Zenetes

Zenetes

Zénètes

Les Zénètes, également appelés Zenata ou Iznaten, forment un groupe de diverses populations berbères nomades dispersés avant la période préislamique à travers tout le Maghreb comme le confirment les écrits de l'historien arabe du XIVe siècle Ibn Khaldoun dans son ouvrage sur "histoire des berbères" et les historiens chercheurs Emile Félix Gautier et Gabriel Camps. Sur leurs origines, les avis divergent.

Ibn Khaldoun en fait, avec les Masmouda et les Sanhadja, l'un des trois grands groupes berbères de l'ère musulmane[1]. À l'origine nomades pour la plupart[2], ils habitaient les plaines du Maghreb.

Ils fondèrent à travers tout le Maghreb plusieurs royaumes ayant notamment pour capitales Fezzan, Djerma, Garama[3], Tlemcen, Sijilmassa ou Kairouan...

Il est nécessaire de rappeler que lorsque Ibn Khaldoun parle des Aurès, il indique une zone géographique plus large que celle d'aujourd'hui ; de plus, les actuelles Aurès ont fait partie intégrante de l'ancienne Numidie et de l'ancienne Ifriqiya[4].

Leurs actuels descendants dans Maghreb ont en commun la langue Zénète qu'ils parlent encore pour la plupart. Leur langue, le zénète ou zenati, est une variété du berbère. Plusieurs groupes berbérophones dispersés à travers le Maghreb le parlent encore de nos jours, notamment au nord-ouest de l'Algérie et au nord-est du Maroc, c'est-à-dire au Rif oriental (tribus rifaines) et l'ouest de l'Oranie (Ayt Snousse: parlant le rifain) et dans plusieurs oasis du Gourara, des Aurès, du Sahara[5], dans le Mzab et en Libye, etc.

En plus du nomadisme ordinaire de certaines tribus berbères et des subdivisions de tribus mères en plusieurs tribus filles, il est à noter que les zones de conflits ont toujours entrainé des déplacements de populations. Les exemples historiques dans le monde sont nombreux et divers : la progression de l'Islam par exemple va induire un déplacement de tribus d'Est vers l'Ouest, du Nord vers le Sud, du Sud vers le Nord (montée vers l'Europe) et des plaines vers les refuges montagneux où des tribus berbères actuelles habitent encore ; des mouvements religieux de type Almoravide ou Almohade ont également entrainé des déplacements de tribus du Sud vers le Nord et d'Ouest vers l'Est. Ces facteurs (nomadismes, conflits, subdivisions des tribus) ajouté au fait que les frontières actuelles des différents pays du Maghreb ne sont établies que depuis la fin de la colonisation française expliquent pourquoi il est souvent difficile de connaitre avec certitude la localisation initiale de certaines tribus.

Sommaire

Étymologie

Selon Ibn Khaldoun, zenata dérive d'un nom propre : Djana (ancêtre berbère). Les Berbères, pour convertir un nom propre en nom générique, ajoutent un « t » à la fin, ce qui forme Djanat au singulier et Djanaten au pluriel.

Le son « dj » qui se situe entre le « j » et le « ch » ne se prononce pas en arabe et se trouve remplacé par un « z », ce qui donne zanat. Ensuite, par usage fréquent, un « a » est ajouté à la fin pour le rendre patronymique et un autre retiré au début pour faciliter la prononciation, obtenant ainsi znata[6].

Selon le chercheur algérien Rachid Bellil, le mot Zénète a été arabisé et que sa signification est Iggen ou ijjen qui signifie un en berbère, selon Cuoq[7]Une deuxième explication est donnée, le mot est composé de deux phonèmes (aznat et iznatn) qui signifie en langue berbère « ceux qui envoie leur brebis aux pâturages »[8].Une dernière explication est livrée par le même auteur Rachid Bellil, les phonèmes se décomposent en «  azn,ezen, ehen (tente) et atn (être acru) ce qui donne le sens suivant: tentes nombreuses, campements importants »[9].

Les Zénètes étaient anciennement appelés Gétules[2]. Par ailleurs, une partie d'entre eux s'est jointe aux Garamantes[10]. Le reste était appelés Maures en raison de leur lutte contre Rome[11]. Parmi les Zénètes, quelques tribus ont préservé leurs noms à travers le temps[12].

Origines

Medghassen la sépulture des rois Numide à Batna dans les Aurès[13] Sépulture royale numide et supposée celle du patriarche des Zénètes selon l'hypothèse controversée d'Ibn Khaldoun[14]

Les Zénètes comme les Sanhadjas étaient implantés en Afrique du Nord dès l'installation des premières populations berbères[6].

Ibn Khaldoun fait pour sa part du personnage de Medghassen, issu de la branche de Botr dont l'auteur fait remonter l'ascendance jusqu'à Amazigh et Cham (fils de Noé), l'ancêtre des Zénètes[1],[6]. Son mausolée, situé dans les Aurès et daté de 300 av. J.-C., est un monument de la Numidie antique ( qui s'étendait du Nord-Est de l'actuelle Algérie au Nord-Ouest de l'actuelle Tunisie) et le plus ancien mausolée de l'actuelle Algérie[2].Les historiens chercheurs Emile Félix Gautier et Gabriel Camps parlent uniquement d'une sépulture royale numide et en aucun cas n'en font celle du patriarche des zénètes.

La confédération des Nefzaouas avait pour ancêtre un personnage originaire du Yémen dont l'épouse était berbère[6]. Cet ancêtre appelé Luwata serait d'origine copte selon Ibn Hazem, ce que dément Ibn Khaldoun[6].

Les Zénètes auraient occupé à l'origine la Libye, les Aurès, l'ouest de l'Algérie , la région de Tlemcen, le Mzab, la Moulouya (fleuve de la région d'Oujda au Maroc), le Mali, le Niger, etc[6].

