Theraphosidé


Theraphosidé

Theraphosidae


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Theraphosidae
 Une Avicularia versicolor femelle à 16 mois
Une Avicularia versicolor femelle à 16 mois
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Super-classe Chelicerata
Classe Arachnida
Sous-classe Micrura
Ordre Araneae
Sous-ordre Opisthothelae
Infra-ordre Mygalomorphae
Super-famille Avicularoidea
Famille
Theraphosidae
Thorell, 1870
Sous-familles de rang inférieur
Sous-famille Acanthopelminae

 Acanthopelma

Sous-famille Aviculariinae
 Avicularia
 Ephobopus
 Pachistopelma
 Tapinauchenius

Sous-famille Eumenophorinae
 Anoploscelus
 Batesiella
 Citharischius
 Encyocrates
 Eumenophorus
 Hysterocrates
 Loxomphalia
 Loxoptygus
 Monocentropus
 Myostola
 Phoneyusa
 Polyspina

Sous-famille Harpactirinae
 Ceratogyrus
 Coelogenium
 Eucratoscelus
 Harpactira
 Pterinochilus

Sous-famille Ischnocolinae
 Chaetopelma
 Cratorrhagus
 Heterothele
 Ischnocolus
 Nesiergus
 Plesiophrictus

Sous-famille Ornithoctoninae
 Citharognathus
 Cyriopagopus
 Haplopelma
 Lampropelma
 Ornithoctonus
 Phormingochilus

Sous-famille Poecilotheriinae
 Poecilotheria

Sous-famille Selenocosmiinae
 Chilobrachys
 Chilocosmia
 Coremiocnemis
 Haplocosmia
 Lyrognathus
 Orphnaecus
 Phlogiellus
 Phlogius
 Psalmopoeus
 Selenocosmia
 Selenopelma
 Selenotholus
 Selenotypus

Sous-famille Selenogyrinae
 Annandaliella
 Euphrictus
 Selenogyrus

Sous-famille Spelopelminae
 Spelopelma

Sous-famille Stromatopelminae
 Heteroscodra
 Stromatopelma

Sous-famille Theraphosinae
 Acanthoscurria
 Apachepelma
 Aphonopelma
 Brachypelma
 Brachypelmides
 Chromatopelma
 Citharacanthus
 Cyclosternum
 Cyriocosmus
 Cyrtopholis
 Euathlus
 Eupalaestrus
 Grammostola
 Hapalopus
 Hapalotremus
 Hemirrhagus
 Homoeomma
 Lasiodora
 Lasiodorides
 Megaphobema
 Melloleitaoina
 Metriopelma
 Nesipelma
 Nhandu
 Ozopactus
 Pamphobeteus
 Paraphysa
 Phormictopus
 Plesiopelma
 Pseudhapalopus
 Pseudoschizopelma
 Pseudotheraphosa
 Schismatothele
 Schizopelma
 Sericopelma
 Sphaerobothria
 Stichoplastoris
 Theraphosa
 Thrixopelma
 Tmesiphantes
 Vitalius
 Xenesthis

Sous-famille Thrigmopoeinae
 Haploclastus
 Thrigmopoeus

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Les Theraphosidae (du grec thera, « bête sauvage » et phos, « lumière ») sont une grande famille d'araignées mygalomorphes que l'on appelle mygale, elles sont de mœurs nocturnes. Les mygalomorphes ne sont pas toutes des mygales, par exemple Atrax robustus. Leur corps atteint en général de 2,5 à 8 cm (sans compter les pattes), ou de 8 à 20 cm (en les comptant). Leur poids moyen est entre 60 à 90 grammes. La majorité des membres sont noirs ou brun foncé. En dehors de la pilosité habituelle, certaines espèces sont recouvertes sous l'abdomen de poils urticantes, qui servent de moyen de défense.

Les theraphosidae sont des animaux que l'on peut maintenir dans d'excellentes conditions chez soi. Cependant, ce sont bien des animaux non-domestiques. Elles sont toutes venimeuses, et n'attaquent que pour se défendre ou se nourrir. Par contre, les mygales venant du continent américain sont pour une grande majorité inoffensives pour l'homme, leur venin n'ayant presque aucun effet pour l'organisme. Ceux d'Afrique et d'Asie sont par contre beaucoup plus dangereuses mais aucune n'est mortelle. Les mygales du genre poecilotheria, selenocosmia et heteroscodra figurent parmi les plus venimeuses. Manipuler une mygale présente des risques aussi bien pour la bête que pour l'éleveur. En effet, ces manipulations sont réservées en élevage dans les cas de force majeure (changement de terrarium, fuite d'une bête, reproduction, etc.).

