Union sportive quevillaise


Union sportive quevillaise
US Quevilly
Logo du US Quevilly
Généralités
Nom complet Union sportive quevillaise
Surnom(s) Les canaries
Fondation 1902
Statut professionnel Jamais
Couleurs jaune et noir
Stade(s) Stade Amable et Micheline Lozai
(2 500 places)
Siège 2 rue Porte-de-Diane
76140 Le Petit-Quevilly
Championnat actuel National
Entraîneur Drapeau : France Régis Brouard
Site web www.usquevilly.asso.fr
Actualités
Pour la saison en cours, voir :
Championnat de France de football National 2011-2012

L’Union sportive quevillaise dit aussi US Quevilly est un club de football français fondé en 1902, basé au Petit-Quevilly (Seine-Maritime), qui évolue en 2011-2012 en National (D3).

Le club normand n'a jamais adopté le statut professionnel. Il évolue en deuxième division entre 1970 et 1972, quelques années avant de déposer le bilan et repartir du plus bas niveau de la hiérarchie du football français. Il s'est fait connaître du grand public en atteignant à deux reprises les demi-finales de la coupe de France, en 1968 et 2010.

Sommaire

Histoire

Début du club (1902-1914)

L'équipe du Cercle pédestre quevillais en 1914. Club dont est issu l'U.S.Q.

L'Union Sportive de Quevilly est fondée le 22 octobre 1902 par des dissidents du Cercle Pédestre Quevillais, dont Amable Lozai et Jules Manneville[1], devant le refus du C.P.Q. d'acheter un ballon pour la pratique du football. Dès 1904, le club réunit 104 joueurs pour cinq équipes, bien qu'il n'ait pas d'installations et doive souvent se contenter d'un terrain vague, sans autorisation, planter des poteaux de but ou bien une place publique comme la mairie (ou la place de la Demi-Lune). Le club parvient à disposer d'un terrain, rue Guillaume-Lecointe pour un prix de cinquante centimes[2].

Le club adhère à la Ligue Athlétique de Haute-Normandie dont il remporte le titre en 1905, et une place de finaliste en 1903 et 1904[1]. Puis, elle adhère rapidement à l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques, la grande fédération sportive de l'époque. Pendant les premières années, le club est omnisports et les membres pratiquent un peu toutes les disciplines, il y a une section football, athlétisme, cross-country, marche, natation et cyclisme. Elles deviennent très vite réputées dans toute la région, particulièrement la section cross-country qui participe avec succès aux finales nationales[3]. La section football prend part au championnat régional où elle affronte des équipes comme le FC Rouen, Le Havre AC, le SM Caen ou encore le FC Dieppe qui lui barrent les portes du titre. Ainsi que des rencontres amicales contre des clubs parisiens comme le Club athlétique de la société générale, l'USA Clichy et même les Bordelais du Burdigala de Bordeaux[4].

En 1907, le club se classe première équipe provinciale au National de cross-country, puis 3e l'année suivante au Stade du Matin de Colombes. Les couleurs jaune et noir du club apparaissent à cette époque lors d'un match contre AS française à la Pâques 1907[5]. En 1910, le club manque de disparaître faute de terrain pour les pratiques sportives, le sien ayant été réquisitionné pour être transformé en carrière. Mais un sauveur, en la personne d'Albert Lebas, met une parcelle à la disposition du club pour aménager un vrai terrain de football. Le stade de la Porte-de-Diane, comme il est communément appelé, est officiellement inauguré en 1912 lors d'un match contre le FC Rouen[6].

Pendant la guerre (1914-1918)

La guerre qui éclate en 1914, est un coup d'arrêt pour l'USQ dont les efforts, notamment des dirigeants pour faire grandir le club, sont stoppés. Les meilleurs joueurs partent au front et ce sont les plus jeunes, qui ne peuvent encore porter l'uniforme, qui vont défendre les couleurs du club. Une coupe de Rouen est mise en place et la première édition échappe de peu au club, qui s'incline en finale contre le FC Rouen sur le score de un but à zéro après des décisions très discutables de l'arbitre. Cela n'empêche pas les jeunes joueurs de battre régulièrement les voisins rouennais lors de matchs amicaux[7]. En novembre 1918, faute de joueurs, le club met en veille ses activités. Pendant la guerre, de nombreux membres meurent dans les tranchées. D'abord Julien Charles, Sanson, Roger, Alfred Becquet, Baillard, Lamy, Cleret, Boulogne, Ernest Laurent puis Houssaye, Moreau Aimé, Alexandre Becquet et Duval. De plus, le club perd de nombreux membres mutilés. Le vice-président, Mettier, disparaît en février 1918 des suites d'une longue maladie[7].

L'entre deux guerres (1918-1939)

Le 20 août 1919 le club adhère à la Fédération française de football association, nouvellement créée, sous le numéro 76[8], et participe à la création de la Ligue de Normandie, championnat régional dont le champion est qualifié pour le championnat de France. Cette même année, le club est en mesure d'aligner quatre équipes, puis rapidement une cinquième, sur un terrain aménagé bénévolement par les sociétaires[9]. À la fin de la saison 1920, le président délégué Albert Lebas, ainsi que le secrétaire Georges Dumesnil démissionnent, le poste de président revient en mai à Amable Lozai, jusque-là président d'honneur du club. Albert Lebas devient lui président d'honneur et délégué du club auprès de la fédération française. Plusieurs travaux sont effectués sur les installations du club dont la réfection totale du terrain[10]. Pour la saison 1921-1922, le club accueille plusieurs joueurs britanniques, Walter Poodefoot, Iles, Norman Deans, Sloane et les deux frères Wade[11].

Groult
Guillard
Fagris
Willig
Verdin

La saison suivante, le club arrive pour la première fois en 32e de finale de la Coupe de France, il y bat l'Amiens AC par trois buts à zéro avant d'être éliminé au tour suivant cinq buts à un par le RC Roubaix[9]. Cette même époque, la section féminine de football fusionne avec le club du Fémina Football Club, faisant du club un des pionniers du football féminin[8]. En championnat de Normandie, le club est barré par les omnipotents FC Rouen et autres Havre AC[13]. En 1927, le club atteint la finale de l'épreuve reine du football français, après avoir respectivement éliminé le champion du Nord, l'Amiens AC, sur le score de deux buts à zéro, les rivaux du FC Rouen en 8e de finale sur le score de deux buts à zéro. Puis de battre à Lille l'US Suisse sur le score de quatre buts à un (quatre buts de Lucien Fagris), et de s'imposer à Marseille face au Stade raphaëlois sur deux matchs: un partout pour le premier et deux buts à un pour le second[14].

L'USQ, inférieur techniquement par rapport à ses adversaires, compense par une grande force mentale. La finale se joue le 8 mai 1927 au Stade olympique de Colombes devant 23 800 spectateurs dont, pour la première fois de l'histoire de la Coupe, le président de la République française Gaston Doumergue. L'adversaire, l'Olympique de Marseille, tenant du titre et déjà vainqueur en 1924, fait figure d'ogre par rapport à l'US Quevilly. Pour la première fois les joueurs sont présentés par les présidents des deux clubs au président de la République, dont le protocole exige le port de la jaquette et du chapeau haut de forme. Le président de la République sera bousculé plusieurs fois par Amable Lozai pendant le match, qui encourage de la voix et du geste ses joueurs[15]. Malgré tout, l'USQ perd sur le score de trois buts à zéro, avec les deux premiers buts inscrits sur des erreurs défensives et le troisième sur un contre à la 89e minute[16]. Cette défaite en finale n'empêche pas la liesse populaire au retour des joueurs avec un banquet au Casino Rouennais, et même une chanson écrite par le journaliste Gaston Pailhés nommée « Marche de l'U.S.Q. »[17].

Profitant du passage au professionnalisme des voisins havrais et rouennais, Quevilly empoche le titre de champion de Normandie en 1934, 1935, 1937 et 1938. Lors de cette dernière saison, le club dispute même la demi-finale du championnat de France amateurs[18]. Ceci grâce à la formule de footballeur-ouvrier mis en place par le président Lozai. La grande majorité des joueurs sont employés par ses établissement de chantier naval[13].