Même si la majorité d'entre eux étaient nomades, une partie était sédentaire, dont les Chaouis des Aurès et les Zénètes de l'ouest du Maghreb et du sud. Les Zénètes n'avaient pas la culture de l'écrit et ils n'ont pas préservé leur histoire[15]. Néanmoins, ils ont su protégé leur langue et leur culture comme tous les Berbères[16].

L'histoire des Zénètes du Maghreb est très complexe. En effet, selon Rachid Bellil, la thèse fondée par les historiens arabes et occidentaux qui stipule que les Zénètes ont fait une immigration d'est en ouest est classée dans un tropisme oriental[17]. Il est difficile d'établir des liens entre les tribus zénètes qui sont dispersée dans différents endroits du Maghreb. Aussi, les Zénètes gardent toujours le nom commun de leur nom de tribu, malgré la séparation de distance de deux tribus qui ont le même nom[18].

Selon Leroux, le parcours des Luwata ou Laguantan peut être éclairant ; ces tribus zénètes avaient pour prêtre Lerna (lié au dieu Agurzil)[19] avant l'Antiquité. Cette tribu désignée sous le terme de « Libous » par les Égyptiens et « Loubim » dans la Genèse aurait donné son nom à la Libye antique. Il s'agissait probablement d'une grande confédération peuplant la Cyrénaïque, la Tripolitaine ainsi que la partie du Sahara située au sud de ces régions.

Au cours du règne des dynasties pharaoniques, les Zénètes ou Gétules et les Garamantes[20] auraient été hostiles aux souverains et ont installé la terreur dans cette région[21] à l'aide de leurs chevaux et de leurs chars de guerre[22].

Durant cette même période, ils construisirent plusieurs monuments ayant des points de ressemblance avec les pyramides d'Égypte comme le tombeau de Medghassen ou les Djeddars.

Les Touaregs qui seraient issus des Banou Ifren ont également laissé des fresques dans le massif du Hoggar où l'on voit les Garamantes accompagnés de leurs animaux et de leurs chars. Les fouggaras (ifeli en zénète), les ksours sont gardé précieusement au sud.

Les Zénètes, issus selon Ibn Khaldoun pour leur majorité des trois grandes tribus berbères des Maghraoua, des Dejrawa et des Banou Ifren, ont laissé des vestiges antiques au nord de l'Algérie comme la cité de Tilimeyen dans la vallée du Saf Saf (près de Skikda)[23]. Par ailleurs, le nom de l'Afrique provient du radical berbère ifru, ifri et afer[24] employés par la tribu orientale des Banou Ifren[25] vivant en grande Kabylie (Djurdujra du nom de Faraoussen), en petite Kabylie (ifri), en Tunisie (afer) ou dans le Hoggar[12],[26].

Vers le début du premier siècle. Les Maghraoua auraient été très nombreux dans les environs d'Icosium (Alger)et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir.Ptolémée de Maurétanie, fera transférer une partie des Maghraoua vers le chlef[27].

Point de vue d'Ibn Khaldoun

Les Zénètes sont un ancien peuple berbère, ils étaient au Maghreb, il y a de cela des milliers d'années[28]. Pendant l'époque romaine, les Zénètes auraient été de confession chrétienne ou juive.

Ibn Khaldoun rapporte que les Zénètes étaient nomades et que chaque tribu avait son territoire avant et pendant l'ère musulmane en Afrique du Nord. Ils ont appris l'arabe (lecture et écriture) pendant la période islamique, ce qui leur a permis de réaliser des transformations dans la vie bédouine et montagnarde dans le Tell et au Sahara.

D'après lui, les Zénètes du premier temps se divisent en trois grandes tribus. Les Dejrawa, tribu de la Kahena qui seront presque exterminés par les attaques arabes. Les Maghraoua vont aussi subir beaucoup de pertes humaines et presque l'extinction. Les Banou Ifren qui eux aussi vont perdre beaucoup des leurs.

Selon Ibn Khaldoun, la première branche initiale Zénète formée par les deux tribus des Maghraoua et des Banou Ifren ont bâti une dynastie. La deuxième, les Mérinides et les Abdelwadides, ont été deux grandes dynasties.

Pour lui, l'esprit de corps était plus fort chez les Sanhadja, les Kutama et les Houara que les Zénètes. Leur nombre aussi était plus important dans ces trois tribus que chez les Zénètes[6].

Point de vue des chercheurs Français

Gabriel Camps, lui aussi dira que les Zénètes sont venus au Ve siècle. Il parlera d'une immigration de chamelier[29]. Gabriel Camps dit que les Zénètes prennent la place aux Gétules[30]. Lui, il sépare les Gétules des Numides et des Maures, en des entités distinctes.

Ernest Mercier désigne les Gétules par les deux confédérations Berbères Zénètes[31] et Sanhadja[32]. Selon Ernest Mercier, Léon l'Africain ajoute aux Zénètes et aux Sanhadja les Houaras, les Ghomara, les Masmoudas dans la liste des tribus Gétules[33].

Émile Félix Gautier nomme les Zénètes les chameliers nomades venus de l'Est. D'après lui, il y a eu une immigration massive des Zénètes vers le VIe siècle au Maghreb. Les Zénètes pénètrent le Maghreb avec des chameaux puisque d'après lui, il n'y avait pas de chameau auparavant dans le Maghreb. Il contredit tous les historiens en langue arabe. Et il dément toutes les thèses pour dire que l'histoire des Berbères demeure obscure. Il fera une différence entre Berbère et Zénète. D'après lui, les Zénètes étaient des nomades sauvages. Il s'en prendra à la reine Kahina et il la qualifiera de sauvage[34]. Émile Félix Gautier ne donne aucune référence sur le langage zénète.