De nos jours, certains les gardent en terrarium comme animaux domestiques. Parmi les espèces les plus prisées, citons Grammostola rosea ou Brachypelma smithi.

On les rencontre des Tropiques aux régions tempérées en Amérique centrale, en Amérique du Sud, au sud-ouest des États-Unis, en Europe du Sud, en Afrique, en Australie et au Moyen-Orient.

Présentes sur terre depuis plus de trois millions d’années, dotées de 8 pattes, d’un corps énorme et velu, les theraphosidae sont craintes par une majorité de personnes. Celles-ci sont d’ailleurs plus connues sous le nom de mygales ou tarantules.

Sommaire

Anatomie

Notions d'anatomie

C’est depuis les années 1980 que le monde scientifique, ainsi que les particuliers, s’intéressent aux aranéides. En effet c'est grâce à Pierre Turbang (auteur de Mygales élevées en terrarium) et Jean-Michel Verdez que le monde des mygales s’ouvre petit à petit.

Le céphalothorax (ou prosome)

Il constitue la face dorsale de la mygale en une seule pièce de chitine, dure. On peut remarquer que le relief est marqué par un sillon en « V », qui trace la séparation entre ses parties antérieure et postérieure. La partie antérieure porte les chélicères et les yeux. Au centre, on trouve la fovéa qui permet à l'ensemble de la face dorsale du céphalothorax une grande rigidité, car c'est là que les puissants muscles viennent se fixer.

Les yeux

Ils sont au nombre de 8, mais ne permettent en réalité que de différencier le jour et la nuit.

Les chélicères

Ils s'insèrent dans la partie antérieure du céphalothorax, et servent à l'attaque comme la défense, mais aussi à déchiqueter les proies, couper les fils…

Les pattes

Il y a quatre paires de pattes ambulatoires et une paire de pédipalpes. Les paires 1, 2, 3, 4 sont les appendices locomoteurs constitués de 7 articles ; dans l'ordre : la hanche, le trochanter, le fémur, la patelle, le tibia, le métatarse, le tarse porteur de griffes.

La bouche

Elle se situe sur la face ventrale, et est entourée de poils denses, et contient les glandes salivaires. Derrière se trouvent l'œsophage, le jabot aspirateur, l'estomac.

L'abdomen

Il contient les principaux organes de la mygale (cœur, poumon, organe sexuel…).

Les filières (ou spinnerets)

Ces appendices sont très mobiles, et elles permettent de déposer la toile sécrétée par les glandes séricigènes. Leur taille varie beaucoup d'une espèce à l'autre.

Le sillon épigastrique

C'est l'orifice de l'organe sexuel. Chez la femelle il sert à recueillir la semence du mâle et féconder les œufs ; on le nomme épigyne. Chez le mâle il sert à produire les gamètes et le sperme.

Sexe et âge

Ce qui suit permet de différencier le mâle et la femelle le plus simplement possible.

Envergure

D'allure générale, la femelle est plus massive, trapue et lourde. C'est ainsi que chez les mâles les pattes sont plus longues proportionnellement au corps que chez la femelle. La femelle a généralement une plus grande envergure que le mâle mais ceci dépend des espèces. Dans le cas du Citharischius crawshayi (king baboon tarantula), la femelle est généralement deux fois plus grande que le mâle à l'âge adulte. À l'inverse, dans le cas du genre Theraphosa, il n'est pas rare de voir un mâle atteindre une envergure supérieure à la femelle.

Sillon épigastrique

On le reconnaît grâce à son aspect de ligne, reliant les deux fentes pulmonaires, Chez le mâle le sillon est beaucoup plus étroit, et parfois recouvert de poils, tandis que chez la femelle il est bien plus large et voyant.

Spermathèque

C'est ce qui se trouve derrière le sillon épigastrique, le réceptacle au sperme et la maturation des œufs chez la femelle. Une spermathèque humide, fine, signifie que c'est un mâle.

Croissance

Les mygales croissent tout au long de leur vie, en subissant des changements spectaculaires à chaque stade d'évolution. En effet, on donne l'âge d'une mygale en fonction de l'année de sa naissance, et aussi du nombre de mues qu'elle a effectuées. On peut donc se demander ce que sont les mues et leur fonction.

