Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet

Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet
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Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet
Image illustrative de l'article Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet
Présentation
Culte Catholique (traditionaliste)
Type Église paroissiale
Rattaché à Archidiocèse de Paris mais occupé depuis 1977 par des catholiques traditionalistes
Début de la construction 1658
Fin des travaux 1703
Style(s) dominant(s) Classique
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris 5e
Coordonnées 48° 50′ 57″ N 2° 21′ 01″ E / 48.849167, 2.35027848° 50′ 57″ Nord
       2° 21′ 01″ Est
/ 48.849167, 2.350278
  

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet

L'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet[1] est située à Paris 23, rue des Bernardins à l'angle de la rue Saint-Victor[2] dans le 5e arrondissement, dans le quartier Saint-Victor, à côté de la Maison de la Mutualité.

Depuis le 27 février 1977, date de son occupation par la force[3],[4],[5] par des proches de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X[6], fraternité dont elle dépend officieusement depuis lors, cette église constitue le principal lieu de culte parisien du mouvement catholique traditionaliste — parfois qualifié d'« intégrisme[7] » — ainsi que, dans une certaine mesure, de la frange catholique de l'extrême droite française[8].

Sommaire

Histoire de la construction

Le Clos du Chardonnet : emplacement de la future église

« Au Moyen Âge, la dernière rue qui s'ouvrait, après la place Maubert, à l'est, était la rue Saint-Nicolas-du-Chardonnet ; elle courait devant le monastère des Bernardins, qui s'étendait jusqu'à la porte de la Tournelle...  »[9].

L'église est bâtie sur un lieu rempli de chardons, situé entre la Bièvre et la Seine, sur le fief du Chardonnet (Terre d'Alez) dépendant auparavant de l' abbaye Saint-Victor de Paris. Les vignes, les clos et les jardins avaient remplacé les chardons, et la terre dépendant en censive de l'abbaye de Tiron, de Sainte Geneviève et de Saint-Victor. À la fin du XIIe siècle, l'enceinte de Philippe Auguste scinde en deux ce clos : au-delà le faubourg Saint-Victor, en deçà les terres de cette église, celles du collège du cardinal Lemoine construit par les ermites de Saint Augustin, et les Bernardins échangé aux Moines de Clairvaux. Il allait jusqu'à la rue du Fossé Saint Bernard, du nom du fossé construit. La Bièvre formait la limite du clos. Les moines de Saint Victor avaient construit un canal couvert pour alimenter leurs terres qui, plus tard, passait devant l'église de Saint-Nicolas sous des arcades et drainait aussi les eaux usées.

Article détaillé : Terre d'Alez.

Philippe-Auguste fait construire une enceinte qui divise en deux tronçons extra/intra muros le très grand clos du Chardonnet en friche. En 1230 est institué un octroi de cinq quartiers de terre in cardoneto, in censivo sua. En avril 1243, l'abbaye Saint-Victor cède de nouveau 432 toises de terre in censiva in cardoneto. Enfin, en 1246, cinq arpents de terre sont achetés à la même abbaye, là où furent construits le collège des Bernardins francs de champs, de cens et de justice puis trois autres arpents.

Construction de l'église au XIIIe siècle

Saint Nicolas, enluminure XIIIe siècle

Construite au XIIIe siècle, l'église présente un clocher reconstruit en 1625, alors que l'ensemble de l'église actuelle est rebâti entre 1656 et 1763, notamment par Jacques Lemercier.

Les historiens ne s'accordent pas sur la date de la construction de la première chapelle « Saint Nicolaï ».

En 1230, lorsque le clos du Chardonnet fut englobé dans l'enceinte de Philippe Auguste, Guillaume d'Auvergne, évêque de Paris, ayant obtenu de l'abbaye Saint-Victor cinq pieds de terre pour une chapelle et un presbytère[10],il y fit bâtir la chapelle Saint-Bernard-du-Chardonnet, devenue vraisemblablement le Collège des Bernardins, le saint Abbé Bernard de Clairvaux étant passé là durant sa vie[11]. De fait, certains historiens considèrent ce passage de vente de « cinq pieds de terre » comme la première mention d'une paroisse St Nicolai, seul l'abbé Leboeuf fait remarquer qu'au dos de la Charte figure la mention d'une chapelle Saint-Bernard[12]. Cette chapelle reconstruite sur le fief (ou clos) du Chardonnet, anciennement Saint-Nicolas près du Puits, - l'endroit se serait peuplé en peu de temps-[13] fut érigée en église et « Paroisse Saint-Nicolai », en 1243 selon un acte de cession d'une parcelle de terre près de la Bièvre. En fait, pour arroser leurs terre d'Alez, les moines de Saint-Victor avaient construit un canal artificiel alimenté par la Bièvre, sur lequel il y avait alors un petit pont pour passer. Ce canal couvert d'arcades entoura ensuite la nouvelle église[14]. D'après d'autres interprétations, il existait donc déjà une paroisse, un cimetière, un prêtre et des paroissiens de Saint-Nicolas[15].

Le 12 avril 1246, on trouve trace d'un acte de vente, suivi d'un autre acte du 10 mai 1260, une charte d'achat à Reginald II Archevêque de Paris, par Henri Flaming bourgeois de Paris, d'un terrain vague et désert, situé sur la rive de la Seine près de l'emplacement occupé par les moines Bernardins, destiné à l'édification d'une grande demeure (édifice) en pierre qui pourrait être une église Saint Nicolas[16].

L'église fut dédiée à saint Nicolas et sainte Catherine, et les jours de leur fête étaient chômés : l'assistance à la messe et les offices étaient obligatoires. L'église était sans doute reliée à l'université installée dans le quartier Maubert Saint-Victor depuis le Moyen Âge et dont les nombreux collèges[17](au XVIIe siècle, 51 collèges dans Paris dont un seul rive droite) étaient proches, puisqu'un ancien sceau (sigillum) de l'Université représentait la Vierge siégeant sur un trône, entourée de ces deux saints. L'Université de Paris était en 1614 invitée à se rendre à la fête paroissiale de Saint Nicolas, en grands habits, fête de leur saint patron[18].

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Héraldique meuble Couronne épines.svg

Le culte de Saint Nicolas de Myre[19] existait déjà dans la capitale : « À Paris, la première chapelle du Palais (île de la Cité), fondée par Robert le Pieux (996-1031), restaurée par Louis VI le Gros et détruite par saint Louis pour édifier la Sainte-Chapelle, était dédiée à saint Nicolas. Le Parlement de Paris, à sa rentrée annuelle, entendait sa messe rouge célébrée à l’autel de saint Nicolas qui était l’un des patrons des juristes et des avocats autant que celui des bateliers ; le président de la confrérie des avocats[20] du palais prit le nom de bâtonnier[21] parce qu’il tenait un bâton surmonté d’une effigie de saint Nicolas. Une lettre du roi de France Philippe VI (avril 1342) atteste que, lors des cérémonies de la confrérie de Saint-Nicolas, le bâtonnier de l’ordre des avocats portait le bâton de saint Nicolas[22]. Ceci éclaire les raisons de la construction, ou bien (selon les historiens), l'agrandissement d'une église dédiée à saint Nicolas en 1243 à côté de la chapelle Saint-Bernard : en 1242, on détruisait la chapelle Saint-Nicolas sur l’île de la Cité, pour construire la Sainte Chapelle abritant la Couronne d'épines ramenée de Terre Sainte par saint Louis ; on a donc bâti, plus loin, sur le clos du Chardonnet, peut-être en raison des épines des chardons évoquant eux aussi la Couronne d'épines, une église particulière dédiée à ce saint, peut-être aussi en raison de la proximité de la Seine et de ses bateliers ou marins fluviaux, dont il est le patron, comme à Strasbourg par exemple.

On trouve plus tard mention d'une fabrique Saint-Nicolas in cardonetto à laquelle une bourgeoise lègue douze deniers en 1247. Le canal de la Bièvre, creusé par les moines de Saint Victor, passait alors juste devant l'église. En 1313, la taille de Paris indique que la paroisse "Saint Nicolas du Chardonney" comprend la rue Moustier jusque la rue saint Victor, la rue Traversine, la rue des Murs, la rue saint Nicolas, la rue Verseilles ! trente cinq personnes en tout. Cette église primitive fut remplacée par une église plus grande, qui fut dédicacée plus tard, par Jean de Nanton, évêque de Paris, le 13 mai 1425. En 1545 on adjoignit à l'église plusieurs chapelles (de Notre-Dame, de Saint-Jean, de Saint-Jacques, de Saint-Honoré), le tout fut béni le 19 avril. Quant au clocher en forme de tour, il date de 1625 et garde gravée dans la pierre le nom de l'architecte, Charles Contesse Juré du Roi.

Le Grand Siècle, règne de Louis XIV

Au XVIIe siècle, on décide de reconstruire l'église, en dirigeant son axe vers le nord faute de place à l'est occupé par le séminaire de Bourdoise. Le 29 mai 1656, les marguilliers arrêtèrent avec Michel Noblet et François Levé, architecte du roi, le devis général des travaux et l'échelon des prix à la toise et le même jour passèrent marché avec eux pour une première tranche de travaux (le chœur?) suivi d'autres marchés, le 2 mars 1959, puis en 1662 et 1667.

1647 Le cimetière avant la construction

En 1656, on construisit donc une nouvelle église à côté de l'ancienne[23] qui tombait en ruines[24]. Cet édifice a été construit sur les dessins du peintre Lebrun de 1656 à 1690 : le 19 juillet 1656, Christophe Martin, conseiller du roi Louis XIV de France, contrôleur général de la Marine et ancien marguillier de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, pose dans le cimetière de l'ancienne église avec le curé Georges Froger, Guillaume Compaing et quelques paroissiens (Clermont-Tonnerre, d'Argenson) la première pierre d’une nouvelle église à laquelle travaille Charles Le Brun et dont Hardouin de Péréfixe de Beaumont fait la dédicace le 15 août 1667 ; la nef est achevée en 1716, la voûte posée en 1763, le maître-autel consacré par l’archevêque Christophe de Beaumont le 4 décembre 1768 [25]. Mais François Levé meurt le 12 juillet 1666 ; en 1667, les travaux exécutés ne sont pas encore payés. Il reste à construire les travées de la nef encore occupée par l'ancienne église. En 1668, le maçon Jean Bailly donne l'alignement d'une place récemment acquise par la fabrique (conseil financier de la paroisse) par le séminaire, derrière le chœur de l'ancienne église. Plusieurs lots et gains de loteries royales, notamment le mardi 20 juillet 1703 « en faveur du bâtiment de Saint-Nicolas-du-Chardonnet » et en1763, malgré leur peu de succès, permirent de finir de construire l'église et sa façade , financée en grande partie parMarc-René de Voyer de Paulmy d'Argenson.

Elle comporte une tour carrée latérale. C'est une des rares églises du XVIIe siècle qui ne soit pas orientée vers l'est. François-Henri Clicquot est le facteur du grand orgue dont le buffet date de 1725.