Pendant la seconde guerre mondiale (1939-1945)

La guerre déclarée en 1939, oblige le club à suspendre ses activités jusqu'à la fin de l'année. Les mobilisés partis, les membres restant se retrouvent autour du président Lozai pour redémarrer les activités. Une équipe première d'assez bon niveau réussit à être constituée, qui obtient de bons résultats dans cette « saison d'attente ». Très vite est reconstituée une équipe réserve, juniors et deux équipes minimes jusqu'à l'exode qui interrompt prématurément la saison[19]. Pour la saison 1940-1941, le club récupère ses meilleurs joueurs démobilisés ou libérés. Deux joueurs sont tués au combat, Lucien Lemercier et R. Diouris, le président leur rend hommage le 20 août 1940, ainsi qu'aux joueurs encore prisonniers de guerre. Les premiers matchs de la saison sont joués sans public suite à l'interdiction de l'occupant, interdiction levée en septembre. Les matchs de la saison sont peu nombreux par la difficulté de se déplacer[19].La saison suivante est un peu plus normale, le club remporte son championnat et dispute les demi-finales de la zone occupée de la Coupe de France, éliminé par le Stade de Reims sur le score de un but à zéro, après avoir notamment sortis Le Havre AC et le Racing club de France dans les tours précédents. Les équipes d'athlétisme homme et femme brillèrent aussi durant cette période, en décrochant plusieurs records départemental et régional[20].

La saison 1943-1944, voit la disparition de Firmin Seret, ancien-président, président d'honneur et fondateur du club, ainsi que la déportation en mai 1944 de Maurice Fournil, André Lucas et Benjamin Remacle pour résistance contre l'occupant allemand. Le président Lozai part en Algérie jusqu'à la fin de la guerre, laissant le poste de président à M. Chauvet. Malgré les bombardements, la pénurie et les problèmes de transport, le club remporte l'épreuve régionale de qualification pour le CFA, où il fait bonne impression. Cette même année, la finale de la coupe de Normandie contre le FC Dieppe ne put se disputer à cause des événements en cours dans le pays[21]. La saison 1944-1945, est marquée par le match amical contre les Royal Marines en octobre 1944, pour récolter des fonds en faveur d'Henri Mallet, amputé d'un bras suite à un bombardement. Le club termine deuxième du championnat de Haute-Normandie, un championnat marqué par le forfait de nombreuses équipes à cause du manque d'équipement. En coupe le club est éliminer par le Stade français. À noter un match mémorable contre Le Havre AC, où le club dispute la première mi-temps à sept contre onze suite à une crevaison qui empêche le reste de l'équipe d'arriver à temps[22].

Le CFA (1946-1970)

La montée en CFA

Après la guerre, le club va intégrer la Division d'Honneur de Normandie pendant deux saisons. Le club termine troisième en 1946, deuxième en 1947 et troisième en 1948[23]. La réorganisation du système des championnats français cette même année voit la création championnat de France amateur (C.F.A.), la troisième place acquise par l'U.S.Q. lors d'une match compliqué contre le FC Dieppe permet au club de monter dans cette division pour la saison suivante[24]. La première saison du club en C.F.A. se passe mal et le club est relégué en Division d'Honneur, néanmoins la saison est sauvé par un bon parcours en coupe ou ils éliminent les clubs professionnels du SR Colmar et du Toulouse FC avant de tomber en huitième de finale contre le RC Paris, futur vainqueur de l'épreuve. Le club ne vas faire qu'un court passage en Division d'Honneur puisqu'il remporte le titre de champion de Normandie en 1949, ce qu'il lui permet de monter en C.F.A. pour la saison suivante. En coupe de Normandie il s'incline en finale contre le SM Caen[25].

La domination du Championnat de France amateur

En Championnat de France amateur le club intègre le Groupe Nord ou il termine 7e la première saison. En Coupe de France il tombe en trente-deuxième de finales contre le Lille OSC, alors qu'en Coupe de Normandie il perd en finale contre le SPN Vernon, dans un match faussé part de nombreux incidents. La même année meurt Jules Manneville l'un des co-fondateur du club. Lors de la saison 1951-1952 le club termine a une excellente troisième place en C.F.A., une bonne performance en championnat confirmé par un bon parcourt en Coupe de France ou le club élimine notamment le club professionnel du SC Toulon, Annecy FC, puis de tomber en huitième de finales contre le voisin du FC Rouen au Stade de la Cavée Verte du Havre[25]. La saison suivante le club termine quatrième, malgré de nombreux blessés tout au long de la saison. Le club tombe en trente-deuxième de finales de la Coupe de France et en quart de finale de la Coupe de Normandie. La saison suivante le club intègre le Groupe Ouest du Championnat de France amateur, au niveau de l'effectif le club n'enregistre aucun départ important. Le stade est rénové et un terrain annexe est ouvert[26]. Cette année qui coïncide avec le cinquantenaire du club est exceptionnelle, car après un départ difficile le club fait une superbe remonté au classement et le 11 avril une victoire à Brest lui permet de remporter son premier titre de champion de la Groupe Ouest et de ce qualifier pour la Poule Finale[27]. Le premier match est une victoire à domicile deux buts à zéro contre la réserve des Girondins de Bordeaux, champion amateur en titre. Puis l'U.S.Q. va chercher le match nul deux partout face à la réserve du Stade de Reims favoris de la compétition. Le match suivant à lieu contre le FC Mulhouse à l'extérieur et voit l'U.S.Q. gagner facilement sur le score de trois buts à zéro. Le 20 juin, le club reçoit et bat huit buts à zéro le SC Draguignan, une victoire qui permet à l'U.S.Q. de décrocher son premier titre de champion de France amateur[28]. En Coupe de France le club élimine Juvisy, puis Bolbec AC avant d'éliminer en trente-deuxième de finales les professionnelles du FC Nantes grâce à un but de Kryzyk. En seizième de finales le club tombe face au Lille OSC au Havre après avoir pourtant mené au score pendant plus d'une heure de jeux. La saison ce termine en apothéose avec une victoire en Coupe de Normandie contre le FC Rouen à Fécamp[29].

Pour la saison 1954-1955, le club enregistre le départ de Michel Lefebvre, l'un des piliers de l'équipe pour les professionnelles de l'UA Sedan-Torcy. Le 6 septembre 1954, le bureau décide de renommer le « Stade de la Porte-de-Diane » en « Stade Amable et Micheline Lozai ». L'inauguration a lieu quelques jours plus tard avec la remise du trophée de champion de France amateurs par le président de la fédération française de football. Cette saison est aussi bonne que la précédente puisque le club termine premier du championnat Groupe Ouest avec trente-six points au compteur (contre trente-deux la saison dernière) devant la réserve du RC Paris[29]. En Poule finale le club bat Annecy FC deux buts à un, le RC Vichy quatre buts à un, mais s'incline face à l'US Bruay un but à zéro. Le match du titre se joue contre l'AS Giraumont où l'U.S.Q. gagne cinq buts zéro. Le club remporte pour la deuxième fois consécutive le titre de champion de France amateur, il est le premier club à faire ce doublé. En Coupe de France, le club est éliminé en seizième de finales face au SC Draguignan après avoir fait tomber Villedieu, l'AS Choisy-le-Roi et le RC Arras et en Coupe de Normandie le club atteint la finale après avoir une victoire de l'équipe réserve face au FC Dieppe à l'extérieur (l'équipe A étant trop accaparé par la C.F.A. pour disputer ce match). En finale, une équipe mixte réserve et A s'incline face au FC Rouen sur le score de deux buts à zéro[30]. Trois joueurs vont porter le maillot de l'équipe de France amateurs, Durécu, Lelong, ainsi que le gardien Césaire pour disputer les Jeux Méditerranéens[31].

