Tony Vairelles


Tony Vairelles
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Tony Vairelles
Tony vairelles fcg.jpg
Situation actuelle
Club actuel retraité
Biographie
Nationalité Drapeau de France France
Naissance 10 avril 1973 (1973-04-10) (38 ans)
à Nancy
Taille 1,86 m (6 1)
Poste Attaquant
Parcours professionnel *
Saisons Club M. (B.)
1991-1995 Drapeau : France AS Nancy-Lorraine 136 (39)
1995-1999 Drapeau : France RC Lens 156 (38)
1999-2001 Drapeau : France Olympique lyonnais 69 (17)
2001 Drapeau : France Girondins de Bordeaux 15 (2)
2001-2002 Drapeau : France SC Bastia 39 (19)
2002-2003 Drapeau : France Olympique lyonnais 24 (4)
2003 Drapeau : France RC Lens 12 (2)
2003-2004 Drapeau : France Stade rennais 23 (1)
2004-2005 Drapeau : France SC Bastia 30 (5)
2005-2006 Drapeau : Belgique Lierse SK 15 (0)
2006-2007 Drapeau : France Tours FC 24 (5)
2007 Drapeau : France CA Bastia 13 (2)
2008-2009 Drapeau : Luxembourg F91 Dudelange 30 (24)[1]
2009-2011 Drapeau : France FC Gueugnon 65 (19)
Sélections en équipe nationale **
Années Équipe M. (B.)
1998-2000 Drapeau de France France 8 (1)
Total 659 (178)
* Compétitions officielles nationales et internationales.
** Matchs officiels.

Tony Vairelles est un footballeur français, ancien international, né le 10 avril 1973 à Nancy, en Lorraine, qui évoluait au poste d'attaquant au FC Gueugnon, club de National.

Il cumule en plus de son rôle de footballeur la casquette d'actionnaire principal des Forgerons. Son cousin, David Vairelles, est également footballeur professionnel et est son partenaire en club. Certains de ses frères, dont Giovan, son ancien coéquipier à Dudelange, et Diego, sont aussi footballeurs. Il est depuis le 4 aout 2009 le nouveau propriétaire du FC Gueugnon[2]. Mais cela sera un échec car le club, suite à de nombreux problèmes financiers, sera dissous en avril 2011.

En outre, la coupe de cheveux (coupe mulet, ou nuque longue) qu'il arborait notamment au Racing Club de Lens est passée à la postérité grâce un reportage diffusé dans la célèbre émission dominicale de TF1, Téléfoot. Ce qui lui vaut depuis les gratifiants surnoms de "Tony le Rockeur", "Tony le Gitan" ou le "Elvis du ballon rond"[réf. nécessaire]. Cette appellation n'est pas anodine puisqu'il est le premier joueur de la communauté gitane à compter des sélections en équipe de France. Il sera bientôt suivi par Stéphane Ruffier et André-Pierre Gignac.

Sommaire

Biographie

Carrière de joueur en club

La révélation eponienne (1991-1995)

Né à Nancy, c'est dans sa ville natale que Tony Vairelles effectue toute sa formation. Il passe pro à Appoigny et débute en D1 le 25 janvier 1992 face au PSG, à seulement 18 ans. Tony se souvient : "Dans un contact, j'ai fait tomber un défenseur. Il m'a dit que si je recommençais, il me casserait les deux jambes. Moi, je l'ai aidé à se relever et ça l'a calmé." Il inscrit son premier but en professionnel la semaine suivante, le 2 février 1992, à l'occasion d'une victoire à Nîmes (1-2). Pour sa première saison, il dispute 14 matchs et marque 7 buts, soit une moyenne d'un but tous les deux matchs. La légende est en marche. Malheureusement, malgré les débuts très prometteurs de son jeune prodige, le club descend en D2. Associé à Mustapha Hadji, il s'affirme comme le fer de lance de l'attaque nancéienne et comme l'un des meilleurs buteurs de sa génération. Il aura inscrit en effet 39 buts en 136 matches toutes compétitions confondues, en 4 saisons, avec Nancy. En 1995, il est même élu meilleur joueur de Division 2 et les meilleurs clubs français s'intéressent à lui.