En 1862, le percement du boulevard Saint-Germain suite aux grands travaux de modernisation de Haussmann nécessite le remaniement de l'abside par Victor Baltard. La façade donnant sur la rue Saint-Victor n'est enfin construite qu'en 1934.

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L'intérieur de l'église

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Trésors et reliques

Clocher de Charles Comtesse,Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet de nuit

Hippolyte Feret fit exposer une fiole de l'eau qui coule des os de saint Nicolas, apportée par Paul de la Croix, prêtre de la compagnie avec certificats. On y trouvait aussi un ossement (humérus ?) de saint Nicolas, avec attestation de Louise de Foix de Candule, abbesse de l'abbatiale Sainte-Glossinde de Metz[26].

Plus tard, on y mit aussi une relique du pied droit de saint Victor. Y étaient jadis aussi exposées à des jours solennels, des reliques de la croix du Christ. Avant la Révolution, l'église possédait de beaux ciboires et vases sacrés « incrustés de diamants ». Sont conservés aujourd'hui de remarquables canons d'autels brodés et des chasubles[27].

Le grand orgue

Louis Vierne et Paul Koenig aux Orgues de St Nicolas du Chardonnet le 8 décembre 1927 / son : Carillon de Westminster par Louis Vierne

La console de l'orgue est constituée de quatre claviers de 56 notes, un pédalier de 30 notes et de transmissions électriques pour 47 jeux réels. Le buffet historique date de 1725. Les facteurs d'orgue qui se sont succédé ont été François Thierry vers 1725, François-Henri Clicquot (1766 et de 1787 à 1790), Merklin (1897), Paul Koenig (1927), Victor Gonzalez (1936), Roethinger-R. Boisseau (1961), Barberis (1987), et Michel Gaillard (2004, 2007-2009)[28],[29].

Jean de Saint-Samson, alors mendiant musicien aveugle et organiste, joue volontiers de l'orgue dans l'église de saint Nicolas du Chardonnet place Maubert lorsqu'il rencontre le carme Matthieu Pinault. Jean-Nicolas Geoffroy (1633 - † 1675), organiste de Saint-Nicolas du Chardonnet et de la cathédrale de Perpignan. Baron : « Né probablement aux alentours des années 1750, celui-ci exerça également à la chapelle de l’hospice de la Pitié en 1796, à Saint-Nicolas-du-Chardonnet à la même époque, puis à Saint-Etienne-du-Mont de 1819 à 1824 et à Saint-Louis-d’Antin. Il eut pour remplaçant dans les années 1815-1820, Adolphe Adam, l’auteur du fameux Noël Minuit Chrétiens et du non moins célèbre ballet Giselle ».

L'orgue actuel : cet orgue provient de l'ancienne paroisse des Saints-Innocents supprimée en 1787, vendu à la Fabrique de Saint-Nicolas du Chardonnet. Il fut construit par le grand facteur François Thierry entre 1723 et 1725 (ce facteur devait œuvrer, en 1733, à Notre-Dame de Paris). À l'époque, cet orgue des Saints-Innocents présentait quatre claviers et 24 jeux. Il fut restauré par François-Henri Clicquot en 1790 puis Louis-Paul Dallery et Paul Koenig en1927 et inauguré successivement au cours des siècles par François Couperin, Claude Balbastre, Charles Tournemire, et Louis Vierne qui l'inaugura en jouant le Carillon de Westminster le 7 décembre 1927[30].

En 1989, Marie-Agnès Grall-Menet est nommée titulaire du grand orgue[31],[32]. En mai 2005, un CD est réalisé par l'organiste titulaire et vendu au profit de la restauration 2007-2009. L'inauguration de l'orgue restauré a lieu les 7 et 8 novembre 2009 : bénédiction et présentation par les facteurs d'orgue B. Aubertin et M. Gaillard, messe pontificale chœur et deux orgues, et un récital inaugural par Marie-Agnès Grall-Menet avec au programme : Louis Marchand, Claude Balbastre, Johann Sebastian Bach, Johann Kaspar Kerll, Antonio Vivaldi, Eugène Gigout, Jean Langlais, Marie-Agnès Grall-Menet (création du Salve Regina), René Vierne, Louis Vierne (Carillon de Westminster).

Anciennes photos

De 1898 à 1920, le photographe Eugène Atget a photographié l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet et le petit séminaire de même que les autres églises et rues de Paris[33].

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Tableaux et sculptures

Plan de l'église, in : Paul Joanne, Guide de Paris...

L'église Saint-Nicolas du Chardonnet a été « classée » à l'inventaire des monuments historiques le 10 février 1887[34].

Le site est « inscrit » à l'inventaire (J.O. de la République française du 18 avril 1914, arrêté du 6 août 1975).

Le 20 février 1905, de nombreux tableaux et sculptures ont été classées à l'inventaire des monuments historiques.

Article détaillé : Œuvres classées à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

On peut voir près de l'entrée un des tableaux de jeunesse du peintre Charles Le Brun (1619-1690), l'un des fondateurs en 1648 de l'Académie française et premier peintre de Louis XIV, paroissien puis marguillier de Saint-Nicolas du Chardonnet. Il s'agit du Martyre de Saint Jean l'Évangéliste à la Porte Latine.

Les tombeaux de Le Brun et de sa mère Julienne Le Bé sont situés dans une chapelle de l'église, obtenus avec messe pour lui et son épouse « à perpétuité » des prêtres et marguilliers de Saint-Nicolas du Chardonnet  : « M. Le Brun a fait faire lecture à la compagnie du contrat de concession faite par les curés et marguilliers de Saint-Nicolas-du-Chardonnet (...) » le 9 juin 1667 (Procès-Verbal de l'Académie de Peinture). Cette chapelle consacrée à saint Charles Borromée est l'une des plus somptueuses chapelles privée de Paris, réalisée par Antoine Coysevox et par le sculpteur Jean Collignon[35]. Charles Le Brun qui passe pour avoir fourni les plans et les dessins de toute cette église Saint-Nicolas n'aurait en fait fourni que la décoration de la chapelle, la façade rue des Bernardins (1669), le dessin de la devanture, ceux du tabernacle et du calvaire.

On peut également y voir deux des premiers tableaux de Noël Nicolas Coypel : le Sacrifice de Melchisédech et La Manne, peints en 1713, le Martyre de saint Cyr et Sainte Julitte de Louis Jean-Jacques Durameau[36]. On trouve aussi une grande peinture de Jean-Baptiste Corot, Le Baptême du Christ. Pierre-Marie Poisson, célèbre par ses sculptures décoratives sur les grands paquebots français, travaille sur le portail vers 1930[37].

On y a récemment identifié une Pietà du peintre récollet Claude François, dit « Frère Luc », datant du XVIIIe siècle[38].

Au fond de l'église, un monumental autel en marbre vert[39].

Le sculpteur du roi, Philippe Caffieri était un familier de la Paroisse, habitant rue Saint-Victor[40].

Le grand crucifix en bois et les deux statues de la Vierge et de Saint Jean sont de Poultier. Le sculpteur Jean Poultier (1653-1719), fut reçu à l’Académie en 1684 pour la Vierge et saint Jean destinés àl’entrée du chœur de Saint-Nicolas du Chardonnet.

Nicolas Legendre, ami de Le Brun travailla aux sculptures qui ornent la façade de cette église du côté de la rue des Bernardins, et à l’intérieur à la chapelle de la Vierge et à celle des Agonisants.

Le tabernacle a disparu à la Révolution, mais on en a conservé une description très détaillée. C'était un très beau tabernacle, orné d'une rampe, des lions, placés sur des volutes, de colonnes de Corinthe, la porte gravée du nom de Jéhovah en hébreu, « avec un petit autel décoré des sept sceaux de l'Agneau, le corps supposé solide supporte quatre autres colonnes ornées de lapis, portant un petit dôme et quatre chérubins, sur les angles, sur lesquels est placée une couronne, entre ces colonnes, les figures des Évangélistes qui servent de soubassement, pour exposer le Saint-Sacrement sous le pavillon. »[41]

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Saint-Nicolas-du-Chardonnet et les arts

Corot, Baptême du Christ «Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon Amour. » (Matthieu 3:13-17)
Delauney, petit séminaire de Saint Nicolas du Chardonnet, Eau forte, 1866

En 1845, la Ville de Paris passe une commande officielle à Camille Corot : une œuvre religieuse pour réaliser l'un des panneaux de l'église, Le Baptême du Christ, un panneau identique se trouve dans l'église de Ville-d'Avray (Hauts-de-Seine). Le tableau de Camille Corot a été partiellement recopié par le peintre Jean Masutti : il s'agit d'une peinture murale dans l'église Saint-Jean de Trémons, commune du département de Lot-et-Garonne[42].

L'église et la peinture

En 1866, une eau-forte de Delauney représente le petit séminaire.

L'église a été peinte par Élisée Maclet et par Maurice Utrillo en 1930[43].

L'église et la littérature

Charles Pinet, eau forte

Gaston Leroux en fait une description pittoresque dans Le Parfum de la dame en noir, en 1908 :
« Mon Dieu, que votre Saint Nicolas du Chardonnet est une chose triste ! Décrépite, lézardée, crevassée, sale, non point de cette saleté auguste des âges qui est la plus belle parure des pierres, mais [d'une] malpropreté ordurière et poussiéreuse, cette église, si sombre en dehors, est lugubre dedans. Le ciel, qui paraît plus éloigné de ce saint lieu que de partout ailleurs, y déverse une lumière avare qui a toutes les peines du monde à venir trouver les fidèles à travers la crasse séculaire des vitraux. Avez-vous lu les Souvenirs d’enfance et de jeunesse, de Renan ? Poussez alors la porte de Saint-Nicolas-du-Chardonnet et vous comprendrez comment l’auteur de la Vie de Jésus, qui était enfermé à côté, dans le petit séminaire adjacent de l’abbé Dupanloup et qui n’en sortait que pour venir prier ici, désira mourir. Et c’est dans cette obscurité funèbre, dans un cadre qui ne paraissait avoir été inventé que pour les deuils, pour tous les rites consacrés aux trépassés, qu’on allait célébrer le mariage de Robert Darzac et de Mathilde Stangerson ! J’en conçus une grande peine et, tristement impressionné, en tirai un fâcheux augure. »

Paul Verlaine évoque le quartier Saint-Victor et l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet dans son poème Clochi-Clocha[44] :

Paul Verlaine by Cazals.jpg

Clochi-clocha
L'église Saint-Nicolas
Du Chardonnet bat un glas,
Et l'église Saint-Étienne
Du Mont lance à perdre haleine
Des carillons variés
Pour de jeunes mariés,
Tandis que la cathédrale
Notre-Dame de Paris,
Nuptiale et sépulcrale,
Bourdonne dans le ciel gris.
Ainsi la chance bourrue
Qui m'a logé dans la rue
Saint-Victor, seize, le veut ;
Et l'on fait ce que l'on peut,
Surtout à l'endroit des cloches,
Quand on a peu dans ses poches
De cet or qui vous rend rois,
Et lorsque l'on déménage,
Vous permet de faire un choix
À l'abri d'un tel tapage.
Après tout, ce bruit n'est pas
Pour annoncer mon trépas
Ni mes noces. Lors, me plaindre
Est oiseux, n'ayant à craindre
De ce conflit de sonneurs
Grands malheurs ni gros bonheurs.
Faut en prendre l'habitude ;
C'est de la vie, aussi bien :
La voix douce et la voix rude
Se fondant en chant chrétien...

