École polytechnique (france)

École polytechnique (france)

École polytechnique (France)

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École polytechnique
Logo École Polytechnique.svg
Devise Pour la Patrie, les sciences et la gloire
Nom original X
Informations
Fondation 1794
Type École d'ingénieurs et établissement public d'enseignement et de recherche
Budget 71,3 M€ (2006)
Dotation 56,3 M€ (2006)
Localisation Palaiseau, France France
Campus Campus polytechnique de Palaiseau
Fondateur Lazare Carnot, Jacques-Élie Lamblardie et Gaspard Monge
Président Marion Guillou (X73)
Directeur général Xavier Michel (X72)
Enseignants 400
Étudiants 1660
Deuxième cycle 1000 + 210
Troisième cycle 450
Site web www.polytechnique.fr

L’École polytechnique, surnommée l’« X », est une école d’ingénieurs française fondée en 1794 sous le nom d'École centrale des travaux publics. Ayant le statut d’établissement public d'enseignement et de recherche[1] placé sous la tutelle du ministère de la Défense[2], elle est membre fondateur depuis 2007 de ParisTech (Institut des sciences et technologies de Paris), l'un des pôles de recherche et d'enseignement supérieur français.

L'École assure la formation des promotions de 500 élèves ingénieurs, recrutés chaque année via un des concours d'admission les plus anciens et les plus difficiles avec celui de Normale sup parmi ceux que préparent les élèves de CPGE, mais aussi par le biais d'admissions parallèles pour les universitaires[3]. Le diplôme sanctionnant les trois premières années de leur formation porte le titre d’ingénieur diplômé de l'École polytechnique depuis 1937 ; depuis 2004, la formation polytechnicienne dure quatre ans et un second diplôme, intitulé Diplôme de l'École polytechnique, sanctionne la fin de cette formation. Outre la formation des polytechniciens[4], l'École assure également la formation de doctorants (depuis 1985) et d'élèves en masters (2004). Les polytechniciens intègrent majoritairement les entreprises privées en France et à l'international, et 20 % d'entre eux choisissent, lorsque leur classement de sortie le leur permet, d'intégrer un grand corps de l'État[5].

Jouissant d'un grand prestige dans l'enseignement supérieur en France, l'École polytechnique est souvent associée à la sélectivité et à l'excellence académique[6]. Elle arrive ainsi régulièrement en tête des classements d'écoles d'ingénieurs françaises, à la première place pour l’Express / L'Étudiant[7], le Nouvel Économiste[8] et Challenges[9], en deuxième position, derrière l'École des mines de Paris, pour le Point[10]. Elle est considérée comme l'école d'ingénieurs française la plus prestigieuse par le MIT[11] et l'université Columbia[12]. À l'échelle [13], 34e du classement du Times[14] et 206e du classement de l'université Jiao Tong de Shanghai (2008)[15]. Elle occupe la 381e place au classement 2008 Ranking Web of World Universities qui a classé 6000 écoles ou universités en fonction du volume et de la qualité de leurs publications électroniques[16].

Sommaire

Histoire

Au lendemain de la Révolution de 1789, la France se trouve dans une situation de chaos et manque cruellement d'ingénieurs et de cadres supérieurs : de nombreux officiers ont déserté, toutes les universités ont été fermées à la suite d'un décret de la Convention nationale et le réseau de transports du pays, négligé durant de nombreuses années, nécessite d'importantes remises à niveau et améliorations mais également la construction de nouvelles infrastructures[17]. Le Comité de salut public crée une commission de travaux publics, par décret du 21 ventôse an II (11 mars 1794). Jacques-Elie Lamblardie, Gaspard Monge et Lazare Carnot se voient confier la mission d'organiser une nouvelle « École centrale des travaux publics[17] ». Le 7 vendémiaire an III (28 septembre 1794) est créée officiellement cette École centrale des travaux publics, future École polytechnique.

L'École, installée au Palais Bourbon, est inaugurée le 21 décembre 1794 devant 272 élèves déjà enrôlés et de nombreuses personnalités dont Antoine-François Fourcroy et Joseph-Louis Lagrange. Après une deuxième session d'examen, la première promotion de 400 élèves doit suivre une instruction en mathématiques, physique et chimie sur une période de trois ans mais l'établissement rencontre de nombreuses difficultés : les laboratoires n'étaient pas prêts, certains professeurs s'avèrent médiocres et les premiers cours ne se font parfois que devant une trentaine d'élèves[18]. Claude Prieur décide alors de réformer l'École. Celle-ci, renommée « École polytechnique » par la loi du 15 fructidor an III (1er septembre 1795)[19], est transférée à l'hôtel de Lassay. L'adjectif « polytechnique », apparu pour la première fois dans un document publié par lui-même Programmes de l'enseignement polytechnique de l'École centrale des Travaux publics, a été choisi afin de symboliser la pluralité des techniques enseignées[17].

Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, locaux de l’École polytechnique de 1805 à 1976.

En 1805, Napoléon Ier donne à l'École un statut militaire et l’installe sur la montagne Sainte-Geneviève à Paris, dans les anciens locaux des collèges de Navarre, Tournai et Boncourt, aujourd’hui ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[20]. Considérant qu'« il est dangereux de donner une scolarité avancée à des gens qui ne sont pas issus de familles riches », il met fin à la gratuité des études en imposant des frais annuels très élevés et modifie les épreuves du concours d'entrée afin de rendre indispensable le passage par les lycées, payants, réservés de fait aux enfants de la bourgeoisie[21].

