Xinjiang


Xinjiang
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Xinjiang
Carte indiquant la localisation du Xinjiang (en rouge) à l'intérieur de la Chine
Carte indiquant la localisation du Xinjiang (en rouge) à l'intérieur de la Chine
Administration
Pays Drapeau de Chine Chine
Noms Ouïghour : شىنجاڭ ئۇيغۇر ئاپتونوم رايونى

(Xinjang Uyghur Aptonom Rayoni)
Chinois : 新疆维吾尔自治区
Pinyin : Xīnjiāng Wéiwú'ěr Zìzhìqū

Abréviation 新 (xīn)
Statut politique Région autonome
Capitale Ürümqi
Géographie
Superficie 1 660 001 km² (1er)
Démographie
Population (2007) 20 950 000 hab. (24e)
Densité 12,62 hab./km² (29e)
Nationalités Ouïghours (45%)
Hans (41%)
Kazakhs (7%)
Hui (5%)
Kirghizes (0,9%)
Mongols (0,8%)
Dongxiang (0,3%)
Tadjiks (0,2%)
Xibe (0,2%)
Économie
PIB (2004) 220 000  (25e)
PIB/hab. 10 501 Ұ (ouïghour : شىنجاڭ Shinjang — nom officiel chinois : 新疆, pinyin Xīnjiāng, « Région autonome ouïghoure du Xinjiang »), appelé également Turkestan oriental, est une des cinq régions autonomes de la République populaire de Chine, au statut particulier, comme la Mongolie-Intérieure ou le Tibet. Situé à son extrême ouest, il s'étend sur 1 660 001 km² et occupe un sixième du territoire chinois. Le Xinjiang possède une frontière commune avec huit pays, soit la Mongolie, la Russie, l'Inde, le Pakistan, le Kirghizistan, le Kazakhstan, l'Afghanistan et le Tadjikistan. Sa capitale est Ürümqi.

Sommaire

Signification de Xinjiang

Xinjiang (新 xīn « nouveau » et 疆 jiāng « frontière, territoire limitrophe ») signifie littéralement « la nouvelle frontière ».

Géographie

Le Xinjiang est la plus grande région autonome de Chine. Sa capitale est Ürümqi, située à l'ouest de la Chine sur l'ancienne Route de la soie.

Sa situation géographique en fait une région stratégique pour Pékin. Les 5300 km de frontières du Xinjiang donnent sur huit pays : la Mongolie à l'est, la Russie au nord et le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, Afghanistan, le Pakistan et de la partie du Cachemire contrôlée par l'Inde à l'ouest. Le Xinjiang communique avec les régions chinoises du Tibet au sud, Qinghai et du Gansu au sud-est[1].

D'une superficie de 1,66 million de km2, sa moitié sud inclut le désert du Taklamakan, un des plus importants du monde, mais aussi, le Désert de Dzoosotoyn Elisen (où se trouve le pôle terrestre d’inaccessibilité, c’est-à-dire le point de la terre ferme le plus éloigné d’un rivage du Globe, localisé à 46°17′N 86°40′E / 46.283, 86.667, à plus de 2 600 km de la plus proche côte) et le désert du Kumtag. Le Xinjiang possède de gigantesques montagnes de sable à 4 000 mètres d'altitude. Sculptées par le vent, elles sont formées de minuscules cristaux de roche arrachés par l'érosion.

La Dépression de Tourfan abrite le point le plus bas de la Chine à 155 mètres sous le niveau de la mer. A sa frontière avec le Pakistan se trouve le K2, second point le plus élevé du globe à 8 611 mètres. Géologiquement jeune, cette région est une zone sismique de forte intensité.

Image satellite du Lop Nor
Près de l'autoroute du Karakorum.
Lac Tianchi.

Le Xinjiang administre la région d'Aksai Chin, une région revendiquée par l'Inde comme une partie du Jammu-et-Cachemire.

Le Xinjiang est divisé en deux bassins par le Tian Shan, celui de Dzoungarie (Djoungarie) dans le nord et Tarim dans le sud. Le point le plus bas est 155 m sous le niveau de la mer et le plus haut sommet est à 8 611 m sur la frontière avec le Cachemire.