Histoire de la paroisse

Le séminaire[45]

Braun Hogenberg,Civitates Orbis Terrarum, Plan de Paris, quartier place Maubert, 1572 Voir aussi Abbaye Saint-Victor de Paris
Braun Hogenberg,Civitates Orbis Terrarum, Plan de Paris, les Bernardins et le clos du Chardonnet, 1572

Saint François de Sales vient prêcher dans l'Église[46] qui est alors la première paroisse à faire la prière des quarante heures, dévotion chère à M. Bourdoise[47].

En 1612, Adrien Bourdoise fonde le séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, grâce au curé Georges Froget, docteur régent de la faculté de théologie[48].

Renan décrit ainsi le séminaire[49] : « Le séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, situé à côté de l’église de ce nom, entre la rue Saint-Victor et la rue de Pontoise, était devenu, depuis la révolution, le petit séminaire du diocèse de Paris. Telle n’avait pas été sa destination primitive. Dans le grand mouvement de réforme ecclésiastique qui marqua en France la première moitié du XVIIe siècle et auquel se rattachent les noms de Vincent de Paul, d’Olier, de Bérulle, du Père Eudes, l’église Saint-Nicolas du Chardonnet joua un rôle analogue à celui de Saint-Sulpice, quoique moins considérable. Cette paroisse, qui tirait son nom du champ de chardons bien connu des étudiants de l’université de Paris au Moyen Âge, était alors le centre d’un quartier riche, habité surtout par la magistrature. Comme Olier fonda le séminaire Saint-Sulpice, Adrien de Bourdoise fonda la compagnie des prêtres Saint-Nicolas du Chardonnet, et fit de la maison ainsi constituée une pépinière de jeunes ecclésiastiques qui a existé jusqu’à la révolution. Mais la compagnie de Saint-Nicolas du Chardonnet ne fut pas, comme la société de Saint-Sulpice, mère d’établissements du même genre dans le reste de la France. »

Confrérie Saint-Nicolas du Chardonnet : Après son veuvage, Louise de Marillac, à demi-ruinée, vient habiter rue Saint-Victor avec le petit Michel. Elle y aura trois domiciles successifs de 1626 à 1631. Le fils de Louise de Marillac fut en pension en 1628 au petit séminaire de Saint-Nicolas-du Chardonnet et Louise de Marillac obtint de saint Vincent de Paul la fondation d'une Confrérie de la Charité dans cette Paroisse. En 1630 naît, à Saint-Nicolas, la seconde Confrérie de la Charité dite confrérie de Saint-Nicolas du Chardonnet sous la surveillance de Marguerite Naseau de Suresnes[50] dont les statuts seront rédigés par Saint Vincent de Paul. Saint Nicolas du Chardonnet devient le berceau d'une congrégation qui deviendra plus tard celle des Filles de la Charité Servantes des Pauvres en 1654.

Hippolyte Féret, curé, vicaire général de Paris pour le Vexin (mort en 1677) pose la première pierre de la nouvelle église dans le cimetière d'alors, aidé de Guillaume Compaing et de quelques paroissiens, dont d’Argenson, Clermont Tonnerre, Madame de Miramion, qui la financent, et la clef de voûte date de 1665, mais celle-ci à sa mort en 1667 était encore inachevée, chœur, transept et première travée de la nef furent alors bénis par l'archevêque de Paris Hardouin de Perefixe le 15 août 1667 (partie construite sur le cimetière)[51]. Il est à la tête de deux pieuses institutions, bientôt réunies en une seule, fondées par Mademoiselle Blosset, fille spirituelle de M. Bourdoise, puis reprise à sa mort par Marie Bonneau, Madame de Miramon, en 1636 et vouées au soin des malades et à l’éducation des enfants, Les Filles de Sainte Geneviève et la congrégation de la Sainte Famille : « La conclusion de ce mariage donnait à Mme de Miramion (d'où le nom de Miramiones donné à aux Filles de Sainte Geneviève)[52] la liberté de fonder personnellement une petite congrégation, dite la Sainte-Famille, qui ne se composait encore que de six membres au quartier Saint-Antoine, mais qui se rapprocha avant peu de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Une autre communauté, sous le nom des filles de Sainte-Geneviève, avait été établie moins récemment par Mlle Blosset, à l'angle de la rue des Boulangers et de la rue des Fossés-Saint-Victor (ajoutée à la rue du Cardinal-Lemoine). Féret, curé de Saint-Nicolas, était le supérieur des deux institutions, et l'on ne se vouait pas moins dans l'une que dans l'autre, sans prise d'habit, à la visite des malades, à la préparation des médicaments et à la tenue des petites écoles. Les filles de Sainte-Geneviève, en devenant miramiones, continuaient à distribuer onguents, emplâtres et juleps, comme à faire pratiquer des saignées gratuitement ; mais elles reçurent, outre des enfants pauvres, de jeunes pensionnaires pour lesquelles on payait de 4 à 600 livres par an. »[53].

L'Escole Paroissiale

L'Escole Paroissiale

Les « Petites Écoles » (pour les enfants pauvres, comme les collèges gratuits de l'Université de Paris) de saint Nicolas du Chardonnet avaient une solide réputation, et un livre, l'Escole paroissiale[54] publié en 1685, par l'abbé Jacques de Batencour, prêtre de Saint Nicolas du Chardonnet, décrit les méthodes d'une école alors « pilote  » : Lecture, écriture, arithmétique, catéchisme[55] par l'image pour les fêtes et mystères chrétiens, ce qui était encore rare à l'époque. « il faut que les enfants avant d'être mis à la lecture françoise, sachent bien lire en latin toute sorte de livres, car cette lecture est le fondement de la française » [56].

Les registres paroissiaux

Les registres paroissiaux (baptêmes, mariages, décès) sont conservés aux archives nationales pour la période antérieure à la Révolution et aux archives diocésaines pour la période postérieure à la Révolution. On y lit par exemple : en date du 23 janvier 1598 : baptême de François-Nicolas Mansart, 6e enfant du maître charpentier Absalon Mansart et de Michelle Le Roy, à l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet ; Cécile LEFEBURE, fille de Pierre, bedeau de Saint-Nicolas du Chardonnet et Marie HUBCOISÉ , quatre enfants (Pierre 7 ans 1694, Denise 5 ans 1694, Cécile âgée de 2 ans et 1/2, Marie-Jacqueline 18 mois 1694).

Talleyrand reçoit les ordres mineurs dans cette église en 1774 : « 1er avril 1775, Mgr Louis François Ferdinand de Salignac de La Motte Fénelon, évêque de Lombez a conféré l'ordre sacré du sous-diaconat à Charles Maurice de Talleyrand Périgord en l'église paroissiale Saint-Nicolas du Chardonnet avec la permission de Mgr de Beaumont, archevêque de Paris ».

Sous la Révolution française

Inscription Charles Comtesse à demi effacée sous la Révolution[57]

Les paroissiens

À la veille de la Révolution (1788-1789), les paroissiens de Saint-Nicolas-du-Chardonnet se répartissent ainsi par catégorie : 7 (noblesse), 38 (bourgeoisie), 26 (clergé), 12 (magistrature), 16 (finance), 46 (justice), 5 (santé), 10 (négoce), 18 (bouche), 52 (boisson accueil), 27 (textile et vêtement), 55 (bâtiment), 2 (luxe), 3 (agrément), 4 (coiffure), 6 (livre), 5 (intellectuel), 6 (employé), 18 (domestiques), 22 (transport), 25 (petit métier), 6 (militaire), 61 (femme seule), 8 (divers), Total sur 478 personnes NB: Il ne s'agit pas du nombre total de paroissiens, bien plus élevé, mais d'un sondage qui permet de dresser un tableau socioprofessionnel de la population, à partir de ceux qui se sont rendus chez un notaire en 1788-1789[58]. La paroisse accueille un grand nombre de prêtres en raison de la communauté du séminaire, les trois quarts du clergé de Paris habitent le quartier de Saint-Étienne du Mont.

Le district

Dessin de Joseph Margerand

20 avril 1789 , la ville de Paris est divisée en 60 districts[59] prenant leur nom de l’église du quartier (servant de lieu de réunion) avec bureau, électeurs, assemblée, délibérations, règlements de police, avis aux habitants, cahier de doléancesetc. : district de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Cailleau, 20 Juillet 1789  : 9e district de la 1re division, chacun fournissant un contingent à la Garde nationale[60] est doté d'un drapeau : Celui du district de Saint-Nicolas-du-Chardonnet porte un lion tenant le bonnet de la liberté à la pointe de la pique avec une devise « Qui me la ravira » . La rue saint Nicolas, et la rue Saint Victor, et la place Maubert appartenaient à la Section du Panthéon-Français. Les officiers du district militaire étaient logés à l'abbaye Saint-Victor. Leurs drapeaux furent bénis par le chanoine de Saint-Victor François-Valentin Mulot au cours d'une cérémonie de bénédictions des drapeaux, le mercredi 2 septembre 1789, pendant laquelle il prononce un long Discours sur la Liberté , aux Gardes Nationaux venus de l'abbaye Saint-Victor en l'église de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, discours de 28 pages qui sera édité sur ordre du district[61].

La motion de Dom Gerle : On trouve aussi trace du discours prononcé par l'Abbé Joseph-Marie Gros, député, "au nom du district de Saint-Nicolas du Chardonnet", à l’Assemblée nationale en 1790[62]. Le 19 avril 1790, Gros (ainsi que 297 députés de la Constituante avec à leur tête 33 évêques) signa une prostestation à au sujet d'un décret de l'Assemblée , qui ne ferait plus du catholicisme la religion unique de l'Etat pour soutenir Dom Gerle selon lequel le catholicisme devait rester la religion unique de la nation et la seule autorisée (motion de Dom Gerle) ; cette signature lui vaut de comparaître devant l'Assemblée de son district, ses paroissiens le traitent d'aristocrate. Il doit alors retirer sa signature, puis se rétracte de nouveau, et en 1792 ayant refusé de prêter serment, il n'est plus curé de Saint-Nicolas du Chardonnet[63].