Il gagne d'ailleurs le surnom de "Maradona blond" pour son aisance technique. En effet, balle au pied, "Tony est une perle. Il transperce les défenses comme un couteau transperce du beurre" (dixit son entraîneur de l'époque, l'ex-international Olivier Rouyer). Le père de Michel Platini, Aldo, à même confié un jour ceci à Arsène Wenger, alors entraîneur d'Arsenal, avant un match opposant Lens aux Gunners en 1998 : « Il est rapide et puissant et aime beaucoup faire courir les défenses en s'infiltrant dans les intervalles. Ce qui m'impressionne le plus, c'est sa vitesse et son refus de se laisser intimider."[3] Des éloges auxquels le jeune Tony donne raison : saison après saison, il joue toujours plus de matchs et marque toujours plus de buts, confirmant son immense potentiel...

La confirmation lensoise (1995-1999)

Il est transféré au RC Lens en 1995, car Gervais Martel, l'emblématique président, pensait qu'il était celui qui "amènerait le club au sommet". La suite lui donnera raison... Il s'impose très vite dans le 11 de départ, mais aussi dans les cœurs lensois. Sa technique, son efficacité et sa combativité sont en effet très appréciés par tout le peuple "sang et or". A Lens, Vairelles côtoie de grands entraineurs, tel que Roger Lemerre ou Daniel Leclercq, et de grands joueurs, comme Frédéric Déhu, Marc-Vivien Foé, Anto Drobnjak ou Vladimír Šmicer. Au contact des meilleurs, son ascension est fulgurante, et même une fracture du tibia suite aux JO 1996 (qui l'aura tenu éloigné des terrains pendant quatre mois) ne le stoppera pas ! C'est d'ailleurs là-bas qu'il remporte son plus beau trophée : le titre de Champion de France 1998, devant Metz. Le club manque même de peu le doublé, s'inclinant en finale de la Coupe de France face au Paris SG (2-1). Durant cette superbe saison, Tony marque 12 buts et son coach, Daniel Leclercq, lui rendra hommage : "Tony réalise une belle saison et il a un jeu plus impressionnant. Il entreprend beaucoup avec le ballon, il n'a peur de rien et il déstabilise les défenses. En plus, il devient un vrai passeur pour ses équipiers…" Même des légendes du ballon rond comme Michel Platini ou Raymond Kopa ne tarissent pas d'éloges sur le joueur.

La saison suivante, il découvre la Ligue des Champions. A Lens, il égalise (1-1) à la 92e minute d'une reprise à bout portant ne laissant aucune chance à David Seaman d'Arsenal. Au retour, le RC Lens devient la première équipe française, et la seule à ce jour, à triompher dans le mythique Stade Wembley (0-1). Mais Tony sera injustement expulsé suite à une grossière simulation de Lee Dixon. Privé de son leader pour le match décisif face au Dynamo Kiev, Lens s'incline 3 à 1 et est éliminé dès la phase de poules, malgré une belle deuxième place... Cette même année, il se console en remportant la Coupe de la Ligue, de nouveau aux dépens de Metz (1-0). Après quatre saisons, il rejoint le club montant de D1, l'Olympique lyonnais, alors que des clubs plus prestigieux, tels que la Lazio Rome ou Newcastle s'intéressaient à lui.

Tony Vairelles aura donc marqué l'histoire "sang et or" à jamais. Parmi ses meilleurs matchs, on peut citer celui contre le SC Bastia, en avril 1998, où il s'offre un triplé (5-1) sur la route du sacre, ou encore celui contre l'Olympique de Marseille, en avril 1999, contre qui il signe un doublé (4-0). Au total avec le RC Lens, Tony aura disputé 156 matchs et inscrit 38 buts, ce qui lui vaudra d'obtenir le surnom de "Tonygol" de la part des supporters. Des supporters fidèles qui scanderont même son nom durant le 1/8e de finale de la Coupe du Monde 1998, disputé au Stade Félix Bollaert, opposant la France au Paraguay de José Luis Chilavert (1-0, beo).