Division selon Ibn Khaldoun

Selon Ibn Khaldoun, les principales confédérations zénètes sont les suivantes : Maghraoua, Banou Ifren, Dejrawa, Nefzaouas, Luwata, Mérinides, Abdalwadides, Wattassides, Ghoumari, Matmata, Laghouat, Sedrata, Ouaergla, Ancha, Mzab, Ouled Sidi Yahia, Maghila, Yala, Faten, Rached, Matghara, Wasul, Berzal, Lemaya et Afya[6], etc. Les Zwawas, actuellement appelés les Kabyles, tribu issue des Kutama auraient également un lien avec les Zénètes tout comme les Sanhadja du Sénégal ou du Nord du Maghreb[35].

Par la suite, plusieurs assimilations auraient eu lieu entre les différentes confédérations zénètes (Houara, Lemtouna, Masmouda, etc.)[6].

Selon la généalogie d'Ibn Khaldoun qu'il a fondé en reprenant les généalogistes berbères , la majorité des actuels Chaouis, Touaregs et des Mzab, etc. descendraient directement des Zénètes[36]

Le mot chaouis désigne une partie des tribus zénètes des actuelles Aurès.

Diversité

Plusieurs nations sont venues partager le mode de vie des berbères.

Selon Salluste, les Maures faisaient partie de l'armée d'Hercule venus d'Espagne[37] composé des Perses, d'Arméniens, et de Mèdes[38]. Ils se sont mêlés aux populations autochtones Gétules (Zénète) Berbère du Maghreb actuel. Ils se sont installés dans les montagnes du Maroc et aux Aurès en Algérie et en Libye.

Il s'ensuivit plusieurs ethnies qui se sont fondues dans les tribus zénètes et berbères, comme lesVandales, les Juifs, les Byzantins, les Romains, les Arabes, les peuples d'Afrique, les Européens, les Turcs[39],[40] , etc.

Histoire

L'histoire des Zénètes est difficile à cerner et a fait l'objet d'une controverse de la part de différents historiens. Tout ce que l'on connaît vient essentiellement des textes d'Ibn Khaldoun et des historiens romains qui font l'objet de désaccords ou de discussions. En effet ni Ibn Hazm, ni Salluste, ni Hérodote, ni Gabriel Camps, ni Emile Félix Gauthier (pour ne citer que les plus connus) ne partagent l'avis d'Ibn Khaldoun sur l'origine des berbères et des Zénètes .

Pour les historiens contemporains tel que Gabriel Camps et Emile Félix Gauthier les Zénètes sont des tribus nomades de chameliers non originaires du Maghreb où ils vont se disperser[41]. Et, Ils introduisirent le chameau auprès des populations déjà présentes.

Afrique romaine

Article détaillé : Afrique romaine.

À l'époque de l'Empire romain, les Zénètes étaient principalement concentrés en Tripolitaine et pratiquaient le commerce et l'agriculture mais étaient aussi nomades pour une partie d'entre eux. Rattachés jusqu'alors à la Numidie sous les règnes de Syphax et Massinissa, ce dernier faisait partie des Afers[42]. Syphax s'était pour sa part réfugié chez les Garamantes lors de sa défaite face à Massinissa[2] et essaya d'intégrer les Garamantes de la Tripolitaine à son royaume mais ne réussira toutefois pas à contenir les habitants de la Cyrénaïque. Juba prend finalement cette région qui est ensuite incorporée aux territoires romains[43].

Vers le début du premier siècle. Les Maghraoua auraient été très nombreux dans les environs d'Icosium (Alger) et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir.Ptolémée de Maurétanie, fera transférer une partie des Maghraoua vers le chlef[44].

Les alentours de Tlemcen auraient été composés des royaumes Zénètes dans l'antiquité. Des Gétules ( Zénètes ) auraient vécu dans cette partie du Maghreb [45]. Plusieurs rois Gétules purent contrebalancer l'Empire Romain. L'exemple du héros Tacfarinas qui, vers 17 après J-C, soulève tous les tribus Gétules ( Zénètes)[46] [3]. L'indomptable Tacfarinas mourut à Pomaria ( Tlemcen actuellement)[47] [4]

Le Tripolitain Septime Sévère, empereur romain, serait peut être lui-même d'origine berbère[48],[49] car, à cette époque, les mariages célébrés entre Romains et Berbères sont courants. Leptis Magna, capitale de l'Empire en Afrique, était peuplée de Berbères considérés comme citoyens de Rome.

Plusieurs recherches montrent que les Berbères de Tripolitaine étaient d'excellents cultivateurs de vignoble et d'olivier. De plus, même si les Garamantes comme les Gétules étaient pour beaucoup nomades, cela ne les empêchait pas d'être pleinement citoyens romains[50]. La religion des Zénètes est alors diversifiée et l'on y trouve des chrétiens, des juifs et des païens.

À l'époque du Bas-Empire romain, les Levathae (Luwata) se révèlent tellement agressifs que les Romains font élever un limes pour les contenir. Après la crise économique que vécut la grande cité romaine de Leptis Magna, la ville connut plusieurs razzias de la part des populations locales.

Après les Romains

Par la suite, les Vandales et les Byzantins s'installèrent mais seront finalement chassés par les Banou Ifren (Ifuraces ou Iforen) et d'autres Berbères en 533[51].


Après la reconquête byzantine, ces Levathae feront l'objet d'une description de la part de Corripus dans La Johannide. On y découvre des Berbères utilisant le cheval, le chameau et adorant Agurzil, un dieu taureau, ainsi qu'une divinité martiale masculine nommée Sinifer. Les Arabes les nomment Louata et Ibn Battûta, dans l'introduction de son récit de voyage, ne manque pas de signaler qu'il descend lui-même de cette tribu par son père.

À l'époque byzantine, Corripe décrit aussi la célèbre tribu des Iforens (Banou Ifren) qui luttaient contre les Byzantins. Ayant perdu plusieurs de leurs chefs, surtout dans la région des grands Aurès de l'époque (qui s'étale de l'Algérie à la Tunisie), ils reprendront par la suite leur indépendance et autonomie[51].