Le 13 avril 1816, l'École est congédiée pour indiscipline par Louis XVIII, par l'intermédiaire de son ministre de l'Intérieur, le comte de Vaublanc. Elle est recréée le 17 janvier 1817 sous le nom d'École royale polytechnique, puis prend le nom d'École impériale polytechnique sous le Second Empire. À partir des années 1830, et jusqu'à la Première Guerre mondiale, de nombreux élèves de l'École polytechnique ont été influencés par les idéologies saint-simonienne et positiviste. Ces idées ont fortement structuré l'économie française pendant la Révolution industrielle.

L'École est surnommée l’« X » depuis le milieu du XIXe siècle en raison de l'insigne de l'Ecole, deux canons croisés, et, par assimilation, de la prééminence des mathématiques dans la formation des polytechniciens[22].

En 1970, elle reçoit un statut civil tout en restant rattachée au ministère de la Défense. Les élèves français sont élèves officiers puis officiers, sous statut militaire. L’école est dirigée par un général d’active. L'admission des femmes dans cette école militaire est autorisée depuis 1972 et, dès 1972, sept femmes l'intègrent, dont le major de promotion (Anne Chopinet)[23]. En 1976, l’École déménage à Palaiseau (Essonne) où elle occupe un campus de 186 hectares avec une surface bâtie de 155 000 m². 3 200 personnes travaillent sur le site dont la moitié dans le Centre de recherche.

Le prestige de l'École polytechnique au sein l'enseignement supérieur en France est dû à son modèle militaire-aristocratique initial[24], à son corps d'éminents professeurs, à ses promotions de taille réduite et à son concours le plus sélectif de toutes les écoles d'ingénieurs[25], à l'origine sociale de ses élèves[26],[27] ainsi qu'à la forte représentation des polytechniciens dans les grands corps de l'État[28].

Le 19 mars 2009, le Conseil d'administration de l'École a approuvé l'ajout de la mention ParisTech dans le logo officiel de l'École, sans que cela change sa dénomination officielle.

Élèves

Deux élèves en uniforme.

Le campus de l'École regroupe simultanément deux promotions de 500 élèves ingénieurs (dont 100 étrangers) chacune, qui porteront le titre de polytechniciens, et 450 doctorants (150 par an) et 100 étudiants en master (50 par an)[29]. Les élèves ingénieurs français sont en quasi-totalité recrutés par un concours (commun avec l'ESPCI ParisTech) en sortie des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) MP, PC, PSI, PT et TSI. Parmi les écoles scientifiques, l'admission y est généralement jugée comme l'une des plus difficiles en raison du faible taux de démission des admis[30], le plus faible avec l'École normale supérieure (rue d'Ulm)[31]. Il existe depuis 2000 une voie d'admission pour les élèves en troisième année de licence offrant 10 places ; en 2007, seuls 7 candidats ont postulé et l'unique candidat admis a démissionné[32]. Les élèves ingénieurs internationaux sont recrutés soit par le même biais que les élèves français (première voie) pour les élèves issus de classes préparatoires, soit par sélection sur dossier et examen oral (seconde voie), ce qui permet de recruter des universitaires internationaux. Deux places sont proposées aux ingénieurs de nationalité française qui viennent d'obtenir leur diplôme de l'école Arts et Métiers ParisTech, avec une médaille d'or ou d'argent. Les conditions d'admission sont les mêmes que les autres filières, à l'exception de la limite d'âge supérieure ; les candidats doivent être âgés de moins de 23 ans au premier janvier de l'année du concours.

Contrairement à la majorité des écoles d'ingénieurs, l'année de la promotion correspond à l'année d'entrée et non à l'année d'obtention du diplôme.

L'École constitue l'apogée du système d'enseignement supérieur méritocratique français : tout élève, quelle que soit sa situation financière, peut accéder aux classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) puis aux meilleures formations de l'enseignement supérieur. Lors de la création de l'École, le concours d'entrée avait été mis en place par la Convention pour éviter le favoritisme et les passe-droits, de sorte de réaliser « le recrutement par concours sur la base des mérites individuels », pour être « parfaitement conforme à l'idéal républicain[33] ».

La réussite des élèves dans l'éducation et la poursuite d'études longues est corrélée positivement au milieu social de leurs parents, cette corrélation étant expliquée par différents facteurs (conditions d'étude, culture de l'effort, etc.) ; les élèves des CPGE sont ainsi davantage issus des catégories sociales au niveau d'éducation le plus élevé (cadres, enseignants) que la moyenne, et cette composition sociologique se retrouve et s'accentue pour les élèves de l'École[34]. 84 % des élèves sont des hommes[35].

Élément le plus prestigieux du système d'enseignement supérieur français, l'École reçoit toutefois des critiques de sociologues qui évoquent un mécanisme de « reproduction sociale[36] ». Pierre Bourdieu parlait de « noblesse d’État » pour les élèves qui intègrent les grands corps de l'État[37]. À la création de l'École, des Jacobins voyaient dans les écoles créées par la Convention « en germe la reconstitution fatale d'une caste privilégiée[33],[38] ».

Enseignement

Fronton des bâtiments historiques.

Formation générale

L'École polytechnique délivre à ses élèves une forte culture scientifique générale qui fait partie d'une longue tradition. Pendant les quatre années d’étude, les élèves ingénieurs français sont élèves officiers la première année de leur formation, puis aspirant jusqu'à la fin de leur scolarité. Ils sortent de l'école avec le grade de sous-lieutenant.

Le cycle de formation d'ingénieur se déroule sur quatre ans :

  • Année 1 :
    • Formation humaine et militaire de septembre à avril
    • Tronc commun de mai à mi-juillet.
  • Année 2 :
    • Formation pluridisciplinaire
    • Stage de contact humain (anciennement stage ouvrier)
  • Année 3 :
    • Approfondissement scientifique de septembre à avril (choix d'une matière dominante),
    • Stage de recherche.
  • Année 4 :
    • Spécialisation : dans une École partenaire (voir liste ci-dessous), comme élève ingénieur « classique » ou comme ingénieur d'un corps technique de l'État, en seconde année de master, ou dans une université étrangère (Harvard, MIT, Stanford, Oxford, Imperial College, EPF Lausanne, ETH Zurich, etc.).