La saison 1955-1956 voit le départ de Cocagne à Oissel et l'arrivée de nombreux jeunes joueurs de qualités[31]. Pour la troisième fois de suite le club remporte le championnat Groupe Ouest du C.F.A. devant le SO Cholet. En Poule Finale le club commence en s'inclinant à l'extérieur devant la réserve de l'AS Saint-Etienne sur le score de cinq buts à zéro et à domicile devant le FC Mulhouse sur le score de un but à zéro. Puis se reprend et bat les réserves du Stade de Reims et des Girondins de Bordeaux tous deux sur le score de deux buts à zéro pour terminer à la troisième place. En Coupe de France le club s'incline avant les trente-deuxième de finales contre l'AC Cambrai sur le score de deux buts à un, après avoir notamment éliminer l'US Pontoise sur le score de trois buts à deux. En Coupe de Normandie, l'U.S.Q. s'incline en finale devant le SPN Vernon[32]. La saison suivante le club retourne dans la zone Nord du C.F.A. ou il termine deuxième derrière US Maubeuge. En Coupe de France il est éliminé en seizième de finales par l'AS Cannes sur le score de deux buts à zéro. En 1957-1958 le club parvient à ce qualifier de nouveau pour la Poule Finale du C.F.A. une bonne victoire sur le FC Mulhouse trois buts à zéro permet de disputer une finale contre l'Annecy FC[33]. Scénario incroyable dans ce match puisque le club est mené un but à zéro à la mi-temps avant d'en marquer sept et de rempoter le troisième titre de champion de France amateur du club[34].

Les années post-Amable Lozai

Le 22 novembre 1959, le président et co-fondateur du club Amable Lozai décède. Sa femme Micheline lui succède à la présidence du club ou il est décidé de continuer dans l'esprit du footballeur-ouvrier insuffler par Amable Lozai[35]. Cette disparition va faire partiellement rentrer le club dans le rang, en 1959-1960 il termine 3e du Groupe Ouest, 2e du Groupe Nord la saison suivante et 3e de ce même groupe lors de la saison 1961-1962[36]. En 1963, l'U.S.Q. se déplace en Corse pour le match du titre face au Gazélec d'Ajaccio. Plusieurs incidents marqueront le déplacement des quevillais sur l'Ile de Beauté. D'abords des propos sur la mort de Jeanne d'Arc à Rouen paru dans le bulletin du club, puis les dirigeants ajacciens vont venir narguer la délégation de l'U.S.Q. à l'hôtel et ensuite faire subir des tapages nocturnes. Le match lui fut marqué par des débordements du public et des violences sur la pelouse et le banc. Finalement la déstabilisation du Gazélec fonctionne et les ajacciens marque quatre buts en vingt minutes. Un match d'appui du être joué entre le Gazélec d'Ajaccio et le Stade brestois, une parodie de football qui vit les Corses gagner par six buts à zéro et remporter le titre de champion de France amateur au dépend de l'U.S.Q[37]. Les deux années suivantes vis un renouvellement en profondeur de l'effectif avec l'intégration de plusieurs jeunes dont Lemaire, Craque, Delafosse, Leroy et surtout Daniel Horlaville en provenance du Club athlétique d'Oissel. En 1965, l'entraineur Bernard Antoinette, présent à la tête de l'équipe depuis vingt-cinq ans, cède sa place à Jacques Lefèvre, pour occupé un poste à la Ligue de Normandie[37].

Deux saisons exceptionnelles

Cauchois
Girard
Caplet
Wilk
Berger
Senente
Richaud
Parmentier
Gay
Ancelle
Lerebours
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L'équipe de la finale de la Coupe Gambardella 1967[38].

En 1966-1967, le club atteint la finale du Championnat de France amateur contre l'Entente Fontainebleau Bagneaux Nemours à Malakoff. Le match commence très mal puisqu'à la mi-temps l'U.S.Q. est mené deux buts à zéro. Dès les retour des vestiaires un but de Ferrier seul devant le but réveille les espoirs des normands. Lemaire sauve une balle de troisième but sur la ligne. Alors que la défense de l'EFBN recule, une frappe de trente cinq mètres d'Antoine Dobat à un quart d'heure de la fin du match permet au club d'égaliser. À deux minutes de la fin un cafouillage dans la surface de l'EFBN permet à Serge Meyer de récupérer la balle au six mètres et de marquer le troisième buts des quevillais. Pour la quatrième fois de son histoire l'U.S.Q. est sacré champion de France amateur[39]. La même année les jeunes réalisent l'exploit de remporter la Coupe Gambardella en battant les jeunes de l'équipe professionnelle du Stade français par deux buts à un. La finale a lieu au Parc des Princes en levé de rideau du match FC Nantes contre le FC Barcelone devant 25 000 spectateurs[40]. Les jeunes quevillais ouvrent le score à la 17e minutes par Gay qui déborde l'ensemble de la défense parisienne pour marquer avec une frappe puissante. Les parisiens vont égaliser au début de la seconde mi-temps, mais ce fut de courte durée car dès la 52e minutes le but de la victoire est marqué par Senente d'un coup franc de 35 mètres tiré à ras de terre qui rase les jambes de tous les joueurs avant de pénétrer dans le but parisien. La fin du match est dominé par les jeunes de l'U.S.Q. qui manque de peu de marquer le troisième buts[41]. Avec cette victoire deux buts à un, l'U.S.Q. est le premier club amateur a remporter le trophée[40]. Cette saison voit aussi l'équipe réserve remporter le championnat d'Honneur, la C le championnat de Promotion d'Honneur, les juniors, minimes et les vétérans remporter le championnat de Normandie, ainsi que la Coupe Bonnet pour les vétérans. L'équipe cadets est la seule section de l'U.S.Q. a ne pas remporter son championnat (seulement deuxième)[42].

À la suite de ce doublé inédit, l'U.S.Q. devient le club à battre chaque dimanche lors de la saison 1967-1968. Si en championnat la saison est décevante avec une seconde place au classement derrière le CS Pierrots de Strasbourg[43]. La saison va être sauvé par un excellent parcourt en Coupe de France. En trente-deuxième de finales l'U.S.Q. bat le Stade héninois deux buts à zéro et en seizième de finales l'AC Mouzon quatre buts à zéro[44]. Le huitième de finales à lieu le 10 mars 1968 à Amiens contre le tenant en titre de la Coupe, l'Olympique lyonnais. Dans un match compliqué, mais bien géré par la défense quevillaise, le but vainqueur est marqué par Daniel Horlaville à la 78e minutes. En quart de finale l'U.S.Q. est confronté à l'USL Dunkerque club de Division 2. Contre toute logique sportive le « petit » écrase le « gros » par quatre buts à zéro. La demi-finale a lieu au Parc des Princes le 20 avril, elle oppose l'U.S.Q. au Girondins de Bordeaux[45]. Quelques jours avant le match un coup dur surgis avec le forfait de Jacques Lefèvre pour cause d'appendicite. 18 000 à 20 000 spectateurs assistent au match. L'U.S.Q. ouvre le score à la 13e minutes par l'intermédiaire de Jean-Pierre Leroy, puis les bordelais égalise à la 34e minutes. La suite du match est assez brutale et les amateurs de l'U.S.Q. arrivent a emmener les professionnels bordelais jusqu'en prolongation. À la 99e minutes, Duhayot marque le but vainqueur pour les Girondins[46].

De la Division 2 à la dissolution (1970-1978)

En 1970, la fédération française de football modifie la structure des championnats. Il est notamment décidé de la mise en place d'un championnat de Division 2 « open » regroupant des clubs professionnels, semi-professionnels et amateurs. Les performances et la notoriété de l'U.S.Q. lui permet d'intégrer cette nouvelle Division 2. Mais avant le début de la saison il est discuter entre les deux comités directeurs d'une possible fusion entre le club quevillais et le voisin du FC Rouen pour des raisons financières et sportives. Le comité directeur refusa la fusion malgré l'avis favorable du président Gilbert Mille[47]. Pour continuer à évoluer dans l'élite amateur le club doit dire adieux aux vieux C.F.A. (qui a été renommé Division 3)[48]. Le championnat débute par un match nul trois partout contre le FC Rouen, au court de la saison le club affronte notamment le Paris Saint-Germain FC devant 25 000 spectateurs. Le 8 février voir la disparition du président Gilbert Mille et quinze jours plus tard Daniel Horlaville ce blesse grièvement lors du match contre l'US Le Mans. Le club termine 7e de sa première saison en Division 2[49]. En Coupe de France, l'U.S.Q. est éliminé en trente-deuxième de finales par le Stade rennais FC, futur vainqueur de l'épreuve[50]. Pour remplacer le président le comité directeur nomme Michel Tron-Lozai, vice-président depuis trois ans et petit-fils du président historique[51].

