Vital Kamerhe


Vital Kamerhe
Vital Kamerhe en décembre 2010.

Vital Kamerhe lwa Kanyiginyi Nkingi, né le 4 mars 1959 à Bukavu, est un économiste et homme politique de la République démocratique du Congo. Il a notamment été président de l’Assemblée nationale. Ancien secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), et directeur de Campagne du président Joseph Kabila lors des élections de 2006, Vital Kamerhe a lancé en décembre 2010 son propre parti politique : Union pour la Nation Congolaise(UNC).

Après avoir été dans plusieurs cabinets ministériels, dont ceux de Léon Kengo wa Dondo, Mushobekwa Kalimba wa Katana et du général Denis Kalume Numbi, il fut nommé commissaire général adjoint du Gouvernement (AFDL) chargé des relations avec la MONUC. Plus tard il devint enfin titulaire en tant que commissaire général du Gouvernement chargé du suivi du processus de paix dans la région des Grands Lacs. Il a occupé ce poste jusqu’à sa nomination comme ministre de la Presse et de l’Information dans le gouvernement de transition en 2003.

Vital Kamerhe est l'une des personnalités marquantes et controversées depuis la deuxième guerre de "libération" (1998) ainsi que du "processus de paix" subséquent en république démocratique du Congo.

Sommaire

Biographie

Il est le fils de Constantin Kamerhe Kanyginyi et d’Alphonsine Nemberwa Mwankingi. Cette dernière est originaire[réf. nécessaire] de Walungu dans la province du Sud-Kivu[1]. Vital Kamerhe a vu le jour à Bukavu le 4 mars 1959 dans la province du Kivu.

Le grand-père de Vital Kamerhe, sieur Kanyginyi pourrait être issu, comme le suggère étymologie de son nom, du clan royal des Banyiginya[2] au Rwanda. Lui et une bonne partie de sa famille sont demeurés dans la préfecture de Cyangungu[3], partageant la frontière rwandaise avec le Sud-Kivu (Congo)[4]. Constantin lui s'est retrouvé au Congo et y a évolué notamment comme cadre de la Caisse d'Epargne du Congo.

Monsieur Vital Kamerhe est marié à Mamick Boji, une Mushi originaire du village de Ngueshe, secteur de Bulwi dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu. Le couple a huit enfants.

Jeunesse et apprentissage

Enfance et scolarité

Il commence ses études primaires à Bukavu puis à Goma dans la province du Kivu. Il les poursuit au Kasai-Oriental à Gandajika ou il finira son école primaire. Les années scolaires 1973-1974 et 1974-1975, il fréquente l'Institut Sadisana (ancien collège Saint-François-Xavier) à Kikwit Sacré-Cœur, dans la province du Bandundu[1]. Il est alors en troisième et quatrième scientifique, option Mathématiques-Physique. L'année suivante, il se déplace de nouveau (au gré des pérégrinations de son père) à Kananga (Province du Kasai-Occidental) pour une année avant de retourner au Kasai-Oriental cette fois-ci à Mbuji-Mayi. Là, il obtiendra son diplôme d’État (diplôme de fin d'études secondaires) en 1980 à l'Institut Mulemba.

Vital Kamerhe est un polyglotte qui maîtrise globalement les quatre langues nationales du Congo à savoir le kikongo, le lingala, le swahili et le tshiluba en plus de certaines langues étrangères.

Études et carrière académique

En 1980, il s'inscrit plutôt à la faculté de l'économie à l'université de Kinshasa. De là, il décroche son diplôme de licencié en Sciences économiques en 1987 avec mention distinction sous le nom Vital Kamerhe lwa kanyiginyi Nkingi[5]. De 1987 à 1995, Vital Kamerhe y est maintenu comme assistant chargé des cours à la faculté des Sciences économiques. En 1995, il est chargé de cours à l’institut Pédagogique National, Département de la Gestion Financière.

