Wailly-Beaucamp


Wailly-Beaucamp
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50° 24′ 50″ N 1° 43′ 37″ E / 50.4138888889, 1.72694444444

Wailly-Beaucamp

Chemin des Lombards

Administration
Pays France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Canton Montreuil
Code commune 62870
Code postal 62170
Maire
Mandat en cours
Michel Dupont
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Montreuillois
Démographie
Population 900 hab. (2005)
Densité 63 hab./km²
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 50″ Nord
       1° 43′ 37″ Est
/ 50.4138888889, 1.72694444444
Altitudes mini. 18 m m — maxi. 68 m m
Superficie 14,33 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Wailly-Beaucamp est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais. Les habitants de Wailly-Beaucamp sont appelés les Wailly-Beaucampois.

Sommaire

Géographie

Situé à 6 km de Montreuil-sur-Mer, 15 km de Berck et 20 km du Touquet-Paris-Plage, sur le plateau entre la vallée de la Canche et celle l'Authie, Wailly-Beaucamp est un petit village de 900 habitants. Son sol essentiellement sableux est depuis longtemps exploité par des carrières en périphérie. Si le territoire du village est essentiellement couvert d'openfield[précision nécessaire], les surfaces boisées sont assez importantes avec les bois du Mouflet, de l'Église ou encore du Quesnoy. Le village est traversé par l'ancienne RN1 reliant Boulogne-sur-Mer à Paris et est desservi par la sortie no 25 de l'autoroute A16. Les communes limitrophes au village sont : Boisjean, Lépine, Verton, Airon-Saint-Vaast, Campigneulles-les-Grandes, Campigneulles-les-Petites, Ecuires.

Lieux-dits et hameaux

  • Beaucamp.

Ce hameau donnera son nom en 1901, à la nouvelle dénomination du village.

  • La Réderie.
  • Le Mouflet ou Moufflet.

Appelé aussi Mont-Ruflel en 1311 ou Mont-Riflet en 1337[1]. Un tradition veut que Mouflet soit un hommage au jeune dauphin Louis XVII qui, en captivité, ne désirait que son chien "Mouflet".

  • La Houssoye.

Le nom de la Houssoye vient du picard houshe, qui signifie "bosquet" en français. Il existe d'autres "Houssoye" : "Houssoie" à Parenty, Bellebrune, Buire-le-Sec[2].

  • Le Point du Jour.
  • Le Halloy.
  • Les Champs Rayés.
  • Les Rives.
  • Le Mont-Guislain.
  • Les Fonds de Wailly.
  • Le Monthodion ou Montaudion.

D'après M. Albert Leroy, Montaudion serait le nom d'une ancienne famille picarde.

  • Les Garennes.

Communes limitrophes

Histoire

Héraldique

Armes de Wailly-Beaucamp

Les armes de Wailly-Beaucamp se blasonnent ainsi :

Écartelé: au 1) d’azur aux trois trèfles d’or, au 2) d’or à la croix échiquetée de sable et de gueules de deux tires, au 3) coupé au I échiqueté d’argent et d’azur de trois tires et au II d’hermine plain, au 4) d’or aux trois chabots de gueules posés en pal.

  • Le blason de Wailly-Beaucamp est écartelé entre les armes des du Bus de Wailly, des de Cossette, des de Toledo-Van Cappel de Prémont et de Chabot-Tramecourt.

Étymologie

Wailly, lettrine du chien qui "Wail", Cueilloir de l'Hôtel-Dieu de Montreuil-sur-Mer, 1477

On ne connaît pas bien l'origine du nom de Wailly. Au XIXe siècle de nombreuses recherches sur l'étymologie des villages ont été faites, Wailly n'y échappe pas. Voici quelques hypothèses :

  • Pour M. Harbaville, "Wailly" aurait pour origine vallis, en français : vallon. R. Rodière juge cette hypothèse peu probable étant donnée la situation géographique du village.
  • Walliacum, c'est Galliacum, de par la mutation du "W" en "G". Gallus veut dire "Français" "Gaulois", Wailly serait alors l'un des premiers villages Picards donc "Français", du côté de l'Artois.
  • Selon L. Ricouart, Wailliacum, serait un petit gué.
  • Dans le Cueilloir de l'Hôtel-Dieu de Montreuil (XVe siècle), un curieux dessin de chien au début de l'article "Wailly" ; aboie Wail, wail.

