéologie régionale qui abrite des objets de la préhistoire, protohistoire, époque gallo-romaine et mérovingienne qui sont tous les deux fermé pour restructuration[2]. Ils sont situés sur l'avenue de Champagne dans le Château Perrier.
  • Le musée de la tradition champenoise[2]. (Champagne de Castellane) qui regroupe le musée des métiers du champagne et le musée champenois de l'imprimerie.
  • Le musée des pressoirs (Champagne Mercier) qui comporte de nombreux pressoirs de toutes origines mais qui n'est qu'exceptionnellement ouvert au public (journées européennes du patrimoine par exemple).
  • Un théâtre Gabrielle-Dorziat (8, rue de Reims) de 850 places dont l'association Le Salmanazar est chargée notamment de la programmation[124]
  • Une salle de cinéma, Le Palace (6 salles de 55 à 305 places) dont la programmation inclut l'actualité cinématographique autant que des courts métrages, des films de version originale, etc[125]
  • Une médiathèque[126]. qui met à la disposition du public un fonds encyclopédique[127],[128]. ainsi que des disques et où se déroulent des lectures de contes, divers ateliers informatiques et des expositions régulières.
  • Un parc des expositions, Le millésium (de 4 000 à 7 300 places)[129] qui accueille des concerts, des spectacles, des salons ou encore les puces d'Épernay.
  • Deux centres sociaux et culturels (Maison pour tous et Ferme de l'Hôpital) qui offrent des activités éducatives et culturelles, mais mettent aussi en place des services tel que halte-garderie, permanence des services sociaux, etc.
  • L'école intercommunale de musique d'Épernay et de sa région (8, rue Maurice-Cerveaux) qui dispense l'enseignement de la plupart des instruments classiques fonctionnant selon le calendrier scolaire[130] ;
  • Un palais des fêtes (Salle Roger Menu) qui est dédié notamment aux manifestations culturelles associatives et qui accueille aussi des spectacles ou des concerts.

Personnalités liées à la commune

Henri-Gustave Joly de Lotbinière, Premier ministre du Québec de 1878 à 1879.

Nés à Épernay

Morts à Épernay

Inhumés à Épernay

Gastronomie

Vin de Champagne, élément très utilisé dans les spécialités locales
Article détaillé : Vin de Champagne.

Outre le champagne en lui-même, la plupart des spécialités locales tournent autour de ce produit comme le ratafia de Champagne, le marc de Champagne, la fine de marne, le sorbet au marc de Champagne, les bouchons de chocolat au marc de Champagne, le sabayon au champagne, etc. ou sur les produits susceptibles de l'accompagner (biscuits roses de Reims, croquignoles, etc.). D'autres spécialités sont adaptées aux produits locaux tels le kir royal où le bourgogne est remplacé par du champagne ou la choucroute royale où le riesling est remplacé par du Champagne[2].

Au plan traditionnel, on trouve la potée champenoise[132] à base de chou, petit salé, lard maigre et jambonneau servie avec des tranches de pain mouillées au bouillon de légumes.

Héraldique

Blason Epernay 51.svg Blasonnement d'Épernay
  • D'azur aux trois roses d'argent
  • Note : Deux roses sont en chef et une en pointe. Le blason est souvent attribué, à tort, à Louise de Savoie bien qu'il date d'avant sa possession de la ville.
Blason ville fr Epernay Empire.svg Blasonnement d'Épernay sous le Premier Empire.
  • De gueules à une main dextre de carnation pressant une grappe de raisin d'or, accompagnée en chef de deux roses d'argent, et en pointe d'une lampe antique du même ; à la terrasse d'argent chargée d'une rose de gueules et au franc quartier des villes de troisième ordre