Les échecs (1999-2001)

Sa première saison à Lyon est honorable : 6 buts en 33 matches de L1 et 3 en 7 dans les coupes nationales. Surtout, il brille sur la scène européenne : 5 buts en 6 matchs en UEFA, dont notamment l'unique but de la victoire lyonnaise à l'Hampden Park, face au Celtic Glasgow au deuxième tour de la, dans un angle très fermé après s'être joué du gardien. De plus, il inscrit un but superbe en Coupe de la Ligue face à Bordeaux (victoire 1-0), d'un petit ballon piqué. Malheureusement, la saison suivante est plus compliqué, malgré un départ "tonytruant" (3 buts en 2 matchs), ses ennuis commencent et il est pris en grippe par une partie du public. En outre, ses rapports conflictuels avec l'entraîneur d'alors, Jacques Santini, le contraignent à être prêté aux Girondins de Bordeaux pour six mois, où il jouera et marquera peu (2 buts en 15 matchs) et où il connaîtra donc un nouvel échec, puis au Sporting Club de Bastia...

L'ange de Bastia (2001-2002)

En juillet 2001 donc, Tony débarque en Corse. En cette saison pré coupe du monde, il lui faut retrouver du temps du jeu et des sensations pour prétendre à une place dans la liste des 23 que Roger Lemerre, qui l'a lancé en équipe de France et qui l'apprécie beaucoup, emmènera en Asie en juin. Atout offensif numéro 1 du club, il brillera sur l'Ile de Beauté, inscrivant 14 buts en 30 matchs de championnat (dont 5 pénaltys), offrant 4 passes décisives et signant des gestes de grande classe, sans oublier quelques autres buts décisifs en Coupe de France : en 1/4 de finale contre Libourne Saint Seurin, puis en 1/2 finale contre Sedan, il inscrit à chaque fois l'unique but de la victoire durant les prolongations. Il sera d'ailleurs porté en triomphe par les supporters du stade Armand-Cesari suite au match. Mais les corses s'inclineront en finale face au FC Lorient au Stade de France (0-1) et Tony sera inconsolable à l'issue de la rencontre. Quelques jours plus tard, il n'est pas retenu non plus pour le Mondial 2002, mais le président Jean-Michel Aulas veut le voir revenir à l'Olympique lyonnais, car avec 19 buts en 39 matchs toutes compétitions confondues, Tonygol a tout simplement signé la meilleure saison de sa carrière jusque là !

Les échecs (2002-2004)

A son retour dans la capitale des Gaules, il ne confirme pas les espoirs fondés en lui, et ce malgré une superbe prestation en Ligue des Champions contre le Rosenborg Ballklub, où il signe un doublé de deux lourdes frappes en pleine lucarne (5-0), après laquelle il déclarera joliment : "Viser la lucarne, c'est comme viser la Lune". Mais cette éclaircie dans la grisaille ne suffit pas, car avec seulement 4 buts en 24 matchs, il n'a toujours pas convaincu, et il est prêté durant le mercato au RC Lens, "son" club. Encore une fois, c'est un échec : 12 matchs, 2 buts... L'OL se sépare alors définitivement de lui. Il rejoint finalement le Stade rennais où il ne parvient pas à retrouver son niveau d'antan : 23 matchs, 1 but !

Retour à Bastia (2004-2005)

Après un gros sacrifice salarial, il rejoint Bastia, où deux saisons auparavant il avait largement brillé. Et tout commence bien, puisque celui qui porte alors le mythique numéro 10, marque dès la première journée, offrant les 3 points de la victoire à son équipe contre le RC Strasbourg (2-1), après avoir traversé en solitaire la moitié de terrain adverse ! Hélas, la suite est plus difficile et c'est un échec de plus, car il ne marque au total que 4 buts en 27 matchs, plus 1 en 3 de coupes, et le club descend en L2, après une longue présence parmi l'élite...