La seconde saison en Division 2 est beaucoup moins bonne et le club termine 12e. À l'issue de cette saison les dirigeants décide de mettre fin à l'aventure en Division 2 estimant que les moyens financiers ne sont plus suffisant, le club étant alors obligé de mettre un système d'éclairage pour les matchs en nocturne dans son stade. Le club estime aussi que les déplacement sont trop long pour des joueurs amateurs[51]. Le club est donc rétrogradé administrativement en Division 3[52], le club demande quand même à jouer pour l'honneur le barrage de relégation pour son maintien sportivement, barrage qu'il remporte. Malgré la rétrogradation, tous les joueurs résignent pour une nouvelle saison à l'exception de deux joueurs atteint par la limite d'age[53], l'U.S.Q. fait même signer un ailier anglais du nom de Neil McLeod. En juin 1973 le club dispute la finale du Championnat de France de Division 3 contre le CS Vittel, après avoir battu à l'exterieur le SC Hazebrouck sur le score de un but à zéro et à domicile la réserve du FC Nantes sur le score de cinq à zéro. Le match aller de la finale a lieu à l'exterieur et voit l'U.S.Q. s'incliner deux buts à un. Le match retour est disputé le 24 juin et voit le CS Vittel battre l'U.S.Q. sur le même score et ainsi enlever le titre de champion de France de Division 3[54]. La saison suivante le club termine 4e de la zone Ouest et perd en finale de la Coupe de Normandie contre Le Havre AC[55]. La saison 1974-1975 commence est mauvaise et le club termine dixième[13] surtout le 16 juin 1975, le président réunis les cadres du club pour les avertirs de l'état très préoccupante des finances. Pour cette raison le club est retrogradé en Division d'Honneur de Normandie pour la saison suivante[55].

Si la première saison en Division d'Honneur de Normandie est mauvaise avec une 4e places au finale[13]. La suivante est nettement meilleure avec une première place au classement finale qui premet théroriquement au club de retrouver la Division 3. Mais la monté est dans un premier temps refusé, car l'U.S.Q. est soupsonné de violer l'article six du statut de l'arbitre qui prévoit qu'un club de Division d' Honneur doit être contrôlé par deux arbitres, ce que l'U.S.Q. ne respecte pas selon la presse. Les dirigeants vont envoyer l'engagement d'un deuxième arbitre, menacer de faire appel et finalement pouvoir évoluer en Division 3 la saison suivante. La saison en Division 3 est très mauvaise et l'U.S.Q. est sportivement relégué après un match nul trois partout contre Le Havre AC lors de l'ultime journée du championnat tandis que le rival direct dans la lutte pour le maintien, l'US Concarneau triomphait contre la réserve du FC Rouen. Relégué, les caisses vides, abandonné par ses sponsors et par les dirigeants du football français, le club est contraint à déposer le bilan. Les archives et les trophées disparaissent, tandis que les joueurs se dispersent dans les clubs de la région[55].

La reconstruction (1979-1999)

Dès la mort de l'U.S.Q. prononcée, un retraité rouennais et entraineur des poussins, Robert Beauchamp, s'associe avec trois passionnés, Marcel Debrée, Leboucher et Mazier pour redonner vie au club[55]. Le 6 janvier 1979, le club renait officiellement de ses cendres avec quarante-deux licenciés et une centaine d'enfants entrainé par des séniors revenus au club. Le club demande sa réintégration à la Ligue de Normandie de football a un rang digne de son passé, qui devait être la Promotion d'Honneur. Mais à la surprise générale l'assemblée de la Ligue vote à l'unanimité pour une intégration dans la plus basse division, la quatrième division de district de Seine-Maritime (huit échelons plus bas que lors de sa disparition)[56]. Robert Beauchamps prend la présidence du club[57].

Le redémarrage ce fait en douceur et il faut attendre 1986-1987 pour que l'U.S.Q. sortent des divisions de district avec un titre de vice-champion de 1re Division de District. Cette même saison le club atteint les demi-finales de la Coupe de Normandie. À peine le club est promu en Promotion d'Honneur de Normandie qu'il ambitionne déjà la monté en Division Supérieure Régionale. Michel Parmentier est chargé d'entrainer le jeune effectif, qui parvient a cette objectif dès la première saison[58]. Deux ans plus tard le club finit champion et monte en Division d'Honneur, l'élite régionale. Un court passage de deux saisons puisque le club redescend en D.H.R. en 1992 après une 13e place au classement. Quatre saisons en D.H.R. le club retrouve la Division d'Honneur pour de bon, le titre de champion en plus. 1999-2000 après trois saisons le club accède à la C.F.A. 2, plus petit échelon des divisions nationales[59].

Retour dans le giron national (Depuis 2000)

En 2000, Éric Fouda est recruté comme entraîneur. Deux ans plus tard, l'USQ termine à la deuxième place de son groupe de CFA2, derrière la réserve de l'Amiens SC, ce qui lui permet d'être promu en championnat de France amateur. En 2004 et 2005, le club joue le haut du tableau en CFA.

Rhoufir
Weis
Beaugrard
Vanoukia
Traoré
Vaugeois
Colinet
Laup
Ouahbi
Coquio

En 2005, l'équipe atteint les 8e de finale de la coupe de France, après avoir éliminé le FC Rouen, Le Havre AC et l'En Avant Guingamp. Les Normands s'inclinent finalement contre le Club Sportif Sedan Ardennes. En désaccord avec Mahmoud Tiarci, le manager général, Fouda quitte le club pour Jura Sud Foot.

Richard Déziré, ancien joueur professionnel et entraîneur de l'US Raon-l'Étape, club de National. Malgré le maintien du club en CFA et l'accession de l'équipe réserve en CFA 2, il est limogé à la fin de la saison. Son successeur est Christophe Canteloup, ancien entraîneur de Pacy Vallée-d'Eure Football. La saison en championnat est difficile, mais le club atteint les 32e de finale de la coupe de France, ce qui lui vaut de recevoir l'AS Monaco au stade Robert-Diochon devant plus de 12 000 spectateurs. En fin de saison, Christophe Canteloup est remercié à son tour.

Éric Fouda est rappelé en 2007 et devient manager général. Les objectifs sont ambitieux : le club vise l'accession en championnat National dès 2010. La coupe de France est l'occasion de briller encore pour les Quevillais, qui atteignent une nouvelle fois les 1/32e de finale où ils s'inclinent face aux Girondins de Bordeaux, au stade Jules-Deschaseaux du Havre. Malgré une saison réussie sportivement, les relations difficiles d'Éric Fouda avec les dirigeants conduisent à son départ[61].

Régis Brouard, l'ancien entraîneur du Nîmes Olympique, devient le nouvel entraîneur le 30 mai 2008. En 2009-2010, l'USQ réalise un parcours exceptionnel en coupe de France, éliminant notamment Pacy-sur-Eure, le SCO Angers (L2) puis deux clubs de Ligue 1 : le Stade rennais (1-0)[62] et l'US Boulogne-sur-Mer (3-1)[63].

Qualifiée pour les demi-finales, face au Paris Saint-Germain, l'équipe imite ainsi celles de 1968 et de 1927. Le 14 avril 2010 à Caen, le stade Diochon de Rouen n'étant pas homologué, Quevilly s'incline un but à zéro contre le PSG.

Lors de la saison de CFA 2010-2011, l'US Quevilly termine première de sa poule et accède au championnat National 2011-2012.

