Teddy Riner


Teddy Riner
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Teddy Riner en août 2008
Contexte général
Sport pratiqué Judo
Période active Premier championnat international en 2005
Biographie
Nationalité Française
Naissance 7 avril 1989 (1989-04-07) (22 ans)
Lieu de naissance Les Abymes
Taille 2,04 m
Poids Environ 130 kg
Palmarès
Or Arg. Bro.
Jeux olympiques 0 0 1
Championnats du monde 5 1 0
Ch. du monde par équipes 1 0 0
Championnats d'Europe 2 0 0

Teddy Riner (né le 7 avril 1989 aux Abymes en Guadeloupe) est un judoka français évoluant dans la catégorie des plus de 100 kg (poids lourds). Droitier et très grand par rapport à la majorité des judoka de sa catégorie (2,04 m et 138 kg), il détient à 22 ans cinq titres de champion du monde, remportés consécutivement en « lourds » à Rio de Janeiro en 2007, à Rotterdam en 2009, à Tokyo en 2010 et à Paris en 2011[1], ainsi qu'en « toutes catégories » à Levallois-Perret en 2008.

Recordman du nombre de titres planétaires chez les hommes (5 titres), il n'a subi durant sa carrière que deux défaites en championnat international élite : au 3e tour de la compétition poids lourds des Jeux olympiques de 2008 face à Abdullo Tangriev avant de décrocher la médaille de bronze, et en finale « toutes catégories » des mondiaux 2010 face à Daiki Kamikawa. Révélé très tôt, en 2006, par des titres planétaire et continental juniors, il confirme dès l'année suivante en devenant le plus jeune champion d'Europe en poids lourds et le plus jeune champion du monde masculin.

Formé au Paris judo, il évolue depuis septembre 2009 au Levallois Sporting Club Judo après avoir été transféré depuis le Lagardère Paris Racing, successeur du Paris judo. Successeur désigné de David Douillet comme tête d'affiche du judo français, il répond favorablement à de nombreuses sollicitations médiatiques et publicitaires depuis son premier titre européen.

Sommaire

Biographie

Révélation précoce

Teddy Riner naît le 7 avril 1989 aux Abymes en Guadeloupe mais quitte rapidement l'île pour la métropole et plus particulièrement Paris où sa famille s'installe, dans le quartier de la Chapelle[2]. À 5 ans, ses parents l'inscrivent au club de sport de l'Aquaboulevard où il découvre plusieurs disciplines dont le judo[2], activité à laquelle il se consacre définitivement après ses 13 ans[3], en dépit d'un intérêt pour le basket-ball ou le football[4]. Il pratique alors le judo au Judo Club Bolivar, près des Buttes Chaumont. En 2004, alors que son potentiel et son physique sont remarqués lors des Championnats de France cadets, il intègre le « pôle espoir » de Rouen, une année avant de revenir en région parisienne pour s'entraîner au sein de l'INSEP sur recommandation de Stéphane Traineau, alors directeur du haut niveau en France[4],[5],[6],[7]. Il intègre ainsi la filière élite du judo national malgré des réticences vis-à-vis de son âge puisque Riner n'est encore qu'un cadet[5].