Vie du district : elle se fait par Assemblée. Le 4 juin 1790, le district remarque que, dans le « Temple de la Divinité », le pain bénit est réparti d'une manière inégale avec des distinctions offensantes : désormais il sera de qualité ordinaire, sans cierge et partagé de manière égale. L'assemblée du district remarque un autre jour que l'émigration (exil volontaire) prive la ville de Paris d'une foule de riches consommateurs.

Les comptes

On possède les comptes de la paroisse. Le 10 mars 1790 a lieu la déclaration des biens appartenant à la communauté de Saint-Nicolas, établie rue Saint Victor, et des charges dont ils sont grevés, présentée à la municipalité par René-Marie d'Andrieux, supérieur du séminaire .

Revenus  : 64.226, 5 sols et six deniers

- Location de six maisons  : 14.156

- Rentes, biens, fonds : 14 810 sept sols et six deniers

- Rentes sur l'hôtel de Ville, tailles, trésor royal: 33 859 dix huit sols

Charges : 32 781, quatorze sols pour acquit de bourses, aumônes, fondations

- 2 453 cinq deniers pour rentes .

- 10 704 et onze deniers de réparations, honoraires de la maison à différentes œuvres et fournisseurs, la somme de 100 550 deniers et sept sous ; mais il lui est dû en rentes et pensions non acquittées, la somme de 30 756 deniers et huit sous[64].

Les déclarations et états des revenus et charges de la paroisse, par l'abbé Gros sont en février et juillet 1790 :

  • 350 livres pour terres labourables, 495 livres payées par la fabrique, 8 livres 15 sols pour le collège de Lizieux, 120 livres payées par la communauté, 3 500 pour le casuel et
  • charges, 738 livres pour les catéchismes, honoraires des prédicateurs, décimes, luminaires, sacrements et convois de charité[65].

Déclaration de d'Andrieux, le 5 novembre 1790 sur les activités du séminaire et les petites écoles aux enfants pauvres, sans honoraires : « Cet établissement a deux séminaires, en face l'un de l'autre, rue Saint Victor, où l'on suit les cours de l'Université, et l'on s'instruit des différentes fonctions du ministère en desservant la paroisse. Par la nature de leur établissement, les prêtres de cette communauté se sont chargé de remplir dans l'Église de Saint-Nicolas du Chardonnet, toutes les fonctions paroissiales , excepté celles de Curé qu'ils n'ont jamais voulu accepter; de faire en outre les petites écoles aux enfants pauvres de la paroisse, et de fournir à leurs dépens, le nombre nécessaire de prêtres pour toutes ces fonctions, sans recevoir ni appointement, ni satisfaction de la fabrique de la dite paroisse. La Communauté actuelle est composée de seize membres (suivent les noms, âge, résidence, et emploi des seize membres de la communauté). Outre les associés ci-dessus nommés, la communauté, suivant l'usage des séminaires de Paris, emploie des bacheliers en licence, étrangers à son corps pour faire les classes de théologie scolastique. Il faut remarquer que deux de ses membres qui sont spécialement chargés de la conduite des ecclésiastiques dans les séminaires, sont, par là même, chargés des offices de la Paroisse, et que presque tous y exercent le ministère de la prédication et de la confession. Paris, ce 5 Novembre 1790, d'Andrieux[66]. »

Le serment

Saint-Nicolas-du-Chardonnet vit comme toute la France la division du clergé en prêtres non-jureurs, insermentés, réfractaires aux idées républicaines ou fidèles au roi (aucun de la paroisse n’en réchappera vivant), et prêtres jureurs, assermentés, constitutionnels, favorables aux idées républicaines. François-Valentin Mulot, de l’abbaye Saint-Victor toute proche, futur député, a fait en 1789 un Discours sur la Liberté qui mêle thèmes bibliques et thèmes républicains, recommence à l’occasion de la cérémonie de prestation de serment. Or ce serment est considéré comme schismatique et les propositions de la Constitution civile du clergé comme non catholiques par de nombreux prêtres. Du 2 septembre 1789 au 2 septembre 1792, c’est l'élimination du clergé réfractaire au serment.

Cérémonie de prestation du serment de la constitution civile du clergé en 1791 sous la responsabilité de François-Valentin Mulot dans L'Ami du Roi de Janvier 1791 : Lettre aux Rédacteurs. « Jamais, Messieurs l'église de Saint Nicolas du Chardonnet n'a été aussi pleine que ce matin, dernier jour accordé pour le serment des ecclésiastiques, et cette raison, sans doute, y avait attiré cette foule considérable de tant de personnages inconnus. Quelques bonnets de laine s'étaient postés en différents endroits de l'église (suit le récit de la prestation de serment par plusieurs prêtres dont François-Valentin Mulot[67] ). Pendant toute la journée, l'église, le séminaire et la maison curiale a été gardée avec le plus grand soin. »

Les prêtres non-jureurs (serment à la Constitution civile du clergé) en 1791 sont majoritaires et au nombre de 10, le Père Joseph-Marie Gros, curé de la paroisse et député du clergé de Paris, à l’Assemblée Constituante et, dès 1789, aux États généraux ainsi que : Hure, qui deviendra curé, Bonnet, Balzac, Ovefre, Desmoulin, Duval, Auffroy, Hubert, Serieys. Aucun des quatre prêtres-jureurs (Mulot, Poissonnier, Dupleich, Thirion) n’est de la paroisse[68].

Le 5 avril 1792, toutes les congrégations séculières de Paris sont supprimées par décret, dont celle des prêtres de Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

L’épisode de la Terreur

Les victimes de la Révolution française pendant la Terreur sont de tous les bords politiques : prêtres insermentés ou assermenté cachés à Paris, mais aussi gardes nationaux. Les Miramiones sont molestées[69], les prêtres (« ces Messieurs de Saint-Nicolas n’existent plus ») défenestrés ou tués, les Sans-Culottes installés dans le presbytère de Saint-Nicolas récupèrent or et argent des vases, ciboires et des bourses des curés et prêtres, collectés avec assurance par le citoyen Leclerc après le massacre de Saint-Firmin en septembre 1792 trois ans après la prédication de l’Exode par François-Valentin Mulot[70].

Le massacre de la prison Saint-Firmin : les élèves et professeurs du séminaire sont tous arrêtés le 10 août 1792, dix sont massacrés au séminaire, où ils étaient emprisonnés, pour avoir refusé de prêter le serment de la Constitution civile du clergé, (soixante-dix huit victimes en tout)[71],[72] : René Marie d'Andrieux (supérieur de la communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet), Nicolas Bize (directeur du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet), Etienne Michel Gillet (né en 1758 à Paris, directeur au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet), Jean François Gros (curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet), Louis Jean Mathieu Lanier (préfet au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet), Pierre Florent Leclercq ou Clercq (diacre au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet), Joseph Louis Oviefve (directeur de la communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet), Charles Victor Véret (préfet au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet).

« Le 3 septembre 1792, les révolutionnaires se portèrent au séminaire de Saint-Firmin, occupé par les Lazaristes, mais transformé en prison depuis le 10 août. Plus de 80 prêtres y étaient détenus, dont cinq bretons : René Andrieux, né en 1742 à Saint-Sauveur, Rennes, supérieur du séminaire de Saint Nicolas du Chardonnet, Yves Le Guillou De Kerenrun, René Urvoy, né en 1766 à Plouisy, maître de conférences au séminaire des Trente-trois à Paris, Yves Le Rey, bachelier en théologie et Yves-Jean-Pierre Rey De Kervizic, attaché à la paroisse du Haut-Pas. Depuis la veille, sachant que les massacres étaient commencés ailleurs, ils passèrent la nuit à se préparer à la mort, les uns par la messe, les autres par la Sainte Communion. On les fit sortir dans la rue, mais la populace, devant un si grand nombre de victimes, manifesta quelque hésitation ; on les fit alors rentrer dans la maison, où les bourreaux les égorgèrent ou les jetèrent par les fenêtres dans la rue et le peuple les achevait »[73].

Charles-Alexandre Brognard, âgé de 44 ans, né à Mouchet près d'Arras, ex-curé constitutionnel de Saint-Nicolas du Chardonnet, et électeur de Paris en 1791, arrêté le 28 novembre 1793, exécuté le le 8 thermidor an II par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d'un complot après avoir été détenu à Sainte-Pélagie et dans la maison d'arrêt de Saint-Lazare où il était détenu : rétracte le serment pendant sa détention.

M. d'Archy, originaire de la Sarthe, âgé de 57 ans, ce prêtre était chanoine à Châtillon-sur-Indre. Insermenté, il a été, nominativement, l’objet d'une mesure de déportation, prononcée par le département de l’Indre. Pour s’y dérober, il est parti à Paris, dans le cours de novembre 1792 et, se faisant passer pour marchand épicier, a trouvé gîte II rue Saint-Nicolas-du-Chardonnet[74].

Hanriot (1759-1794), général de division de la Garde Nationale, le 19 septembre 1793 prend parti pour Robespierre le 9 thermidor (27 juillet) et exécuté le 28 juillet, était « Commandant en Chef de la section armée des Sans-Culottes « ci-devant Bataillon de St Nicolas du Chardonnet », Paris le 23 janvier 1793 ». Cette année-là les Sans-Culottes changèrent les noms de toutes les rues du quartier Maubert, qui furent affichées.

Le 17 octobre 1926 sont béatifiés à Rome 191 martyrs de la Révolution française, dont les prêtres massacrés le 3 septembre 1792 au séminaire Saint-Firmin (ou des Bons-Enfants ou de la Mission ou des Lazaristes), alors transformé en prison (voir Bienheureux Martyrs de Septembre ).

La paroisse devient Bien National - Vandalisme révolutionnaire

« À la Révolution, l’église est fermée et en 1795, louée à la « citoyenne Pothain ». Cette même année, Alexandre Lenoir transfère les œuvres d’art de Saint-Nicolas à la réserve des Petits Augustins, les meubles, autels, boiseries sont vendus et le maître-autel est brisé. Il s’en fallut de peu qu’en 1799, l’église ne soit démolie. Grâce au bail de location, un sursis fut accordé, permettant ainsi d’arriver au Concordat de 1801, date à laquelle l’édifice fut rendu au culte »[75],[76].

Les orgues sont inventoriés en 1792[77].

En 1795, les marbres et les tableaux sont transférés au Musée des Petits Augustins . L'église est fermée en 1796 (ce sera la dernière église fermée à Paris), en mars 1796, les stalles, la chaire, le confessionnal, les statues et le reliquaire sont mis à l'encan comme « bois de menuiserie ». 110 kg d'argenterie sont transportés à la Monnaie et fondus : vases, reliquaires, chandeliers et statues. Le massacre de 1792 est aussi source de pillage, argent et biens des prêtres venus de la campagne, par exemple[78]. Les statues de saint Nicolas et sainte Geneviève sur les contreforts disparaissent, la crosse de l'évêque et la Croix, sur le fronton sont transformées en piques révolutionnaires. Occupée par les prêtres Jureurs, louée en 1795, elle est mise en vente le 27 Brumaire 1799, le nouveau propriétaire menace de la démolir : sous le Concordat elle est rouverte et rendue au culte en 1802 avec à sa tête M. Hure aidé de deux vicaires, Jérôme Vincent Grinne et Pierre-Cyprien Lemonnier, aidés de quatre prêtres.