En 544. Les Byzantins exerceront un pouvoir juste dans la province de Constantine. Cependant, l'émergence d'insurrection berbère contre les Byzantins provoque l'organisation de plusieurs États puissants les Dejrawa, les Banou Ifren, les Maghraouas, les Awarbas, et les Zénètes[52].

Religions et cultes

As d'Hadrien (136), représentant sur l'avers Africa, portant une dépouille d'éléphant, tenant un scorpion et une corne d'abondance, un modius de blé à ses pieds.
Mosaïque de la Domus Africa de Thysdrus
  • Afrique ou Africa provient de Ifren[53]. Ce dernier provient du radical Ifri qui désigne une divinité berbère[54], le pluriel de Ifri est Ifren[55] (tous les fils et filles d'Ifri sont appelés Ifren) .

La traduction ou l'emprunt latin nous donne Africa (Afrique)qui a été une déesse berbère avant la conquête des Romains. Dea Africa signifie déesse Africa et représente un symbole à l'époque romaine.

De plus, Ifri désigne les populations locales des Afers.

Ifru ou ifri symbolise les rites dans les cavernes pour protéger les commerçants. La grotte non loin de Constantine à Guechguech et la pièce de monnaie romaine indiquent le mythe de la protection[56]. Ifru était une déesse solaire et au même titre un dieu des cavernes et protecteur du foyer[57], etc. En somme, Ifru est une sorte de Vesta berbère.

  • *Gurzil (ou Agurzil) est une divinité à la tête de taureau, fils d'Ammon. Corippus mentionne un certain Laguatan (la tribu des Luwata qui sont Zénètes), grand prêtre de Gurzil, combattant les Byzantins, qui l'auraient tué alors qu'il tentait de s'enfuir avec les icônes de Gurzil[58]. Parmi les ruines de Ghirza, en Libye, se trouve un temple qui est peut-être dédié à Gurzil — d'où par ailleurs pourrait provenir le nom de la cité.

Religion avant l'avènement de l'islam

Les Zénètes ont un prophète[59] du nom de Moussa Ibn Salih, de la tribu des Ifren ou des Maghraoua ou des Ghoumari[60],[59].

Selon l'historien Ibn Khaldoun, à la veille de la conquête musulmane du Maghreb, plusieurs tribus berbères pratiquaient le judaïsme[61].

Il rapporte : « Une partie des Berbères professait le judaïsme, religion qu'ils avaient reçus de leurs puissants voisins, les Israélites de la Syrie. Parmi les Berbères juifs, on distinguait les Djeraoua, tribu qui habitait l'Auras et à laquelle appartenait la Kahena, reine qui a résisté à l'invasion musulmane et fut tuée au cours d'un des nombreux combats qu'elle avait livrés. Les autres tribus juives étaient les Nefouça, Berbères de l'Ifrikïa, les Fendelaoua, les Medîouna, les Behloula, les Ghîatha et les Fazaz, Berbères du Maghreb-el-acsa[62] ».

Ibn Khaldoun distinguait donc :

  • les Djeraoua (ou Dejrawa), tribu qui habitait les Aurès et à laquelle appartenait la Kahena, qui est une reine guerrière berbère, tuée par les Arabes à l'époque des premières invasions
  • les Nefousas (ou Nefzaouas), les berbères de l'Ifriqiya
  • les Fendelaoua, les Medîouna, les Behloula, les Ghîatha et les Fazaz, Berbères du Maghreb-el-acsa (nom arabe correspondant au Maroc).

Les tribus citées sont donc originaires de l'actuelle Tunisie (ancienne Ifriqiya), des Aurès et de l'actuel Maroc. Mais Ibn Khaldoun ne donne pas plus de précisions sur ces tribus. Dans d'autres chapitres de son "Histoire des Berbères", Ibn Khaldoun traite de la résistance de la Kahena à la conquête arabe ou de l'histoire des tribus citées mais sans plus mentionner leur religion.

Mais d'après Gabriel Camps, les deux tribus berbères, Dejrawa et Nefzaouas, étaient de confession chrétienne avant l'arrivée de l'islam[63].

Avant l'islamisation, les Banou Ifren étaient païens[64].

Arrivée de l'islam

Article détaillé : Conquête musulmane du Maghreb.
Porte de la Mansourah, mosquée bâtie sous le sultan Mérinide Abu Yaqub Yusuf an-Nasr
Minaret de la Mansourah

Selon Ibn Khaldoun, peu avant la période islamique, certaines tribus Zénètes auraient fondé des royaumes et dynasties (plus ou moins importantes et puissantes) régnant entre le Maroc et l'Ifriqiya et regroupant plusieurs tribus : les Maghraoua, les Meknassa, les Banou Ifren, les Dejrawa[65], etc.

Alors nomades, ils se consacraient essentiellement aux activités pastorales. À l'arrivée des premiers musulmans, le premier ambassadeur berbère à être honoré par le calife Uthman ben Affan est Ouezmar Ibn Saclab de la tribu des Maghraoua qui sera désigné gouverneur de sa tribu. Plus tard, Kusayla sera désigné pour représenter les Berbères mais le général omeyyade Oqba Ibn Nafi Al Fihri s'opposera farouchement à lui.

À la mort de Kusayla, au VIIe siècle, des Zénètes, et plus particulièrement les Banou Ifren, se soulèvent, à l'image des Dejrawa sous la direction de la Kahena, en opposant une longue et sérieuse résistance aux nouveaux conquérants.

L'islam se répand toutefois peu à peu, notamment grâce à l'action de Tariq ibn Ziyad issu selon Ibn Khaldoun de la tribu des Nefzaouas et de Musa ben Nusayr[6]. En 711, des Berbères migrent vers l'Andalousie et y laisseront une trace de leur talent en cavalerie de même que leurs chevaux.