Pour approfondir

Bibliographie

  • H.M. Garnesson, Histoire de la ville d'Epernai : Contenant le détail de son origine et des principaux événemens qui s'y passèrent, depuis l'an 418 jusqu'en l'an 8 de la Rép. Fr. (1800) inclusivement, Épernay, Frères Warin, 1800 [lire en ligne] 
  • Victor Fiévet, Histoire de la ville d'Épernay, Éditions culture et civilisation, 1868 
  • Pierre Michel, Épernay, pas à pas, Éditions Horvath, 1984 (ISBN 2-7171-0303-1) 
  • Louis Le Page, Épernay pendant la Première Guerre mondiale, Office d'édition du livre d'histoire, 1995 (1re éd. 1925) (ISBN 2-84178-049-X) 
  • Capitaine Servagnat, La résistance et les forces françaises de l'intérieur dans l'arrondissement d'Épernay, 1946 
  • Catherine Durepaire, Francis Leroy et Sophie Limoges, Avenue de Champagne, Office régional culturel de Champagne-Ardenne, 1999 (ISBN 2-909983-08-0) 
  • Bernard Ducouret et Xavier de Massary (dir.) (ill. Christophe Wissenberg, photogr. Patrice Thomas), Épernay : cité du champagne, Lyon, Lieux Dits, coll. « Images du patrimoine » (no 264), septembre 2010, 300 mm × 240 mm × 15 mm, 160 p. (ISBN 978-2-914528-83-2) 

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Selon Portelet, Spernere (mépris) puis Sparnacum et enfin Épernay
  2. Aquae-perennes (du fait que la ville est bâtie sur un terrain marécageux) aurait glissé vers Aixsperne puis Épernay
  3. Certaines versions leur attribuent même le nom de la ville, puisqu'ils auraient nommé l'endroit Spes Nacorum du fait de leur bonne fortune, nom qui serait ensuite devenu Sparnacum
  4. 595 selon Auguste Nicaise, Épernay et l'abbaye Saint-Martin, J.-L. Le Roy, éditeur, 1869 
  5. Aux vers 149 à 153, voir : L'Hymne de Henri II sur Wikisource.
  6. Régiment créé par Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon
  7. Cossiers signifie « vignerons » en patois champenois.
  8. 49,6 % de moins de 25 ans
  9. Elle reste le seul vestige d'une école primaire ouverte en 1847
  10. Sa construction débute vers 1914-1916 mais est interrompue par la guerre. Il doit alors remplacer l'ancien collège de garçons (rue du Docteur Verron)
  11. a et b Bien que cette entreprise soit donnée comme sparnacienne via les documents de la CCI de Reims. Il convient de préciser qu'elle est située sur le territoire communal de Chouilly
  12. La majeure partie de ces édifices ayant une vocation publicitaire
  13. à titre de comparaison, la ville possède 130 kilomètres de voirie
  14. 200 millions de bouteilles d'après le site de la mairie
  15. Racheté par la mairie en 1919, ce jardin à l'anglaise était initialement le jardin d'agrément de la famille Auban-Moët
  16. construit sur les anciens fossés de la ville, comblés

