Varennes-sur-Amance


Varennes-sur-Amance

Terre-Natale

Terre-Natale
Administration
Pays France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne
Arrondissement Arrondissement de Langres
Canton Canton de Terre-Natale
Code Insee abr. 52504
Code postal 52400
Maire
Mandat en cours
Jean-Pierre Mastalerz
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Amance
Démographie
Population 443 hab. (1 999)
Densité 19 hab./km²
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 52″ Nord
       5° 37′ 31″ Est
/ 47.8977777778, 5.62527777778
Altitudes mini. m — maxi. m
Superficie 23,37 km²

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Terre-Natale est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne et la région Champagne-Ardenne. Elle porte ce nom, emprunté au titre d'un roman de Marcel Arland, depuis le 1er août 1972, date de la fusion de Varennes-sur-Amance avec Champigny-sous-Varennes ( qui s'en est déparé depuis ) et Chézeaux.

Sommaire

Géographie

Perché sur une colline à 370 m d'altitude, en bordure du plateau de Langres , il surplombe la vallée de l'Amance. Il se situe au milieu du triangle formé par les 3 communes de : Bourbonne-les-Bains, Fayl-Billot et Montigny-le-Roi.[1]

Histoire

On n'a rien de certain sur les origines de Varennes, on sait seulement que dès le 7 ème siècle Varennes était un bourg considérable appartenant au Duc ou Comte Gengoul. Cet homme illustre et puissant était très admiré de ces contemporains pour son dévouement à la religion et sa valeur dans les combats: il jouissait de la faveur de Clotaire III, roi de Neustrie et de Bourgogne. Ses vastes domaines passèrent à un fils dont l'histoire ne parle pas, et ensuite au fils de se dernier qui fût Saint-Gengoul ou vulgairement Saint-Gengon. Sans entrer dans le détail de sa vie et de ses miracles, il suffit de dire que tout en pratiquant les vertus des saintes Ecritures, Saint Gengoul s'illustrait parmi les guerriers qui suivaient Pépin le Bref à la guerre et devenait le connétable et le confident de ce prince. Le château de Varennes était sa résidence ordinaire: il y fit bâtir une église qui dans la suite lui fût dédiée. Il y avait aussi à Varennes une chapelle connue sous le nom de chapelle Saint Gengon sous laquelle se trouve une fontaine célèbre par plusieurs miracles: c'est dans cette fontaine dit-on que St Gengon engagea sa femme à plonger la main en signe de fidélité conjugale, mais que l'ayant fait, elle l'en retira changée en fer. St Gengon la guérit et s'éloigna de son infidèle épouse qui, quelques temps après, le fit assassiner.


A la mort de St Gengon, une partie de ses domaines passa dans l'illustre maison de Choiseul qui posséda dès lors Varennes, Vicq et Coiffy, et une grande partie des terres et seigneuries du Bassigny.

Cette maison de Choiseul était aussi remplie de religion que riche en domaines, aussi l'amour du bien et la crainte des Châtiments éternels leurs faisaient sacrifier une grande partie de leurs immenses possessions en faveur des églises et des monastères. Parmi les établissements religieux, auxquels ils donnèrent des marques de leur munificence, il faut placer l'abbaye de Molême.

En 1084, Rainier, seigneur de Choiseul qui vivait du temps du roi Philippe 1er , voulait faire du bien pour le remède de son âme et de celle de ses prédécesseurs, donna du consentement d'Ermengarde, son épouse, de Roger et de Adeline, ses enfants, l'Eglise de St-Gengoul de Varennes à l'Abbaye de Molême : cette donation fut approuvée de Rainard, Evêque de Langres, et acceptée par l'Abbé de Molême, qui envoya aussitôt à Varennes quelques frères pour y fonder un Prieuré. Cet établissement resta continuellement sous la dépendance de l'abbaye et les seigneurs de Choiseul en furent les gardiens. Ils lui cédèrent en 1181 toute la seigneurie de Varennes. Ainsi, Varennes auparavant domaine laïque devint purement domaine religieux. Les moines jouirent dès lors de tous les droits seigneuriaux reconnus à cette époque et rendirent ou firent rendre la justice en leur nom.