Plusieurs fleuves traversent le Xinjiang comme le Tarim, mais aussi le cours supérieur de l'Irtych.

Les montagnes du Tian Shan forment la frontière avec le Kirghistan au col de Torugart (3 752 m) et au col d'Irkeshtam (environ 2 850 m), qui permet de relier ensuite la vallée du Vakhch. La Route du Karakorum (KKH) relie Islamabad (Pakistan) à Kashgar par le Col de Khunjerab.

Démographie

La province du Xinjiang détenait en 2007 le taux de croissance le plus élevé de Chine. En effet celui-ci était cette année-là de 11,78%. Il est à comparer avec le taux national qui atteignait la même année 5,17%.[réf. nécessaire]

Histoire

Histoire ancienne

Le Xinjiang était anciennement appelé Turkestan oriental ou Turkestan chinois. Ces appellations sont encore parfois utilisées, notamment l'appellation Turkestan oriental par les indépendantistes, mais le gouvernement chinois les refuse[2]. Sa situation géographique en Asie centrale faisant du Turkestan Oriental une zone de passage, de nombreuses ethnies cohabitent, grâce aux diverses vagues de colonisation qui se sont succédé : populations indo-européennes (Tokhariens et Saces, ces derniers étant de langue iranienne) originellement nomades et qui se sont sédentarisées sur place, puis populations xiongnu, proto-turques, turques et enfin proto-mongoles. Les dernières recherches archéologiques ont mis au jour de nombreux corps très bien conservés dont la plupart pourraient avoir été ceux de Tokhariens ou de Saces. Ils datent des IIe millénaire av. J.‑C. et Ier millénaire av. J.‑C.. Le Turkestan Oriental actuel résulte de siècles de lutte entre les dynasties chinoises et les peuples colonisateurs.

La dynastie des Han échoua à plusieurs reprises dans ses tentatives pour contrôler la région : dès le IIe siècle av. J.‑C., les Chinois entrèrent dans le territoire du Turkestan Oriental et affrontèrent les Xiongnu, qui dominaient l'Asie Centrale de 200 av. J.-C. à 48 après J.-C. Un principe de colonies militaires, les tuntian, fut instauré par l'empereur Wudi et ses successeurs, mais se révéla être un échec. La dynastie chinoise des Tang reprit pourtant cette idée et installa dès le VIIe siècle après J.-C. des gouverneurs militaires dans les villes de Karachahr, Koutcha, Kachgar et Khotan. Les Tang perdirent le contrôle de la zone au VIIIe siècle au profit des Tibétains, puis des Ouïgours.

Ruines de Gaochang

Situés sur la route de la soie, les Ouïgours ont joué un rôle important dans les échanges culturels entre l'ouest et l'est, et ont développé leur propre culture et civilisation. Le royaume de Kucha a été le berceau d'une riche culture picturale dont les Grottes de Kizil gardent les traces prestigieuses : les plus anciennes grottes à peintures murales de Chine, monastères boudhiques sur la route de la soie. Le khan Bögü des Ouïgours se convertit au manichéisme après avoir pris Chang'an (Xi'an) en 762, et de précieux manuscrits datant de la fin du Ier millénaire ont été trouvés au Xinjiang et au Gansu, au nord-ouest de la Chine : superbes enluminures de Qoco près de Tourfan, importants textes religieux découverts par le sinologue Paul Pelliot dans les grottes de Mogao près de Dunhuang.

Pourtant le règne des Ouïgours souffrit d'exceptions notables : les nombreuses ethnies turques remirent en cause leur pouvoir, et les contraignirent à recourir à la protection des populations mongoles. Toutefois, la poussée des ethnies turques eut raison de ce protectorat : ils introduisirent l'islam au Xinjiang lors des Xe et XIe siècles, et l'installèrent durablement.

Le christianisme nestorien, qui atteignit la Mongolie et la Chine, fut longtemps présent chez les Ouïgours ; au XIVe siècle, on trouve encore un évêché nestorien à Kachgar, capitale historique du Turkestan Oriental et, en 1289, le khan mongol de Perse (ilkhan) Arghoun envoie le moine ouïgour nestorien Rabban Bar Sauma en ambassade auprès de Philippe IV le Bel et du roi d'Angleterre Édouard Ier avec une missive qui envisageait une attaque conjointe contre les Mamelouks.