Nomenclature des orthographes du nom de Wailly :

  • XIe ou XIIe siècle - Uali, Codex traditionum Sancti georgii Hisdiniensis.
  • 1239 - Walliacum, C. de Saint Josse sur Mer.
  • 1240 - Walli, Ibidem.
  • 1251 - Velleia, Charte communale.
  • 1311 - Wailli, Aveu Maintenay.
  • 1477 - Wailly, Cueilloir de l'Hôtel-Dieu de Montreuil.
  • 1495 - Vuailly, Terrier de la commanderie de Loison.
  • Fin du XVIe siècle - La cense de Wally, Carte de l'Artois de J. S. Montensi.
  • 1656 - Ouailly, Sanson, loc. cit.
  • 1709 - Wailli, Carte de N. de Fer : Les environs de Boulogne, d'Étaple, de Montreuil, de Montulin, de Rue, et d'Hêdin.
  • Jusqu'à 1750 - Vuailly, Registre de catholicité.
  • Fin du XVIIIe siècle - Wailly, Carte de Cassini
  • 1901 - Wailly devient Wailly-Beaucamp.

La période médiévale

  • Les origines de Wailly sont obscures toutefois des fouilles archéologiques ont révélé une occupation gallo-romaine du IIe siècle. Mais la première mention écrite de Wailly date de 1144, un certain Wermon, seigneur de Wailly signe comme témoin au bas d'une charte. À cette époque, le domaine appartient aux seigneurs de Wailly qui concèdent la dîme aux abbayes de Saint-Saulve de Montreuil, de Saint-Josse-sur-Mer et de Dommartin. Après 1377, le fief est rattaché à la seigneurie de Maintenay.

La période moderne

  • Au XVIe siècle la France est en guerre contre les armées de Charles Quint, et le Montreuillois est ravagé, Jean de Serre décrit dans ses Chroniques l'état des environs de Montreuil:

" Tout le pays étoit brousté, gagé, bruslé, de Boulogne jusques à Monstreüil, et de Monstreüil à Abbeville. Point d'herbes, point de fourrages pour les chevaux".

La Feuillée, ancienne demeure seigneuriale des du Bus
  • À cette époque le fief appartient à la famille du Bus qui fait édifier en 1701 un château au bord de la route royale. En effet la vieille forteresse féodale est en ruine depuis au moins 1613, elle se situait dans la bois de la Corneillère. En 1783, Adrien du Bus (+ 8 mai 1783) vend la seigneurie de Wailly à Charles de Cossette dont la famille possède également le fief du Moufflet.

Miracle et légende

Comme dans toute histoire de village, Wailly-Beaucamp a son lot de miracles et de légendes.

  • M. Albéric de Calonne nous fait part du miracle de St Adrien à Wailly [3]:

« St Adrien, martyr, dont les reliques étaient conservées en Haynaut dans la ville de Grammont, fut l'objet d'un culte spécial à Wailly. Les Bollandistes racontent le fait suivant : « Le 3  octobre  1516, Jeanne Le Fèvre, femme de Jacques du Bois, qui demeurait à Wailly près de Montreuil, cueillait des légumes dans son jardin lorsque sa mère, morte depuis 3 ans, lui apparut : « Jeanne ma fille, dit-elle, rassure toi je suis ta mère ; souviens-toi que pendant une de tes maladies nous promîmes ensemble d’aller au pèlerinage de Grammont ; parce que tu n’as rempli cet engagement, je souffre cruellement dans le Purgatoire ! » La vision disparut et Jeanne n’en parla à personne. Huit jours après, elle préparait le feu de la cuisine, quand soudain apparaît encore sa mère qui la renverse sans connaissance : « Apprend qu’il n’y aura plus de repos pour toi jusqu’à ce que tu sois allée vénérer les reliques de saint Adrien à Grammont ! » La malheureuse femme, privée de l’usage de la raison, raconta dans un moment lucide ce qui s’était passé et Jacques du Bois n’hésita point à partir avec elle ; un grand nombre de la commune les accompagnèrent. Aussitôt qu’elle eut baisé les reliques du glorieux martyr, Jeanne ouvrit les yeux et s’écria : « Loués et bénis soient Dieu et saint Adrien, je suis guérie ! » Le 18 octobre suivant, fête de Saint Leu, elle raconta cet événement dans l’église paroissiale de Wailly, en présence de trente témoins. (Acta sanctorum, 8 sept.)'» Le culte de saint Adrien a aujourd'hui disparu.