Les matières fondamentales incluent des modules dans les disciplines suivantes :

La « dynamique de l'univers » était une matière obligatoire jusqu'en 1968. À cette date, les élèves ont réclamé le remplacement de cet enseignement par un enseignement en informatique. L'astrophysique continue de faire partie des enseignements, sous forme d'option en troisième année.

Des professeurs renommés délivrent ces enseignements. Parmi les professeurs qui ont enseigné, peuvent être cités : Laurent Schwartz (mathématiques, décédé en 2002), Pierre-Louis Lions (mathématiques appliquées), Jean Audouze (astrophysique), Alain Devaquet (chimie), Thierry de Montbrial (économie), Nicole El Karoui (mathématiques financières), Alain Aspect (optique quantique), etc.

L'École polytechnique forme également des docteurs dans l'ensemble des domaines couverts par les 22 laboratoires de son Centre de recherche. Ces domaines sont regroupés en cinq filières (Mathématiques et informatique ; Mécanique ; Molécules, du solide au vivant ; Physique ; Économie et sciences sociales). Plus de cent thèses sont ainsi soutenues chaque année au sein de l'École doctorale de l'École polytechnique. Les doctorants de l'École sont d'origines très diversifiées : universités et grandes Écoles françaises, universités européennes et extra-européennes. Quelques-unes des meilleures thèses soutenues chaque année sont distinguées par le Prix de thèse de l'École polytechnique.

Outre les doctorats, la graduate school de l'École polytechnique propose la préparation de masters dans l'ensemble des matières fondamentales de l'établissement. D'une durée de deux ans, ces masters recrutent pour moitié parmi les élèves de l'École polytechnique (ils constituent alors les années 3 et 4 de la formation) et pour moitié parmi les étudiants issus d'autres établissements d'enseignement supérieur français et étrangers. Ils sont, pour la plupart, organisés en partenariat avec d'autres établissements d'enseignement supérieur d'Île-de-France (notamment l'École normale supérieure, d'autres grandes écoles du pôle ParisTech, les universités Paris 6 et Paris-Sud) ou à l'étranger. Si la majorité des diplômés des masters de l'École polytechnique poursuivent par une thèse de doctorat, un certain nombre (notamment en ingénierie des systèmes complexes, en management de l'innovation ou en mathématiques financières) décident de rejoindre directement l'entreprise en fin de master.

Formation sportive

Le sport occupe une place essentielle dans la vie des deux promotions d'élèves ingénieurs qui se côtoient sur le campus.

Les élèves ont 6 heures de sport hebdomadaires et sont regroupés en 15 sections sportives (aviron, basket-ball, course d'orientation, équitation, escalade, escrime, football, golf, hand-ball, judo, natation, raid, rugby, tennis et volley-ball) qui déterminent les cinq compagnies par promotion. Les 1ère, 2ème, 3ème, 4ème et 5ème compagnies composent la promotion rouge (années paires), les 6ème, 7ème, 8ème, 9ème et 10ème compagnie forment la promotion jaune (années impaires). Chaque promotion est encadrée par un commandant de promotion du grade de lieutenant-colonel et chaque compagnie est encadrée par un officier du grade de lieutenant, capitaine ou commandant. Les sections sportives sont encadrées par au moins un sous-officier supérieur (adjudant, adjudant-chef, major), qui sont généralement également les entraîneurs de la section, assistés d'autres sous-officiers et de quelques entraîneurs civils.

Formation militaire

Polytechniciens marchant au pas.

Les élèves de l’X de nationalité française ont un statut militaire d’officier durant leur scolarité. À ce titre, ils perçoivent une solde. Ils doivent suivre une formation initiale d’élèves officiers (notamment à La Courtine, depuis 2009) et un service militaire ou civil au cours de leur première année scolaire (la durée de ce service a été réduite à 7 mois et demi, formation initiale incluse, suite à la suspension du service national et à la réforme « X2000 » de la scolarité).

Tous les élèves ingénieurs (français ou non) possèdent un uniforme spécifique à l’X, appelé « Grand Uniforme » (ou GU). Celui-ci comporte notamment un bicorne et une épée (appelée tangente). Il est revêtu pour les cérémonies militaires et d’autres manifestations comme le bal de l’X. Les élèves ne portent plus l’uniforme lors des enseignements, sauf lors de conférences importantes où sont invités des intervenants extérieurs.

Formation en humanités et sciences sociales

Les élèves reçoivent des enseignements spécifiques obligatoires en Humanités et Sciences sociales, qui se rapprochent de cours de culture générale. Les choix proposés incluent des enseignements sur l'Histoire, la musique, l'architecture, l'art, la politique, le monde de l'entreprise…

Des professeurs renommés délivrent ces enseignements, parmi lesquels Alain Finkielkraut. Jean Delumeau est un ancien professeur.

Depuis plusieurs années, le Département des Langues, cultures et Communication a lui aussi développé une série de cours thématiques à fort contenu culturel (théâtre britannique, cinéma espagnol, civilisation allemande, etc.) et dispense des enseignements dans huit langues (allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, italien, japonais, russe). Enfin, la section Français a elle aussi mis en place ces dernières années un dispositif d'enseignement de la langue et de la culture françaises pour les polytechniciens internationaux du programme d'ingénieur et pour les étudiants en Masters (cours de littérature française, d'histoire de la langue, d'histoire de l'art, de civilisation, etc.).

Activités de recherche, formation doctorale et de masters

L'École abrite plus de vingt laboratoires de recherche, sur le site même ou à Paris. Ces laboratoires sont tous mixtes entre l'École polytechnique et de grands organismes de recherche (CNRS, CEA, INRIA, INRA…).