Incorporation à l'empire chinois

Au XVIIe siècle, le nord de la région était habitée par les nomades mongoles dzoungares. La conquête du Bassin du Tarim en 1679 a permis au Khanat dzoungar de contrôler la quasi-totalité de la région.

L'Empire Qing sous les règnes de Kangxi et de Qianlong a mené plusieurs campagnes militaires contre les Dzoungars. Les victoires qu'ont remportées ces empereurs mandchous ont pour conséquence l'incorporation complète de la région à l'État chinois en 1759. La partie orientale de la région contenant Ürümqi, appelé Dihua à l'époque, est alors devenue une partie de la Province du Gansu.

Avant le XVIIIe siècle, les Chinois désignent la région par le mot Xiyu (« région occidentale »). Aux alentours de 1760, la région a obtenu le nom de « nouvelle frontière » (Xinjiang en chinois, Ice Jecen en mandchou).

La cession d'une partie de Xinjiang à l'Empire russe en 1864 est suivie d'une période de tumulte dans la région. L'émirat de Kashgarie a existé de 1864 à 1877 par la reconnaissance de l'Empire ottoman, de la Grande-Bretagne et de la Russie[1].

En 1877, l'empire Qing a regagné le contrôle dans la plupart du Xinjiang. Cette région est alors érigée en province sous le nom de Xinjiang, le 18 novembre 1884. Le centre administratif de la région est transféré d'Ili à Ürümqi.

Après que l'empire mandchou a été renversé par les nationalistes chinois en 1911, la Province du Xinjiang est devenue une partie de la République de Chine. Les Ouïgours, voulant se libérer de la domination étrangère, se sont soulevés à de nombreuses reprises contre le pouvoir chinois nationaliste et par deux fois, avec l'éphémère République islamique du Turkestan oriental (novembre 1933 - février 1934) centrée à Kashgar et en 1944, ont réussi à installer une République indépendante du Turkestan oriental. La seconde République du Turkestan oriental est un satellite de l'URSS[1], qui est restée indépendante pendant cinq ans dans trois villes au nord du Xinjiang, a été formellement intégrée à la Chine en 1949 après que ses dirigeants ont disparu dans un mystérieux accident d'avion en se rendant à une réunion avec le président chinois Mao Zedong.

Peu après l'annexion du Turkestan oriental par la République populaire de Chine, les frontières de la Chine ont été corrigées. La superficie de la Province du Xinjiang passe alors de 1 820 000 en 1949 à 1 626 000 km², au profit de la République socialiste soviétique du Tadjikistan et de la République populaire mongole.

Région autonome de la République populaire de Chine

Le Turkestan Oriental en Chine

Site des essais nucléaires chinois

Depuis 1961, la Chine a fait exploser quarante-six bombes nucléaires sur le site de Lop Nor au Xinjiang. Les retombées radioactives ont créé en trente-cinq ans un désastre écologique, polluant les sols, l'eau, les plantes et la nourriture, ce qui aurait entraîné la mort de 200 000 personnes selon des opposants ouïghours[3]. Une recherche récente menée secrètement par une équipe scientifique anglaise a révélé une grave pollution nucléaire et une augmentation dramatique des taux de cancer[4].

Révolution culturelle

Pendant la Révolution culturelle, des Corans furent détruits dans de grands autodafés[5][réf. incomplète].