Il honore une première sélection en équipe de France lors d'un championnat international à l'occasion des Championnats d'Europe juniors 2005 disputés à Zagreb en Croatie, d'où il revient avec la médaille de bronze. Dès l'année suivante, il effectue une première apparition remarquée sur le circuit de la Coupe du monde lors d'une étape se tenant à Vienne en Autriche. Pas encore âgé de 17 ans, il atteint la finale de tableau mais cède face à l'expérimenté allemand Andreas Tölzer puis lors du combat pour la médaille de bronze contre le Cubain Óscar Brayson. Au niveau junior national, Teddy Riner conserve son titre des moins de 20 ans en avril 2005, un an après avoir remporté en quelques semaines le titre des moins de 17 ans (cadets) et celui des moins de 20 ans (juniors). Plus encore, à Paris, où se tiennent les Championnats de France juniors 2006, il remporte l'ensemble de ses combats par ippon[8]. En fin d'année, son statut d'espoir du judo français en fait la tête d'affiche des équipes de France juniors en partance pour les Championnats d'Europe et les Championnats du monde de la catégorie d'âge[9],[10]. Après avoir décroché la médaille d'or continentale à Tallinn en Estonie chez les poids lourds, il fait de même à Saint-Domingue en République dominicaine. Déjà, tandis que les médias spécialisés s'intéressent à lui, les observateurs français en font le successeur de David Douillet, double champion olympique et quadruple champion du monde en poids lourds et en toutes catégories ayant pris sa retraite en 2000[10]. Ce dernier déclare alors avoir été en tous points inférieur au même âge – 17 ans – que Riner[10], premier Français sacré champion du monde juniors chez les poids lourds[5]. Les diverses performances du judoka lui valent en fin d'année le titre honorifique de « meilleur junior européen de l'année » décerné par l'Union européenne de judo[11].

Champion d'Europe et du monde à 18 ans

En janvier 2007, Teddy Riner se hisse en finale des Championnats de France élites à Dijon pour sa deuxième participation après avoir été sorti au deuxième tour par Frédéric Lecanu l'année précédente. Dans une catégorie en mal de résultats depuis la retraite de Douillet mais qui retrouve un haut niveau de performance en cette année 2007, il profite de la blessure du tenant du titre Pierre Robin en demi-finale mais subit la loi de Matthieu Bataille lors d'une finale se jouant aux pénalités[12]. Quelques semaines plus tard, il termine troisième de son premier Tournoi de Paris, estampillé tournoi « Super Coupe du monde » par la Fédération internationale, le plus prestigieux hors grands championnats, battant notamment par ippon le Néerlandais Dennis van der Geest, champion du monde en titre en toutes catégories, et Matthieu Bataille mais perdant face au Biélorusse Jury Rybak dans le tableau principal[13],[14]. Il termine néanmoins troisième, meilleur représentant français, devant Bataille, septième. En concurrence avec ce dernier pour la place de titulaire dans l'optique des Championnats d'Europe 2007 organisés à Belgrade en Serbie, il est préféré par l'encadrement français notamment après une troisième place au Tournoi Super Coupe du monde de Hambourg[15],[16].

En Serbie, il ne rencontre que peu de difficulté pour devenir le premier judoka français sacré champion d'Europe parmi les poids lourds depuis David Douillet en 1994[17]. Par sa présence sur la plus haute marche du podium, il devient de même le plus jeune champion d'Europe de l'histoire ainsi que le plus jeune poids lourd médaillé européen au lendemain de ses 18 ans alors que l'Est-allemand Frank Möller avait été vice-champion d'Europe en toutes catégories en 1989 à l'âge de 18 ans et huit mois[4]. Qualifié pour la finale en écartant notamment le tenant du titre Andreas Tölzer grâce à un mouvement de hanche – haraï goshi – sanctionné d'un waza-ari, il réédite pareille technique en finale face au Géorgien Lasha Gujejiani qui subit lui la plus haute sanction[17].

L'Arena Olímpica de Rio de Janeiro accueille les Championnats du monde 2007, théâtre du premier titre mondial de Teddy Riner.

En septembre 2007, il dispute cette fois les Championnats du monde se tenant à Rio de Janeiro au Brésil. Auparavant, en parallèle aux stages de préparation et aux sollicitations médiatiques de plus en plus nombreuses, il rejoint le Lagardère Paris Racing, nouvelle structure émanant de la fusion entre le Racing club de France et le Paris judo, club où il évoluait jusqu'alors et qui avait, par le passé, repris la gestion du club de l'Aquaboulevard où il a commencé le judo[2],[18]. Cette prolongation de contrat intervient alors que des pourparlers étaient avancés avec la ville de Levallois-Perret afin qu'il rejoigne le club local du Sporting Club Judo Levallois[19]. Par ailleurs, en plus de s'adjoindre les services d'un avocat, il fait de Stéphane Traineau son conseiller personnel auprès des questions médiatiques et économiques[20].