Carrière politique

Kamerhe affirme avoir forgé ses premiers pas politiques dans l’UDPS. Certaines sources affirment que l'homme a milité avant dans le FROJEMO (Front des Jeunes Mobutistes) comme "informateur" pendant ses études au Campus de Kinshasa.

Sous le règne du Maréchal Mobutu et du MPR Parti-Etat

Dans le gouvernement du premier commissaire d'Etat (MPR) Kengo wa Dondo, ainsi que la fin de la Première République

Monsieur Kamerhe entre plutôt assez rapidement dans les sphères mobutistes dès la fin de ses études.

1988-1989 : Coordonnateur de la Cellule d’études de planification de l’Enseignement supérieur et universitaire.

1989-1990: Conseiller économique et financier au Ministère des Mines et Energie.

Seulement voilà: sous la pression internationale et tirant les conséquences des consultations populaires du début de l'année 1990, le président Mobutu promis l'ouverture démocratique et le multipartisme dans l'espace politique. En mai 1990, il marqua son accord au multipartisme et au partage d'un pouvoir issu d'élections libres et à la promulgation d'une constitution. Le 24 avril 1990 est retenu comme une date historique dans les annales de la République du Zaïre : la fin de la deuxième République.

Le bouclier mobutiste du "MPR, Parti-Etat" désormais lézardé, un branle-bas sera observé au sein du microcosme politique zaïrois dans un jeu de repositionnement en vue de la survie personnelle. Monsieur Kamerhe se révèlera un fin stratège avec une capacité d'anticipation lui permettant de se retrouver presque en permanence dans le camp au pouvoir en RDC.

Conférence Nationale de 1991

L'année 1991 a vu se défiler quatre premiers ministres à la tête de Gouvernement Zaïrois, ce qui va affecter la carrière de Vital Kamerhe. En effet la conférence nationale s'ouvre le 7 août 1991 au Palais du Peuple à Kinshasa. La séance d'ouverture est présidée par le premier ministre Mulumba Lukoji. Alors que le processus commençait à s'enliser, des militaires déclenchèrent des pillages à Kinshasa en septembre 1991 pour protester contre le non paiement de leurs soldes. Dans un climat d'extrême tension politique, sociale et économique, Mobutu signe le 30 septembre, au terme d'une troisième journée de concertation avec "l'Opposition", l'ordonnance portant nomination de M. Étienne Tshisekedi au poste de Premier ministre. Ce gouvernement sera révoqué le 21 octobre et remplacé le 23 octobre 1991 par celui de Bernardin Mungul-Diaka.

Le 25 novembre 1991, le président Mobutu dans le cadre de l'application des accords du palais de Marbre et dans un message adressé à la nation, annonce le remplacement de M. Mungul Diaka par M. Nguz-a-Karl-Ibond, un transfuge de "l'Opposition".

La CNS poursuivra ses travaux jusqu'au 14 août 1992 lorsque Tshisekedi est élu Premier ministre du gouvernement de transition devant conduire le pays vers les élections.

C'est durant cette période que, Kamerhe lwa Kanyiginyi Nkingi, selon ses propres dires, « pour des raisons médiatiques » se présentera désormais sous le nom de Vital Kamerhe, sans son postnom.


  • 1991: il occupe le poste de Vice-Premier Ministre de l'Industrie et PME dans un des gouvernements éphémères;
  • 1992: il est conseiller au Ministère des Mines sous le gouvernement de Nguz.

Toujours en 1992 l'homme devient aussi Conseiller Financier au Ministère des Postes, Téléphones et Télécommunication[réf. nécessaire], tout en assumant la fonction de Directeur des Études de la Chambre de Commerce Franco-Zaïroise.

Après la Conférence Nationale Souveraine et la transition vers le multi-partisme

Selon son curriculum vitæ, de 1990 à 1995, il assure la fonction de Président de la Jeunesse de l'Union Sacrée de l'opposition Radicale et Alliés (JUSORAL)[réf. nécessaire], un conglomérat fortement noyauté par Mobutu. L'USORAL se présente comme le front anti-Mobutu derrière Étienne Tshisekedi de l'UDPS, bien que monsieur Vital Kamerhe évoluait sous l'aile « modérée » de Léon Kengo wa Dondo, un personnage clef du régime mobutiste mué pour la circonstance en "opposant" au régime.