Frère-Colonna Antoine-Philippe, corse d'Ajaccio, occupe ensuite le poste de Directeur du Petit-Séminaire après y avoir fait en 1818 ses études, jusque 1834[79].

Confréries

Il y a eu plusieurs confréries dans cette église mais non celle de Saint-Nicolas située à Saint-Jacques-du-Haut-de-Pas :

XIXe siècle

Georges Charles Aid

En 1810, Philibert de Bruillard est nommé curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Signant Philibert, puis Bruyane, il joint les deux noms et se nomme Philibert de Bruillard en ajoutant à ses armes les trois lys de France.

Jean-Félix Pédegert, abbé (1809-1889), poète gascon, entre au séminaire en 1821. Jean-Félix Pédegert commence à écrire des poésies en gascon en 1825, alors qu’il est élève de troisième au petit séminaire de Saint-Nicolas-de-Chardonnet[80].

Félix Dupanloup eut la charge du séminaire, qui comptait alors deux cents élèves, jusqu’en 1845. Il le réforme complètement dans l’intention d’en faire un creuset où se mêleraient les jeunes garçons de familles riches et l’élite des élèves pauvres des séminaires de province. Il y fit ainsi venir en 1848 Ernest Renan, issu du séminaire de Tréguier.

Ernest Renan : « En outre, la société des nicolaïtes ne ressuscita pas après la Révolution comme celle des sulpiciens ; le bâtiment de la rue Saint-Victor demeura sans objet ; lors du concordat, on le donna au diocèse de Paris pour servir de petit séminaire. Jusqu’en 1837 cet établissement n’eut aucun éclat. La renaissance brillante du cléricalisme lettré et mondain se fait entre 1830 et 1840. Saint-Nicolas fut, durant le premier tiers du siècle, un obscur établissement religieux ; les études y étaient faibles ; le nombre des élèves restait fort au-dessous des besoins du diocèse. Un prêtre assez remarquable le dirigea pourtant, ce fut m. L’abbé Frère, théologien profond, très versé dans la mystique chrétienne. Mais c’était l’homme le moins fait pour éveiller et stimuler des enfants faisant leurs études littéraires. Saint-Nicolas fut sous sa direction une maison tout ecclésiastique, peu nombreuse, n’ayant en vue que la cléricature, un séminaire par anticipation, ouvert aux seuls sujets qui se destinaient à l’état ecclésiastique, et où le côté profane des études était tout à fait négligé. »[81]

L’abbé Henri Huvelin] enseignera au petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet (1865-1868).

Carte Postale, début du XXe siècle

Paul Claudel doit sa conversion à Notre-Dame de Paris, le jour de Noël 1886 à la maîtrise du petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet : « Les enfants de la maîtrise en robes blanches et les élèves du petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet qui les assistaient, étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être le Magnificat. J'étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l'entrée du chœur à droite du côté de la sacristie . Et c'est alors que se produisit l'événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d'une telle force d'adhésion, d'un tel soulèvement de tout mon être, d'une conviction si puissante, d'une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute, que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d'une vie agitée, n'ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J'avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l'innocence, l'éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable ».

Pendant la Commune de Paris, le tocsin de l’église sonnera une fois pour prévenir des manœuvres adverses.

Les quatre cloches de Saint-Nicolas ont été bénies le 5 juillet 1856, les parrain et marraine en étaient l’Empereur et l’Impératrice, représentés par S.E. le duc de Bassano, grand chambellan de l'Empereur, et Mme la Duchesse de Bassano, dame d’honneur de l’Impératrice. En conséquence ces cloches ont été nommées : Louis, Napoléon, Eugénie, et Jean.

XXe siècle

Vie de la paroisse jusqu'en 1977

En 1907, le curé de la paroisse, Gabriel Lenert, décide de faire paraître un journal paroissial, Le Chardonnet, l’un des tout premiers journaux paroissiaux, avec le Bulletin de Saint-Sulpice et l’Écho de Plaisance. Son titre fut orné d'une vignette de M. Louis Périn, architecte diplômé du Gouvernement. Il paraissait chaque dernier dimanche de chaque mois, même pendant la guerre, où il devint l’organe de l'œuvre de l'Entraide, de M. Painlevé et de l'Assistance Municipale aux prisonniers de guerre du 5e arrondissement, présidé par son maire. Il fut envoyé au rabbin Jacques Kahn et à tous les consistoires israélites, à l'occasion d'un article sur l' union sacrée. Le journal parut pendant plus de vingt-cinq ans, il comprenait comme les journaux paroissiaux d'aujourd'hui, une chronique médicale, musicale, un Billet-Chardonnet, des bibliographies, des articles, un chapitre historique, des poésies , des histoires drôles, les horaires des messes, les consignes concernant les sacrements, les registres paroissiaux, des publicités, etc., sous la direction de trois curés successifs : Lescure, Girod et Solaro et le Curé Lattelais ne pouvait plus faire de sermon sans en recommander la lecture à ses paroissiens. On y apprend par exemple la fondation de la Confrérie Notre-Dame Reine du Clergé le 2 février 1908[82]. L'abbé Lenert fait relier sans équivoque sa paroisse au chardonneret, dont l'image orne le dessin du titre du Journal paroissial : cet oiseau évoquerait dans l'art chrétien la Passion, et la Couronne d'épines, car il se nourrit de chardons[83].

En 1921, il y avait trois employés à la paroisse, un Garde suisse en trois costumes, un bedeau et une chaisière, chargés du nettoyage, balayage, des cierges, des pendules, des cloches, de affiches, des courses, du courrier, de l'aération, du calorifère, du parquet, des chaises, etc[84].

À partir de 1977

Autel de la Vierge et ex-votos

Depuis le 27 février 1977, date de son occupation par la force[3],[85],[86] par des proches de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X[87], fraternité dont elle dépend officieusement depuis lors, cette église constitue le principal lieu de culte parisien du mouvement catholique traditionaliste — également qualifié d'« intégriste »[88] — ainsi que, dans une certaine mesure, de la frange catholique de l'extrême droite française[8].

En 1977, l'église est occupée[89] par des catholiques traditionalistes[90] proches de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X qui, menés par les abbés François Ducaud-Bourget, Louis Coache et Vincent Serralda, après neuf demandes restées sans suite auprès du cardinal François Marty, archevêque de Paris, s'emparent du lieu en y célébrant une messe le 27 février 1977[91]. Ils s'y installent ensuite, expulsant le prêtre Pierre Bellego, affectataire du lieu[92], le P. Jacques Schneider premier vicaire[93].

Les traditionalistes y demeurent depuis cette date, malgré un arrêté d'expulsion obtenu par l'archevêché de Paris, qui n'a cependant jamais souhaité l'appliquer. Jean Guitton, désigné comme médiateur par le Tribunal de grande instance, mit en avant le risque d'un trouble plus grand à l'ordre public, si cet arrêté était appliqué. Après y avoir exercé la fonction de curé (sans en avoir le titre officiel), François Ducaud-Bourget « remit » l'église entre les mains de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X qui la dessert encore aujourd'hui en 2011.

Le 21 décembre 1978, une bombe dans l'église y provoque des dégâts qui ne seront que superficiels. D'après des commentaires tardifs des milieux d'extrême droite, l'action aurait été revendiquée par un groupe s'intitulant les « Brigades juives[94] ».

De 1983 à 1997, l'abbé Philippe Laguérie étant curé, de grandes processions furent relancées à l'occasion de la Fête-Dieu et de la Fête de l'Assomption (le 15 août), ainsi qu'une vie paroissiale.

Les obsèques de nombreuses personnalités furent célébrées dans cette église : ainsi François de la Rocque, Rolande Birgy, Jacques Audiberti (en 1965), Michel Boutin et un nombre important de personnes connues pour leur engagement à l’extrême droite, dont Georges-Paul Wagner, Paul Touvier, François Duprat, Maurice Bardèche, Jean-Pierre et Marie-France Stirbois. Lors d’une cérémonie organisée à l’occasion du 10e anniversaire de l’occupation de l’église, de nombreux représentants de l’extrême droite française sont présents : Pierre Pujo (Aspects de la France), François Brigneau (Minute), Pierre Sidos (L’Œuvre française), Jean Madiran et André Figueras (Présent) et Roland Gaucher (National-Hebdo)[95].

En septembre 1998, une messe est dite en latin à la mémoire de Maurice Bardèche, historien négationniste et collaborateur notoire pendant la guerre[96], au cours de laquelle, devant une audience de nombreuses personnalités d'extrême-droite comme Pierre Sidos, Henry Coston ou encore Pierre Guillaume, Jean-Marie Le Pen rend hommage à celui qu'il qualifie d'« historien d'avant-garde » et de « prophète d'une renaissance européenne »[90].

Parmi les fidèles de la paroisse, on compte (ou on a compté) également des personnalités de milieux divers, telles qu'Alain de Lacoste-Lareymondie, Jean-François Chiappe, Paul Guth, Michel de Saint-Pierre, Jacques Perret, Paul Vialar, Michel Droit ou encore Jean Dutourd, Jacques Dufilho et Louis de Funès[97],[98]. Tristane Banon y a été baptisée[99].

Marine Le Pen y a fait baptiser ses trois enfants et son père, fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, s’y rend régulièrement pour y faire dire des messes pour ses amis défunts[100]

Le 8 décembre 2003, près de 200 étrangers en situation irrégulière menés par Sylvain Garel et Romain Binazon occupent quelques heures l'église. Ils finissent par quitter les lieux avant l'arrivée de fidèles qui viennent défiler pour la traditionnelle procession aux flambeaux de l'Immaculée conception.

Depuis 2005, le mouvement indépendant des Scouts Saint François-Xavier est implanté à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

Quatre grandes processions religieuses rassemblent les fidèles lors des fêtes religieuses catholiques, aux Rameaux, à la Fête-Dieu, à l'Assomption le 15 août, et pour la procession aux flambeaux en l'honneur de l'Immaculée conception le 8 décembre. Outre ces fêtes religieuses, des messes commémoratives sont célébrées chaque année : un service à la mémoire des victimes de la Fusillade de la rue d'Isly qui manifestaient le 26 mars 1962 à Alger en faveur de l'Algérie française contre le pouvoir français en place (dans l'église Saint-Nicolas du Chardonnet, se trouve une statue de Notre-Dame d'Afrique dont l'original se trouve à Alger[101], une messe à la mémoire du roi Louis XVI.

Boulevard Saint-Germain, une petite boutique donnant sur la rue perpétue l'ancienne paroisse avec la messe conciliaire, la paroisse et l'église Saint-Séverin ayant pris le nom de paroisse Saint-Séverin-Saint-Nicolas.