Références

  1. a, b et c Emile Chantriot, « La falaise de Champagne et le vignoble champenois », dans Annales de Géographie, t. 6, 1897 [lire en ligne (page consultée le 05 novembre 2011)], p. 238 
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Marne : La Champagne généreuse, Encyclopédie Bonneton, 1998 (ISBN 2-86253-235-5) 
  3. Vignoble : Sols et sous-sols sur le site de l'Union des maisons de Champagne. Consulté le 2 décembre 2010
  4. a et b Lucien Gallois, « Huitième excursion géographique interuniversitaire (1912) », dans Annales de Géographie, t. 21, 1912 [lire en ligne (page consultée le 05 novembre 2011)], p. 373 
  5. a, b, c et d Carte topographique au 1/16 000 d’Épernay sur Géoportail. Consulté le 05 novembre 2011
  6. Glossaire géologique sur Système d'Information Géologique de l'Avesnois. Consulté le 05 novembre 2011
  7. Ducouret, de Massary et 2010 p27
  8. La rivière aménagée du Cubry, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  9. a et b Carte topographique et hydrologique au 1/16 000 d’Épernay sur Géoportail. Consulté le 05 novembre 2011
  10. [PDF] Arrêté préfectoral sur le site de la préfecture de la Marne, 3 février 2006. Consulté le 2 décembre 2010
  11. SOPHY - Banque de données botaniques et écologiques, « EPERNAY, Données climatologiques moyennes, Période 1948-1999 ». Consulté le 5 mai 2010
  12. Données climatiques sur L'internaute. Consulté le 12 avril 2011
  13. [PDF]Déplacements en deux roues sur Site de la commune. Consulté le 2 décembre 2010
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Michel 1984
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Fiévet 1868
  16. Epernay pas à pas, Pierre Michel, Editions Horvath, 1993, p 17.
  17. [abbé Garneçon, histoire de la ville d'Épernay, tomme I, 203, (François de Valois pria le roi d'ériger une arquebuse à Épernay, ce que le roi accorda par lettre patentes, sous la protection de M. de St-Antoine).
  18. abbé P. Gillet, cahier sparnacien N°2, p 10, Épernay, 1965
  19. abbé P. Gillet, cahier sparnacien N°2, p 8, Épernay, 1965.
  20. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 978-2-7242-0785-9) p 382
  21. En mars 1814,L'histoire de la Champagne, F.de Montrol, Les éditions du Bastions, 1826,rééd. 1998, p 390.
  22. a et b Le Page 1995
  23. mémoire phot d'Epernay.
  24. a et b Durepaire, Leroy et Limoges 1999
  25. Durepaire, Leroy et Limoges 1999, p. 4
  26. Champagne-Ardenne, Encyclopédies Bonneton, 2004 (ISBN 2-86253-330-0) 
  27. Slava Liszek, Champagne, un siècle d'histoire sociale, CGT Caves Vignes, Montreuil, VO Éditions, 1995, 222 p. (ISBN 2-902323-37-9) 
  28. Chiffres INSEE 1999
  29. Chiffres INSEE 1999
  30. a et b Chiffres INSEE 1999
  31. Chiffres INSEE 1999
  32. Le camping municipal sur le site officiel de la mairie d'Epernay. Consulté le 17 mai 2011
  33. a, b, c et d [PDF] Contrat urbain de cohésion sociale d'Épernay
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  35. Mini-site Horizon Bernon
  36. Ville d'Épernay sur Patrimoine de France. Consulté le 2 décembre 2010
  37. Epernay - Quartier de Bernon sur ANRU. Consulté le 2 décembre 2010
  38. a et b Résultat sur le site du ministère de l'intérieur
  39. Résultat sur le site du ministère de l'intérieur
  40. a et b Résultat sur le site du ministère de l'intérieur
  41. Chambre de Commerce et d'Industrie de Reims et d'Épernay
  42. Site de la mairie - Les élus
  43. Épernay le journal, janvier 2008, n°67, page 8-9
  44. [PDF]La région roule aux biocarburants
  45. a et b La propreté, le cadre de vie a tant à y gagner sur le site officiel de la mairie d'Epernay. Consulté le 17 mai 2011
  46. La nouvelle STEP de la ville d’Épernay opte pour l’oxydation par voie humide pour traiter ces boues
  47. La démarche éco-responsable de la ville sur le site officiel de la mairie d'Epernay. Consulté le 17 mai 2011
  48. L'Agenda 21 sur le site officiel de la mairie d'Epernay. Consulté le 17 mai 2011
  49. La qualité environnementale du bâtiment en Champagne Ardenne sur le site de l’Agence Régionale de la Construction et de l'Aménagement Durables en Champagne-Ardenne. Consulté le 17 mai 2011
  50. a, b, c et d Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures sur Ministère des affaires étrangères. Consulté le 1er janvier 2010
  51. Présentation de Fada N’Gourma sur Epernay Jumelage. Consulté le 12 avril 2011
  52. Tableaux de l'économie champardenaise, INSEE Champagne Ardenne, 1998 (ISBN 2-11-058820-9) 
  53. INSEE chiffres de 1999
  54. Flash INSEE
  55. Populations légales 2008 de la commune : Épernay sur le site de l'Insee
  56. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement ».