Palmarès

Titres et trophées

Palmarès de l'Union sportive quevillaise en compétitions officielles

Compétitions nationales Compétitions régionales Équipe réserve
  • Champion de France amateur (4)
    • Champion en 1954, 1955, 1958, 1967.
    • Vice-Champion en 1959, 1963.
      • Champion du Groupe Ouest : 1954, 1955, 1956, 1959, 1966, 1967
      • Champion du Groupe Nord : 1958, 1963, 1964, 1969
      • Champion du Groupe A : 2011
  • 1re Série de Haute-Normandie (1)
    • Champion en 1905.
    • Vice-Champion en 1903 et 1904.
  • DH Normandie (8)
    • Champion en 1934, 1935, 1937, 1938, 1950, 1977, 1999.
    • Vice-Champion en 1907, 1913, 1922, 1931, 1936, 1945, 1947.
  • DHR de Haute-Normandie (2)
    • Champion en 1990 (groupe B), 1996 (gr. B)
    • Vice-Champion en 1993, 1994
  • Coupe de Normandie (3)
    • Vainqueur en 1943, 1954, 1970, 2010
    • Finaliste en 1944 (non joué), 1950, 1951, 1957, 1962, 1974, 1975
  • DHR de Haute-Normandie (1)
    • Champion en 2005 (gr. A).
Compétitions départementales
  • Championnat 1re Division de district fluvial
    • Vice-Champion : 1987
  • Championnat 2e Division de district fluvial
    • Champion : ?
  • Championnat 3e Division de district fluvial
    • Champion : 1982
  • Championnat 4e Division de district fluvial
    • Champion : ?

Bilan sportif

Championnat Saisons Titres J Pts G N P Bp Bc Diff
D2 (1971-1972) 2 0 60 59 19 21 20 78 85 -7
National (2012-) 1 0
D3 (1973-1978) 4 0 120 138 52 34 34 175 136 +39
CFA 3e niveau (1949-1970) 21 10
CFA 4e niveau (2003-2011) 8 0 272 654 98 89 85 378 326 +52
CFA 2 (2000-2002) 3 0 90 225 37 25 28 145 117 +28

Épopée en Coupe de France

Depuis la création de la Coupe de France lors de la saison 1917-1918. L'Union sportive quevillaise va atteindre à de nombreuses reprises les trente-deuxième de finales de l'épreuve.

L'époque amateur

L'Union sportive quevillaise qui a toujours été un club amateur possède un passé en Coupe de France impressionnant. Le club atteint pour la première fois les trente-deuxième de finales de la Coupe de France en 1923 ou il élimine l'Amiens AC par trois buts à zéro. Il est éliminé cinq buts à un par le RC Roubaix en seizième de finales[9]. Le club va revenir plusieurs fois en trente-deuxième de finales, dès l'année suivante ou il est éliminé par le Stade rennais UC deux buts à un au Mans[64]. En 1924-1925, ou il élimine à Rouen le CA Vitry trois buts à zéro, avant de tomber au tour suivant à Paris contre le Stade français sur le même score[65]. L'année suivante le club arrive pour la première fois de son histoire en 8e de finale après avoir éliminé l'Olympique de Paris à domicile sur le score de deux à zéro et la JA Saint-Ouen trois buts à un à FC Dieppe au tour suivant, avant d'être éliminé par l'Olympique de Marseille quatre buts à zéro à Paris[66]. La saison 1926-1927, est une grande année puisque le club arrive en finale après avoir éliminé respectivement l'ES Bully un but à zéro à Dieppe, Amiens AC deux buts à zéro à domicile, le voisin du FC Rouen deux buts à zéro à Rouen, l'US Suisse quatre buts à un après prolongation à Lille et le Stade raphaëlois en demi-finale, une victoire un but à zéro après prolongation à Paris dans un match rejoué après le score de un partout à Marseille dans le premier match. En finale le club s'incline trois buts à zéro contre l'Olympique de Marseille au Stade olympique de Colombes[67]. La saison suivante l'U.S.Q. est humilié six buts à un à domicile par l'US Boulogne en seizième de finales, après avoir éliminé le Dinard ASC deux buts à zéro à Caen lors du tour précédent[68]. En 1928-1929, le club ne dépasse pas le stade des trente-deuxièmes de finale ou le club est éliminé par le RC Arras un but à zéro à Arras[69]. Même tarif la saison suivante ou le club est éliminé deux buts à un par le RC Calais à Calais[70]. Le club ne dépasse pas non plus les trente-deuxième de finale la saison suivante ou il est éliminé de nouveaux par le RC Arras après un premier à domicile qui finit le score de trois partout et un match rejoué à Arras qui finit sur le score de quatre buts à un[71]. Même chose lors de la saison 1931-1932 le club est éliminé à Creil quatre buts à zéro par le RC Roubaix[72].

Début du professionnalisme et guerre

À partir de la saison 1932-1933, le football français devient professionnel. Désormais l'U.S.Q. va avoir plus de mal à atteindre le trente-deuxième de finales de la compétition. Néanmoins lors de cette première saison il est éliminé à l'extérieur par un autre club amateur, l'Angers SCO sur le score de trois buts à un[73]. L'année suivante, l'U.S.Q. élimine en trente-deuxième de finales le SO Cholet, autre club amateur, sur le score de trois buts à zéro à l'extérieur. Au tour suivante, il est éliminé au Havre par les professionnels de l'US Tourcoing, club qui évolue en seconde division, sur le score de quatre buts à un après prolongation[74]. Pour l'édition 1934-1935, le club élimine en trente-deuxième de finales les amateurs du Stade morlaisien à Caen sur le score de cinq buts à deux. Puis élimine au tour suivant au autre club amateur, le Stade de Reims à Amiens sur le score de deux buts à un. En huitième de finales, le club tombe à Valenciennes face aux professionnels du SC Fives, qui évolue en première division, sur le score de quatre buts à zéro[75]. En 1935-1936 l'U.S.Q. est éliminé à domicile par les professionnels de l'US Valenciennes-Anzin (D1) sur le score de six buts à un[76]. L'U.S.Q. parvient de nouveaux en trente-deuxième de finales lors de l'édition 1937-1938 ou il est éliminé à domicile par le club professionnel du RC Roubaix (D1) sur le score de cinq buts à zéro[77]. Même chose au tour suivante ou le club tombe au tour suivant face aux professionnels, qui évolue en première division, du RC Paris à l'extérieur sur le score de trois buts à zéro[78]. Pour la saison 1939-1940, les quevillais sont éliminés dès les trente-deuxième de finales par un autre club amateur l'AS Trouville-Deauville après deux matchs. Le premier match ce termine à Deauville sur le score de zéro à zéro, puis le match est rejoué à Rouen et finit sur le score de un but à zéro[79]. L'occupation durant la seconde guerre mondiale modifie la structure de la Coupe de France. En 1941-1942, l'U.S.Q. réalise l'exploit lors des huitièmes de finale de la Zone occupée en éliminant les professionnels du Havre AC qui évolue en première division, sur le score de deux buts à zéro à Rouen. Un autre club de première division est éliminé par l'U.S.Q. lors du tour suivant, il s'agit du RC Paris. Une première confrontation a lieu à Rouen, mais le match est arrêté alors que les Parisiens mènent un but à zéro. Le second match joué dans la même ville voit la victoire un but à zéro des Quevillais. Confronté aux professionnels du Stade de Reims (D1) en demi-finale de la zone occupée, l'U.S.Q. perd sur le score de un but à zéro à Paris[80]. La saison suivante, le club est éliminé en huitième de finales par le club de première division du Havre AC sur le score de trois buts à deux à l'extérieur[81]. L'USQ retrouve les trente-deuxièmes de finales de la Coupe lors de l'édition 1944-1945, ou il est éliminé à domicile par les professionnels de première division du Stade français sur le score de six buts à un[82].