Liste des curés

Prêtres responsables du clergé desservant l'église depuis 1977

La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X et les fidèles fréquentant cette église donnent -abusivement- à ces prêtres le titre de « curé » [référence?]. Au strict regard du droit, même s'ils en exercent de facto la charge, la cura animarum ne leur est toutefois pas confiée par l'ordinaire légitime du lieu, l'archevêque de Paris. L'affectataire légitime de l'église est le curé de la paroisse Saint-Séverin-Saint-Nicolas, l'abbé William-Jean de Vandière.

Vis-à-vis de l'Église catholique, la FSSPX, n'ayant pas encore retrouvé « pleine communion avec l'Église »[102], ne peut, tant que les questions doctrinales « ne seront pas résolues », avoir « de statut canonique dans l'Église » et « ses ministres ne peuvent exercer de façon légitime aucun ministère »[103],[104], selon le motu proprio Ecclesiae unitatem.

Personnages inhumés à Saint-Nicolas-du-Chardonnet

Nombreuses épitaphes[106]

Saint-Nicolas-du-Chardonnet dans les œuvres de fiction

Compléments

Bibliographie

  • Archives de la société d'archéologie et d'histoire du 5e arrondissement, mairie du 5e arrondissement
  • Archives diocésaines de Paris, Vincent Thauzies et P. Ploix
  • Plans de Paris Lexilogos

Sur l'église et son histoire

  • Paris sous Philippe-le-bel: d'après des documents originaux.- Hercule Géraud, 1837
  • Histoire et description de l'église Saint-Nicolas du Chardonnet .- Clément de Ris, Louis Torterat, comte .- Plon .- 1876 .- Livre
  • Descourveaux (Philippe) La Vie De M. Bourdoise, premier Prêtre de La Communauté & Séminaire De Saint-Nicolas Du Chardonnet. A Paris, chez Morin, 1784.
  • Schœnher, P. Histoire du séminaire de Saint-Nicolas du Chardonnet, 1612-1908 , 1909, [lire en ligne]
  • Yvan Christ, Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Paris, Éditions du Cerf, 1948
  • Paul Biehler, Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Son histoire, ses œuvres d'art, les édifices religieux voisins détruits : foi et beauté, photos de Jean-Pierre Yvon, Paris, P. Biehler, 1979
  • Jean Bayet, Les édifices religieux, p. 79-87, [lire en ligne]

Documents d'époque

  • Registres paroissiaux : Bibliothèque nationale de France, [Fichier 32590], Saint Nicolas du Chardonnet, baptêmes, mariages, sépultures (1537-1743). et 1414-1791.H5 3801, L 690, S 3464-3465 .
  • Manuscrits de l'Institut de France Manuscrits de la collection Godefroy Ms Godefroy 548 Mélanges, provenant de soustractions de Guillaume Libri (1484-1668)No 120 Analyses de sermons prêchés à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, le 20 décembre 1654 et le 10 janvier 1655 ; de la main de Denis II Godefroy
  • Beuvelet, Mathieu co-auteur Goy, Jean Vassal de Laurie Gautroy, Pierre-Jean Rioux, Lavenant, Joseph Blanlot, Eugène Seguin, Couvent des Franciscains. (Rennes). Couvent de Saint-Antoine de Padoue. (Paris). Méditations sur les principales Veritez Chrétiennes et Ecclesiastiques, pour tous les dimanches, festes, et autres jours de l'année. (Dernière édition, revûë, corrigée & augmentée, avec les tables des matieres, à la fin de chaque volume) : Avec cinquante & une Meditations pour servir de sujet aux Conferences spirituelles qui se font dans le cours de l'Année. Composées pour l'usage du Seminaire établi par Monseigneur l'Archevêque de Paris, en l'Eglise Paroissiale de S. Nicolas de Chardonnet.éditeur-date A Lyon : Chez Jean Goy, 1690 Lectura
  • Grandet, Joseph 1646-1724, Les saints prêtres français du XVIIe siècle. Deuxième série, Oratoire, Saint Lazare, Saint-Nicolas du Chardonnet, Saint-Sulpice... ouvrage publié pour la première fois d'après le manuscrit original par G. Letourneau, Éditeur : Angers et Paris : A. Roger et F. Chernoviz, 1897 (Bibliothèque de l'école des Chartes)

Sur sa communauté catholique traditionaliste

  • Communauté Saint-Séverin Saint-Nicolas, Le Défi intégriste, Saint-Nicolas occupé, Paris, éd. Le Centurion, 1977, recension en ligne
  • André Figueras, De Laënnec à Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Le combat de Monseigneur Ducaud-Bourget, Chiré-en-Montreuil, Éditions de Chiré, 1977 (ISBN 2-85190-027-7).
  • Guillaume de Tanoüarn (éd.), L'expérience de la tradition : Saint-Nicolas du Chardonnet, Paris, Éditions Servir, 2002
  • Thibaud Chalmin  : Une affaire d'Eglise : les débuts de l'occupation de Saint-Nicolas-du-Chardonnet (27 février - 4 juillet 1977), Mémoire de Maîtrise sous la direction de Jean-Marie Mayeur, Université Paris Sorbonne-Paris IV, 1994, 349 pages.
  • Thibaud Chalmin  : Saint-Nicolas-du-Chardonnet, un aspect du catholicisme parisien dans l'après-concile. Mémoire de D.E.A. sous la direction de Jean-Marie Mayeur, Université Paris Sorbonne-Paris IV, 1995.
  • Abbé Bernard Lorber (réalisateur), St-Nicolas-du-Chardonnet, 30 ans après. Chardons toujours ardents, documentaire de la Procure de St-Nicolas-du-Chardonnet retraçant la « (re)prise » de cette église par la Fraternité Saint Pie X, avec des interview de François Ducaud-Bourget, l'abbé Louis Coache, Mgr Marcel Lefebvre et du Père Congar, Paris, Procure Saint-Nicolas, 2007, (DVD, 115 minutes).

Sur ses liens avec l'extrême droite

CD Rom Audio

  • La nuit de Noël à St-Nicolas-du-Chardonnet - Editions Sacra Musica
  • L'année liturgique en Chant Grégorien C. Balbastre : Manuscrit de Versailles (en guise d'interludes), disque Actuance, vol. 9, 2006, Organiste d'accompagnement Frédéric Moreau-Saran, Schola Bellarmina : Nicolas Storez, Louis-Salvy Gosse, Edmond de Tarade[108]
  • Marie-Agnès Grall-Menet, "L'orgue de Saint-Nicolas, un joyau à restaurer" Oeuvres de Jullien, Bach, Vivaldi, Walther, Cocker, Langlais, Karg-Elert.
  • CD restauration-inauguration 7 et 8 novembre 2009. Extraits de la messe Pontificale chœur et 2 orgues, 4 improvisations du facteur d'orgue, extraits du concert inaugural donné par l'organiste titulaire Marie-Agnès Grall-Menet (Oeuvres de Marchand, Balbastre, Bach, Kerll, Concerto RV406 de Vivaldi transcrit par Guillou, Toccata de Gigout, Carillon de Westminster de Louis Vierne).