Dès le VIIIe siècle, la plupart des Zénètes adoptent la doctrine sufrite[66] alors que d'autres deviennent kharidjites voire nekarites, c'est-à-dire rigoristes mais égalitaires en opposition au système du califat des Omeyyades. Ils tenteront d'expulser tous les Arabes du Maghreb sous la direction d'Abou Qurra[67] venu de Tlemcen[6].

Le premier État berbère est même proclamé au Maghreb par ce dernier mais sera vite brisé par les luttes internes entre tribus berbères[48].

Lutte entre dynasties durant la période musulmane

Koutoubia à Marrakech, elle fut construite sous Abd al-Mumin (Almohades)

La dynastie des Aghlabides prend le pouvoir en Ifriqiya alors que le Maroc actuel passe quant à lui sous la domination des arabes de la Idrissides alliés à des zénètes du Maroc. La dernière rébellion des Zénètes kharidjites a lieu au Xe siècle sous la conduite d'Abu Yazid des Banou Ifren[68].

Les Zénètes étaient alors en grande partie alliés au califat de Cordoue et luttaient pour le contrôle du Maghreb occidental (Maroc). Abou Yazid fit réunir toutes les tribus berbères des Aurès pour lancer une attaque contre les Fatimides. Vainqueur, il reprendra toute l'Ifriqiya et désignera Kairouan comme capitale kharidjite du Maghreb. Mais les Fatimides réussiront à le vaincre et une grande partie des Zénètes deviendront par la suite des alliés des Fatimides.

Les Omeyyades essayent dans le même temps par tous les moyens de retrouver leur pouvoir, ce qui provoquera l'éclatement des tribus zénètes. Les Fatimides, en guerre contre ces derniers[65], finissent par reprendre le pouvoir au nord du Maghreb central mais font face à la résistance des Zénètes jusqu'à la mort d'Abu Yazid. Certains chefs poursuivront même la guerre contre les Fatimides tandis que d'autres deviendront leurs alliés. Chassés par les Fatimides, les Zénètes se retranchent alors vers l'ouest du Maghreb (Maroc et ouest de l'Algérie), le reste du territoire algérien voyant l'avènement des dynasties hammadides et zirides. C'est dans ce contexte que les luttes entre tribus zénètes se poursuivaient et que les Omeyyades n'étaient plus en mesure de continuer à régner. Les tribus des Hilaliens ravagèrent alors le Maghreb où le chaos s'installa.

Les Zénètes sont ensuite défaits par les Almoravides de Youssef Ibn Tachfin et auraient été victimes d'un génocide tout comme les Berghouatas du Maroc actuel. Les Almoravides reconfigurent la carte du Maghreb et construisent un État fort. Les Zénètes reprennent également une importance politique de premier plan au XIIIe siècle avec l'émergence de nouvelles dynasties au Maghreb et en Andalousie comme les Almohades avec le Zénète Abd al-Mumin (Almohades) (premier calife Almohade et discipline de Ibn Tûmart le fondateur de la doctrine Almohade et originaire du Maroc actuel) ou les Abdalwadides au Maghreb central ou les Mérinides et les Wattassides (jusqu'au XIVe siècle) au Maroc[65]. Les Mérinides prennent la Tunisie et font tomber les Hafsides. En effet,Abou el Hassen souverain Mérinides de Constantine et de Béjaïa s'empare de la Tunisie, Ibrahim abou Fadhel sera le souverain de la Tunisie, mais l'histoire ne révèlera pas tous les noms des souverains mérinides en Tunisie[69]. Toutefois, les luttes internes entre les dynasties zénètes durent jusqu'à l'arrivée de l' Ottomans en Algérie.

L'Andalousie et le Portugal

La mosquée, la cathédrale et le pont de Cordoue, la ville fut prise par Abd al-Mumin (Almohades) appartenant aux Zénètes
Une partie de la muraille de la ville de Ronda édifiée par Abou Nour

Les Zénètes étaient les plus proches des Omeyades de l'Andalousie parmi les berbères. Après la chute des Omeyades, quelques tribus zénètes fondent des État indépendants. Les Banou Ifren prennent Ronda. Après la reconquête par les rois chrétiens, soit Pierre III soit Alphonse III d'Aragon, la politique restait la même. Les Zénètes avaient le rôle de milice et le contrôle de l' Andalousie au côté des milices chrétiennes[70].

Abd al-Mumin (Almohades) reprend la majorité des territoires en Andalousie notamment Cordoue et Grenade.

Les Nasrides signent un traité de paix avec les souverains de Tlemcen les Zianides[71]. Les Zianides deviennent allié des Nasrides en 1039[72]. . Les deux unis gagnent la bataille contre Aragon, Mérinides, etc[73].

Les Mérinides reprennent certains territoires de l'Andalousie et du Portugal après avoir évincé les Almohades.

Apports culturels

Ibn Battuta, il a été un grand voyageur et écrivain à l'époque des Mérinides de père d'origine zénète.

Avec la conquête musulmane de l'Hispanie, l'Andalousie accueille un énorme contingent de Zénètes qui peuple des régions entières et laissera des traces dans la toponymie et dans la culture. De plus, les Zénètes règnent en Andalousie durant des siècles. Le savoir, l'art et la musique peuvent alors s'y développer.

De grands savants ont aussi émergé durant les règnes des dynasties zénètes comme Ibn Ruchd(Averroès en langue occidentale), Ibn Battûta, Ibn Khaldoun, etc. La civilisation berbère était alors à son apogée sur une partie de l'Europe et en Afrique du Nord.

Au XVIe, Cheikh Abou Mohammed el Zenati compose son traité de géomancie[74].