La traversée du désert (2005-2008)

Il part donc découvrir un nouveau championnat, la Jupiler League, mais il rejoint un club, le Lierse SK (club de la ville de Lierre) qui voit sa saison gâchée par l'affaire des matchs truqués. Sa situation personnelle est similaire, puisqu'une blessure le prive d'un mois de compétition, et qu'à son retour, le coach le place sur le banc des remplaçants. C'est la pire saison de la carrière de Tony Vairelles, qui n'inscrira pas le moindre but en quinze matchs ! Laissé libre en fin de saison, Tony signe, pour la saison 2006-2007 à Tours en L2 avec la ferme intention de sauver le club de la relégation.

Malgré une saison catastrophique avec Tours, Vairelles reste un joueur au cœur énorme, faisant passer l'aspect financier bien après l'intérêt du challenge sportif. Il inscrit d'ailleurs 5 buts en 24 matches, sans empêcher le club de descendre en National. Son départ à Lierre, club de la Jupiler League, pour le Tours FC, équipe promue en Ligue 2 à l'issue de la saison 2005-06 et ayant pour objectif le maintien en seconde division, en témoigne, et ses échauffements avant de rentrer sur la pelouse en sont l'illustration : Tony fera toujours le maximum pour ne pas sortir tête basse du rectangle vert et sans avoir « mouillé le maillot » comme on dit dans le jargon footballistique. Tony Vairelles est de loin l'un des attaquants les plus généreux et les plus combatifs de sa génération.

Après son aventure tourangelle, Vairelles tente un nouveau come back en Corse et signe au CA Bastia, qui évolue en CFA. Malgré le niveau assez bas dans lequel évolue à présent le joueur, il n'est pas souvent utilisé : 13 matchs, 2 buts... En manque de sensations, il résilie son contrat début 2008 et tout le monde pense alors que c'est la fin. Mais "Tonygol" en veut encore et tente un essai d'un mois au Toronto FC, club canadien qui évolue en Major League Soccer et où joue un autre ex-international français, Laurent Robert. Hélas, c'est une nouvelle déconvenue car il n’est malheureusement pas retenu par le club canadien, malgré une belle prestation en match amical lors d'un tournoi de pré-saison au Texas, contre Houston (3-4), où il était entré à la 57e minute. Il avait notamment provoqué un penalty, qui avait permis aux siens de revenir à 2-4, avant de réduire lui-même le score d'une frappe lourde. Il avait ensuite joué 84 minutes lors de la défaite contre D.C United (0-1). Il n'avait pas disputé la troisième rencontre[4]...

La résurrection au Luxembourg (2008-2009)

Mais l'envie est toujours là et Vairelles désire ardemment continuer sa carrière. Ainsi, après quelques matches et plusieurs buts avec l'équipe de l'UNFP, il rejoint le club luxembourgeois du F91 Dudelange, où il retrouve son petit frère Giovan. Dans un championnat assez faible, Tony Vairelles ne tarde pas à briller : Pour sa première saison au club, il remporte le Championnat du Luxembourg, ainsi que la Coupe du Luxembourg contre l'UN Käerjeng, victoire 5-0, inscrivant même un doublé. En tout, il aura inscrit 24 buts en 30 matchs, soit statistiquement la meilleure saison de sa carrière !

Autant créateur que finisseur, Tony est surnommé le "Van Basten du Sud" (référence à Marco van Basten, immense footballeur des Pays-Bas, donc au nord du Luxembourg, connu pour être un grand buteur, mais aussi un organisateur du jeu). Michel Le Flochmoan, l'entraîneur d'alors, dira de lui quelques années plus tard : "Il n’y a pas grand-chose à dire sur Tony. C’est un garçon avec une super mentalité et il s’est directement fondu dans le groupe malgré son palmarès impressionnant. C’est quand même un gars qui a connu des sélections en équipe de France... Il a ensuite mis un peu de temps à s’adapter au rythme du championnat et il a fini la saison avec 24 buts et un match de grande qualité en finale de la Coupe[5]."'