Au commencement du 13ème siècle, Varennes avec tous les seigneurs particuliers qui dominaient le Bassigny du haut de leurs forteresses, furent contraints de reconnaître pour maître commun le Comte de Champagne, Thibault-le-Grand. Le prieur de Varennes faisait connaître les ordres du Comte aux habitants de Vicq, de Coiffy et de Varennes.

Situé sur les frontières de la Champagne, de la Lorraine et de la Bourgogne, Varennes eût beaucoup à souffrir des incursions des ennemis si fréquentes pendant le 16e et 17e siècle. Mais ce fût en 1636 que ses contrées eurent à souffrir. Au mois de mai le Baron de Clinchampt, capitaine du Duc Charles De Lorraine, après avoir passé au fil de l'épée les habitants de Fresnoy et autres pays environnants, se transporta à Varennes, à la tête de cent cavaliers environ. Ayant tenté, mais vainement de s'emparer du prieuré, il fit sommer les religieux de se rendre, leur offrant la vie sauve et leur promettant de ne rien brûler. Le sieur de la Motte, qui était gardien et capitaine du prieuré en l'absence d'Antoine Bassin, prieur, connaissant trop la perfidie et la mauvaise foi de Clinchampt pour se fier à ses promesses ne voulut entrer en aucun arrangement et se défendit vaillamment. Cependant Clinchampt menaçait de brûler Varennes, les habitants craignant d'être incendiés, supplièrent le capitaine de se rendre, le persuadant qu'il n'avait rien à craindre puisqu'il avait la parole du Baron de Clinchampt. Le sieur de la Motte cédant enfin à leur demande, sorti du prieuré en saluant le Baron de son épée, mais celui-ci le fit aussitôt désarmer, et ordonna à ses gueux de le pendre au premier arbre. Clinchampt, après cette cruauté, brûla et saccagea Varennes, détruisit les halles où se tenait les foires. Les habitants effrayés abandonnèrent Varennes pour aller habiter un pays moins voisin de l'ennemi. Ce ne fut que lors de la réunion à la couronne de la Lorraine et de la Comté que le pays commença à se remettre de ses pertes. Ce fut dans ce but que Louis XVI en 1788, rétablit par lettres patentes, quatre foires et un marché tous les lundis, à Varennes. Le marché se tenait tous les samedis. Il y avait également une cinquième foire le premier mardi de septembre.

Pendant la révolution de 1792, le prieuré de Varennes avec tous les terrains qui en dépendaient furent vendus à différents particuliers. La municipalité de Varennes en acquit une partie qui sert aujourd'hui d'école et de maison commune. [2]

La commune de Champigny-sous-Varennes, fusionnée en 1972, a été rétablie en 1986.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 mars 2008 René Champonnois
mars 2008 Jean-Pierre Mastalerz
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Malgré sa faible population, le village est un chef lieu de canton très vivant. Les principaux services publics sont représentés:

  • Services multimédias: ADSL, téléphones mobiles, TNT
  • La Poste, Trésor public, gendarmerie, cabinet médical, pharmacie, centre d'incendie et de secours
  • Groupe scolaire (accueille les enfants sur 3 classes de la maternelle au CM2)
  • Boulangerie et alimentation (pâtisserie, épicerie, journaux)
  • Des marchands ambulants s'arrêtent devant votre porte
  • Un garage (vente réparation tout véhicule)
  • Café tabac
  • Notaire
  • Producteur d'asperges
  • Centre équestre
  • Plusieurs associations animent le village

Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999
590 598 505 463 444 443
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

  • Chapelle Saint Gengoulph, 1540.

Personnalités liées à la commune

  • Marcel Arland, (1899-1986), écrivain, académicien.
  • Gengon ou Saint Gengoulph
  • Pierre Bizot de Fonteny (dont le buste est sur un monument place de l'église avec Marianne en sabots). Sous-préfet, conseiller général, président du Conseil Général de la Haute-Marne, député de la Haute-Marne (1876-1888), sénateur membre du groupe de la gauche démocratique de 1888 à 1908.

Voir aussi

Notes et références

Liens externes

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