Vol à la ramastic


Vol à la ramastic

Le vol à la ramastic ou à la ramastique est une escroquerie décrite par Vidocq.

Cette escroquerie est encore pratiquée de nos jours, sous de multiples formes, reposant toujours sur la perspective d’un profit substantiel escompté de la revente rapide d’un objet obtenu à un prix dérisoire.

Elle s’apparente à la l’escroquerie de la lettre de Jérusalem, également décrite par Vidocq, ou à la fraude 4-1-9.

Principe de l’escroquerie

Un objet précieux, par exemple une bague ou une montre, éventuellement dans un écrin et accompagné d’une facture ou d’un certificat d’authenticité, est abandonné sur le sol, ou même « perdu » sous les yeux de la victime potentielle. Au moment où celle-ci le ramasse, un escroc s’approche et affirme avoir vu l’objet au même moment, demandant à partager la trouvaille. Il accepte d’y renoncer moyennant une somme d’argent très inférieure à la valeur supposée de l’objet, qui s’avérera être sans valeur.

Vidocq nomme ceux qui pratiquent cette escroquerie les ramastiqueurs.

Références

  • Jean Galtier-Boussière et Pierre Devaux, Dictionnaire d’Argot, Crapouillot, 1950
  • Eugène-François Vidocq, Mémoires, Les Voleurs, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1998

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Vol à la ramastic de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Lettre de Jérusalem — La Cadène, aquarelle, c. 1830 : départ de la « chaîne » de Bicêtre pour le bagne L expression lettre de Jérusalem désigne une escroquerie lancée en France à la fin du XVIIIe siècle et au début du X …   Wikipédia en Français