Les années CFA

Après la guerre, le club marque son retour en trente-deuxièmes de finale lors de l'édition 1948-1949 en réalisant l'exploit d'éliminer le club de première division professionnel du Toulouse FC à Limoges sur le score de quatre buts à trois. Nouvel exploit lors des seizièmes de finale puisque l'USQ élimine un autre club de première division le SR Colmar à Nancy sur le score de un but à zéro. En huitièmes de finale, l'USQ est éliminée par le RC Paris (D1) à Rennes sur le score de deux buts à zéro[83]. La saison suivante, le club tombe en trente-deuxièmes de finale face à l'US Revel, un autre club amateur, mais plus haut hiérarchiquement puisqu'il évolue en CFA. Le match joué à Limoges voit la défaite trois buts à deux de l'USQ[84]. Lors de l'édition 1950-1951, le club est éliminé par le Lille OSC, club de première division à Amiens sur le score de quatre buts à un[85]. L'édition suivante l'USQ réalise un exploit lors des trente-deuxième de finales en éliminant le SC Toulon, club de deuxième division sur le score de quatre buts à un à Clermont-Ferrand. Au tour suivant, le club élimine un autre club amateur le FC Annecy à Tours sur le score de trois buts à deux. En huitièmes de finale, les Quevillais tombent face au voisin du FC Rouen (D2) sur le score de trois buts à un au Havre[86]. La saison suivante est décevante pour l'USQ qui tombe en trente-deuxièmes de finale face à l'USB Longwy, un club plus bas hiérarchiquement puisqu'il évolue en Division d'Honneur, sur le score de un but à zéro à Valenciennes[87]. L'USQ se rachète lors de l'édition suivante en éliminant le club de deuxième division du FC Nantes sur le score de un but à zéro à Cherbourg. Au tour suivant, ils tombent contre le Lille OSC au Havre sur le score de trois buts à deux[88]. En 1954-1955, l'U.S.Q. élimine le petit club amateur RC Arras (PH) six buts à trois à Amiens avant de tomber en seizième de finales contre un autre club de CFA, le SC Draguignan un partout au premier match, puis défaite trois buts à un après prolongation dans le match rejoué à Vichy[89].

Le club fait son retour en trente-deuxième lors de la saison 1956-1957, ou il élimine l'US Viesly (DH) deux buts à zéro à Saint-Quentin et tombe au tour suivant contre l'AS Cannes (D2) deux buts à zéro contre Limoges[90]. La saison suivante, l'U.S.Q. tombe dès les trente-deuxième face au Lille OSC (D1) sur le score de deux buts à un à Caen[91]. Après quelques saisons d'absence, le club fait son retour en trente-deuxième de finales face à un club plus petit l'US Saint-Malo (DH), un retour raté puisque l'U.S.Q. est éliminé deux buts à un à Brest[92]. Lors de la saison 1963-1964, l'US Quevilly est éliminé en trente-deuxième par l'US Valenciennes-Anzin (D1) sur le score de un but à zéro à Rouen[93]. La saison suivante le club tombe contre l'US bruaysienne (DH), il faut deux matchs pour que l'U.S.Q. élimine ce club plus petit. Après un trois partout à Calais lors du premier match, l'U.S.Q. gagne trois buts à zéro le match d'appui à Creil. Au tour suivant, il tombe un but à zéro à Chalon-sur-Saône contre le SC Toulon (D1)[94]. Pour la saison 1965-1966, le club est éliminé par un autre club de CFA, l'AS Aulnoye à Compiègne sur le score de deux buts à un[95]. L'année suivante le club ne passe pas les trente-deuxième de finales et est éliminé par le Stade de Paris (D1) sur le score de trois buts à zéro au Havre[96]. La saison 1967-1968 est celle de l'exploit, l'U.S.Q. atteint les demies-finales en éliminant respectivement, le Stade héninois (D1) deux buts à zéro à Dieppe après prolongation, l'AC Mouzon (DH) quatre buts à zéro à Sedan, l'Olympique lyonnais (D1) un but à zéro à Amiens, l'US Dunkerque (D2) quatre buts à zéro à Paris et perd contre les Girondins de Bordeaux deux buts à un après prolongation à Paris[97]. La saison suivante est moins glorieuse, l'U.S.Q. est éliminé dès les trente-deuxième de finale par le Lille OSC (D2) zéro par tout au premier match à Rouen, puis défaite un but à zéro au match rejoué à Paris[98]. C'est au même tour que le club est éliminé en 1970 face à l'US Valenciennes-Anzin (D1), un partout à Abbeville, puis au défaite un but à zéro lors du match à rejoué à Paris[99].

La Division 2 à la dissolution

En 1971, alors que l'US Quevilly évolue en Division 2, il est éliminé dès les trente-deuxième de finale par le Stade rennais FC (D1) après une défaite quatre buts à un au Stade Jean-Bouin de Paris[100]. L'année suivante, c'est le RC Lens (D2) qui élimine l'U.S.Q. sur le score de deux buts à zéro à Amiens. C'est la dernière apparition du club en trente-deuxième de finale avant sa dissolution en 1978[101].

La reconstruction

Après sa dissolution en 1978 le club va redémarrer au plus bas de la hiérarchie du football français. Le club va atteindre de nouveau les trente-deuxième de finale qu'en 2002-2003 alors qu'il évolue en CFA. Il élimine l'ES La Rochelle (CFA 2) sur le score de six buts à un, avant de tomber au tour suivant face à l'ES Wasquehal (D2) sur le score de deux buts à un à Rouen[102]. En 2004-2005, l'U.S.Q. réalise un nouvel exploit en éliminant l'EA Guingamp à domicile sur le score de un but à zéro en trente-deuxième de finale, au tour suivant il élimine le SO Romorantin (N) à l'extérieur sur le score de un but à zéro. Il tombe ensuite en huitième de finale contre le CS Sedan Ardennes (L2) sur le score de deux buts à zéro à l'extérieur[103]. En 2006-2007, il tombe en trente-deuxième contre l'AS Monaco (L1) à domicile contre le deux buts à zéro[104]. C'est au même tour que l'US Quevilly est éliminé l'année suivante par les Girondins de Bordeaux (D1) sur le score de trois buts à un à domicile.

Exploits

Exploits en Coupe de France[Note 1]
Année Tour Affiche Score Lieu
1941-1942 8e de finale US Quevilly (DH) - Le Havre AC (D1) 2-0 Rouen
1941-1942 Quarts de finale US Quevilly (DH) - RC Paris (D1) 1-0 Rouen
1948-1949 32e de finale US Quevilly (CFA) - Toulouse FC (D1) 4-3 Limoges
1948-1949 16e de finale US Quevilly (CFA) - SR Colmar (D1) 1-0 Nancy
1951-1952 32e de finale US Quevilly (CFA) - SC Toulon (D2) 4-1 Clermont-Ferrand
1953-1954 32e de finale US Quevilly (CFA) - FC Nantes (D2) 1-0 Cherbourg
1967-1968 8e de finale US Quevilly (CFA) - Olympique lyonnais (D1) 1-0 Amiens
1967-1968 Quarts de finale US Quevilly (CFA) - US Dunkerque (D2) 4-0 Paris
2004-2005 32e de finale US Quevilly (CFA) - En Avant de Guingamp (L2) 1-0 Le Petit-Quevilly
2009-2010 16e de finale US Quevilly (CFA) - Angers SCO (L2) 1-0 Le Petit-Quevilly
2009-2010 8e de finale US Quevilly (CFA) - Stade rennais FC (L1) 1-0 Rouen
2009-2010 Quarts de finale US Quevilly (CFA) - US Boulogne CO (L1) 3-1 Rouen

Personnalités historiques du club

Présidents

Le premier président connu du club est Firmin Seret nommé lors de l'Assemblée générale du 31 août 1904[105]. Albert Lebas est nommé président du club en 1910 pour pouvoir mettre un véritable terrain de football à disposition du club[6]. Il quitte le club en mai 1920 après avoir permis au club d'adhérer à la Fédération française de football nouvellement créée, il est toutefois nommé président d'honneur[10]. Amable Lozai, co-fondateur du club en 1902 lui succède. Le club est alors intimement lié à son entreprise navale, puisqu'il embauche les meilleurs ouvriers comme footballeurs[1]. Il va diriger le club jusqu'à son décès en 1959, à l'exception de la période entre octobre 1942 et 1945 ou il reste en Afrique du Nord, durant son absence, il est remplacé par M. Chauvet[21]. Sa femme Micheline Lozai, aide son mari durant des années, c'est elle qui nettoyait les maillots lors des première années. Après le décès de son mari, elle prend sa succession à la tête du club, elle va toutefois être aidée par des présidents délégués et des vice-présidents comme Gilbert Mille jusqu'à son décès en février 1971, puis un duo composé par son petit-fils Michel Tron-Lozai et le docteur André Boéda.