Dès le premier tour des mondiaux, Teddy Riner écarte le redoutable japonais Kosei Inoue, champion olympique et triple champion du monde en moins de 100 kg, nouveau venu dans la catégorie, sur un mouvement et une décision arbitrale contestés à quelques secondes du terme[21]. Alors que Inoue attaque le premier et déséquilibre Riner, ce dernier le contre ; un yuko est d'abord attribué au Japonais mais finalement accordé au Français qui remporte le combat grâce à ce point[21]. Après un parcours inégal marqué par un succès par ippon sur Yury Rybak ou une victoire au golden score sur l'Allemand Tino Bierau, il affronte le Russe Tamerlan Tmenov en finale[22]. D'abord pénalisé pour sa passivité, Riner prend les devants sur un mouvement de hanche à valeur de waza-ari[22]. Dix ans après son compatriote David Douillet, Teddy Riner devient le plus jeune champion du monde de l'histoire chez les hommes à presque 18 ans et demi[23]. Ce succès permet l'octroi d'un quota de qualification à la France chez les poids lourds pour les Jeux olympiques prévus l'année suivante à Pékin, duquel Riner est quasiment assuré d'en hériter en vertu de son nouveau statut et du retrait de son principal concurrent sur le plan national, Matthieu Bataille, dans la catégorie inférieure[24]. En toute fin d'année, après une période qui le voit répondre à diverses sollicitations médiatiques et conclure plusieurs contrat publicitaires, il est battu à trois reprises lors des Championnats de France par équipes, par Jean-Sébastien Bonvoisin, et lors de la prestigieuse Coupe Jigoro Kano, par Shiny Katabuchi et Yohei Takaï[25].

Échec olympique

L'année 2008 est marquée par les Jeux olympiques organisés pour la première fois en Chine à Pékin. Dès son entame, le judoka renonce à défendre son titre continental à l'occasion des Championnats d'Europe prévus en avril au Portugal[26], préférant se ménager et rencontrer ses principaux concurrents, nippons notamment[27]. Avant l'échéance olympique, il conquiert à Toulon début janvier son premier titre de champion de France élite en s'imposant en finale sur Pierre Robin[28]. Quelques semaines après, il domine une opposition très relevée lors du Tournoi de Paris qu'il remporte pour la première fois. Après trois ippons et une victoire à la décision contre le Brésilien João Schlittler, il sort Kosei Inoue, dont la participation aux prochains JO est conditionnée par une bonne performance, en finale de tableau[29]. Contré sur un mouvement d'épaule durant le golden score, ce dernier s'incline sur un koka, le plus maigre avantage[29]. En finale, Teddy Riner vainc le Russe Alexander Mikhaylin, triple champion du monde, au profit d'une décision arbitrale unanime après un combat fermé de 10 minutes. Ce succès précède un revers face au Japonais Yasuyuki Muneta, champion du monde en titre des toutes catégories, à l'occasion du Tournoi de Hambourg ; un adversaire, favori pour la sélection nationale interne en poids lourds, que souhaitait affronter le Français dans le cadre de sa préparation[30]. Battu en raison de deux pénalités (shido), il est repêché mais de nouveau défait, par le Néerlandais Grim Vuijsters pour la médaille de bronze[30].

Outre trois tournois remportés, dont celui de Belo Horizonte au Brésil, Teddy Riner réalise plusieurs stages de préparation dont deux au Japon en mars, avant d'être au cœur du passage houleux de la flamme olympique à Paris en avril[31],[32], et début août[33] . Quant à sa sélection pour les Jeux olympiques, elle est actée quelques jours après l'Euro[34]. Sa préparation est par ailleurs animée par la rencontre faite du Japonais Satoshi Ishii, retenu pour représenter son pays en poids lourds aux Jeux aux dépens d'une large concurrence (Inoue, Muneta, Takai ou Katabuchi), en Normandie au mois de juin[32]. Dans la dernière ligne droite de sa préparation, il se fait une frayeur à l'occasion d'un tournoi mineur en Slovénie où le Hongrois Barna Bor le met à terre en lui infligeant un waza-ari, finalement sans conséquence pour l'issue du combat[35].