Le Centre de Recherche en Gestion de l'École polytechnique a été créé en 1972 et est associé au CNRS depuis 1980[39].

Sont présents sur le campus 100 étudiants en master et 450 étudiants en doctorat[40], qui sont recrutés principalement sur dossier, complété au besoin par des entretiens ; environ la moitié des étudiants en master sont élèves en cycle ingénieur et une part non négligeable des doctorants proviennent du cycle ingénieur ou des masters de l'École. Par ailleurs, 50 % des élèves master et 35 % des doctorants sont de nationalité étrangère. Contrairement aux élèves ingénieurs, les masters et docteurs sont répertoriés par l'année d'obtention du diplôme. Le terme de polytechnicien (sans autre précision) désigne les élèves diplômés à l'issue de la formation polytechnicienne (cycle ingénieur, plus 4e année depuis 2004), il ne s'applique pas aux diplômés de master et aux docteurs de l'École.

La Direction des relations industrielles et des partenariats de l'École polytechnique a pour mission de favoriser l'innovation et de valoriser les technologies issues du centre de recherche.

Débouchés

Les polytechniciens intègrent majoritairement les entreprises privées en France et à l'international, et 20 % d'entre eux choisissent, lorsque leur classement de sortie le leur permet, d'intégrer un grand corps de l'État[41].

Écoles de formation complémentaire

Les élèves effectuent une 4e année de spécialisation dans une école d'ingénieur en partenariat ou à l'étranger dans une université. Les écoles de spécialisation sont :

Grands corps de l'État

Article détaillé : Grand corps de l'État.

Des corps de fonctionnaires recrutent à la sortie de l'école ; les élèves suivent alors également une formation technique, généralement en école de spécialisation (entre parenthèses) mais aussi, selon les cas, en formation par la recherche, en France ou à l'étranger :

  • corps civils d'ingénieurs :
    • ingénieurs des mines (Mines ParisTech, TELECOM ParisTech)
    • ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts (ENPC, ENAC, ENSG, Météo, AgroParisTech-ENGREF)

Polytechniciens célèbres

Article détaillé : Liste des polytechniciens célèbres référencés dans Wikipédia.

Scientifiques

La médaille du centenaire rappelle le décret d'origine et les noms des quatre fondateurs : Lamblardie, Monge, Carnot, Prieur.

Personnalités politiques

Industriels et PDG

Les polytechniciens défendirent Paris contre l’invasion étrangère en 1814. Une statue dans la cour d’honneur de l’École rappelle leur participation. Une réplique se trouve à l'école militaire de West Point aux États-Unis.

Militaires

Autres polytechniciens célèbres

Candidats admissibles célèbres

  • Évariste Galois, qui allait devenir un mathématicien célèbre, échoua par deux fois à l'oral (concours 1828 et 1829), n'hésitant pas à jeter une éponge à la tête de son examinateur en mathématiques, celui-ci étant incapable de comprendre sa démonstration. Il finit par entrer à l'École préparatoire (l'actuelle École normale supérieure, rue d'Ulm) dont le niveau était considéré à l'époque comme inférieur à celui de l'X.
  • Le mathématicien Charles Hermite fut reçu mais réformé en 1843 pour raison médicale à cause d'un pied-bot[42].
  • L'ingénieur et industriel Gustave Eiffel, admissible en 1852, échoua aux épreuves orales.

Traditions

La garde au drapeau de l'École, lors du défilé militaire du 14 juillet 2008.

Sa devise, « Pour la Patrie, les sciences et la gloire » énoncée par Napoléon, marque l’attachement de l’École polytechnique au service de l’État et à l’excellence scientifique.

Deux promotions d’élèves ingénieurs se trouvent simultanément à l’École polytechnique, l'une étant une promotion « jône », l'autre « rouje ». Il était autrefois possible de savoir à quelle promotion appartenait un élève en regardant la couleur du liseré de son uniforme d’intérieur : il était jaune pour ceux entrés une année impaire et rouge pour ceux entrés une année paire. Si les uniformes d’intérieur ont depuis longtemps disparu, l’habitude d’appeler jônes les élèves issus de promotions impaires et roujes ceux de promotions paires s’est maintenue : la promotion d'un élève correspond à son année d'entrée à l'École, contrairement à de nombreuses autres écoles d'ingénieur. Les deux couleurs rouge et jaune font désormais partie de l'identité de l’X et on les retrouve notamment sur le logo officiel de l’École. La couleur de la promotion quant à elle figure à l'intérieur du bicorne, sur le ruban sur lequel figure le matricule de l'élève, correspondant en général au classement d'entrée.

Le symbole de l’école, le X, vient de l'importance des mathématiques dans son enseignement. Le symbole pourrait venir des deux canons croisés, symboles de l'artillerie, qui figurent sur le blason de l'école : mais cette explication n'est pas attestée par des sources vérifiables. Selon une autre explication, les polytechniciens sont appelés X pour leurs compétences en mathématiques : « C'est de l'importance même donnée à l'enseignement de l'ana [comprendre analyse], dont toute la langue est faite d'x et d'y qu'est venu le surnom d'X, universellement admis pour désigner les polytechniciens. Tous ne sont pas des mathématiciens, mais tous possèdent une connaissance du calcul différentiel et intégral suffisante pour les applications des services publics. Disons de plus qu'en des époques troublées, comme 1830 et 1848, cette connaissance leur a particulièrement servi à ne pas être confondus avec tous les individus qui se déguisaient en polytechniciens pour se donner l'apparence de défenseurs de l'ordre. À ceux-là, quand on les rencontrait, on leur demandait la différentielle de sin x ou de log x, et, s'ils ne répondaient pas, on les faisait immédiatement coffrer. »[43] Cependant, dans l'édition de 1994[44], l'origine de ce sobriquet est de nouveau rapportée au croisement des canons sur le blason, et au sein de l'école, c'est cette explication qui fait l'unanimité malgré l'absence de sources littéraires. La Khômiss elle-même, garante des traditions de l'école depuis le XIXe siècle, défend cette interprétation.