Présidents de l'Union sportive quevillaise
Rang Nom Période
Drapeau : France Firmin Seret 1904-?
Drapeau : France Albert Lebas 1910-1920
Drapeau : France Amable Lozai 1920-1959
Drapeau : France Micheline Lozai 1959-
Rang Nom Période
Drapeau : France Robert Beauchamps 1979-1983
Drapeau : France Marcellin Confiant 1983-1987
Drapeau : France Michel Muret 1987-2000
Drapeau : France Michel Mallet 2001

Entraîneurs

Laurent Scherr est le premier entraîneur connu du club. Issu d'une famille alsacienne qui choisit la France en 1870, il adhère au club dès sa création en 1902[106]. Par la suite, il devint vice-président du club, mais le quitte pour des raisons de santé[107].

Bernard Antoinette fut nommé entraîneur-joueur en 1941, puis simplement entraîneur en 1945 après sa carrière de joueur. Sous sa direction, le club remporte trois titres de champion de France amateur, il quitte son poste en 1966 et devint conseiller technique régional de la Ligue de Normandie[108]. Il est remplacé par Jacques Lefèvre, qui remporte le titre de champion de France amateur en 1967 et emmène le club en demi-finale de la Coupe de France l'année suivante. Il quitte son poste en 1972, sur une défaite en finale du championnat de France amateur, il est remplacé par Pierre Arroyo, alors responsable de la formation des jeunes au sein du club, il est aussi l'entraîneur qui mène les juniors à la victoire en Coupe Gambardella en 1967[109].

Entraîneurs de l'Union sportive quevillaise
Rang Nom Période
Drapeau : France Laurent Scherr
Drapeau : France Léon Rio
Drapeau : France Philippe Bonnardel
Drapeau : France Pestre
Drapeau : France Ternon
Drapeau : France Bernard Antoinette 1941-1966
Drapeau : France Jacques Lefèvre 1966-1972
Drapeau : France Pierre Arroyo 1972-74
Drapeau : France Michel Croquet 1974-1975
Drapeau : France Michel Delafosse
Rang Nom Période
Drapeau : France Jean Thomas 1979-?
Drapeau : France Robert Legros
Drapeau : France Pierre Poldon -1986
Drapeau : France Christian Senente 1986
Drapeau : France Michel Parmentier 1986-
Drapeau : France Mahmoud Tiarci
Drapeau : France Hervé Laronce
Drapeau : France Bernard Broggini 1998-2000
Drapeau : France Éric Fouda 2000-2005
Drapeau : France Richard Déziré 2005-2006
Drapeau : France Christophe Canteloup 2006-2007
Drapeau : France Éric Fouda 2007-2008
Drapeau : France Régis Brouard 2008-

Joueurs emblématiques

Internationaux A
Joueurs Matchs
Philippe Bonnardel 1
Daniel Horlaville 1
Internationaux B
Joueurs Matchs
Marcel Hedier ?
Internationaux olympiques
Joueurs Matchs
Daniel Horlaville 4
Michel Delafosse 1
Michel Parmentier 1

Les premiers joueurs qui marquèrent le club sont ceux qui amènent le club en finale de la Coupe en France 1927. Notamment le demi Philippe Bonnardel qui arrive au club en 1920 en provenance du Red Star AC[14], vingt-trois fois international français dont plusieurs fois sous les couleurs quevillaises[16] c'est autour de lui que va être bâti l'équipe des années 1920[14], dont deux joueurs anglais, l'attaquant Norman Deans et le gardien de but Walter Poodefoot[17], ainsi que l'avant-centre Lucien Fagris qui marque les quatre buts de l'équipe lors du quart de finale contre l'US Suisse[14]. Après eux, le club accueille René Bihel, qui joue au club durant deux années de 1936 à 1938 où il remporte deux titres de champion de Normandie. Par la suite, il fit une brillante carrière en jouant en équipe de France et terminant à plusieurs reprises meilleur buteur du championnat de France professionnel[110].

Pendant les années de guerre, le club se fait remarquer par une épopée en Coupe de France en 1942 qui mène le club en demi-finale de Zone Nord, plusieurs artisans de cette époque, notamment le demi-aile[15] Bernard Antoinette un ancien international français qui rejoint le club lors de la saison 1941-1942. Après sa carrière, il est nommé entraîneur du club[108]. Gilbert Mille un avant-centre à forte personnalité[15] arrivé en provenance du FC Rouen qui après sa carrière de joueur devint dirigeant au club jusqu'au poste de vice-président[50]. L'inter droit Pierre Arroyo arrivé lui aussi en provenance du FC Rouen qui après sa carrière va se reconvertir comme responsable de la formation des jeunes du club[15] .

Durant les années 1950, le club va dominer le championnat de France amateur et réaliser quelques exploits en Coupe de France avec des joueurs qui vont profondément marquer l'histoire du club. Guy Lelong, un arrière central qui arrive au club en 1951. Pendant de longues années, il est le patron de la défense, il est aussi sélectionné quatorze fois en équipe de France amateur dont plusieurs fois comme capitaine, il participe aussi aux Jeux méditerranéens de 1955. Il aurait pu devenir pro, mais a préféré rester fidèle à l'U.S.Q. À la fin de sa carrière, il devient secrétaire général, puis vice-président en 1971[111]. Raymond Césaire, un gardien de but Guadeloupéen[112], recalé au FC Rouen, il rejoint l'U.S.Q. où il garde la cage pendant de longues années[113] Il est le premier d'une longue série de gardiens de but antillais[37]. Michel Lefebvre, un joueur important du double titre de champion de France amateur 1954 et 1955 qui quitte le club en 1955 pour devenir professionnel à l'UA Sedan-Torcy[29]. Raymond Durécu, un international amateur qui participe aux Jeux méditerranéens de 1955[31]. Alfred Krysik, un attaquant qui marque notamment le but vainqueur du match contre le FC Nantes[29]. Michel Croquet, le meneur de jeux des années 1950 qui a marqué par sa technique et sa vision du jeu. À la fin de sa carrière, il se reconvertit entraîneur au club[114].

Le titre de champion de France amateur de 1967 et la demi-finale de Coupe de France l'année suivante est marqué par la performance de Daniel Horlaville, un ailier qui intègre le club en 1962[115]. Sélectionné en équipe de France en 1970 pour un match contre la Roumanie alors qu'il portait encore le maillot quevillais, il est le dernier amateur à avoir joué en équipe de France[43]. Il quitte le club en 1971 pour passer professionnel au Paris Saint-Germain FC sur conseil des dirigeants de l'U.S.Q[52]. Michel Delafosse, un défenseur qui remporte plusieurs trophées en jeune avant de porter le maillot de l'équipe A du club. Il participe aussi aux Jeux olympiques de 1968 et remporte les Jeux Méditerranéens avec l'équipe de France[116]. Gérard Craque, il connut toutes les sélections de jeunes avant d'intégrer l'équipe A. Il est aussi dans l'équipe qui perd en finale du championnat de France amateur en 1973[117]. Michel Parmentier qui participe aux Jeux olympiques de 1968 avec l'équipe de France amateur[46] et qui fait partie de l'équipe qui remporte la Coupe Gambardella en 1967[41].

Structures du club

Structures sportives

Stades

À la création du club en 1902, les joueurs joue là où il y a de la place pour planter des poteaux, avant d'être souvent chassé par les propriétaires. Ils jouaient aussi sur les places publiques comme la mairie, place de la Demi-Lune, place des Chartreux, quai de France, avenue du Grand-Quevilly[2]. Par la suite, le club peut disposer d'un terrain rue Guillaume-Lecointe[4]. En 1910, le club doit abandonner son terrain qui est transformé en carrière. Albert Lebas, président d'honneur de la Ligue de Normandie, devient président d'honneur du club et mit un terrain à la disposition du club où fut aménagé un véritable terrain de football. Le stade de la Porte-de-Diane est inauguré en 1912 par un match contre le voisin du FC Rouen. En 1921, sont construits des tribunes et des vestiaires[6]. Le 13 septembre 1954, le changement de nom du stade est inauguré par la remise du trophée de champion de France amateur par le président de la Fédération française de football. Il s'appelle désormais stade Amable et Micheline Lozai, en hommage à l'actuel président et co-fondateur du club et de sa femme qui a toujours accompagné l'équipe[29].