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Articles connexes

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Notes et références

  1. CHARDONNET et CARDONETTO : De cardonnette chardon d'artichaut ou chardon à foulon, toponyme très connu aussi en Suisse et dans les Alpes : « Chardon, nom de diverses plantes des champs, vieux français chard, bas latin cardo, latin cardus, carduus, « chardon », ou patronyme Chardon, surnom d´homme désagréable, peu avenante, Ancien français chardenoys, chardonet, chardonnay, cardonnei, chardonoi, « lieu couvert de chardons », bas latin cardonetum, « lieu où croissent les chardons  », Le nom de « Chardonnet » : «  Ce toponyme désigne des terrains où l'on récolte des cardères (ou chardons à foulon), qui servent évidemment à carder les étoffes, c'est-à-dire à leur arracher le poil de surface. » nom toponyme connu également en Italie avec le Monte Cardoneto à Rome et le village Cardoneto en Calabre. On connaît aussi l'église Saint-Pierre-du-Chardonnet en Touraine ou Saint-Nicolas-du-Chardonnet de Saumur. Une variante « Chardonneret » apparaît à plusieurs reprises par exemple sur le Plan de Bâle.
  2. Jadis à l'angle de l'axe de la rue Saint-Victor et la rue Saint-Nicolas.
  3. a et b « Les trente ans de l'occupation de Saint-Nicolas-du-Chardonnet », Le Nouvel Observateur, 12 février 2008.
  4. Question écrite no 17269 de M. Michel Dreyfus-Schmidt, senat.fr
  5. L'Église confirme la rupture avec Saint-Nicolas-du-Chardonnet, la-croix.com, 2007
  6. Les catholiques traditionnels (Archive, Wikiwix, que faire ?), sur le site du Quid.
  7. Terme utilisé par Henri Tincq (in « Le pape rallie ses intégristes », Le Monde, 29 septembre 2006) ou par L'Express (« La PME de Le Pen », 28 avril 2002).
  8. a et b « Saint-Nicolas-du-Chardonnet », in Erwan Lecoeur (dir.), Dictionnaire de l'extrême droite, Paris, Larousse, coll. « À présent », 2007, p. 259.
  9. J.-K. Huysmans, La Bièvre et Saint-Séverin, 1898.
  10. Voici les termes de l'acte de cession, charte de Pierre abbé de Saint-Victor, à l'Évêque Guillaume  : « Litterae concessionis cujusdam pecaie terrae super fundatone capellae S. Bernardi in Cardonetto ».
  11. Saint Bernard avait un secrétaire du nom de Nicolas de Clairvaux , qui écrivit un sermon à l'occasion de la fête de Saint Nicolas : « Nicolas, qui est mon patron, et de plus le vôtre, ce saint choisi dès le ventre de sa mère, sanctifié dès son enfance, la gloire des jeunes gens, l'honneur des vieillards, l'éclat des prêtres, la splendeur des pontifes, réjouit notre couvent par la solennité de sa fête. C'est ce Nicolas, dont les miracles se répandent par tout l'univers, que loue la terre entière avec ceux qui l'habitent. Ces prodiges sont si éclatants et si nombreux que toute l'habileté des hommes de lettres suffit à peine à les écrire et nous pouvons à peine venir à bout de les lire[1] »
  12. Jean Leboeuf (1687-1760), Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, 1883-1893, [lire en ligne]
  13. Pierre-François Guyot Desfontaines, Jean Du Castre d' Auvigny, Louis-François-Joseph de La Barre, Histoire de la ville de Paris, volume 5
  14. L'acte de cession de l'évêque Guillaume indique : « Dederunt et concesserunt censum et quidquid juris habebant in quadam pecia terrae sita juxta pontellum Beveris, in censiva ipsorum, in cardonetto, viginti quattuor tosias in longitudinem, decem et octo in laitudinem continente, ad Ecclesiam sancti Nicolai constituendam » in Jean-Aimar Piganiol de La Force, Description historique de la ville de Paris et de ses environs, volume 6, p. 302-330, l'église et le séminaire de Saint Nicolas du Chardonnet[2].
  15. Hercule Géraud. et J. B. M. Jaillot, Paris sous Philippe-le-Bel, d'après des documents originaux, p. 442, Paris, 1774, [lire en ligne]
  16. Ad construendam edificandum, magnam domum lapidam ibidem construisse, Cartulaire de Notre-Dame, III, p. 89 et « terrain quamdam plateam vacuam et desertam, sitam parisii, in cardonetto supra rivam Sequanense, contiguam terrae quae fuit magistri Gregori S. Malgorio, quam nunc tenent fratres, S. Bernardi,continuentem corca tria quaterira »
  17. Écoles pour étudiants pauvres, au début de simples pensions , auxquels fut adjoint un enseignement avec gîte et couvert, de maigre nourriture, mais gratuite.
  18. Lettre d'invitation de 1614, archives diocésaines de Paris
  19. Enluminures sur Saint Nicolas
  20. Philippe Antoine Merlin,Joseph Nicolas Guyot, Guillaume Pierre Jean Jacques, Répertoire universel et raisonné de jurisprudence, volume 3, p. 67, - « Le premier patron des avocats est saint Nicolas. Il fut élevé à cette dignité car dans sa légende il était avéré qu'il avait sauvé trois soldats romains convaincus de trahison, en inspirant à l'empereur qui venait de les faire condamner un songe lui démontrant qu'ils étaient innocents. Grâce à cet épisode, il devint le patron des avocats, et le chef de l'Ordre prit l'habitude de porter, dans les cérémonies, le bâton de prieur de la confrérie, surmonté d'une petite statue de saint Nicolas ; c'est de cet insigne que lui vient son titre de bâtonnier » Plus tard, il fut remplacé par Saint Yves Hélory, né précisément en 1250 (Revue Esprit et Vie André Damien Saint Yves, patron des avocats ).- [lire en ligne]
  21. « Le "Bâtonnier de l'Ordre" est l'avocat élu pour deux ans par l'assemblée générale des avocats inscrits au barreau institué dans le ressort de chaque Tribunal de grande instance, pour assurer la présidence du Conseil de l'Ordre. L'origine du mot "Bâtonnier" vient probablement de ce qu'autrefois cet avocat disposait seul du pouvoir disciplinaire à l'égard de ses confrères. C'était lui qui au Moyen Âge était chargé de porter la hampe (barreau) de la bannière de la Confrérie de Saint Nicolas à laquelle appartenaient les avocats » in :Dictionnaire du droit privé français par Serge Braudo Conseiller honoraire à la Cour d'appel de Versailles
  22. Source de la citation
  23. Plan de Belleforest - 1575 [77] Saint-Nicolas-du-Chardonnet
  24. Tableau historique et pittoresque de Paris depuis les Gaulois, Jacques-Maximilien Benjamin Bins, page 458.
  25. Saint Nicolas de Myre, évêque sur missel.free.fr. Consulté le 3 octobre 2009
  26. [3] « Les ossements sacrés du Thaumaturge s’emperlent continuellement, de nos jours encore, d’une sorte de stillation ou sueur à laquelle les fidèles donnent le nom de manne de saint Nicolas. Dans une révélation qu’elle eut à l’occasion de son pèlerinage à Bari, sainte Brigitte apprit du Seigneur le motif de ce prodige. L’huile miraculeuse qui transsude des os du saint Pontife de Myre, désigne l’immense charité et la compassion qui l’animèrent durant sa vie, alors qu’il se faisait tout à tous pour secourir les autres et ainsi les amener au Christ. » Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique Repons de son tombeau de marbre, découle une huile sacrée qui guérit les aveugles dont les yeux en sont oints, * Rend l’ouïe aux sourds, et remet en santé tous ceux qui sont débiles''
  27. Base Mémoire Ministère de la Culture
  28. Les orgues de Paris sur orgue.free.fr. Consulté le 3 octobre 2009
  29. Extraits de l’enregistrement du disque d’orgue sur web.mac.com. Consulté le 3 octobre 2009
  30. Louis Vierne sur Musica et Memoria. Consulté le 3 octobre 2009
  31. L'orgue de St-Nicolas-du-Chardonnet un patrimoine à sauver! sur web.mac.com, 10 août 2006. Consulté le 3 octobre 2009
  32. Jacques Charpentier sur www.orgues-et-vitraux.ch. Consulté le 3 octobre 2009
  33. L'ensemble de ces clichés, une trentaine ou plus, de gélatino-bromures sur plaque de verre, est contenu dans la Base Mémoire du Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN [4] ainsi que des clichés d'autres photographes (Giraudon…) ou sur Gallica pour les clichés antérieurs à 1915 [5], L'art dans le vieux Paris. [1900-1927] / Eugène Atget, photogr., (1857-1927). [Le quartier Saint-Victor] / Clichés 40-45 et encore a.[6] / les chasubles, canons d'autel brodés, et le Séminaire de Saint Nicloas et b. Les tableaux [7] c.[8] aussi intérieur de l'Eglise.
  34. Notice no PA00088418, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  35. Sculpteur ordinaire des bâtiments du roi, mort en 1702.
  36. Le martyre de saint Cyr et de sainte Julitte - Durameau sur Utpictura18, 23 janvier 2009. Consulté le 3 octobre 2009
  37. Saint-Nicolas du sur Ministère de la culture. Consulté le 3 octobre 2009
  38. Une Pietà de Frère Luc à Saint-Nicolas-du-Chardonnet
  39. *Visite Détaillée : Les édifices religieux par Jean Bayet 2009 : Visite détaillée de l'Eglise, monuments et tableaux, pages 79 à 86.
  40. « Philippe CAFFIERl, qui avait quitté l'hôtel des Gobelins, vers 1688, pour une cause que j'ignore, demeurait, en avril 1696, rue Saint-Victor, au coin des Fossés St-Victor, paroisse Saint-Nicolas du Chardonnet ; c'est ce que m'apprend un pouvoir donné par lui, vingt ans après dans la maison - sa propriété peut-être - de la rue Saint-Victor, ce qu'ont ignoré les biographies qui ont su seulement qu'il décéda en 1735. Ce fut en septembre, ce qu'on n'a pas su non plus. " Le septième jour de septembre 1716 mourut, et le neuvième dudit mois et an fut enterré en cette église Monsieur Philippe CAFFIERI, sculpteur du Roy, et mouleur de bois, bourgeois de Paris, âgé d'environ quatre vingt deux ans, de cette paroisse, furent témoins, Monsieur Jacque (sic) CAFFIERI, bourgeois de Paris, fils du défunt. " St-Nicolas du Chardonnet. » Jean-Jacques Caffieri y repose également.
  41. Claude Nivelon, archives de Saint-Nicolas-du-Chardonnet
  42. Peinture monumentale : Annonciation, Saint Jean-Baptiste enfant au désert, Jésus et la Samaritaine, Baptême du Christ, Dieu le Père en gloire à Trémons (47) sur base de données Mérimée du ministère de la culture et de la communication. Consulté le 5 octobre 2009
  43. Église Saint Nicolas du Chardonnet à Paris sur www.artnet.com. Consulté le 3 octobre 2009
  44. Paul Verlaine, Poèmes Divers
  45. [9] Sur Calames Liste de tous les Manuscrits de Bibliothèques de France citant Saint-Nicolas
  46. La Mort de saint François de Sales - Durameau
  47. Certaines prières extraordinaires et continuées jour et nuit, que l’on fait devant le Saint-Sacrement, dans les calamités publiques et pendant le jubilé, le lundi et le mardi gras Lire : Sur Port Saint-Nicolas [10]
  48. Formé au début de dix ecclésiastiques, qui furent logés au Collège des Bon-Enfants (St Firmin), le Petit Séminaire fut construit en 1730 face au séminaire des prêtres de Saint-Nicolas. Article Séminaire de Saint Nicolas du Chardonnet Dictionnaire historique de la ville de Paris et de ses environs, Volume 4 Par Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut et Magny page 619-618 [11]
  49. Souvenirs d’enfance et de jeunesse - III - II
  50. [12] Site de la Sainte Agonie
  51. Abbé Claude Largier, Bulletin de la Montagne Sainte-Geneviève, Octobre 1943
  52. [13] page 95 et sq. Sur les Miramiones lire : The dévotes: women and church in seventeenth-century France Par Elizabeth Rapley chapistre V.
  53. Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, Charles Lefeuve, 1875.
  54. [14] Étude de l'École Paroissiale : R. Chartier, M.-M. Compère, D. Julia, L'Éducation en France du XVIe au XVIIIe siècle Chamboredon Jean-Claude Annales. Économies, Sociétés, Civilisations Année 1977 Volume 32 Numéro 3 pp. 549-553.
