Valeur ajoutee


Valeur ajoutee

Valeur ajoutée

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La valeur ajoutée (VA) est une notion d'économie qui permet de mesurer la valeur créée par un agent économique. Elle mesure l'écart entre la somme des valeurs des entrants d'un processus de production (les consommations intermédiaires) et la somme des valeurs des produits ou des services qu'il vend.

Les agents économiques qui créent de la valeur sont les entreprises, les organisations, ou encore le secteur public. Dans le cas de production qui n'est pas vendue (les services non marchands), la valeur finale de la production est estimée dans la comptabilité nationale comme égale aux salaires.

La somme des valeurs ajoutées d'un pays constitue son produit intérieur brut (PIB).

Cas des entreprises

Lorsqu'une entreprise vend un produit ou fournit un service, elle n'est pas la créatrice de tout ce qui compose le produit ou le service. Le plus souvent, elle a acheté des matières premières, des produits semi-finis ou finis et elle utilise de l'énergie et des services produits par d'autres (ce sont les consommations intermédiaires). Elle effectue une production ou une revente à partir de tous ces éléments en les transformant, et elle utilise pour cela du travail (des ouvriers et des ingénieurs par exemple) et son capital productif (par exemple des chaînes de production). Elle crée alors de la valeur car la valeur du produit obtenu est plus élevée que la somme des valeurs des consommations intermédiaires : la différence entre le prix de vente de son produit et la valeur totale des biens et services qu'elle a achetés et qui sont contenus dans ce produit (après transformation) représente la valeur ajoutée.

Les dépenses d'acquisition des biens et services constituent des consommations intermédiaires : ces biens et services sont consommés dans le processus de production d'un bien ou d'un service final et sont donc intermédiaires.

Pour les biens et services qui ne sont pas transformés, mais qui sont revendus en l'état à un prix plus élevé, la valeur ajoutée correspond à la différence de prix (marge commerciale). Dans ce cas, la valeur ajoutée correspond par exemple à un transport ou à la mise en vente (commerce de détail) des biens et services.

Valeur Ajoutée = Valeur des biens et services produits − Valeur des consommations intermédiaires

+ Marge commerciale entre ventes et achats pour les biens et services revendus en l'état

Le détail du calcul de la valeur ajoutée des entreprise est disponible dans l'article Soldes intermédiaires de gestion.

Cas des services non marchands

Si la notion ci-dessus ne pose pas de problème pour les biens et services marchands parce que la valeur des biens et services produits se mesure par le chiffre d'affaires, il en va autrement pour les services non marchands.

En effet pour ces services produits par, entre autres, les administrations publiques il n'y a pas de vente donc pas de chiffre d'affaires. On ne sait pas quelle est la valeur produite.

Pour résoudre ce problème il faut donc faire des hypothèses. Concernant par exemple les services rendus gratuitement par les administrations (c'est une gratuité apparente, parce qu'ils sont payés par l'imposition) on considère qu'ils « valent au moins ce qu'ils coûtent ». Si l'on admet ce postulat, on sous-estimerait la création de valeur des administrations en n'incluant pas la marge supplémentaire qu'aurait demandée une entreprise marchande, ou au contraire on la surestimerait en considérant que cette entreprise devrait ajuster ses coûts et ses prix en fonction de la concurrence et de la solvabilité de la demande.

Le coût de production total de ces services inclut les dépenses de consommations intermédiaires et les dépenses de travail et d'utilisation des équipements (amortissements). Dès lors, on peut réécrire l'expression précédente de la manière suivante :

Valeur Ajoutée des services non marchands = Coût total de production de ces services − Valeur des consommations intermédiaires.

Un exemple de création de valeur :

Au XIXe siècle, l'engraissement des veaux destinés à la boucherie se faisait dans un champ, directement aux mamelles de la vache, avec une présence humaine limitée.

A la fin du XXe siècle, l'éleveur vend, d'une part le petit veau à un abattoir qui va le faire engraisser par un atelier indépendant spécialisé, et d'autre part le lait – extrait par une trayeuse mécanique – à une coopérative qui en fera de la poudre.

Cette poudre sera vendue à l'atelier d'engraissement qui ajoutera de l'eau et des médicaments avant de donner le lait reconstitué au veau à travers un système de distribution automatisé.

Le résultat est presque le même, mais la valeur créée et échangée au sein du système actuel est plus importante.

Voir aussi

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