Pendant cette période, ce diplômé d’Économie occupera diverses fonctions dans plusieurs cabinets ministériels à un rythme aussi accéléré que la succession des gouvernements éphémères d'un Mobutu en fin de règne:

  • 1993 : Directeur de Cabinet au Ministère de l’Environnement, Tourisme et Conservation de la Nature[6].
  • 1994 : Coordonnateur du Cabinet du 1er Ministre Kengo Wa Dondo[7].
  • 1994-1995:[réf. nécessaire] Directeur de Cabinet au Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, monsieur Mushobekwa Kalimba wa Katana[8], issu du RSF du Pr Lunda Bululu.

La première guerre du Congo et le régime de l'AFDL

Lorsque la première guerre d'agression[9], maquillée en rébellion interne se termine en 1997, c'est l'arrivée de l'AFDL avec Mzee Laurent-Désiré Kabila qui devient le président de la République. Le régime est flanqué d'encombrants alliés rwandais et ougandais portés à bout des bras par les Anglo-saxons et le Royaume de Belgique. De l’opposition à Mobutu à l'adhésion au régime de l'AFDL avec Mzee Laurent à sa tête, ce n’est qu’un autre pas allègrement franchi en 1997 par Vital Kamerhe.

  • De 1997 à 1998 : Directeur administratif et financier du Service National, dans le cabinet du général Denis Kalume Numbi.

Deuxième guerre du Congo et l'avènement de Kabila Fils

La vraie – et lente – ascension allait commencer avec le déclenchement de la deuxième guerre, celle d’août 1998. Vital Kamerhe est Conseiller du général Denis Kalume du gouvernement de l'AFDL lorsqu'il fait connaissance, fin août, avec un jeune commandant nommé Joseph Kabila, lors de la défense de l’aéroport de Kinshasa. En effet, depuis le 2 août, débarquée sur la côte Atlantique, une coalition internationale Tutsie (Rwanda, Ouganda, Burundi, Érythrée), maquillée en rébellion RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie) tente désespérément de capturer l'aéroport de Kinshasa[10]. Selon la petite histoire, la sympathie mutuelle naît immédiatement entre les deux hommes.

L'année après (1999) Vital Kamerhe devient le Directeur de Cabinet adjoint au Ministère de la Reconstruction.

Peu après, au cours de la conférence de Victoria Falls au Zimbabwe, c’est au tour du président, le Mzee Laurent Désiré Kabila, de découvrir le talent – et la vitalité – du jeune Vital Kamerhe. De retour au pays, il le nomme le commissaire général adjoint au Commissariat général du gouvernement en charge des affaires de la MONUC pour les questions Politiques, logistiques et Finances (2000-2002), où il seconde le Pr Ntwaremba, aux côtés de Vangu Mambweni ma Busana. Une guéguerre de leadership au sein de l'équipe dessert la cause nationale et annihile l’action de cette structure qui avait pour mission de gérer les relations entre le gouvernement et la Monuc.

À la mort du Mzee en janvier 2001 dans des circonstances encore couvertes de secret, Joseph Kabila , accède à la présidence de la République. Le nouveau président fait un virage de 180 degrés concernant la conduite à adopter pour faire sortir le pays de l'imbroglio: la négociation avec les nouveaux agresseurs, qui étaient aussi leurs alliés lors de la première guerre. Il nomme Vital Kamerhe au poste clef de Commissaire Général du Gouvernement chargé du Suivi du Processus de Paix dans la Région des Grands-Lacs, un poste stratégique dans les circonstances.