Reprise puis liquidation de Gueugnon (2009-2011)

Au terme de son aventure luxembourgeoise, Tony tente un retour dans le championnat français en s'investissant financièrement mais aussi sportivement dans la reprise d'un club français évoluant en National (l'équivalent de la troisième division). Après deux tentatives de reprises ratées au Football Club de Sète 34 et à l'AS Beauvais[6], il arrive au FC Gueugnon où il poursuit sa carrière de footballeur et propose un projet de reprise retenu par le CA du 6 juillet[7]. A cette occasion, trois footballeurs de sa famille le rejoignent : David, son cousin, Giovan, son frère avec qui il partageait déjà le maillot de Dudelange la saison passée, et Diego, un autre frère. Fin 2009, c'est même le père du joueur-actionnaire, Guy, qui arrive à la présidence du club. Tony réalise une belle saison, puisqu'il inscrit 9 buts (quasiment tous décisifs) en 34 matchs, toutes compétitions confondues, et le club assure son maintien en National, à une journée de la fin.

A l'inter-saison, le club, bien que maintenu sur le terrain, est relégué administrativement par la DNCG. Néanmoins, les dettes seront épongées au dernier moment, et les Forgerons peuvent donc toujours jouer en National. Dans la continuité, le début de la deuxième saison est très délicat, car le club concède cinq défaites d'affilées, ne signant sa première victoire que lors de la 6e journée à Rodez (0-2). Tony Vairelles inscrit son premier but lors de la 9e journée, à l'occasion d'un match nul face au RC Strasbourg (1-1). Cela lance sa saison, car il inscrira 3 buts lors des 4 matchs suivants, n'empêchant néanmoins pas son équipe de se retrouver lanterne rouge... Si les Forgerons passent toute leur saison en queue de peloton, Tony brille sur un plan personnel, atteignant le total de neuf buts en championnat au soir de la 30e journée, grâce à un doublé face à l'AS Cannes (défaite 2-4). Mais la saison 2010/2011 est un véritable calvaire pour le clan Vairelles et le FCG. Le club n'émerge jamais et est confronté à de gros problèmes financiers, frôlant une grève des joueurs en mars 2011[8].

Mais le 8 avril, le couperet tombe : Le FC Gueugnon, c'est terminé ! Le tribunal de commerce de Mâcon a prononcé la liquidation du club bourguignon. Les dirigeants, Tony en tête, n'ont pas pu fournir les garanties financières nécessaires. Les trente-six salariés du FCG vont faire l'objet d'une procédure de licenciement économique et l'équipe première disparaît du National[9]. Dans un entretien accordé à L'Equipe, Tony 'explique : "J'étais prêt à continuer si tout le monde me suivait. Mais j'ai été obligé de dire stop. Les collectivités locales n'ont pas tenu leurs engagements. Jusqu'au 2 mars, on a reçu au total de 23 500 euros de subventions. Pouvez-vous me dire quel club de National, avec un budget de 1,75 M€, aurait pu tenir jusqu'au 3 mars avec si peu ? Si je n'avais pas remis 250 000 euros de ma poche l'été dernier, le club n'aurait pas redémarré la saison; J'avais clairement expliqué que je remettrais 250 000 euros de mon argent personnel pour terminer la saison et boucler le budget. J'ai senti qu'on ne me suivait pas et que ce serait à fonds perdus." Tony Vairelles est amer :"On essaye de me faire passer pour quelqu'un de peu crédible. Si je dérangeais, on aurait pu me le dire et je serais parti. Mais j'ai toutes les preuves, tous les papiers à disposition de la presse. Tous les acteurs locaux ont été prévenus de ce qui allait arriver. Je voulais sauver le club. Aujourd'hui, il y a de la casse sociale, des chômeurs, des apprentis et des supporters qui n'ont plus de club. Mais la vérité, c'est que je ne suis pas responsable de tout ça." Si le club doit redémarrer, ce sera en Division d'Honneur...

