Théâtre de la Pire Espèce


Théâtre de la Pire Espèce

Le Théâtre de la Pire Espèce est une compagnie de théâtre montréalaise créée en 1999. Elle se distingue par ses techniques qu'elle emprunte aux différentes disciplines alternatives du théâtre telles que la marionnette, le clown, le cabaret, le théâtre d'objets et le théâtre de rue. Elle veut développer, en explorant le processus de création, un art vivant, novateur et accessible et vise un rapport direct avec le public, au profit d'une plus grande complicité avec le spectateur.

Productions

Depuis 1999, le Théâtre de la Pire Espèce a conçu une dizaine de créations (productions, lectures publiques et petites formes) qui ont parcouru plusieurs pays tant en Europe qu'en Amérique.

  • 1998 : Le Système Ribadier : la pièce de Georges Feydeau raconte les mésaventures de Monsieur Ribadier, homme inventif et grand séducteur, qui a trouvé un ingénieux système pour détourner l'attention de sa femme et ainsi pouvoir folâtrer quand bon lui semble. Un système parfait, du moins jusqu'à ce que surgissent certains problèmes qui viendront passablement compliquer l'histoire.
  • 1998 : Ubu sur la table : depuis sa création en 1998, ce spectacle a été joué plus de 500 cents fois en Amérique et en Europe, faisant de cette pièce la plus jouée de la compagnie. Ubu sur la table, c'est l'histoire où le sort de la Pologne se joue sur une petite table où, faisant flèche de tout bois, les acteurs multiplient les références cinématographiques et échafaudent sous les yeux du public une fresque bouffonne.
  • 1999 : Par les temps qui rouillent : dans cette production, la Pire Espèce explore plutôt la comédie dramatique en illustrant la déshumanisation de nos sociétés, où la consommation est vidée de sens, où l'émotion n'affleure plus que par accident. La pièce montre, en plusieurs tableaux successifs, des hommes et des femmes aux gestes d'automates, marionnettes ridicules et touchantes prises dans un système de montre folle.
  • 2001 : Cabaret de la Pire Espèce : création collective, initiée par le Théâtre de la Pire Espèce, qui répond à un vif désir de prendre la parole et de réagir au désabusement propre à notre génération. Grâce aux vertus de l'humour noir et de la dérision, les créateurs ont mis (avec tendresse) la loupe sur les travers de la nature humaine. Quel plaisir que de se donner le droit d'explorer les tabous et les interdits de la morale populaire! C'est dans une ambiance de fête, par un spectacle empli de vitalité et d'espoir, qu'ils ont désiré combattre le négativisme et l'inertie. Le Cabaret traite de sujets comme l'engagement (ou le désengagement) social et politique, la performance à tout prix (phénomène de la superwoman), l'intolérance sous toutes ses formes, la solitude, les interdits de la morale populaire (l'envie, la jalousie, la haine, le mépris) pour ne nommer que ceux-là. Les créateurs veulent poser des questions, brasser des idées, confronter les spectateurs à des réflexions de toutes sortes. Sans devenir culpabilisants, accusateurs ou défaitistes.
  • 2003 : Traces de cloune : pour cette création, la jeune compagnie explore plus en profondeur l'univers clownesque en faisant vire l'histoire de trois hommes enfermés dans un bureau du fisc. C'est dans ce lieu de travail, le seul endroit où ils semblent pouvoir exister, que les personnages tentent d'échapper à leur triste sort. Mais rien n'y fait, ce sont des clowns : la maladresse et la timidité les paralysent. Leur existence demeure insuffisante, fragmentée, grouillante de désirs refoulés. Ils sont prisonniers de leurs rapports de force : rongés par l'amour qu'ils n'arrivent pas à s'avouer. La fragmentation de la trame narrative rejoint la vie inachevée des personnages. Pour créer un sens au dossier, ils devront eux-mêmes inventer un récit reliant les différentes pièces à conviction, et ce faisant, donneront sens à leur existence. Au cœur de l'enquête, Daoust demeure la figure centrale du casse-tête : un appel à la beauté.
  • 2004 : La tache / Un citoyen sous observation : La tache et Un citoyen sous observation sont des manifestations de théâtre de rue.
  • 2005 : Persée : dédié au regretté Félix Mirbt, maître québécois de la marionnette, Persée réunit les formes de prédilection de la Pire Espèce: théâtre d'objets et jeu clownesque. À partir des artefacts retrouvés sur un site de fouilles, trois archéologues du début du siècle tentent de prouver l'existence du héros mythologique Persée, mais leur reconstitution historique se heurte sans cesse à des éléments fabuleux. L'enquête scientifique se transforme peu à peu en quête existentielle. À travers Persée, c'est leur propre visage que les savants tenteront de déterrer. Transfigurés par les objets qu'ils animent, ils deviendront, sous nos yeux, les protagonistes du célèbre mythe.
  • 2005 : Léon le nul : c'est à l'occasion du Congrès et du festival mondial des arts pour la jeunesse que Léon le nul est créé en septembre, dans une mise en scène de Gill Champagne et qu'y sont conviés les enfants d'hier et ceux d'aujourd'hui. Entre deux mauvaises rencontres à l'école et les interventions d'une mère exaspérée, Léon mange des clous en cachette. Léon le nul, comme les autres enfants se plaisent à l'appeler, rêve de devenir un train, plus grand et plus puissant que tout le monde.
  • 2008 : Roland : au début, il y a un livre : La Chanson de Roland, une vieille épopée écrite en vieux français avec un héros qui a un nom de vieux. Mais quel héros ! Un vrai chevalier, pas le genre qui tue des dragons et qui sauve des princesses, non, le genre qui fait son travail : la guerre. Roland, c’est l’histoire d’un homme qui se transforme en légende ; l’histoire d’une guerre sainte entre Chrétiens et Musulmans (une vieille histoire pas réglée) ; c’est aussi l’histoire d’un livre fascinant, captivant, épouvantable. Un livre qui va changer l’Histoire…

Créateurs

Lien externe

Site officiel du Théâtre de la Pire Espèce


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