Les élèves de classe préparatoire scientifique de première année sont appelés « 1/2 » (appellation désuète), les élèves de deuxième année « 3/2 », les redoublants de cette deuxième année sont appelés « 5/2 » et les triplants « 7/2 » (cas très rare). Avant 1935, les appellations étaient respectivement bizut, carré, cube, bicarré, ce qui a été conservé dans les classes littéraires. Les bizuts devaient le respect aux puissances (carrés, cubes, bicarrés). Au début des années 1930, professeurs et examinateurs ont observé un accroissement de la différence de niveau entre la classe de première année (qui était la classe de mathématiques spéciales préparatoires dite hypotaupe) et la classe de seconde année (la vraie classe de mathématiques spéciales dite taupe). Peu à peu, une distinction s'est opérée entre élèves de première année (hypotaupins ou hypos) et de seconde année (taupins). À partir de 1936, les élèves de mathématiques spéciales préparatoires, puis de mathématiques supérieures à partir des années 1940, furent appelés demis (au sens demi-taupins). Comme ce sont des puissances 1/2, on les appelle racines dans certains lycées. Dans cette logique, les 3/2 sont les élèves qui ont fait une hypotaupe puis une taupe, tandis que les 5/2 sont ceux qui ont fait une hypotaupe puis deux taupes. Ces appellations peuvent s'interpréter par rapport à l'année d'intégration de l'École polytechnique, puisque l'intégrale mathématique d'une variable x entre 1 et 2 (entre la première et la deuxième année de taupe) vaut 3/2 (\int_1^2 X\, \mathrm{d}X = 3/2) et l'intégrale entre 2 et 3 vaut 5/2.

Une ancienne règle de savoir-vivre veut que le tutoiement soit de rigueur entre anciens élèves appartenant à des promotions de moins de dix ans d’écart, ou à l'initiative du plus ancien en cas d'écart supérieur[45],[46],[47].

Gags de défilés

Une délégation d’élèves de l’École polytechnique défile le 14 juillet, le 8 mai ou le 11 novembre en tête de l'Armée française sur les Champs-Élysées. Jusqu'en 1994, ce défilé était l’occasion d’un gag, souvent en forme de clin d'œil à l’actualité. La tradition rapporte en outre que divers objets pouvaient être lâchés, dans le but de perturber la cadence des élèves de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, défilant juste derrière (une autre école, l'École des officiers de la gendarmerie nationale, est de nos jours intercalée, pour éviter ces incidents). L'encadrement met tout en œuvre pour empêcher ces perturbations.

  • 11 novembre 1983 : port de lunettes de soleil
  • 14 juillet 1991 : botte de cresson dans les poches (Édith Cresson était alors Premier Ministre)
  • 14 juillet 1992 : port d'un foulard bleu (Référendum sur la ratification du traité de Maastricht)
  • 14 juillet 1994 : port d'un ruban rouge, symbole de la lutte contre le sida

La barre du tailleur

  • À une certaine époque, les mesures pour le grand uniforme étaient prises dès le résultat du concours. Seuls les candidats susceptibles d'être admis passaient voir le tailleur. Le nombre de points requis était appelé « la barre du tailleur » : ceux qui avaient un total supérieur à la barre pouvaient aller chez le tailleur pour se faire faire le prestigieux grand uniforme.

Les activités connexes à la formation

Le grand hall vu du lac.

Vie associative

L'association qui fédère les activités associatives de l'école s'appelle la Kès. En son sein existent plus d'une centaine de binets, nom que les élèves donnent traditionnellement à leurs associations. Par exemple, on peut noter un grand nombre d'actions sociales regroupées dans l'ASK (Action Sociale de la Kès), comme par exemple l'Association Tremplin qui agit en faveur de l'ouverture sociale des Grandes Écoles. On peut noter également un grand nombre d'activités ludiques comme le BôBar (bar des élèves), le Styx (soirées de l'école), l'Atelier des Ondes (ADO, studio d'enregistrement à disposition des élèves) ou la chorale...

Les doctorants possèdent leur propre association, appelée X'Doc ; les élèves masters possèdent également la leur. Ces associations développent des liens avec la Kès pour créer une vie de campus commune aux trois populations d'étudiants.

Associations sportives

De nombreuses manifestations sportives ouvertes à d'autres universités sont organisées par les sections : le prestigieux Challenge international d'escrime de l'École polytechnique, le tournoi de judo de l'École polytechnique, le Raid Polytechnique, les 24 heures Natation, le Jumping international de l'X, le Tournoi Sportif des Grandes Écoles de la Defense

Jumping de l’X

Tous les ans depuis 1982, la Société hippique de l'X organise le Jumping de l'X [48].

sur le magnifique terrain en gazon au bord du lac de l'École Polytechnique. Depuis 2006, le Jumping est international (CSI**). C'est le seul Concours de saut d'obstacles international organisé uniquement par des étudiants (et dont l'équipe d'organisation change d'une année à l'autre, ce qui constitue un défi supplémentaire). En outre, le terrain de compétition est un terrain en herbe, sensible aux conditions météorologiques. Les meilleurs cavaliers internationaux (Alexandra Ledermann, Éric Navet, Roger-Yves Bost…) ont déjà participé à cet événement à la dotation importante (50 000 €).