  57. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 27 mars 2011
  58. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 27 mars 2011
  59. Recensement de la population au 1er janvier 2008 sur Insee. Consulté le 27 mars 2011
  60. Évolution et structure de la population à Épernay en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 27 mars 2011
  61. Résultats du recensement de la population de la Marne en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 27 mars 2011
  62. Chiffre INSEE 1999
  63. Chiffres INSEE
  64. a et b Chiffres INSEE
  65. Chiffres INSEE
  66. Site officiel du CIVC
  67. Site officiel du SGV
  68. Épernay le journal, novembre 2007, n°65, page 5
  69. La Police municipale sur le site officiel de la mairie d'Epernay. Consulté le 17 mai 2011
  70. Le Figaro - Délinquance : Palmarès 2005 de la région Champagne-Ardenne
  71. Académie de Reims
  72. Inspection académique
  73. Site de l'école Bachelin
  74. Site de la résidence « Les trois roses »
  75. Description sur le site de la mairie
  76. 50ème tour de France 1963 sur www.memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 23 mai 2011
  77. 89ème tour de France 1963 sur www.memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 23 mai 2011
  78. 97ème tour de France 1963 sur www.memoire-du-cyclisme.net. Consulté le 23 mai 2011
  79. Le Rallye Epernay-Vins de Champagne : 15 ans déjà ! sur www.sport-auto-champagne-ardenne.com. Consulté le 23 mai 2011
  80. 2 500 motos à Défil'Mania sur www.lunion.presse.fr, L'Union, 28 juin 2010. Consulté le 23 mai 2011
  81. Raid Épernay-Champagne sur www.raid-champagne.org. Consulté le 23 mai 2011
  82. Pierre Marandon, « Épernay fête ses sports ...5ème édition » sur epernayfetesessports.fr. Consulté le 23 mai 2011
  83. Épernay En Poche
  84. Page d’accueil sur le site de la paroisse Saint Rémi. Consulté le 14 avril 2011
  85. a et b Le baromètre économique et social de la Marne, 2005 sur le site de la CCI de Reims et d'Épernay
  86. a et b Présentation sur le site de la CC Épernay-Pays de Champagne
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  89. L'industrie en Champagne-Ardenne, Préfecture de la région Champagne-Ardenne, 1997 (ISBN 2110588187) 
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  92. Le baromètre économique et social de la Marne, 2006 sur le site de la CCI de Reims et d'Épernay.
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  97. Données sur le site officiel de la direction générale des Impôts
  98. Données sur le site officiel de la direction générale des Impôts
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  102. Emplois selon le secteur d'activité en 2007 sur www.recensement.insee.fr, INSEE. Consulté le 12 avril 2011
  103. [PDF] Les 100 premières entreprises marnaises
  104. [PDF] Les 100 premiers employeurs marnais
  105. Patrimoine de France
  106. Épernay le journal, novembre 2007, n°65, page 8
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  108. Office de tourisme d’Epernay
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  110. La Z.P.P.A.U.P. et la campagne de ravalement de façades sur le site officiel de la mairie d'Epernay. Consulté le 17 mai 2011
  111. a, b, c, d et e Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le guide du patrimoine de Champagne Ardenne, Éditions Hachette, 1995 (ISBN 2-01-0209877) 
  112. Notice no PA00078699, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  113. a, b, c, d et e Tourisme et vignoble en Champagne, Petit Futé, 2005-2006 
  114. fiche de la base Archi-XXe
  115. fiche de la base Archi-XX
  116. Notice no PA00125383, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  117. présentation sur la base mérimée
  118. Notice no IA51000816, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  119. blog de Jacky Blavier, candidat du MRC aux élections législatives 2002 et 2007 de la 6e circonscription de la Marne
  120. [PDF] de la DIREN Champagne-Ardenne
  121. Natura 2000
  122. [PDF] Palmarès 2006
  123. [PDF]Annuaire des associations 2007 Version en ligne
  124. Le Salmanazar - Théâtre d’Épernay
  125. Le Palace - Épernay
  126. Médiathèque d’Épernay
  127. Enluminures médiévales de la bibliothèque municipale d'Épernay
  128. Scan des enluminures
  129. Site du millésium
  130. L'Ecole Intercommunale de Musique d'Epernay et de sa Région sur le site officiel de la mairie d'Epernay. Consulté le 17 mai 2011
  131. http://mixcite.rennes.free.fr/IMG/pdf/noms_de_femmes_pour_rues_a_Rennes.pdf
  132. Robert Sivade, Sentiers et randonnées de Champagne, Éditions Fayard, 1980 (ISBN 2-213-00903-1) 
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