Camps de travail

La Chine a construit ses plus grands camps de travail forcé (Laogai) au Xinjiang, y faisant venir des criminels de toute la Chine. Chaque année des dizaines de criminels parviennent à s'évader et se déchaînent sur les villages environnants. Tous les criminels sont contraints de s'installer au Turkestan oriental après avoir purgé leur peine.[réf. nécessaire]

Tensions communautaires

  • 5 février 1997 : une manifestations pour la libération de trente dignitaires religieux, arrêtés par la police à la veille du Ramadan à Guldja (en chinois : Yining), sont réprimées violemment par la police et l'armée. S'ensuivent des émeutes qui font des dizaines de morts et des centaines de blessés parmi les Ouïgours. Les Hans de la province subissent aussi les représailles.
  • Janvier 1999 : vingt-neuf militants islamistes sont arrêtés, accusés d’avoir organisé des émeutes contre Pékin. Deux de ces militants ont été exécutés le 28 janvier.
  • 12 février 1999 : à Urumqi, cinq Ouïgours blessés et 150 arrêtés à la suite de violentes confrontations entre les jeunes qui criaient des slogans indépendantistes et les forces de l’ordre.
  • 21 juillet 2004 : exécution de deux hommes ; raison invoquée : « atteinte à la sécurité de l'État ». Pendant tout l’été, les arrestations d’adultes et d’enfants se sont multipliées (en particulier dans le district de Khotan) pour « activités religieuses illégales ».
  • 6 août 2004 : les armées chinoises et pakistanaises envoient environ 200 soldats dans la région de Taxkorgan, près de la frontière avec l'Afghanistan afin d’« améliorer la capacité à combattre ensemble le terrorisme et à contenir et réprimer les forces séparatistes, extrémistes et terroristes ».
  • 4 août 2008: attentat à Kashgar contre un poste de police: 16 morts[6]
  • 9 août 2008: attentat à l'explosif à Kuqa contre un poste de police: 11 morts[7]
  • 2 avril 2009 : attentat suicide à l'explosif dans un immeuble d'Urumqi tuant le kamikaze et blessant deux employés présents dans la pièce[8].
  • 5 juillet 2009 : de violentes manifestations touchent la province et provoquent la mort d'au moins 140 personnes[9],[10].

Population

Trois fillettes ouïghoures au marché de Khotan.

Le Xinjiang est peuplé en majorité par les Ouïghours, parlant une langue turque, mais d'autres peuples d'Asie centrale comme les Kazakhs, les Kirghizes, les Tatars, les Ouzbeks, et les Tadjiks sont également présents. Selon le dernier recensement chinois, la population de ces ethnies, pratiquant en général la religion musulmane, pratiquée aussi par les Huis, est d'un peu plus de 11 millions, parmi lesquels les 8,68 millions de Ouïghours constituent la majorité. Ils restent encore majoritaires mais la pression démographique et culturelle des Hans (principale ethnie de Chine) menace leur suprématie.

Les 9 millions d'autres habitants de la région sont en majorité des Hans. La proportion de Hans dans la population de la région est passée de 6 % en 1949 à plus de 40 % en 2006 (chiffre sous-estimé car il ne comprend pas les mingongs et les militaires)[1]. Ils vivent surtout dans les villes.

Nationalité Pourcentage
1. Ouïghour 45,6 %
2. Han 40,1 %
3. Kazakh 6,7 %
4. Hui 4,5 %
5. Kirghize 0,9 %
6 . Mongol 0,8 %
7. Tadjik 0,21 %
8. Xibe 0,21 %
9. Mandchou 0,1%
10. Ouzbek 0,08 %
11. Russe 11 000
12. Daur 6 700
13. Tatar 4 900

Source : China Statiscal Yearbook 2008 (chiffres 2006)

Langues

Des langues d'origine turque, l'ouïghour et le kazakh sont parlées au Xinjiang. L'ili turki est une langue qui est presque éteinte. L'oïrate est parlé par des populations mongoles. On y trouve aussi les seules langues iraniennes parlées en Chine, le sariqoli et le wakhi.

Villes

Ville Population 2006
1. Ürümqi (Wulumuqi) 乌鲁木齐 1 538 778
2. Shihezi 石河子 581 955
3. Aksu (Aqsu) 阿克苏 362 266
4. Kashgar (Kachi), (Qachi) 喀什 284 712
5. Guldja (Guldja) 伊宁 263 627
6 . Changji 昌吉 208 614
7. Kuytun (Kuitun) 奎屯 200 250
8. Korla (Kuerle) 库尔勒 182 343
9. Karamay (Kelemayi) 克拉玛依 181 871
10. Altay 阿勒泰 141 575
11. Qomul (Hami) 哈密 139 579
12. Hotan (Hetian) 和田 114 259

Source : World Gazetteer

Économie

Le Xinjiang est réputé pour ses produits agricoles : des raisins, des melons, des poires, du coton, du blé, de la soie, des noix, des moutons. La région dispose également de ressources minérales, dont du pétrole, mais aussi plomb, zinc, cuivre, fer, charbon, uranium, sel, or, ainsi que des gisements éoliens.