Héritage urbanistique

Les dynasties zénètes ont laissé derrière elles des routes et fondé de nombreuses villes dont Tlemcen, fondée par Abou Qurra des Banou Ifren en 790, qui devint la première capitale des Berbères musulmans[75]. Le chercheur Rachid Bellil a pour sa part effectué un travail important sur les traces archéologiques et anthropologiques des Zénètes en Algérie[76],[77]. Parmi les sites principaux, on peut citer :

Langue

Article détaillé : Langues berbères.

L'étude linguistique zénètes englobe la totalité des parlers berbères de certaines régions de la Libye, l'oasis Siwa, l'Algérie et le Maroc[82].

Plusieurs tribus zénètes ont perdu leur langue à cause de la religion, de la dominance de la langue arabe et des tribus hilaliens. Cependant plusieurs rois ou walis (Saint) se sont imposés pour garder leur langue. Quelques historiens français ont écrit sur les Zénètes sans avoir de contact avec la population zénète et ont formulé des thèses qui se révèleront fausses et sans fondement par les rares recherches modernes liées aux Zénètes, du point de vue linguistique, génétique, archéologique[83], etc. Seuls, les chercheurs et spécialistes qui ont vraiment entré en contact avec quelques tribus zénètes de Gourara révèlent la complexité de la recherche. En effet, la majorité des poèmes en langue zénète demeure incompréhensible à cause de l'emploi de mots anciens ou archaïques[84].De plus, dans certaines régions à dominance arabophone, les Zénètes ont sauvegardé leur terroir. En effet, l'élément de la langue Zénète demeure intact sans influence majeure sauf pour la religion. La langue zénète reste parlée uniquement entre Zénètes. Rachid Bellil entre en contact difficilement avec une partie des Zénètes, ce qui lui permet de mettre au jour quelques contes et poèmes en dialecte Tazinati. Et ces derniers sont traduits en langue française. Il est important de préciser que les Zénètes parlent leur langage uniquement dans le Ksar.

Yghomracen Ibn Zyan, dont le règne est rapporté par Ibn Khaldoun, mentionne des anecdotes à son sujet. Ainsi le roi qui est décrit comme magnanime se riait des généalogistes qui voulaient le faire descendre du prophète de l'islam Mahomet, et devant ceux qui voulaient inscrire son nom sur un minaret qu'il avait fait élever, il répondit dans la seule langue qu'il connaissait, le berbère, "Dieu sait" (Issen Rebbi). Yaghmurâsin s'exprimant en langue zénète dit à peu près ceci : « Nous n'avons obtenu les biens de ce monde et le pouvoir par nos épées, et non par cette ascendance. Quant à son utilité dans l'autre monde, elle dépend de Dieu seul. »[85].

Sidi Al Hadj Bu Mahmmed, Saint Wali Zénète de Timimoun à Gourara en Algérie, avant de mourir, transmettra son testament à ses fils en leur conseillant de garder la langue zénète. Sidi Al Hadj dira : « L'acquisition du savoir religieux dans la langue arabe n'est pas, ne doit pas entraîner la disparition de la langue Zénète  »[86].

La langue zénète, elle est utilisée dans plusieurs régions au Maroc, en Algérie et en Libye. Les dialectes berbéres des beni Snous, des beni Boussaid et des Msirdas dans la wilaya de Tlemcen, des ksours berberophones des wilayas de Naama et d'El bayadh, des Mozabites, des Chaouias et des Nemamchas, des habitants de Ouargla et de Ngouça, des berberophones du Gourara au sahara central, de l'Ouarsenis oriental chez les Matmatah, de la Dahra orientale dans les wilayas de Tipaza, Chlef et Ain Defla sont tous d'origine zénète. Le chaoui est proche de la langue des Zénètes. Dans les Aurès, les Chaouis, qui sont issus des Zénètes, ont un parler proche du Ifren tamazight, langage chaoui[87].

Le cheval et le cavalier zénète

  • En Espagne, « Les Zénètes montaient leurs chevaux avec une lance courte, des étriers courts, et plats et chevauchaient les jambes repliées ce qui donnait de la liberté à leurs mouvements. Les Espagnols adoptèrent également cette technique et le mot zénète donnera le mot castillan Jinete ( cavalier). »[88].
  • En Andalousie, la garde du roi Abderhamen était particulièrement gardé par les cavaliers Zénètes dont le nombre avoisiné les huit mille[89].
  • De l'autre bord de la rive. Le calife Abou Qurra avaient 45000 cavaliers de sa tribu, les Banou Ifren et en tout il avait sous son commandement plus de 35 milles cavaliers.
  • Selon Corripus dans la Johannide la cavalerie zénète, dont les Banou Ifren était investit dans la guerre des Berbères contre les Byzantins entre entre 547 et 550 au temps de Jean Troglita.
  • Ibn Khaldoun nous rapporte la force de la cavalerie zénètes lors de la guerre de la Kahina contre les Omeyades. Les Banou Ifren avaient écrasé la cavalerie omeyyades.
  • Les Zirides avaient tellement peur de la cavalerie zénète qu'ils ont du interdire la possession du cheval au Maghreb.
  • Yeddou se détachera de l' alliance après que les califes d'Espagne lui ont offert d'être un allié. Yeddou dira sa phrase célèbre en réponse aux Omeyades[90]
« Va demander à B. Abi Amer si l'onagre se laisse mener chez les dompteurs de chevaux? »