Entrée dans le Gouvernement et reconnaissance internationale

Naturellement son commissariat devient l’épicentre d’une diplomatie congolaise tournée vers les négociations à venir. C’est vers ses bureaux, que vont diplomates occidentaux en mission en RDC ou accrédités à Kinshasa. De fil en aiguille, monsieur Vital Kamerhe se retrouve dans la délégation de la composante "Gouvernement" au Dialogue intercongolais qui consacrera, pour les acteurs internes, le partage de pouvoir entre les factions en guerre comme prix à consentir contre une promesse de paix. Cependant pour les commanditaires étatiques et non-étatiques de la violence, le but de la mise sous tutelle du pays au travers la Monuc (Mission des Nations Unies au Congo) et le CIAT(Comité International d'Appui à la Transition) est atteint.

Le peuple assiste plutôt au passage d'une guerre ouverte qui à un certain moment avait impliqué jusqu'à sept armées africaines (la première guerre mondiale africaine) vers une guerre à faible intensité à l'Est de la République qui fera plus de six millions de victimes.

Ayant "sauvé les meubles" de la composante gouvernementale lors de diverses négociations, Vital Kamerhe se présenta, et d'aucuns virent en lui le « pacificateur ». Il récolta du poste du Ministre de la Presse et de l'information de la Transition de 2003 à 2004, bien en déçà de ses ambitions, semble-t-il[11].

Secrétaire Général du PPRD et directeur de campagne du Candidat Joseph Kabila

Plusieurs centaines de personnes, membres du gouvernement congolais de Joseph Kabila ou soutenant ses options politiques, ont fondé le 31 mars 2002 à Kinshasa le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Le 1er juillet 2004 le Secrétariat Général du Parti du Peuple est confié à Vital Kamerhe. L'homme a comme mission également de vendre Kabila dans la perspective des élections de 2006.

Le vendredi 10 mars 2006, le lendemain de la promulgation de la loi électorale, Vital Kamerhe présente un livre dont il est l'auteur:« Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila. »

Devant le peu de succès que récolte la campagne en faveur de Joseph Kabila dans toute la moitié ouest du pays, Vital Kamerhe mise sur son arrière-pays, au Kivu et la partie swahiliphone de la RDC. Faisant d'une pierre deux coups, il y installe également sa propre base comme candidat député dans ce coin du pays très affecté par les guerres et invasions Rwandaises. Son message est simple: « Pour retrouver la paix, votez pour Joseph Kabila ! »

Président de l'Assemblée Nationale et récupération de Léon Lobitch Kengo wa Dondo pour le Sénat

À l'issue des élections, Vital Kamerhe est élu Député National de la circonscription de Bukavu au Sud-Kivu avec une écrasante majorité.

En décembre 2006, il est élu président de l’Assemblée nationale du Congo-Kinshasa[12]. Le 11 mai 2007, Léon Lobitch Kengo Wa Dondo, se présente comme candidat indépendant au poste du Président du sénat. Contre toute attente il réussit à battre Léornard She Okitundu, candidat de AMP, la coalition majoritaire au pouvoir. Kengo, fils d'un juif-polonais et d'une mère tutsie rwandaise devient de ce fait depuis le 14 mai 2007, date de son investiture, la deuxième personnalité politique de la RDC.

Seul le Gouvernement cédé à Antoine Gizenga du Palu (Parti Lumumbiste Unifié) lors de la formation de la coalition dirigeante échappe au clan d'ascendance rwandaise. Par contre ce gouvernement officiel est fortement affaibli par la mise en place, autour de la présidence, d'un gouvernement "parallèle"[13], avec des "ministres" ayant un pouvoir décisionnel plus élevé que ceux du Gouvernement officiel.

Bras de fer avec Joseph Kabila et l'éjection du perchoir de l'assemblée nationale

Le jour même de l'investiture de Barack Obama à la maison Blanche, coup de théâtre sur la stratégie de la guerre de prédation dans les Grands-Lacs Africains[14]. Une opération armée conjointe rwando-congolaise au Nord-Kivu contre les FDLR (Front de Libération du Rwanda) était prévue entre le 20 janvier et le 27 février 2009.