A la fin du XIXe siècle, la région produisait du sel soda(?), du borax, de l'or, des jades et du charbon[11].

Le PIB de la région était d'environ 28 milliards de dollars en 2004 puis 60 en 2008, notamment en raison de la politique chinoise de développement de ses régions ouest. Son PIB par habitant est 19 893 yuans (2 864 $). Son taux de croissance était de 10,5 % en 2010.

L'extraction de pétrole et de gaz naturel dans la région d'Aksu et de Karamay, en forte hausse, représente environ 60% de l'économie locale[12] Ses exportations ont été de 19,3 milliards de dollars, pour des importations de 2,9 en 2008[13]. La Chine a ouvert sa première zone franche à Horgos, à la frontière avec le Kazakhstan[14]. Horgos est le premier port continental de l'ouest chinois, permettant un bon accès au marché des pays d'Asie centrale. D'autres zones franches ont été ouvertes autour de Bole, Shihezi, Tacheng, Urumqi et Yining.

De larges pans de l'économie appartiennent aux bingtuans (« brigades militaires » ou CPCX), structures contrôlées par l'Armée chinoise créées en 1954. Les CPCS rassemblent 1,9 million d'habitants, possèdent 1 500 groupes industriels, commerciaux ou de construction, deux universités, un tiers des surfaces cultivées, représentent un quart de la production industrielle, plus de la moitié des exportations. Les bingtuans sont des leaders mondiaux du ketchup[1].

Entre Urumqi et Tourfan, ainsi qu'à proximité de Yining se trouvent deux grandes concentrations d'éoliennes[1].

Jusqu'en 2015, le gouvernement central a prévu d'investir chaque année au Xinjiang 400 milliards de yuans (45 milliards d'euros). L'équivalent du PNB annuel de la région, à peu de chose près.

Sources

  1. a, b, c, d, e et f Quand la fièvre montait dans le Far West chinois, Martine Bulard, Le Monde diplomatique n°665, août 2009, pages 12-13.
  2. Les Ouïgours au vingtième siècle
  3. (en) The undeclared nuclear War in Eastern Turkestan, SOTA - Research Centre for Turkestan and Azerbaijan. Consulté le 9 septembre 2007
  4. "Chinese Nuclear Tests Allegedly Cause 750,000 Deaths" Epoch Times. March 30, 2009. [1]
  5. Collectif, Le Livre noir du communisme, Paris, Robert Laffont, 1998, p.614
  6. Attentat au Xinjiang : la Chine en alerte à trois jours des JO
  7. Nouvel attentat au Xinjiang contre un poste de police
  8. Chine : un kamikaze se fait exploser et blesse deux personnes. Le Monde, 2 Avril 2009
  9. Chine: 140 morts dans la pire flambée de violence depuis des décennies Dépêche AFP de Dan MARTIN datée du 6 juillet 2009
  10. Des émeutes font 140 morts Dépêche Radio Canada datée du 6 juillet 2009
  11. Mesny, William. (1899). Mesny's Chinese Miscellany. Vol. III, p. 386. August 5th, 1899. Shanghai.
  12. (en) Alain Charles, The China Business Handbook, 2005, 8th Editione éd. (ISBN 780951251287) 
  13. http://www.stats.gov.cn/tjgb/ndtjgb/dfndtjgb/t20050323_402237340.htm (Archive, Wikiwix, que faire ?), November 2008
  14. Work on free trade zone on the agenda, People's Daily Online (2 November 2004). Consulté le 26 November 2008.