Lors des grosses affiches en Coupe de France, le club joue au stade Robert-Diochon de Rouen.

Aspects juridiques et économiques

Dans les années 1960, la subvention qu'accorde la ville du Petit-Quevilly au club est de 2 000 francs. Le club vit alors grâce à l'entreprise des Ateliers-Chantiers de la Basse-Seine de la famille Lozai[118].

Image et identité

L'amateurisme

L'amateurisme du club est une véritable fierté au club et fait partie de l'identité du club. C'est sous l'impulsion du président Amable Lozai que va être forgé l'image du football ouvrier, travaillant en usine en journée pendant la semaine, s'entraînant le soir et jouant les matchs le week-end. La plupart des joueurs travaille alors au sein des chantiers navals de la société Lozai sur le port de Rouen. La théorie du président Lozai est que même le meilleur joueur de l'équipe sera mis dehors s'il ne travaille pas bien au sein de l'usine, par contre la promotion sera facile pour les ouvriers-joueurs qui travaillent bien dans l'usine[1].

À plusieurs moments au sein de son existence, le club va refuser d'accéder au statut professionnel, notamment en 1972 où il refuse la Division 2 pour garder son statut amateur et sera rétrogradé une division en dessous[52]. Dominant les championnats amateurs dans les années 1950, il va être aussi en 1968 le premier club amateur à atteindre les demi-finales de la Coupe de France depuis l'instauration du professionnalisme en 1933[119]. Malgré l'épopée que va réaliser le club en Coupe de France en éliminant tour à tour plusieurs clubs professionnels qui va mettre les joueurs sous les feux des projecteurs médiatiques, les joueurs continuent d'aller à l'usine chaque jour. Ainsi après la demi-finale de Coupe de France contre les Girondins de Bordeaux, les joueurs se rendent tôt au travail dès le lendemain du match.

La formation

L'Union sportive quevillaise est un club formateur important. C'est dans la tradition du club depuis l'après guerre de former les jeunes à la pratique du football. L'U.S.Q. est le premier club amateur à remporter la Coupe Gambardella. Plusieurs joueurs du club remportent le concours du jeune footballeur, Michel Croquet en 1946[24].

Palmarès des équipes de jeunes de l'Union sportive quevillaise en compétitions officielles

Compétitions nationales et régionales
  • Coupe Gambardella
    • Vainqueur : 1967
    • Finaliste : 1960
  • Championnat de Normandie Juniors
    • Vainqueur : 1959, 1960, 1961, 1964, 1965, 1967, 1968, 1970, 1972, 1973
  • Championnat de Normandie Cadets
    • Vainqueur : 1959, 1960
  • Coupe de Normandie Cadets
    • Vainqueur : 1966, 1972

Notes et références

Notes

  1. A partir de 1932, contre des clubs de Division 1 et Division 2 et à partir des 32e de finale

Références

  1. a, b, c et d Un siècle de football normand, p. 120
  2. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 62
  3. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 65
  4. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 63
  5. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 67
  6. a, b et c Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 64
  7. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 69
  8. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 74
  9. a, b et c Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 70
  10. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 71
  11. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 72
  12. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 76
  13. a, b, c et d Dictionnaire historique des clubs de football français-Tome 2 : Mulhouse - White Rovers, p. 317
  14. a, b, c et d Coupe de France la folle épopée, p. 257
  15. a, b, c et d Coupe de France la folle épopée, p. 258
  16. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 77
  17. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 79
  18. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 85
  19. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 89
  20. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 90
  21. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 91
  22. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 93
  23. Un siècle de football normand, p. 121
  24. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 94
  25. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 95
  26. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 96
  27. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 101
  28. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 102
  29. a, b, c, d et e Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 103
  30. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 104
  31. a, b et c Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 105
  32. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 106
  33. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 109
  34. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 110
  35. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 111
  36. Dictionnaire historique des clubs de football français-Tome 2 : Mulhouse - White Rovers, p. 318
  37. a, b et c Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 113
  38. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 130
  39. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 115
  40. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 138
  41. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 139
  42. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 125
  43. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 122
  44. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 118
  45. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 119
  46. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 120
  47. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 141
  48. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 142
  49. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 143
  50. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 144
  51. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 146
  52. a, b et c Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 147
  53. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 150
  54. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 152
  55. a, b, c et d Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 156
  56. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 157
  57. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 161
  58. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 164
  59. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 166
  60. Quevilly 0-1 PSG, Demi-finales de la Coupe de France sur Lequipe.fr. Consulté le 12 avril 2011
  61. http://www.paris-normandie.fr/article/autres-sports/lusq-pique-sa-crise L'USQ pique sa crise
  62. Arnaud Tulipier, « Quevilly, comme au bon vieux temps » in France Football, vendredi 12 février 2010, n°3331 bis, page 22.
  63. Un énorme Quevilly L'Équipe 23/03/2010
  64. Coupe de France la folle épopée, p. 340
  65. Coupe de France la folle épopée, p. 341
  66. Coupe de France la folle épopée, p. 342
  67. Coupe de France la folle épopée, p. 343
  68. Coupe de France la folle épopée, p. 344
  69. Coupe de France la folle épopée, p. 345
  70. Coupe de France la folle épopée, p. 346
  71. Coupe de France la folle épopée, p. 347
  72. Coupe de France la folle épopée, p. 348
  73. Coupe de France la folle épopée, p. 349
  74. Coupe de France la folle épopée, p. 350
  75. Coupe de France la folle épopée, p. 351
  76. Coupe de France la folle épopée, p. 352
  77. Coupe de France la folle épopée, p. 354
  78. Coupe de France la folle épopée, p. 355
  79. Coupe de France la folle épopée, p. 356
  80. Coupe de France la folle épopée, p. 358
  81. Coupe de France la folle épopée, p. 359
  82. Coupe de France la folle épopée, p. 361
  83. Coupe de France la folle épopée, p. 365
  84. Coupe de France la folle épopée, p. 366
  85. Coupe de France la folle épopée, p. 367
  86. Coupe de France la folle épopée, p. 368
  87. Coupe de France la folle épopée, p. 369
  88. Coupe de France la folle épopée, p. 370
  89. Coupe de France la folle épopée, p. 371
  90. Coupe de France la folle épopée, p. 373
  91. Coupe de France la folle épopée, p. 374
  92. Coupe de France la folle épopée, p. 377
  93. Coupe de France la folle épopée, p. 380
  94. Coupe de France la folle épopée, p. 381
  95. Coupe de France la folle épopée, p. 382
  96. Coupe de France la folle épopée, p. 383
  97. Coupe de France la folle épopée, p. 384
  98. Coupe de France la folle épopée, p. 385
  99. Coupe de France la folle épopée, p. 386
  100. Coupe de France la folle épopée, p. 387
  101. Coupe de France la folle épopée, p. 388
  102. Coupe de France la folle épopée, p. 420
  103. Coupe de France la folle épopée, p. 422
  104. Coupe de France la folle épopée, p. 424
  105. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 66
  106. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 32
  107. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 33
  108. a et b Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 42
  109. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 44
  110. BIHEL René sur Fff.fr. Consulté le 12 avril 2011
  111. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 48
  112. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 50
  113. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 49
  114. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 47
  115. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 55
  116. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 56
  117. Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, p. 58
  118. Le football tel qu'on le parle à Quevilly par Roger Briano.
  119. Daniel Horlaville : L'homme tranquille de Quevilly par Jacques Touffait.

Annexes

Bibliographie

  • Jacques Simon, Un siècle de football normand, Bayeux, Editions Charles Corlet, juillet 1998, 120 p. (ISBN 2-85480-753-7) 
  • André Boëda, Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, Dieppe, Editions Bertout, mai 2002, 62 p. (ISBN 2-86743-465-3) 
  • Thierry Berthou, Dictionnaire historique des clubs de football français-Tome 2 : Mulhouse - White Rovers, Créteil, Pages de Foot, 2000, 317 p. (ISBN 2-913146-02-3) 
  • Collectif, Coupe de France la folle épopée, Turin, L'Equipe, août 2007, 258 p. (ISBN 978-2-915535-62-4) 

Vidéographie


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