SYWoC

La Coupe du monde de voile des étudiants (Student Yachting World Cup en anglais, ancienne Course de l'Europe) est organisée chaque année depuis 1979 par des étudiants de l'École polytechnique. Elle réunit chaque année les meilleurs équipages de voile des universités du monde entier.

Le Raid Polytechnique

Le Raid Polytechnique est un raid nature multisports par équipes de deux. Il est ouvert à tous les publics, étudiants ou non. Il est organisé depuis 2003 par une équipe d'étudiants de l'École polytechnique.

Le Raid Polytechnique propose un programme d'épreuves sur deux jours pour un parcours total d'environ 100 km. Épreuves : VTT, course à pied, course d'orientation, run and bike, rappel et tir à l'arc. Une épreuve de nuit est également organisée. Le niveau des épreuves les destine à un public sportif mais non spécialiste des raids. Une formule particulièrement destinée aux débutants permet de ne participer qu'un seul jour.

Challenge international d'escrime de l’X

Le challenge international d’escrime de l’X existe depuis 1993. Entièrement organisé par des élèves de l’École, il s’agit d’une compétition d’un niveau international.

Le challenge dure trois jours et se déroule intégralement sur le campus de Polytechnique. En marge des combats entre escrimeurs de haut niveau, il y a également un tournoi universitaire ouvert aux étudiants français, et un tournoi réservé aux cadres militaires de l’École. À cette occasion sont organisées des exhibitions d’escrime handisport et de rapides initiations à ce sport pour les spectateurs curieux. Traditionnellement le challenge se termine par une soirée étudiante sur le campus de l'Ecole ou dans Paris.

Point Gamma

Chaque année au mois de juin est organisée sur le campus de l'école une soirée appelée « Point Gamma », qui regroupe entre 4 000 et 8 000 étudiants venus d'Île-de-France pour la plupart. Intégralement organisée par des élèves de l'école, cette soirée est souvent considérée comme une des plus grandes soirées étudiantes de France.

Historiquement, le « Point Gamma » est le nom du moment où le soleil passe sur l'équateur à l'occasion de l’équinoxe de printemps. Émile Lemoine, élève en 1861, est le premier à avoir alors imaginé un rite consistant à faire un défilé dans la cour de l'École en l'honneur du soleil. Désormais cette tradition est oubliée et ne reste du « Point Gamma » initial que le nom.

Bal de l’X

Tous les ans, la Société amicale des anciens élèves de l'École polytechnique organise conjointement avec des élèves le bal de l'X. Le bal a généralement lieu sous les dorures de l'Opéra Garnier, et est organisé sous le haut patronage du président de la République. Événement important de la vie nocturne parisienne, il attire chaque année de nombreuses personnalités. C'est une tradition de longue date de l'école puisque le premier bal remonte à 1879.

Junior-Entreprise

XProjets est la Junior-Entreprise de l'école.

Elle est membre de la Confédération nationale des Junior-Entreprises. XProjets réalise des missions dans des domaines variés (ingénierie, informatique, conseil…) afin de permettre aux élèves d'appliquer leurs connaissances théoriques à des cas concrets.

Elle a été créée en 1981. Elle a créé X-Entreprises, association devenue par la suite indépendante et qui organise l'X-Forum, un des plus grands salons étudiants des grandes écoles.

X-Passion

X-Passion est une revue éclectique entièrement conçue par les élèves : les articles sont rédigés et mis en page par eux. Ces articles évoquent des sujets divers ayant trait à la vie des élèves ou abordent des thèmes plus généraux. X-Passion paraît trois fois par an et chaque numéro comporte un ou plusieurs dossiers. Au cours des dernières années, René Girard, le mal, la Méditerranée, le cinéma, et l'opéra ont par exemple été traités. Cette revue offre ainsi un panel étendu d’informations et d’analyses en matière d’histoire, de littérature, de philosophie, d’art mais aussi de sport et de sciences. Elle reflète les passions des élèves, variées et parfois spécialisées. X-Passion propose aussi à ses lecteurs d’aller à la rencontre de personnalités politiques, intellectuelles ou artistiques.

Centres présents sur le campus

Bibliothèque centrale de l’X (BCX)

La bibliothèque assure une triple mission, documentaire, culturelle et patrimoniale. Elle fournit aux enseignants, aux élèves, aux étudiants et aux chercheurs les documents nécessaires à leurs activités et offre à l'ensemble des personnels les moyens d'une pratique culturelle individuelle ou collective. Par dérogation, elle conserve les archives de l’établissement depuis 1794, ainsi que les collections muséographiques. La bibliothèque présente également durant l’année des expositions scientifiques et culturelles.

Les collections comportent environ 300 000 volumes, dont 2 230 titres de périodiques sur support papier. Il y a 622 titres de périodiques vivants auxquels il faut ajouter l’accès à 7 000 périodiques en ligne.

La coopération avec les laboratoires, qui participent à l'enrichissement de la base de données bibliographiques, permet d'avoir actuellement 220 986 monographies et 2 500 périodiques décrits, recensés et localisés dans toute l'École. Tous les domaines sont représentés, des sciences pures à la littérature et aux loisirs en passant par les langues, les sciences humaines et économiques. Près de 60 000 documents de ces domaines sont en libre accès dans les différents niveaux de la bibliothèque. Une grande partie du fonds documentaire de la bibliothèque est conservée dans des magasins fermés et est empruntable.

Centre de ressources historiques

Le Centre de ressources historiques (CRH), est le service de la bibliothèque chargé du fonds de livres anciens (16 000 livres datés de 1456 à 1850), des archives historiques et scientifiques de l'École, ainsi que des collections muséographiques et iconographiques. Les collections du Centre de Ressources Historiques sont consultables sur rendez-vous.