D'un point de vue purement sportif, Tony Vairelles prouve qu'à 38 ans, il reste un excellent joueur et un grand professionnel, en finissant à deux reprises meilleur buteur du club (19 buts en 65 matchs toutes compétitions confondues, en un peu moins de deux saisons).

Fin de carrière

Néanmoins, malgré cet échec et son âge avancé, Tony veut continuer de jouer au football. Il propose notamment ses services à l'US Raon-l'Étape (CFA) et à son club formateur, l'AS Nancy, sans succès. En octobre 2011, il est mis à l'essai par un club de Division 3 belge, le FC Bleid, et testé lors d'un match amical face au CS Sedan (1-5), où il se montre à son avantage[10]. Mais, il ne donne pas suite, car il affirme vouloir finir sa carrière aux États-Unis. Le tragique événement du 23 octobre 2011 (voir la rubrique "L'après football") marquera la fin de son rêve américain et le deuil de sa carrière.

Carrière de joueur en sélection

Tony Vairelles est d'abord sélectionné avec les Espoirs, par Raymond Domenech. Il termine 3e au Championnat d'Europe Espoirs 1996, puis participe au Tournoi Olympique d'Atlanta, aux côtés de joueurs tels que Vincent Candela, Patrick Vieira, Claude Makélélé, Robert Pires ou Sylvain Wiltord. La France sera éliminé par le Portugal en 1/4 de finale (2-1, ap). Bien que champion de France 1998 avec le RC Lens, "Tonygol" n'est pas retenu pour la Coupe du Monde, ce qui sera considéré comme une injustice par le public lensois, à l'occasion du 1/8e de finale entre la France et le Paraguay, au Stade Félix Bollaert. En effet, le score restant longtemps nul et vierge (le but en or de Laurent Blanc étant inscrit à la 114e minute), les supporters sang et or scanderont une bonne partie de la rencontre des "Vairelles, Vairelles !".

Mais après le mondial, il sera convoqué par son ancien entraîneur au RC Lens, Roger Lemerre. Sa première sélection remonte donc au 19 août 1998 contre l'Autriche. Il s'agit du premier match de l'équipe de France après son triomphe planétaire face au Brésil (3-0), en finale de Coupe du monde, un mois plus tôt. Devant 44 000 spectateurs présents au Ernst Happel de Vienne, Vairelles dispute l'intégralité du match en attaque, aux côtés de Thierry Henry et de Lilian Laslandes, et obtient le match nul 2-2. Le 13 novembre 1999, contre la redoutable formation croate (3e de la Coupe du monde 1998), Tonygol, insaisissable après son entrée en jeu à la 60e minute, inscrit son premier et unique but (pour sa sixième sélection) d'un somptueux lob plein de sang froid face à Zeljko Pavlovic, sur une ouverture de Patrick Vieira à la 73e. Auparavant, Robert Pires et Florian Maurice avaient déjà marqué (3-0).

Tony honorera sa 8e et dernière cape le 26 avril 2000 contre la Slovénie au Stade de France (3-2). Lors de ce match, David Trezeguet, avec qui il est en concurrence pour une place dans le groupe qui sera retenu pour l'Euro 2000, signe un doublé et valide son billet pour la Belgique et les Pays-Bas. Tony manquera donc la compétition et ne revêtira plus jamais la tunique bleue, bien que suite à sa belle saisons 2001-2002 au SC Bastia, il aurait pu prétendre à une place à la Coupe du Monde 2002 en Corée du Sud et au Japon.

L'après football

Le 25 octobre 2011, Tony Vairelles est mis en examen[11] pour tentative d'assassinat puis incarcéré à la maison d'arrêt de Metz[12], après une fusillade dans une discothèque à Essey-lès-Nancy.