La mue

C'est l'étape indispensable dans la croissance de la mygale. C'est ainsi que la mygale va pouvoir grossir, en changeant de peau. En effet, c'est grâce à la kératine sécrétée par les glandes épidermiques qui va s'insérer entre la nouvelle peau et l'ancienne que celle-ci va pouvoir glisser et s'enlever comme un gant. En observant une mygale, on voit qu'elle obéit à diverses règles avant la mue : elle cesse de s'alimenter, se montre moins, et ses couleurs deviennent plus ternes. Ensuite elle se met sur le dos, et pendant environ une heure enlève son ancienne peau, appelée exuvie.

L’exuvie

C'est l'ancienne peau qui est rejetée par la mygale. Elle est complètement vide, et ouverte en deux parties au niveau du céphalothorax qui conserve sa rigidité grâce à la chitine rigide. L'abdomen ne ressemble plus qu'a une peau fripée. En observant l'animal et son exuvie, on note souvent de nombreuses différences : le teint est beaucoup plus coloré.

Régénération

L'autonomie chez la mygale est fascinante, et ressemble fortement à celle du lézard. On sait, en observant la nature et le lézard, que lorsqu'il fait tomber sa queue, elle repousse. Il en va de même pour chaque membre de la mygale ainsi que pour ses crochets. C'est grâce à la mue qu'elle récupérera petit à petit l'ensemble d'une patte coupée ou un de ses crochets tombé.

Une régénération complète d'un membre perdu, ou d'un crochet, se réalisera en de nombreuses mues, parfois jusqu'à six mues. Au cours des mues, le membre sera atrophié, puis grossira petit à petit pour atteindre un peu moins que sa taille d'origine. Celui-ci sera de nouveau fonctionnel et opérationnel.

Les différentes toiles

Grâce à leurs filières très développées, mobiles et agiles, les mygales sont capables de tisser des toiles adaptées à chaque situation. On dénombre actuellement onze toiles différentes, mais ce chiffre n'est que temporaire, car chaque année, d'autres sont découvertes.

La toile-nappe

Lors de la capture d'une grosse proie que la mygale ne peut pas soulever continuellement, elle confectionne une soie douce et lisse, sur laquelle reposera la proie pendant la digestion.

La toile-tapis de sol

Elle sera confectionnée pour les mues, et ressemble à la toile-nappe. Cependant, elle sera beaucoup plus grande et épaisse, et le plus souvent recouverte de poils urticants.

La toile-câble de suspension

Seule les mygales arboricoles confectionnent ce type de toile. La mygale attache donc le repas à un support vertical, et aussi à ses filières. Cela lui permet d'interrompre le repas à tout moment ou de manipuler la boulette sans risque de la voir tomber.

La toile d'enrobage

C'est celle qui va servir à enrober les proies au cours du repas pour en faire une boulette homogène.

La toile d'habitation

Elle sert à abriter et protéger la mygale. Elles tapissent le nid.

La toile spermatique

Une exclusivité du mâle, qui la confectionne et se glisse dessous, pour pouvoir y déposer le sperme sur la partie renforcée (plus blanche) et ensuite le récupérer dans ses bulbes copulateurs.

La toile de ponte

C'est sans doute l'une des plus belles que tissera la mygale au cours de sa vie. C'est une toile blanche, assez compacte, lumineuse et immaculée, constituée de plusieurs couches. La mygale va ensuite pondre dessus, et la recouvrir de la même toile.

La toile ténue, dite de l’exploratrice

On la retrouvera derrière la mygale en déplacement, hors de son nid. Elle servira à tracer son chemin à l'instar du petit Poucet, et aussi à repérer les proies, les prédateurs, par transmission des vibrations.

La toile nursery

Elle recouvrira les parois, le sol, les branches entourant le cocon. Elle permettra aux jeunes de se repérer et de se déplacer confortablement.

La toile de camouflage

C'est un prolongement du nid de la mygale permettant de dissimuler l'entrée. Il incorporera la couleur du substrat qui l'entoure, masquant parfaitement cette porte nouvellement créée.

La toile d'étançonnage

Exclusivité des mygales souterraines, c'est elle qui tapissera les mûrs du terrier et se prolonge souvent hors du terrier, en surface, avec des allures d'entonnoir.

Reproduction

L’accouplement

L'accouplement est un véritable rituel et passage important dans la vie des mygales. Le mâle, doté de plus long membres, est destiné à parcourir des kilomètres pour rencontrer sa partenaire de reproduction.

Une fois trouvée, le mâle va commencer par tapoter le sol de ses pattes et pédipalpes pour avertir la femelle de sa présence, et de son intention. Ce tapotement regroupe également la carte de visite du mâle, permettant à la femelle de reconnaître s'il fait partie ou non de la même espèce.