Centre Poly-Média (CPM)

C'est le centre de création, de production, de diffusion et de stockage des documents contribuant à l'enseignement, à la recherche ou à la communication et à la vie de l'École, quels que soient les supports utilisés (livres, polycopiés de cours, livrets, plaquettes, affiches, CD Rom, etc.). Il met en ligne et diffuse les documents officiels de l'École. Il en assure l'archivage et la gestion juridique et graphique. Il est communément appelé L'imprimerie.

Éditions de l’École polytechnique

Les éditions de l'École polytechnique mettent à la disposition d'un large public une partie des ouvrages édités pour un usage interne et proposent ainsi une sélection de cours, d'actes de séminaires, d'ouvrages divers, de CD Rom, de vidéocassettes.

Directeurs généraux de l’École

Gravure, armes de l'École polytechnique
  • Pierre Brisac (X 1919 SP) ; 1945-1950
  • Marcel Jouvet (X 1919 SP) : 1950-1953
  • général Gustave Leroy (X 1925) : 1953-1957
  • général Jacques de Guillebon (X 1930) : 1957-1959
  • général Raymond Tissier (X 1927) : 1959-1962
  • général Bernard Cazelles (X 1931) : 1962-1965
  • général de brigade Ernest Mahieux (X 1930) : 1965-1968
  • général François Buttner (X 1937) : 1969-1972
  • général Pierre Briquet (X 1938) : 1973-1976
  • général Jean Augier (X 1942) : 1976-1978
  • général Jacques Saunier : 1978-1982
  • général Daniel Guillon (X 1951) : 1982-1985
  • général Dominique Chavanat : 1985-1988
  • général Paul Parraud (X 1958) : 1988-31 juillet 1993
  • général de brigade Henri Marescaux (X 1963) : 1er août 1993 - 31 janvier 1997
  • général de brigade Jean Novacq (X 1967) : 1er février 1997 - 31 juillet 2000
  • général de corps aérien Gabriel Berger de Nomazy : 1er août 2000 - 31 juillet 2005
  • général de division Xavier Michel (X 1972) : depuis le 1er août 2005 (général de division depuis le 1er août 2006)

Association des anciens élèves

L'association des anciens élèves est dénommée « Association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique – AX » depuis le 30 septembre 2008 et accueille désormais, en plus des anciens élèves (titulaires du diplôme d'ingénieur), les actuels élèves de la formation polytechnicienne ainsi que les diplômés et étudiants de doctorat et de master. Les anciens élèves se regroupent selon des centres d'intérêt, quelquefois avec d'autres écoles. Certains groupes sont très actifs[49].

L'AX est aussi l'éditeur de la revue mensuelle de la communauté et du réseau Polytechnique, La Jaune et la Rouge[50], dont le titre fait référence aux couleurs historiques de l'École.

Bibliographie

  • Mary Elizabeth Devine, Anthony Levi, International Dictionary of University Histories, Taylor & Francis, 1998 (ISBN 9781884964237) 
  • Charles Coulston Gillispie, Science and Polity in France: The Revolutionary and Napoleonic Years, Princeton University Press, 2004 (ISBN 9780691115412) 