Palmarès

Statistiques

Saison Club Div. Matchs Champ. Buts Champ. Matchs Coupes Matchs Europe Buts Europe Sélections
91-92 AS Nancy Drapeau : France D1 14 7 4 - -
92-93 AS Nancy Drapeau : France D2 34 9 1 - -
93-94 AS Nancy Drapeau : France D2 39 11 - -
94-95 AS Nancy Drapeau : France D2 40 12 4 - -
95-96 RC Lens Drapeau : France D1 38 9 2 6 (C3) 1 (C3)
96-97 RC Lens Drapeau : France D1 23 5 4 2 (C3) 0 (C3)
97-98 RC Lens Drapeau : France D1 32 9 8 (3) - -
98-99 RC Lens Drapeau : France D1 30 8 6 (1) 5 (C1) 2 (C1) 3 sél.
99-00 Lyon Drapeau : France D1 33 6 7 (3) 2 (C1) + 6 (C3) 0 (C1) + 5 (C3) 5 sél. / 1 but
00-01 (janv.) Lyon Drapeau : France D1 15 3 - 6 (C1) 0 (C1)
00-01 Bordeaux Drapeau : France D1 11 2 4 - -
01-02 SC Bastia Drapeau : France D1 30 14 9 (5) - -
02-03 (janv). Lyon Drapeau : France D1 15 2 2 5 (C1) + 2 (C3) 2 (C1) + 0 (C3)
02-03 RC Lens Drapeau : France D1 12 2 - - -
03-04 Rennes Drapeau : France D1 21 1 2 - -
04-05 SC Bastia Drapeau : France D1 27 4 3 (1) - -
05-06 Lierse SK Drapeau : Belgique D1 15 0 - - -
06-07 Tours FC Drapeau : France D2 24 5 - - -
07-08 CA Bastia Drapeau : France CFA 13 2 - - -
08-09 F91 Dudelange Drapeau : Luxembourg D1 30 24 - - -
09-10 FC Gueugnon Drapeau : France N 32 8 2 (1) - -
10-11 FC Gueugnon Drapeau : France N 28 9 3 (1) - -


  • D1 = Ligue 1 - Division 1
  • D2 = Ligue 2 - Division 2
  • N = National - Division 3
  • CFA = Championnat de Football Amateur - Division 4
  • C1 = Ligue des Champions
  • C3 = Ligue Europa - Coupe UEFA

Références

  1. (fr) Tony Vairelles sur le site de Dudelange.
  2. http://www.fcgueugnon.com/php/
  3. (fr) Article sur arseweb.com
  4. http://fr.fifa.com/worldfootball/clubfootball/news/newsid=717525.html
  5. http://www.fcbleid.com/Presse/tony-vairelles-ex-lens-lyon-a-ete-teste-en-amical-face-a-sedan-hier-matin-michel-le-flochmoan-ex-virton-la-coache-a-dudelange.html
  6. http://www.leparisien.fr/beauvais-60000/tony-vairelles-je-suis-pret-a-m-investir-a-beauvais-28-05-2009-528530.php
  7. (fr) Tony Vairelles au FC Gueugnon
  8. http://www.lavoixdessports.com/Football-Professionnel/Divers/2011/03/22/article_tony-vairelles-taille-patron-a-gueugnon.shtml
  9. http://www.foot-national.com/flashes-21581.html
  10. http://www.fcbleid.com/Presse/tony-vairelles-ex-lens-lyon-a-ete-teste-en-amical-face-a-sedan-hier-matin-michel-le-flochmoan-ex-virton-la-coache-a-dudelange.html
  11. « Le footballeur Tony Vairelles mis en examen pour tentative d'assassinat », liberation.fr, 25 octobre 2011.
  12. SudOuest.fr avec AFP, L'ex-Girondins de Bordeaux Tony Vairelles incarcéré à Metz sur sudouest.fr, 26 octobre 2011
  13. Fiche de Tony Vairelles sur le site de la FFF

Liens externes



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