Une fois reconnu, et si la femelle est consentante, il va alors s'approcher et poser ses pattes sur elle, et elle lui répondra. Il va ensuite s'approcher de plus en plus près, soulever la femelle, lui bloquer ses chélicères à l'aide de ses crochets tibiaux et va glisser ses pédipalpes sous le corps de la mygale.

Il va introduire le style du bulbe copulateur dans la spermathèque, puis, en prenant appui sur ses tibias bien calés entre les chélicères de sa partenaire, tirer sur son pédipalpe engagé et celui-ci tel un crochet rapprochera la femelle dont l'abdomen basculera, celle-ci se cambrant. La semence va alors être éjectée des bulbes. L'accouplement est terminé.

Le mâle n'a plus alors qu'à faire demi-tour, et rentrer chez lui. Quelquefois, il doit s'enfuir sous peine d'être mangé par la femelle qui ne souhaite que recouvrer de l'énergie après cette épreuve de vie. Ce cas de cannibalisme lors d'un accouplement ne se produit que dans 10 % des cas.

La ponte

Quelques mois après l'accouplement, la femelle va ralentir son rythme de vie, et préparer la ponte des œufs.

Les œufs vont transiter par l'ovoducte, sont fécondés lors du passage à proximité de la spermathèque puis aboutiront dans la toile de ponte qui formera le cocon. La mygale va le maintenir sous la partie avant de son corps, le soulève un peu à laide de ses chélicères, de manière à ce que le fond touche légèrement le sol. Elle le retourne régulièrement, de manière à ce que les œufs ne soient pas écrasés et pour empêcher toute adhérence. Quelques jours plus tard, elle ne fera que protéger le cocon contre tout prédateur, puis jusqu'à l'éclosion et la maturité des mygalons. Il existe deux types de cocons :

  • le statique : c'est le cocon qui restera attaché à une partie de la paroi ou dans le nid jusqu'à éclosion,
  • le mobile : celui qui ne se séparera jamais de la mygale, elle le transportera partout avec elle.

Les moyens de défense

La mygale, de par sa petite taille, recherche toujours à se cacher et ne se révèle au grand jour que pour se nourrir ou s'accoupler.

De plus, son art de tisser lui est d'une très grande utilité. C'est d'ailleurs là que repose son premier moyen de défense. En effet, la majorité des animaux, et également des humains, sont effrayés lors de la rencontre avec une toile d'araignée avant même d'avoir vu son occupante.

C'est une peur naturelle que ressent chacun et pour cause : les toiles servent à repousser les prédateurs et emprisonner les proies. La plupart des toiles tissées sont urticantes et gluantes. Difficile donc de s'en approcher et encore plus de s'en dépêtrer.

Toutefois, ce n'est pas son seul moyen de défense et de prévention.

Les Theraphosidae font partie des animaux les plus vieux du monde, et par conséquent, les plus évolués. (Au sens scientifique, l'évolution est déterminée en fonction de l'âge de l'espèce, car il est considéré que plus l'espèce a vécu longtemps sur la planète, plus elle a subi de changements. Ceux-ci lui auront permis de survivre à des modifications de leur milieu (sélection naturelle), ce qui explique qu'elle soit encore présente aujourd'hui).

Il est donc intéressant de savoir quels sont leurs principaux moyens de défense. Il faut cependant préciser que le comportement de la mygale est loin d'être agressif. En effet, elle ne cherche que le calme, et lorsqu'elle est dérangée par un prédateur, elle préfère la fuite, puis l'intimidation et seulement en dernier recours l'attaque.

Cela s'explique de façon très simple, et dans un raisonnement logique. Si la mygale est en contact avec un prédateur, elle risque sa vie, donc il préférable de passer inaperçue, puis de faire fuir le prédateur en question, et donc logiquement, en dernier recours, risquer sa propre vie pour tenter de maîtriser l'individu gêneur. Ses moyens de défense dans l'ordre de priorité sont :

  • L'immobilisation
  • La dissimulation et la fuite
  • Le bombardement de poils urticants
  • Distraire et prendre la fuite

Les poils urticants

L'arme de dissuasion principale pour la mygale est le jet de poil urticant. Il est à noter que l'évolution des poils urticants n'a eu lieu que par les mygales du nouveau monde (c'est-à-dire, les trois Amériques). Alors que les mygales de l'ancien monde (Afrique, Moyen-Orient, Asie) sont de tempérament beaucoup plus agressif avec leurs chélicères, elles n'ont pas développé de poils urticants. Lors de la présence d'un prédateur, la mygale se frotte vivement l'abdomen à l'aide de ses pattes no 4 pour projeter les poils urticants.