  • Voici ce qu'écrit M. Roger Rodière, historien et ancien habitant du village, à la fin du XIXe siècle[4].

"Une tradition veut d'ailleurs que les sorciers aient exécuté dans le bois de Puit-Bérault leurs infâmes mystères, jusqu'à la Révolution, ce qui me parait bien exagéré. On conserve encore à Wailly d'énormes blocs de grès, dits "Pierres à Sorciers", en forme de tables, sur lesquels on prétend que les Naudois égorgèrent leurs victimes. Ces pierres se trouvent principalement ; au nombre de cinq, à l'entrée de Wailly vers Airon ; une énorme, à l'issue du bois ; trois ou quatre, en face du cabaret Boidin, au raccordement de la Rue de l'église." Ces pierres ont aujourd'hui disparu.

La période contemporaine

Le XIXe siècle

Gare de Wailly-Beaucamp au début du XXe siècle
  • Pendant la période révolutionnaire, le village fut épargné des violences malgré la présence de l'échafaud sur une place de Montreuil. La famille de Cossette ne quitta pas le château, mais le curé Waro prêta le serment révolutionnaire. Avec la nouvelle division en départements du pays, Wailly depuis ce temps est non plus rattaché au canton de Waban, mais à celui de Montreuil.
  • Voici quelques anecdotes qui se déroulent à Wailly au cours du XIXe siècle :

En 1871 Wailly eut la visite de quelques soldats prussiens. Cinq ans plus tard, une tornade secoua le village et en 1881 les habitants virent un ballon à air chaud atterrir dans Wailly.

  • De 1891 à 1955, ligne Aire-sur-la-Lys - Berck-Plage[5] traversait le village. Ce chemin de fer secondaire à voie métrique appelé « Tortillard », « ch'tacot » ou « ch'tiot train », s'arrêtait en gare de Wailly deux fois par jour. De cette voie ferrée ne restent à Wailly-Beaucamp que la gare (habitation privée) et un chemin piétonnier reliant le chemin des Lombards à la Route Nationale.
L'ancienne voie de chemin de fer
Liste des instituteurs successifs au XIXe siècle
Période d'activité Identité
1806-1814 Didier Dallery
1814-1847 Denis Garson
1847-1852 Chivot
1852-1861 Delannoy
1861-1881 Scellier
1881-118 Dallery
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Le XXe siècle

  • À cause de la dispersion du courrier vers Wailly-les-Arras, on décida de rebaptiser le village en 1901. C'est depuis ce temps que le hameau de Beaucamp prêta son nom à Wailly, ainsi naquit Wailly-Beaucamp.
  • L'école des Filles et la Poste sont construites en 1908 aux bords de la Route Nationale.
L'ancienne école des filles aujourd'hui école primaire
  • Pendant la Grande-Guerre le village paya du sang de ses habitants sa part à l'effort de guerre. On érigea en 1921, comme partout en France, un monument aux morts face au porche de l'église.
  • Liste des noms inscrits au monument aux morts :

1914 : DUPONT Zémir, APPLER Paul, GATOUX Adelphin, LOUVET Paul, HANQUEZ Félix, DELIGNY Gaston, TETU Léon,

1915 : BODESCOT Lucien, COMPIEGNE Gaston, LEBRAN Alfred, BIBLOCQUE Zéphirin, ROMAIN Louis, BIBLOCQUE Alfred, POIRET Armand, MAILLOT Paul, DELPLANQUE Daniel,