Notes et références

  1. Code de l'éducation
  2. Arrêté du 12 septembre 2005 relatif à l'exercice de la tutelle du ministre de la Défense sur divers organismes publics confié à la délégation générale pour l'armement (JO du 7 octobre 2005)
  3. Les places qui leur sont réservées sont cependant très peu nombreuses par rapport à la voie, dite, « royale » qu'est l'admission après les classes préparatoires.
  4. Nom donné en France, par abus de langage, aux titulaires du diplôme sanctionnant le « cycle polytechnicien ».
  5. Rapport d'activité 2007, pages 36
  6. École polytechnique, Centre de ressources et de prospective sur les Grandes écoles d'ingénieurs et de gestion, et sur les emplois d'encadrement.
  7. Palmarès des écoles d'ingénieurs après prépa, L'Étudiant.
  8. Le Nouvel Économiste 2008 : Écoles d'ingénieurs après prépa, Le Nouvel Économiste.
  9. Challenges 2007 : Écoles d'ingénieurs après prépa, Challenges.
  10. Palmarès général des écoles d'ingénieurs en France, Le Point.
  11. Voir le site du MIT
  12. Cf. le site de l'université Columbia
  13. Classement international professionnel des établissements d'enseignement supérieur
  14. The Top 200 Universities in the World, The Times, 2008.
  15. Academic Ranking of World Universities - 2008, 15 août 2008.
  16. http://www.webometrics.info/rank_by_country.asp?country=fr
  17. a , b  et c Ivor Grattant-Guinness, « The "École Polytechnique", 1794-1850: Differences over Educational Purpose and Teaching Practice », The American Mathematical Monthly, Vol. 112, No. 3 (Mar., 2005), pp. 233-250.
  18. Charles Coulston Gillispie 2004, p. 527
  19. Charles Coulston Gillispie 2004, p. 528
  20. Histoire de l'École polytechnique sur le site du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
  21. Terry Shinn, L'École polytechnique, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, Paris, 1980.
  22. Voir Lévy-Pinet, L'argot de l'X, 1894 :
    X : Caractère emprunté à l'algèbre, qui désigne à la fois le polytechnicien et l'École polytechnique elle-même. Un X est pour tous les taupins un être en quelque sorte supérieur, pour lequel ils professent le respect et l'admiration. L'étude presque exclusive des mathématiques, son état d'abstraction dans les x et les y, lui ont valu depuis longtemps d'être désigné par ce symbole. Un jour, Charlet, pendant une séance du conseil, s'amusa à représenter un polytechnicien frappé d'apoplexie. Le médecin accourt, lui ouvre la veine : il n'en sort pas une goutte de sang… seulement des x et des y.
    L'X désigne aussi l'école. La renommée, la popularité de l'institution sont encore si grandes que dans les collèges et les pensionnats, presque tous les bambins de la classe de huitième déclarent qu'ils se destinent à l'X.
  23. Carol J. Summerfield 1998, p. 154
  24. Heinz-Gerhard Haupt, Françoise Laroche, Histoire sociale de la France depuis 1789, Éditions MSH, 1993 (ISBN 9782735104581) , p.163
  25. Hervé Joly, Formation des élites en France et en Allemagne, CIRAC, 2005 (ISBN 9782905518323) , p.73
  26. Frédéric Parrat, Le gouvernement d'entreprise : ce qui a déjà changé, ce qui va encore évoluer ; suivi de l'enquête intégrale réalisée par KPMG, Éditions Maxima, 1999 (ISBN 9782840011828) , p.166
  27. Hervé Le Bras, « Les origines d'une promotion de Polytechniciens », Population (French edition), 38e année, No. 3 (May - Jun., 1983), pp. 491-502.
  28. Carol J. Summerfield, Mary Elizabeth Devine, Anthony Levi, International Dictionary of University Histories, Taylor & Francis, 1998 (ISBN 9781884964237) , p.152
  29. Hors élèves ingénieurs. À la rentrée 2007, 58 en 1re année et 69 en 2e année. 95 élèves ingénieurs sont en outre inscrits en 2e année de master dans le cadre de leur 4e année. ([1] Rapport d'activité 2007, pages 39-40).
  30. Par exemple, on ne compte que 42 démissionnaires (élèves admis choisissant de ne pas intégrer l'École) français en filières MP et PC en 2006 pour un total de 331 places à pourvoir, cf. Rapport d'activité 2006
  31. Classement du dernier appelé en 2008 par école pour la filière MP et Classement du dernier appelé en 2008 par école pour la filière PC
  32. [2] Rapport d'activité 2007, page 25
  33. a  et b Étienne Schweisguth, Revue française de sociologie, Vol. 22, Nº 4 (Oct. - Déc., 1981), p. 655-657.
  34. Présentation du plan ministériel « Égalité des chances » par Hervé Morin, le 13 septembre 2007 [3].
  35. [4]
  36. Marie Christine Kessler, « Les grands corps de l'État », Presses de la FNSP, 1986, p. 56 ; Euriat Michel, Thélot Claude (1995). « Le recrutement social de l'élite scolaire en France », Revue française de sociologie, 36 (3), p. 403-438
  37. Pierre Bourdieu, La Noblesse d’État. Grandes écoles et esprit de corps, Minuit, 1989 (avec Monique Saint Martin).
  38. Pour François Furet, « cette discussion originaire dit déjà tout sur l'avenir de l'institution : le recrutement des meilleurs sur concours et l'idéologie méritocratique, la nécessité sociale des sciences et des techniques et la formation des élites, la reconstitution des privilèges sociaux par l'État sous l'apparence de l'égalité » (préface de Terry Shinn, L'École polytechnique, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1980). En 1815-1829, peu après la création, 60 % des polytechniciens étaient issus de la haute bourgeoisie (Terry Shinn, op. cit.).
  39. Site du Centre de Recherche en Gestion
  40. Hors élèves ingénieurs. À la rentrée 2007, 58 en 1re année et 69 en 2e année. 95 élèves ingénieurs sont en outre inscrits en 2e année de master dans le cadre de leur 4e année. ([5] Rapport d'activité 2007, pages 39-40)
  41. Rapport d'activité 2007, pages 36
  42. Voir par exemple biographie sur bibmath, et mention R pour « réformé » en 1843 sur le site de la bibliothèque de l'X, rubrique famille polytechnicienne.
  43. L'argot de l'X (1894), Lévy et Pinet
  44. Dictionnaire d'argot de l'X (1994), Fabrice Mattatia, 2e édition éd. Lavauzelle, 2004
  45. Une règle de savoir-vivre qui date du fondateur, Monge. Pour mémoire se référer à l'article « Absorption » in L'instruction popularisée par l'illustration, Louis-Nicolas Bescherelle, Marescq et Cie, 1851 : « (...) cérémonie annuelle imaginée pour dépayser les nouveaux, les initier aux habitudes de l'École, les accoutumer au tutoiement. »
  46. Voir aussi L'argot de l'X : 150 ans de la vie à l'Ecole polytechnique, Albert Lévy, Gaston Pinet, Roger Smet, École polytechnique (France), Éditions du Layet, 1981
  47. Voir encore page 103 in La décision politique : attention ! une république peut en cacher une autre, Michèle Alliot-Marie, Presses universitaires de France, 1983 : « Le tutoiement de mise, quels que soient les rapports hiérarchiques ou d'âge, entre des hommes issus de Polytechnique ou des Ponts, (...) »
  48. Site de l'évènement
  49. Cf. liste des groupes
  50. Site de la revue

Voir aussi

Articles connexes

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Livres

  • Jean-Pierre Callot, Histoire de l'École polytechnique, ses légendes, ses traditions, sa gloire, Les Presses Modernes, 1958.
  • Paul Tuffrau, École polytechnique, Livre d'or, Raymond Lacour, éditeur, 1962.
  • Ambroise Fourcy et Jean Dhombres, Histoire de l'École polytechnique, Belin, 1987.
  • La formation supérieure des ingénieurs et cadres, actes du colloque organisé dans le cadre du bicentenaire de l'École Polytechnique et du Conservatoire national des arts et métiers, Éditions Jean-Michel Place, 1994.
  • Albert-Lévy et G. Pinet L'argot de l'X illustré par les X Préface d'Armand Silvestre, Emile Testard, Paris, 1894, xiii + 327 pp.
  • Fabrice Mattatia Dictionnaire d'argot de l'X. Tout sur le langage des polytechniciens, 2e édition, Lavauzelle, 2004.

Liens externes

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