Cette opération du nom de code Umoja Wetu (notre unité) dont les termes sont restés secrets, était négociée par le président Congolais Joseph Kabila et son homologue rwandais, Paul Kagame. Les deux hommes sont issus de l'armée patriotique Rwandaise, le groupe rebelle tutsie qui envahit le Rwanda de 1990 à 1994.

Vital Kamerhe déclara publiquement son opposition et critiqua[15] le fait qu’une entrée au Congo de l’ex-armée ennemie n’ait pas été discutée au Parlement. Le président Kabila a souligné qu'il en avait néanmoins averti M. Kamerhe et considérait cette sortie publique comme déloyale et très délicate politiquement.

Sous l'instigation de l'entourage de Joseph Kabila, le 24 février 2009, le vice-président de l'Assemblée nationale Christophe Lutundula et la questeur adjointe Brigitte Kalama présentent leur démission au bureau du secrétariat de l'Assemblée nationale. Acculé,Vital Kamerhe démissionne le 26 mars 2009[16].

Controverses

Identité et nationalité

La question de la nationalité de Vital Kamerhe revient avec insistance. Il existe tout un déluge d'échanges et de discussions sur le sujet dans les fora congolais.

- Il affirme détenir un diplôme qui reprend son prénom "Vital", obtenu à l'époque de la zairianisation pendant laquelle seuls les étrangers pouvaient s'inscrire à l'université avec un prénom d'origine européenne[5].

- D'aucuns affirment que la nationalité "Rwandaise" est bien inscrite sur son diplôme, ce qui justifierait ainsi la présence de son prénom "Vital" sur ce document et lui aurait donné droit à une bourse de la "CEPGL" (communauté économique des Pays des Grands Lacs), décernée par le Gouvernement Zairois de l'époque aux ressortissants du Rwanda et du Burundi.

- De nombreuses personnes indépendantes l'ayant cotoyé pendant sa scolarité affirment l'avoir connu porteur du postnom "Rwakanyasigize", un nom qui n'a rien de la tribu Shi dont l'homme se réclame. L'homme aurait endossé et mis à la disposition du public des détails qui seraient de son épouse.

Kamerhe a essuyé maintes questions lourdes d'insinuations là-dessus. Il y a répondu, sans toujours persuader.

Wikileaks

Un câble diplomatique de William J. Gaverlink, - ancien ambassadeur des USA à Kinshasa - décrit à sa hiérarchie la lutte de pouvoir qui a eu lieu entre le président Joseph Kabila Kabange et Monsieur Vital Kamerhe[17]. Dans ce câble secret daté du 2 mars 2009 et révélé par Wikileaks,le diplomate américain livre un portrait nuancé de Vital Kamerhe : «Sa réputation de leader modernisateur, démocrate et honnête ne correspond peut-être pas tout à fait à la réalité... Tous les diplomates occidentaux avec qui nous avons parlé s'accordent sur le constat que Kamerhe recourt fréquemment au mensonge pour s'assurer un gain politique».

Et le diplomate d'ajouter: " Nos informateurs nous rapportent que son ambition aveugle de devenir un jour président a compromis son jugement...Il est soupçonné d'avoir bloqué des enquêtes sur les allégations de détournement de sommes considérables lors de sa présidence à l'Assemblée nationale."

Développement récent

Le 18 avril 2009, Evariste Boshab succède à Vital Kamerhe à la présidence de l'Assemblée Nationale. Le 14 décembre 2010 Vital Kamerhe démissionne du PPRD et de l'Assemblée Nationale pour se porter candidat à la présidentielle de 2011[18].

L’ancien président de l’Assemblée nationale croit toujours jouir de la confiance d'un grand nombre de ses électeurs de 2006[réf. nécessaire] et espère en débaucher plusieurs vers son nouveau parti. Ce qui expliquerait peut-être cette déclaration pour du moins étonante pour un homme politique dans le contexte congolais: «Je suis venu dire à la population de Goma que j’ai menti en 2006», tel est le titre de l'article mise en ligne par Radio Okapi décembre 16, 2010.