— Ibn Khaldoun , "Histoire des Berbères" , 1378

Notes et références

  1. a  et b E.M. Albarnossé, « Généalogie des Berbères selon Ibn Khaldoun »
  2. a , b , c  et d Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique de la province de Constantine, éd. Alessi et Arnolet, Constantine, 1874
  3. Claude Antoine Rozet, Ernest Carette, Algérie, Firmin Didot frères, 1856, 735 p. 
  4. http://www.euratlas.net/AHP/voyage_temps/europe_sud_ouest_0700.html
  5. (en) Ivan Van Sertima, Golden Age of the Moor, éd. Transaction Publishers, New Brunswick et London, 1992, p. 132
  6. a , b , c , d , e , f , g , h , i , j  et k Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, éd. et trad. partielle par William McGuckin de Slane, Alger, 1852-1856
  7. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien), Rachid Bellil, page 73
  8. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien), Rachid Bellil, p 74
  9. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien), Rachid Bellil, p74
  10. Gabriel Camps, Encyclopédie berbère, éd. Édisud, Aix-en-Provence, 1985-2002
  11. (fr) Anne-Marie Flambard Héricher, Les lieux de pouvoir en Normandie et sur ses marges, éd. Publications du CRAHM, Caen, 2006, p. 109
  12. a  et b (fr) « Notions ethnographiques sur les Berbères touaregs », Mémoires de la Société de géographie de Genève, tome 4, éd. Société de géographie de Genève, Genève, 1862, p. 46
  13. Souvenirs d'une exploration scientifique dans le nord de l'Afrique, Jules-René Bourguignat
  14. Ibn Khaldoun , Histoire des Berbères
  15. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien) Par Rachid Bellil, Institut national des langues et civilisations orientales Centre de recherche berbère. Page 77
  16. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien), Rachid Bellil, Institut national des langues et civilisations orientales Centre de recherche berbère. Page 77
  17. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien) Par Rachid Bellil, Institut national des langues et civilisations orientales Centre de recherche berbère. Page 95 et 96
  18. Les oasis du Gourara (Sahara algérien) Par Rachid Bellil, Institut national des langues et civilisations orientales Centre de recherche berbère. Page 96
  19. Arnold van Gennep, L'État actuel du problème totémique, éd. E. Leroux, Paris, 1920
  20. Ivan Van Sertima, op. cit.
  21. (fr) Pierre Pinta, La Libye, éd. Karthala, Paris, 2006, p. 306
  22. (fr) Georges Mazenot, Sur le passé de l'Afrique noire , éd. L'Harmattan, Paris, p. 130
  23. Victor Piquet, Histoire des monuments musulmans du Maghreb, éd. Bauche, Évreux, 1937
  24. François Decret et M'hamed Hassine Fantar, L'Afrique du Nord dans l'Antiquité, éd. Payot & Rivages, Paris, 1998
  25. (en) Babington Michell, « The Berbers », Journal of the Royal African Society, vol. 2, n°6, janvier 1903, pp. 161-194
  26. Onoma, vol. 19, éd. International Centre of Onomastics, Louvain, 1950, p. 488
  27. Journal asiatique De Société asiatique (Paris, France), Centre national de la recherche scientifique (France)
  28. Ibn khaldoun, Histoire des Berbères
  29. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien), le chercheur algérien Rachid Bellil, p 75
  30. Berbères: aux marges de l'histoire. Par Gabriel Camps. Publié par Éditions des Hespérides, 1980. page 128
  31. Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830). Paris. Édition Ernest Leroux, tome I, page 44
  32. Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830). Paris. Édition Ernest Leroux, tome I, page 44
  33. Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830). Paris. Édition Ernest Leroux, tome I, page 182 (note de page)
  34. Le Passé de l'Afrique du Nord. Les siècles obscurs, Émile Félix Gautier
  35. Ibn Khaldoun , Histoire des Berbères
  36. Ibn Khaldoun, Histoire des berbères
  37. Histoire de la décadence et la chute de l'Empire romain, Edward Gibbon, Jean Alexandre C. Buchon
  38. L'Univers histoire et description de tous les peuples, Ferd Hoefer
  39. La Revue de Paris, Marc Le Goupils
  40. L'Algérie De Maurice Wahl, Augustin Bernard
  41. Voir Les siècles obscurs du Maghreb, Emile Félix Gauthier, partie dynasties Zénètes
  42. Jerzy Kolendo, Le Colonat en Afrique sous le Haut-Empire, éd. Les Belles Lettres, Paris, 1991
  43. Gerhard Rohlfs, Voyages & explorations au Sahara. 1868-1869, tome 3, éd. Karthala, Paris, 2002
  44. Journal asiatique De Société asiatique (Paris, France), Centre national de la recherche scientifique (France)
  45. [1] Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique de la province... De Société archéologique
  46. La Capsa anciennela Gafsa moderne De Pierre Bodereau
  47. Histoire politique de l'Afrique du Nord De Mohand Tazerout
  48. a  et b Charles-André Julien et Stéphane Gsell, Histoire de l'Afrique du Nord, éd. Payot, Paris, 1931
  49. Mélanges d'archéologie et d'histoire, éd. École française de Rome, Rome, 1977
  50. Paul Petit, Histoire générale de l'Empire romain, éd. du Seuil, Paris, 1978
  51. a  et b Corippe, La Johannide ou Sur les guerres de Libye, éd. Errance, Paris, 2007
  52. Algérie, le passé revisité. Par Chems-Eddine Chitour. Publié par Casbah Editions, 1998. ISBN 9961641000. Page 212
  53. (en) The Berbers, by Geo. Babington Michell, page 161, 1903. JSTOR:The Berbers la relation entre Africa et Ifren version du livre en ligne
  54. Archives des missions scientifiques et littéraires, France Commission des missions scientifiques et littéraires,Em.Masqueray. France, page 481,482, Imprimerie nationale. 1879 Version du livre en ligne
  55. Mots, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, page 9, 1987, l'article: no.15 version du livre ene ligne