1916 : BODESCOT Irénée, CARPENTIER Louis, CAILLEUX Zéphirin,

1917 : DUPONT Alfred, DELANNOY Raymond, GATOUX Eugène, BOUILLE Adelphin,

1918 : CAILLEUX Marcel, LEJEUNE Charles, DUPONT Jules,

Mort en Afrique du Nord : 1959, DELPLANQUE Daniel-Lucien-Léon

  • En 1944, les chars canadiens délivrent le village.
  • En 1960, l'usine Stolz s'installe au sud-est du village, elle emploie en 2001, 370 salariés.
  • Au début des années 1980 la population du village augmente, cela se traduit par la création de deux lotissements HLM ceux de la gare et du Monthodion. La municipalité se dote d'une salle polyvalente face au terrain de football.

Le XXIe siècle

Sortie 25 (Berck) et le centre d'entretien de l'A16 à Wailly-Beaucamp

En ce début de nouveau siècle, profitant pleinement du phénomène de ré urbanisation, la croissance démographique du village n'a jamais été aussi forte (15,2% de 1999 à 2005[6]). Les nouvelles constructions se trouvent principalement sur la route dite de Boisjean et au Monthodion. Le village attire de nouveaux commerces et une zone d'activité inter-communales à proximité de la sortie 25 et du centre d'entretien de l'autoroute A16 est en projet sur son territoire.

Administration

Wailly-Beaucamp dans son canton et dans l'arrondissement de Montreuil-sur-Mer
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1800 Desert   intérimaire
1801 1808 Jean-Baptiste Wallet    
1808 1830 Charles-François-Marie de Cossette    
1830 1832 Louis-Antoine-François Bloquel    
1832 1839 Antoine-Marie Specque    
1839 1848 Charles-Adolphe de Cossette    
1848 1870 Jean-Baptiste Broussin    
1870 1879 François Bloquel (père)    
1879 1884 Joseph Bourgois    
1884 18.. François Bloquel (fils)    
... 1965 Fournier    
1965 1977 Léon Duflos    
1977 mars 2001 Stanislas de Chabot    
mars 2001   Michel Dupont    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Les prêtres

Liste des prêtres successifs
Période d'activité Identité
1802-1822 Louis Waro
1822-1826 Cailleux
1826-1826 Lecomte
1826-1829 Masson
1829-1837 François Mailly
1837-1864 Louis Vasseur
1864-1865 Nersmar Hamain
1865-1866 Joseph Minet
1867-1871 Ferdinand Barbe
1871-1873 Alphonse Laïnée
1873-1877 Eugène Herbette
1877-1886 François Paulain Dubois
1886-1886 Pierre-Joseph Tassart
1886-1925 Jean-Baptiste Macquet
1925-1938 Coucq
1938-1979 Decroix
1979- - Jacques Villin
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Wailly-Beaucamp depuis 1793. D’après le recensement Insee de 2007, Wailly-Beaucamp compte 975 habitants (soit une augmentation de 25 % par rapport à 1999). La commune occupe le 9 571e rang au niveau national, alors qu'elle était au 10 676e en 1999.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 357 421 472 472 527 525 535 533 522
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 522 534 553 554 557 550 543 571 578
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 580 537 543 533 505 531 508 528 489
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
Population 500 514 598 677 741 781 938 975 1016
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusque 1962[7], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[8],[9]

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,2 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 15 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 19,6 %).
Pyramide des âges à Wailly-Beaucamp en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,4 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
10,7 
60 à 74 ans
11,6 
19,3 
45 à 59 ans
19,1 
23,3 
30 à 44 ans
22,0 
17,2 
15 à 29 ans
18,4 
25,2 
0 à 14 ans
20,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments

Architecture religieuse

Église Saint-Pierre

Eglise Saint-Pierre
Chapelle Notre-Dame de la Bonne Mort
  • Construite à l'origine au XVIe siècle (vers 1571) après la guerre contre les Espagnols, on sait qu'elle fut dédiée à saint Georges. Elle disposait d'une seconde nef au nord dans l'axe de la chapelle latérale. En 1770, pendant une tempête, la tour s'effondre. Elle est reconstruite un an plus tard. Au XIXe siècle l'église est en très mauvais état. La vicomtesse de Cossette proposa tout d'abord de démolir l'église et d'en reconstruire une avec 10 000 F et un terrain offerts. Après le refus du conseil municipal, le curé Dubois fit dresser un devis à Clovis Normand, et au printemps 1883 les travaux commencèrent avec l'aide financière de la vicomtesse. L'église actuelle est celle après ces restaurations. Ne subsistent actuellement du XVIe siècle que le chœur, la nef de trois travées jusqu'à l'arc triomphal et la chapelle latérale. La grande nef fut donc réédifiée au XIXe siècle en supprimant le collatéral nord. Deux arcs reposant sur une pile octogonale en grès séparent la nef de la chapelle. Le mobilier a été remplacé, il est de style néogothique et orné de scènes bibliques et d'un bestiaire fantastique. Malheureusement à cause des travaux, les fresques du XVIe siècle furent détruites, elles représentaient la "Décollation de saint Jean-Baptiste", le roi Hérode et un saint Adrien.

Les chapelles

Chapelle Notre-Dame de la Salette
  • La chapelle Notre-Dame de la Salette doit sa construction à Mme la vicomtesse de Cossette qui, après les décès de ses deux filles en bas âge et de son mari, fit un pèlerinage à la Salette. De retour elle décida, en 1869, de faire construire une chapelle de style néo-byzantin par l'architecte hesdinois Clovis Normand. La chapelle est encore aujourd'hui un lieu de procession lors de la neuvaine du mois de mai à Notre-Dame de la Salette. Architecturalement, son plan est en croix grecque, la chapelle est bâtie en briques, flanquée de deux tourelles, à l'entrée et surmontée d'un dôme à clocheton percé de vitraux. À l'intérieur quatre colonnes de granit supportent le dôme, le chœur est orné d'une niche représentant l'apparition de la Salette. Le pavage est en marbre de couleur, il est en l'honneur de l'Immaculée Conception. Aujourd'hui il est malheureusement en mauvais état car l'occupant Allemand pendant la Seconde Guerre mondiale avait utilisé la chapelle comme dépôt de munitions.
  • Le chapelle Notre-Dame de la Bonne Mort édifiée en 1919 par la famille Bloquel est de style néogothique. Située à l'entrée du cimetière face l'église, la chapelle est de plan rectangulaire surmontée de quatre pinacles, aux angles et d'une flèche. Un bas-relief en façade représente la résurrection de Lazare. Elle est éclairée par deux vitraux dont le premier est consacré au culte Marial Notre-Dame de Lourdes ainsi que Notre-Dame des victoires Notre-Dame de la Salette, le second représente une femme en deuil à genoux au pied de l'autel où le prêtre officie.


Architecture domestique

Entrée de ferme

Le village a été généreusement doté au cours des siècles précédents de gentilhommières (château de campagne) et conserve son caractère rural grâce une multitude de fermes dites "picardes".

  • Une gentilhommière, ex château seigneurial, appelée autrefois « Petit-château » est construit en 1701 par la famille seigneuriale du Bus. Aujourd'hui "La Feuillée".
  • Le château du Moufflet qui est une construction de style Empire ; il date du début du XIXe siècle.
  • Le château de Beaucamp, XIXe siècle. Aujourd'hui "le Castel des Anges".
  • Le château de la Houssoie, XIXe siècle.
  • Le château "Les Tilleuls", XIXe siècle.
  • Le château "Guilbart", XIXe siècle. Aujourd'hui "La Prairière".
  • La ferme du Monthodion[12]et les autres fermes picardes.

Personnalité liée à la commune

  • Roger RODIERE (1870-1944), historien membre de la société des Antiquaires de Picardie, il est l'auteur du Pays de Montreuil, 1933 et de nombreux autres travaux. Il est propriétaire de la ferme du Monthodion à partir de 1933 jusqu'en 1944[12]. Une partie de sa bibliographie est consultable sur internet: [2]

Équipements, économie et services

Le bureau de Poste et la bibliothèque
  • Bibliothèque municipale
  • École maternelle et primaire
  • Cantine
  • Bureau de Poste
  • Salle polyvalente
  • Offices religieux