Ce phénomène est appelé le bombardement. Les poils ainsi projetés, flottent en suspension dans l'air et peuvent ainsi atteindre les yeux, les voies respiratoires ou l'épiderme. Les poils urticants ont des propriétés particulières. Ils ressemblent à des petites lances hérissées tels des hameçons de quelques centaines de nanomètres capables de pénétrer la peau grâce à leurs structures particulières. Les poils qui pénètrent la peau y restent indéfiniment. À la pénétration, ils s'activent, et irritent la peau. Ils peuvent également pénétrer les yeux empêchant ainsi de voir, et les poumons, ce qui peut causer la suffocation. À chaque insertion d'un autre poil, les autres proches se réactivent ce qui augmente leur efficacité et protège l'espèce à long terme.

Un seul micro poil urticant dans l'œil est vraiment désagréable et douloureux, ceci se compare aisément à s'être frotté l'œil après avoir touché à du piment fort. La brûlure prend fin lorsque le poil est retiré, ce qui prend beaucoup de patience et de lavage d'œil à l'eau froide.

Les genres avicularia et psalmopoeus font figures d'exception parmi les mygales du nouveau monde par rapport aux poils urticants. Bien qu'elles en possèdent, les aviculaires (genre avicularia) ne peuvent les bombarder. Pour les utiliser, elles se frottent l'abdomen sur menace avant de prendre la fuite.

Jets d’eau

Les mygales du genre avicularia ont un autre moyen de défense bien à elles. Elles peuvent lancer un jet d'eau très précis à partir de l'extrémité de leur abdomen. Ce jet est composé simplement d'eau mélangée avec des excréments.

Les positions d'intimidation

Si la précédente dissuasion a échoué, la mygale adopte alors une position toute particulière. Elle se dresse sur ses pattes, et lève sa paire de pattes no 1. Elle écarte ensuite ses puissants crochets. Si cela ne suffit pas, elle va alors striduler, en frottant ses pédipalpes contre ses pattes.

À cet instant, il ne reste alors plus qu'un faux mouvement de la part de son adversaire pour qu'elle lui bondisse dessus, et use de sa plus puissante arme : ses crochets et son venin.

Fait intéressant : La plupart des mygales du genre poecilotheria ont des marques d'un jaune très éclatant en dessous de leurs pattes avant leur permettant une intimidation plus efficace contre leurs adversaires.

Crochets et venins

En dernier recours ou pour se nourrir, la mygale mord en plantant ses crochets dans la victime. À cet instant la mygale n'a pas encore injecté son venin. L'injection est volontaire, d'autant plus que la production de venin demande énormément de ressources. C'est pourquoi, elle n'en use pas forcément, tout dépend de ses intentions : tuer ou faire fuir. La dose de venin injectée est de l'ordre d'un ou deux millilitres.

Peter Klaas, un biologiste qui s'est penché sur l'évolution des mygales, écrit qu'au fil du temps, le venin a perdu de son efficacité, sans doute grâce au fait que la puissance des crochets suffit à exécuter le travail.

Le venin des mygales de l'ancien monde est beaucoup plus dangereux que celui des mygales provenant du continent américain. Celles-ci infligent généralement des morsures nécessitant une hospitalisation contrairement à leurs cousines du nouveau monde qui infligent des morsures comparables à une simple piqure d'abeille. L'espèce ayant le venin le plus dangereux serait la selenocosmia crassipes en Australie. Son venin serait assez efficace pour tuer un chien de grande taille en moins de 30 minutes.

De toutes les espèces de mygales répertoriées dans le monde, il n'en existe aucune qui puisse être assez venimeuse pour tuer un homme.

Bien que la mygale soit un animal solitaire, elle persiste encore après trois millions d'années sur la planète Terre. Ses capacités étonnantes lui ont permis de survivre et de rester encore présente dans de nombreuses parties du globe.

Elles sont aujourd'hui de plus en plus étudiées, notamment pour les capacités thérapeutiques de leur venin, et même de leur soie, qui pourrait servir de cicatrisant et de fils de sutures sur les plaies.

Par ailleurs, elle se développe de plus en plus au sein du grand public qui la considère comme un NAC (Nouvel Animal de Compagnie). Leur détention est toutefois soumise à une réglementation très stricte ce qui explique que la prévention soit très importante pour les néophytes dans le monde de la terrariophilie.

Voir aussi

Bibliographie

  • Le Guide Des mygales élevées en terrarium de Pierre Turbang. [éd. 20 août 1998]
  • Le Monde des mygales de Jean-Michel Verdez

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