  56. Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique, historique,... du département de Constantine, Arnolet,page 461, 1878, version du livre en ligne
  57. Les cultes païens dans l'Empire romain: première partie, les provinces latines, Jules François Toutain, Jules Toutain. Éditions Ernest Leroux, p46, 1920 version du livre en ligne
  58. John Morris, Arnold Hugh Martin Jones, John Robert, The prosopography of the later Roman Empire, p. 612
  59. a  et b Le Livre des Exemples, Muqaddima, partie 3, traduit par Abdesselem Cheddadi, Gallimard, (ISBN 2070114252), p.  682
  60. Les Prolégomènes d'Ibn Khaldoun, partie 2, traduit par Slane, p.  160
  61. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, traduction de William McGuckin de Slane, éd. Paul Geuthner, Paris, 1978, Modèle:T. 1, p.  208-209
  62. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, traduction de William McGuckin de Slane, éd. Paul Geuthner, Paris, 1978, tome 1, pp. 208-209
  63. [réf. incomplète]Gabriel Camps, Les Berbères – Aux marges de l'histoire.
  64. Le Christianisme en Afrique : déclin et extinction, J. Mesnage. Publié par Adolpe Jourdan, 1915. Notes sur l'article: v. 2. Page 150
  65. a , b  et c Ibn Khaldoun, Le Livre des exemples. Autobiographie, trad. partielle par Abdesselam Cheddadi, éd. Gallimard, Paris, 2002
  66. Émile Masqueray, Chronique d'Abou Zakaria, éd. Imprimerie de l'Association ouvrière V. Aillaud et Cie, Alger, 1878, p. LXXIII
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  68. (fr) Ernest Mercier, Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie). Depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française, éd. Adamant Media Corporation, Boston, 2005, p. 342
  69. L'Univers: histoire et description de tous les peuples... Publié par F. Didot frères, 1885. Notes sur l'article: ser.2 v.7. Page 174
  70. Book Goole. L'Espagne catalane et le Maghrib aux XIIIe et XIVe siècles, Charles Emmanuel Dufourcq
  71. L'Espagne catalane et le Maghrib aux XIIIe et XIVe siècles : de la bataille de Las Navas de Tolosa (1212) à l'avènement du sultan mŕinide Abou-l-Hazzan (1331),Charles Emmanuel Dufourcq, p 194, Presses universitaires de France, 1966
  72. Orientalia Hispanica: Sive Studia F. M. Pareja Octogenario Dicata, Felix M. Pareja Casanas, F. M. Pareja, J. M. Barral.Collaborateur F. M. Pareja. Page 34. Publié par Brill Archive, 1974. ISBN 9004039961 Version du livre en ligne
  73. Orientalia Hispanica: Sive Studia F. M. Pareja Octogenario Dicata, Felix M. Pareja Casanas, F. M. Pareja, J. M. Barral.Collaborateur F. M. Pareja. Page 34. Publié par Brill Archive, 1974. ISBN 9004039961 Version du livre en ligne
  74. La Géomancie, tome I : Analyse formelle. De Robert Jaulin, Françoise Dejean, p 26. Éditions MSH, 1988. ISBN 2735102599
  75. (fr) [pdf] Fouad Ghomari, « La médina de Tlemcen. L'héritage de l'histoire, » Web journal on cultural patrimony, n°1, 2007
  76. (fr) Présentation de Rachid Bellil, Textes zenettes du Gourara, éd. CNRPAH, Paris, 2006
  77. (fr) Rachid Bellil, Les oasis du Gourara (Sahara algérien), éd. Peeters Publishers, Louvain, p. 133
  78. Aǧraw n yiwalen tumẓabt t-tfransist =Dictionnaire mozabite-français , J. Delheure
  79. (fr) Les oasis à foggaras et les ksour du Grand Erg Occidental (Unesco)
  80. (fr) [pdf] Jean Bisson, Le Gourara. Étude de géographie humaine, éd. Institut d'études sahariennes, Alger, 1955
  81. (fr) Roland et Alix Martin, « Les ksour du sud de Tataouine », Le Temps, 21 janvier 2007
  82. Éléments d'ethnographie marocaine, Joseph Bourrilly. Publié par Librairie coloniale et orientaliste Larose, 1932. page 42
  83. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien), Rachid Bellil, Institut national des langues et civilisations orientales Centre de recherche berbère, page
  84. Encyclopédie berbère. Par International Union of Prehistoric and Protohistoric Sciences, International Union of Anthropological and Ethnological Sciences, Laboratoire d'anthropologie et de préhistoire des pays de la Méditerranée occidentale (France), Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman. Publié par EDISUD, 1986.Notes sur l'article: set.ISBN 2857442017. Page 314
  85. Ibn Khaldûn, Le livre des exemples, Volume I, Éd. Gallimard , Col. la Pléiade, (ISBN 2-07-011425-2), p. 387.)
  86. Les Oasis du Gourara (Sahara algérien), Rachid Bellil, Institut national des langues et civilisations orientales Centre de recherche berbère, page 276
  87. Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique, historique, Société archéologique Recueil de la Société archéologique
  88. Zeyda, servante de l'Alhambra: au temps de Boabdil, dernier roi de Grenade : roman. Par Béatrice Balti.Publié par L'Harmattan, 2000. ISBN 2738492029. Page 92
  89. Histoire de la domination des Arabes et des Maures en Espagne et en Portugal : depuis l'invasion de ces peuples jusqu'à leur expulsion définitive. Par José Antonio Conde, J. Lacroix de Marlès. Traduit par J. Lacroix de Marlès. Publié par A. Eymery, 1825. Notes sur l'article: v. 1. Page 464
  90. Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus... De Ernest Mercier [2]

Voir aussi

Bibliographie

  • Ibn Khaldoun, Le Livre des exemples. Autobiographie, trad. partielle par Abdesselam Cheddadi, éd. Gallimard, Paris, 2002, (ISBN 2070114252)
  • Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, éd. et trad. partielle par William McGuckin de Slane, Alger, 1852-1856 (ISBN 2705336397)
  • E.F. Gautier, Le passé de l'Afrique du Nord, éd. Payot, Paris, 1952

Liens externes

Cartes repères

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