  • Terrains de football et de basket
  • Quillier

  • Médecin
  • Pharmacie

  • Camping
  • Gîtes et Chambres d'hôtes
  • Bar et restaurants

L'usine Stolz
  • Boulangerie
  • Boucherie
  • Garagiste et station service
  • Coiffure à domicile
  • Salon de coiffure
  • Fleuriste Les Fleurs d'Inès
  • Paysagiste
  • Plombiers
  • Menuiserie
  • Péage autoroutier et centre d'entretien de l'A16
  • Fermes et exploitations agricoles
  • Ferme équestre
  • Vétérinaire
  • Ferronnerie d'art
  • Location de matériels de chantier.
  • Usine de production d'équipements pour la manipulation de produits en vrac (Stolz)
  • Carrières de sable et gravier

Manifestations et Animations

Salon Européen de la Nature et de la Chasse, 2007

Le Salon Européen de la Nature et de la Chasse, (7000 visiteurs en 2005, 11000 en 2007)

WAILLY BEAUCAMP est siège du club local de "Questions pour un Champion"

Voir aussi

Montreuil-sur-Mer, Le Touquet-Paris-Plage, Berck, Etaples, Communauté de communes du Montreuillois.

Bibliographie sur Wailly-Beaucamp

  • BLANC Benoît, MAEYAERT Delphine, Pascal Morès, Patrimoine rural en Montreuillois, Cahiers du Musée de Berck, 2003, p. 46, 81-82,89.
  • DEBRIE René, LOUVET Paul, Lexique Picard du parler de Wailly-Beaucamp, EKLITRA, 1977.
  • DE CALONNE Albéric, Histoire du canton de Montreuil, Res Universis, 1988, art. Wailly p. 107-109.
  • HELIOT Pierre, Les Églises du Moyen Age dans le Pas-de-Calais, Arras, 1951, p. 47, 62, 65, 112, 115, 169, 170, 178, 185, 243, 244, 248, 437.
  • HURTRELLE Jacques, en coll. DILLY Georges, LEPHAY Jean, Carreaux funéraires en terre cuite vernissée des églises du Ponthieu, art. Wailly.
  • LEROY Albert, Les Vieilles Fermes du pays de Montreuil T1, Henry, 1972, art. Wailly-Beaucamp p. 77-78.
  • MONNET Jean-Marie, Montreuil sur mer, un siècle d'initiative, Henry, 2006, art. Wailly-Beaucamp p. 124-125.
  • ORHANT Jacqueline et Georges, Wailly-Beaucamp hier et aujourd'hui, 2003.
  • RODIERE Roger, Le Pays de Montreuil, 1933, art. Wailly p. 432-440.
  • RODIERE Roger, Notice historique et archéologique du village de Wailly, Archives départementales du Pas-de-Calais.
  • VASSEUR Lucien, La Communauté de Communes du Montreuillois en 21 communes, 2005, art. Wailly-Beaucamp, p. 57-58.
  • WIGNIER Charles, Poteries vernissées de l'Ancien Ponthieu, H. Laurens éd., Paris, 1887, art. Wailly p. 55-56.
  • Histoire d'églises, Service d'Animation du Patrimoine et des Musées du Montreuillois, 2006, art. Wailly-Beaucamp p. 22-23.
  • Dictionnaire du Nord et du Pas-de-Calais, Larousse, 2001, art. Wailly-Beaucamp p. 858.

Références

  1. DE CALONNE Albéric, Histoire du canton de Montreuil-sur-Mer, 1875, p.108.
  2. ABBE HAIGNERE, Dic. Hist. de l'arr. de Boulogne
  3. DE CALONNE,Le Canton de Montreuil
  4. RODIERE Roger, Notice historique et archéologique sur le village de Wailly
  5. BOURGUIGNON Francine, Vie et Mort d'un Tortillard, 1956.
  6. Insee, Enquête annuelle de recensement 2005, [1]
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 29 août 2010
  8. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 29 août 2010
  9. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 29 août 2010
  10. Évolution et structure de la population à Wailly-Beaucamp en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 29 août 2010
  11. Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 29 août 2010
  12. a et b LEROY Albert, Les Vieilles Fermes du Pays de Montreuil, 1972, T.1, p. 77

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