  55. Bourdoise, Adrien Catéchisme contenant l'ordre des matières qui s'enseignent dans les cinq classes différentes qui se font en la paroisse S.N.D.C. [Saint Nicolas du Chardonnet]. Avec les fêtes de toute l'année. Extrait du règlement des catéchismes pour la commodité des enfants chez P. Targa, 1657
  56. [15] Une histoire des mentalités religieuses aux XVIIe et XVIIIe siècles : mille ... Par Michèle Ménard, p. 359
  57. voir aussi Michel Chamillart un avocat baptisé à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Ecole des Chartes [16]
  58. [17] Le coeur de Paris à la veille de la révolution, étude de géographie sociale, Youri Carbonnier, Revue Histoire Urbaine « Le dépouillement de deux ans (1788-1789) de sources notariales et policières fournit les adresses et les professions de plus de 14000 Parisiens et permet une approche de la répartition socioprofessionnelle du centre de Paris à la fin de l’Ancien Régime. »
  59. Jacques-Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale de Paris : depuis les premiers temps historiques jusqu'à nos jours, t. 8, Paris, Guillaume et compagnie, 1824, 2e éd., 497 p. [lire en ligne (page consultée le 7 octobre 2010)], p. 442 
  60. Source : Le siècle des lumières: bibliographie chronologique, Volume 25 Par Pierre M. Conlon, DROZ 2007
  61. Sur le discours de Mulot, conservé aux Archive Diocésaines de Paris, lire [18] Une révolution à l'oeuvre: le faubourg Saint-Marcel (1789-1794) Par Haim Burstin Pages 87-88)
  62. Lire L'église de Paris pendant la révolution française, 1789-1801, Volume 1 Par Odon Delarc page 345 note 1 [19]
  63. Sur le refus de Gros de collaborer ensuite avec l'Assemblée lire : [20] Une révolution à l'œuvre: le faubourg Saint-Marcel, 1789-1794 Par Haim Burstin page 193-195 : Gros est le signataire d'une protestation au sujet du refus de l'Assemblée Nationale d'une décision de Dom Gerle de faire de la religion catholique la seule religion d'État, ce qui entraîna l'expulsion de ses signataires, suivi d'une rétractation de Gros en raison des persécutions du district de Saint-Nicolas du Chardonnet puis d'une réintégration, ce qui lui vaut de nouveaux ennemis. Gros prit la défense de Dom Gerle devant l'Assembée Nationale (cf. Le Moniteur 232, 20 août 1790, et Archives Parlementaires du 17 août 1790.). Recueil de documents BNF Lb 1224, extraits des Procès verbaux de l'Assemblée Générale du District de de St Nicolas du Chardonnet des 17, 20, 27 et 31 mai 1789. voir aussi la description déaillée dans [21] Histoire du clergé de France pendant la révolution, Volume 1 Par Hippolyte François Regnier-Destuurbet pages 98 et sq.
  64. Leboeuf, l'Église de Paris, chapitre 12, 241-242.
  65. Archives-Nationales, S.3464, no 1051 in : L'église de Paris pendant la révolution française, 1789-1801, Volume 1 Par Odon Delarc
  66. Archives Nationales, S. 6. 981, no 1, 440 (côte ancienne qui a dû changer) Tous refusèrent de prêter le serment  : Odon Delarc nous donne leurs noms à peine neuf ans plus tard : Andrieux, supérieur, Simon, directeur, Lafontan, Directeur des retraites, Bize, Bouchard, Virginis professeur de morale, Maufrein, Gillet, directeur, Mondovi, Lanier, Veret, Piton, Ferlut (L'église de Paris pendant la révolution française, 1789-1801, Volume 1)
  67. Lire sur l'article François-Valentin Mulot
  68. Odon Jean Marie Delarc, L’Église de Paris pendant la révolution française, 1789-1801, t. 1 [lire en ligne (page consultée le 7 octobre 2010)], chap. 7 (« La Constitution civile du clergé et la prestation du Serment dans les églises de Paris »), p. 343–345  : Lettre de l’« Ami du Roi » du 17 janvier 1791, sur la prestation de Serment à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.
  69. Les Martyrs tome XI
  70. Schoener, tome II.
  71. [22] Articles détaillés : D'Andrieux, Balzac, Bise, Fautrel, Gillet, Lasnier, Leclerc, Oviepve, Roussel, Veret in Les martyrs de la foi pendant la Révolution française, Martyrologe par Aimé Guillon, second Volume
  72. [23] 1792, LISTE ALPHABETIQUE DES VICTIMES  : Notices biographiques plus détaillées
  73. Yves REY de KERVIZIC sur site dédié aux membres de la famille Jacob, 4 juin 2009. Consulté le 6 octobre 2009
  74. C’est là que, probablement dénoncé, il est arrêté, le 3 avril, et conduit au Comité révolutionnaire de la Section. Interrogé, il tente d’abord de cacher sa véritable personnalité, mais, bientôt, doit avouer qu’il est ecclésiastique réfractaire. Mené au Département de Police, traduit d’abord au tribunal du 5e arrondissement, il est finalement renvoyé, par celui-ci, au tribunal révolutionnaire. Son affaire ne sera pas immédiatement appelée ; il restera détenu à Sainte-Pélagie. Ce retard à être jugé le conduira, un an plus tard à la guillotine.
  75. Citation issue du site de la Paroisse.
  76. [24]L'église de Paris et la Révolution. IV, 1799-1802 Pisani, Paul page 440 et sq.
  77. Les grandes-orgues sont inventoriées le 20 Germinal 1792: les orgues de l'église sont associés sous la terreur aux biens des émigrés et des condamnés . « On dresse la liste des jeux d’orgues les plus complets : Notre-Dame, Saint-Sulpice, Saint-Merry, Saint-Germain-l’Auxerrois, Saint-Victor, Saint-Paul, Saint-Nicolas-des-Champs, Saint-Roch, Saint-Germain-des-Prés, Saint-Thomas-d’Aquin, Saint-Étienne-du-Mont, Saint-Laurent, Saint-Louis-en-I’Isle, Saint-Médard, Saint-Jacques-du-Haut-Pas, Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Saint-Augustin, Saint-Leu, Saint-Gervais. » (20 germinal.) » « Les commissaires Molard, Proni et Charles sont chargés de faire un rapport sur les orgues à conserver. Ce rapport doit être adressé au Comité de salut public. » (25 germinal ) UN INVENTAIRE sous LA TERREUR PAR A. BRUNI L’un des Délégués de la Convention [25]
  78. Source P. Schoener
  79. Les sciences religieuses : le XIXe siècle, 1800-1914 Par François Laplanche
  80. Jean-Félix Pédegert sur le site de Garae
  81. Ernest Renan Souvenirs d’enfance et de jeunesse Le Petit séminaire de Saint-Nicolas du Chardonneret
  82. La Paroisse de Saint Nicolas édite toujours Le Chardonnet, consultable en version pdf sur le site [26]
  83. Or la paroisse de Saint-Nicolas du Chardonnet fut précisément fondée en 1243 pour remplacer une ancienne chapelle St Nicolas détruite ou déplacée pour faire place à la Sainte-Chapelle, sur l'île de la Cité, devant abriter la Couronne d'épines rapportée de Terre Sainte par Saint Louis.
  84. Coutumier de Saint Nicolas du Chardonnet, Archives paroissiales diocésaines
  85. Maintien de l'occupation illégale de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet sur site du sénat, 24 juin 1999. Consulté le 2 octobre 2009
  86. L'Eglise confirme la rupture avec Saint-Nicolas-du-Chardonnet sur site du quotidien La Croix, 27 février 2007. Consulté le 2 octobre 2009
  87. CARACTÉRISTIQUES DE LA RELIGION CATHOLIQUE - 7CARACTÉRISTIQUES DE LA RELIGION CATHOLIQUE - 9 (Archive, Wikiwix, que faire ?) sur site du QUID. Consulté le 2 octobre 2009
  88. Marcel Lefebvre et ses disciples se considèrent comme traditionalistes tandis que pour beaucoup, ainsi que l'explique Émile Poulat, le mouvement est l'incarnation de l'intégrisme ; cf. Émile Poulat, in Nelly Schumacher, « Intégrisme, un terme qui vient de loin », entretien avec Émile Poulat in croire.com, 15 novembre 2006, article en ligne. Le terme est également utilisé par Henri Tincq (in « Le pape rallie ses intégristes », Le Monde, 29 septembre 2006) ou par L'Express (« La PME de Le Pen », 28 avril 2002).
  89. [27] Photos actuelles.
  90. a et b Nadine Fresco, article Négationnisme, in Encyclopaedia Universalis, édition 2006.
  91. « Les 30 ans d'occupation de Saint Nicolas-du-Chardonnet », Le Nouvel observateur, 27 février 2007.
  92. «  L’idée des abbés Louis Coache, Vincent Serralda et Mgr François Ducaud-Bourget était simple : mettre une annonce dans L’Aurore annonçant la célébration d’une grand-messe traditionnelle à la Mutualité dans le 5e arrondissement. Ce que les fidèles ne savaient pas en y venant, c’était qu’ils seraient dirigés directement vers l’église voisine, Saint-Nicolas du Chardonnet, se trouvant à seulement dix minutes de là… » Source : site favorable à St Nicolas, Nations Press [28]
  93. les anciens paroissiens de cette église désaffectée durent changer de lieu de culte à l'église Saint-Séverin « Elle est utilisée comme lieu de culte de la paroisse Saint-Séverin-Saint-Nicolas. En effet, depuis 1977, date de l'occupation de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet par des fidèles de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, le territoire de Saint-Nicolas dépend également de Saint-Séverin. La paroisse a l'usage d'un immeuble sis 39, boulevard Saint-Germain, ancien presbytère de Saint-Nicolas du Chardonnet ».
  94. Emmanuel Ratier, Les guerriers d'Israël, Facta, 1995 (ISBN 2-9508318-1-8) p. 234. Antérieurement, cette attribution avait également fait l'objet d'une brève citation dans un article publié en juin 1991 par le mensuel politique français d'extrême droite Le Choc du mois (no 41, p. 7), sous le titre « Milices juives : quinze ans de terrorisme », sous la plume de A. Malek.
  95. Ariane Chebel d'Appollonia, L'Extrême-droite en France. De Maurras à Le Pen, Bruxelles, Éditions Complexe, « Questions au XXe siècle », 1996, p. 358-360, (ISBN 978-2870277645).
  96. Olivier Compagnon, article Antisémitisme en Europe depuis la fin du XIXe siècle, in Encyclopaedia Universalis, édition 2006
  97. Louis de Funès aurait financé Mgr Ducaud Bourget dans les premières années de l'occupation de Saint-Nicolas du Chardonnet, et ne manquait pas la messe de requiem en l'honneur de Louis XVI [29]
  98. Francis Bergeron et Philippe Vilgier, De Le Pen à Le Pen. Une histoire des nationaux et des nationalistes sous la Ve République, éd. Dominique Martin Mortin, 1986, p. 137
  99. DSK-Banon : plainte contre Anne Mansouret De même, Brigitte Guillemette a expliqué de quelle manière elle est devenue la marraine de Tristane Banon. "À 17 ans, avant un projet de mariage à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Tristane Banon devait être baptisée. Sa maman, d'origine iranienne, ne connaissait personne qui était baptisé. Elle m'a demandé d'être sa marraine, ce que j'ai accepté pour lui rendre service."
  100. [30].
  101. L'association des familles des victimes du 26 mars 1962 et de leurs alliés).
  102. Benoît XVI, Lettre apostolique “motu proprioEcclesiae Unitatem], point 7, 2 juillet 2009, sur le site du Saint-Siège.
  103. « Ecclesiae unitatem ou la “sollicitude” de Benoît XVI », agence Zenit, 8 juillet 2009.
  104. Benoît XVI, Lettre apostolique “motu proprioEcclesiae Unitatem], point 4, 2 juillet 2009, sur le site du Saint-Siège.
  105. Testament de Nicole Chauvin, prêtre, habitué de Saint-Nicolas-du-Chardonnet « Item, icelluy testateur veult et ordonne estre dict, chanté et celebré le jour de son trespas, si faire se peult, ou le lendemain d’icelluy en lad. eglise Saint-Nicolas-du-Chardonneret, une haulte messe de Requien, avecques vigilles, laudes et recommandaces a neuf pseaulmes et neuf leçons, avec la prose des trespassez, le tout solempnellement et en la plus grande reverence que faire ce pourra. Et estre payé a chascun prebstre et a celluy qui portera la croix pour l’assistance, vingt deniers tournois.  »Paris, Cothereau, Guillaume - 24/09/1556
  106. [31] Description historique de la ville de Paris et de ses environs, Volume 6 Par Jean-Aimar Piganiol de La Force p. 306 - 330, Les épitaphes.
  107. On peut consulter le texte sur wikisource : Le parfum de la dame en noir
  108. [32] CD-ROM et partitions


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