Articles du web

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Bibliographie

Histoire et société moderne et contemporaine

  • M.-R. Djalili et T. Kellner, Géopolitique de la nouvelle Asie centrale, De la fin de l'URSS à l'après-11 septembre, Paris, PUF, 2003, 585p. Thierry Kellner est un spécialiste des relations entre la République populaire de Chine et les Républiques d'Asie centrale
  • F.J. Besson, Les Ouïgours au XXIe siècle, Cahiers d'études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien, N° 25, 1998.
  • Castets Remi, « The Uyghurs in Xinjiang. The Malaise Grows » in China Perspectives, n°49, septembre-octobre 2003, pp. 34-48.
  • Castets Remi, « Nationalisme, islam et opposition politique chez les Ouïgours du Xinjiang » in Les Études du CERI, octobre 2004, n°110, 45 pages.
  • Dru C. Gladney, L’Expansion du colonialisme intérieur en Chine, Pouvoirs, 1996, pp. 59-69.
  • "Ma Chine. Route de la Soie, Tibet, Hongkong à vélo", de François Picard (2008, éditions Artisans-Voyageurs). Le journaliste cycliste décrypte les problématiques régionales.
  • "Emeutes au Xinjiang et guerre de l'information chinoise", dans "Cyberguerre et guerre de l'information. Stratégies, règles, enjeux", de Daniel Ventre (2010, éditions Hermès Lavoisier, 320 pages, ISBN 978-2-7462-3004-0).

Histoire et société ancienne, art ancien

Site de la vallée du fleuve Keriya
  • Debaine-Francfort, Corinne. (Dir. publ.) , Idriss, Abduressul. (Dir. publ.) et Mission archéologique franco-chinoise au Xinjiang., Kériya, mémoires d'un fleuve. Archéologie et civilisation des oasis du Taklamakan. [exposition présentée à l'Espace Electra (Paris) du 14 février au 27 mai 2001] / Mission archéologique franco-chinoise au Xinjiang, CNRS et Institut d'archéologie et du patrimoine du Xinjiang, France, 2001, 245 p. (ISBN 2-86805-094-8)  : Cette exposition évoque une aire culturelle comparée avec le monde des steppes des Scythes de la Sibérie du Sud et du Kazakhstan, l'empire kouchan et le Gandhara, sur la période allant du Ve avant J.-C. au VIe après J.-C. L'exposition présente l'étude de textiles antiques (Ve -IIIe av. J.-C.), divers et d'exceptionnelle qualité, parfois d'une grande finesse (100 trames au cm²). Elle documente aussi le plus ancien sanctuaire bouddhique (première moitié du IIIe siècle) du Xinjiang, en matériaux présumés périssables mais qui ont survécu dans le cadre désertique, avec ses décors peints réalisés à main levée d'un trait rapide et juste. Tandis que les figures des buddha ont des traits indianisés, le décor et le traitement des vêtements sont le fruit d'un métissage culturel. L'exposition apporte des témoins d'échanges avec le sous-continent indien ancien, la Bactriane et le monde hellénistique, et la Chine ancienne sur la route de la soie. La continuité avec certaines pratiques actuelles au Xinjiang ouïgour est relevée. Les processus de désertification, l'architecture, la vie domestique et la musique ouïgoures (du Turkestan chinois) font l'objet d'articles illustrés (photographies et poèmes) qui situent l'enquête archéologique précisément. Bibliographie.
  • Photogr. : Reza ; Texte : Jacques Giès, Laure Feugère, André Coutin, Le pinceau de Bouddha , Paris, La Martinière, 2002, 167 p. (ISBN 2-7324-2741-1)  Peintures (Ve -VIIe siècles) du royaume de Kucha. Grottes de Kizil, au cœur de la Sérinde sur la route de la soie. Etude de la technique picturale.
  • Loubes, Jean-Paul et Cartier, Michel, Architecture et urbanisme de Turfan : une oasis du Turkestan chinois , Paris, l'Harmattan, 1998, 433 p. (ISBN 2-7384-6452-1) 
  • Route de la soie - de Xi'an à Kashgar sur les traces des caravanes, Judy Bonavia, trad. Matthieu Salem, Guides Olizane, Genève 2002 (ISBN 2-88086-281-7) pp. 226-231



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