Le 5 avril 2011, Vital Kamerhe publie un autre ouvrage, aux éditions larcier: Les Fondements de la Politique Transatlantique de la république démocratique du Congo. Cette fois, l'homme propose une réflexion sur les fondements de la politique transatlantique de la République Démocratique du Congo. La RDC a un rôle stratégique à jouer d’où l’intérêt de sa stabilité et de son développement. Selon lui, la République Démocratique du Congo, terre d’espoir pour le monde en général et la transatlantique en particulier, renferme des solutions à beaucoup de problèmes qui se posent à l’humanité.

Lancement de l'Union pour la nation congolaise(UNC)

Le parti de Vital Kamerhe, http://www.facebook.com/pages/Union-pour-la-nation-congolaise-UNC-en-sigle-Page-officielle/178241722186020#!/pages/Union-pour-la-nation-congolaise-UNC-en-sigle-Page-officielle/178241722186020 (UNC) a été présenté au public, lors d'une matinée politique qui s'est tenue au GB à Kinshasa, le 14 décembre 2010. À l'issue du congrès de son parti tenu à Kinshasa il est investi comme candidat de ce parti à l'élection la présidentielle de 28 novembre 2011.

Voir aussi

Notes

  1. a et b « Élogieux cursus de Vital Kamerhe, président l’Assemblée nationale », 10 janvier 2007, copie sur CongoForum.be
  2. (page 123)
  3. [PDF] Journal le SOFT n° 768
  4. Journal le SOFT n° 768 page 4, daté du 26 Mars 2002, paru dans une édition spéciale
  5. a et b CSIS : Congo Event, le 2 février 2011. (Vital Kamerhe confirme son nom Vital Kamerhe Lwa Kkanyiginyi Nkingi utilisé à l’université, au CSIS, [00:57:20 à 01:00:57])
  6. Le Zaire a eu deux gouvernements en 1993: celui de FAUSTIN BIRINDWA (Ordonnance présidentielle du 2 avril 1993) et le gouvernement TSHISEKEDI remanié (décret ministériel du 9 avril 1993).
  7. Kengo wa Dondo forma le septième gouvernement de la transition de Mobutu (Ordonnance du 6 juillet 1994)
  8. MUSHOBEKWA KALIMBA WA KATANA devient le ministre titulaire de l'ESURS du gouvernement KENGO WA DONDO (REMANIE) du 24 décembre 1996.
  9. http://www.guardian.co.uk/world/2004/dec/01/congo.rwanda
  10. http://www.inshuti.org/kintu2.htm
  11. http://afrique.kongotimes.info/rdc/politique/vital-kamerhe-ou-le-brutus-congolais.html
  12. « Vital Kamhere, président de l’Assemblée nationale », Radio Okapi, 29 décembre 2006
  13. http://radiookapi.net/actualite/2010/12/14/vital-kamerhe-demissionne-de-l%E2%80%99assemblee-nationale-du-pprd-et-cree-l%E2%80%99unc-parti-d%E2%80%99opposition/ Radio Okapi, accédé le 6 mars 2011
  14. http://www.grip.org/bdg/g2044.html Rapport final du Groupe d'experts sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesse de la République Démocratique du Congo, 12 Février 2003
  15. http://www.youtube.com/watch?v=e9VyNgD7R0M , le 6 mars 2011
  16. http://radiookapi.net/actualite/2010/12/14/vital-kamerhe-demissionne-de-l%E2%80%99assemblee-nationale-du-pprd-et-cree-l%E2%80%99unc-parti-d%E2%80%99opposition/ Radio Okapi,accédé le 6 mars 2011
  17. Câble du diplomate américain
  18. http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=137029

Liens externes

http://vital-kamerhe.com/

Bibliographie

  • « Les 50 personnalités qui font la RD Congo : Vital Kamerhe, député, ancien président de l'Assemblée nationale, 51 ans », in Jeune Afrique, nos 2572-2573, du 25 avril au 8 mai 2010, p. 32

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Vital Kamerhe de Wikipédia en français (auteurs)

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