Deux mois plus tard, lors du rendez-vous olympique, les deux favoris avec le Russe Tamerlan Tmenov n'ont pourtant pas l'occasion de s'affronter[36]. Car si Ishii réalise un parcours sans faute jusqu'au gain de la médaille d'or, Teddy Riner est lui battu au troisième tour par l'Ouzbek Abdullo Tangriev. Après deux premiers tours inégaux (victoire au golden score contre le Tunisien Anis Chedly, ippon rapide contre le Kazakh Yeldos Ikhsangaliyev), il est en effet défait durant la prolongation de cinq minutes, pénalisé pour non-combativité alors qu'il peine à appliquer son judo sur un adversaire déjà rencontré, et aisément battu sur ippon, en décembre 2007 à la Coupe Jigoro Kano[37]. Néanmoins repêché, il s'impose successivement contre Andreas Tölzer, João Schlittler et Lasha Gujejiani pour terminer troisième et obtenir la médaille de bronze[37], une performance qu'il juge décevante sur la forme mais satisfaisante pour son âge (19 ans)[38].

Toujours junior à l'orée de la nouvelle olympiade (une catégorie réservée aux moins de 20 ans), Teddy Riner retrouve la compétition deux mois après le rendez-vous olympique lors des Championnats du monde juniors disputés à Bangkok en Thaïlande. Il y conserve son titre planétaire et réalise le premier enchaînement de titres mondiaux juniors-seniors-juniors[39]. Cette victoire en précède une autre, plus prestigieuse, en décembre, à l'occasion des Championnats du monde toutes catégories se tenant à Levallois-Perret. En finale, au jeu des pénalités, il domine le Russe Mikhaylin pour la deuxième fois d'affilée après le Tournoi de Paris en début d'année[40] .

Conquêtes mondiales

Après avoir fait l'impasse sur les Championnats de France, Teddy Riner remporte pour la deuxième année consécutive le Tournoi de Paris – en infligeant un ippon au Russe Alexander Mikhaylin en finale[41] – désormais labellisé « Grand Chelem » avec trois autres tournois par la Fédération internationale qui instaure également un classement mondial calqué sur le fonctionnement du tennis professionnel[42]. Blessé à l'entraînement quelques jours avant les Championnats d'Europe 2009 organisés à Tbilissi en Géorgie, il déclare forfait en raison d'une lésion musculaire au biceps droit[43]. Cinq mois après l'étape parisienne, il retrouve la compétition en juillet lors des Jeux méditerranéens à Pescara en Italie où il remporte l'or devant une faible opposition[44]. Auparavant ménagé afin de préparer un baccalauréat professionnel en micro-informatique – obtenu[45] –, il défend avec succès son titre de champion du monde des poids lourds lors des Championnats du monde de Rotterdam aux Pays-Bas. Aidé par un tirage au sort favorable qui fait s'affronter ses principaux adversaires dans une autre partie de tableau, il atteint sans soucis la finale en écartant notamment le champion d'Europe estonien Martin Padar avant de disposer, pour le titre, du Cubain Óscar Brayson aux pénalités[46],[47].

Podium des Championnats du monde 2010 organisés à Tokyo. Le Français, deuxième en partant de la gauche, y côtoie, de gauche à droite, l'Allemand Tölzer, son compatriote Bataille et l'Égyptien El Shehaby.

Transféré du Lagardère Paris Racing au Levallois Sporting Club Judo durant l'été, le judoka représente son nouveau club dès le mois d'octobre en Coupe d'Europe des clubs. Vainqueur avec ses partenaires des Néerlandais de Kenamju, dont son adversaire en poids lourds Dennis van der Geest, 7 victoires à 3, Riner et Levallois atteignent la finale à 4 prévue début décembre à Abensberg en Allemagne[48]. Après avoir décroché le titre national avec le club altoséquanais[49], Levallois s'incline en finale européenne face aux Russes de Yawara Neva Saint-Pétersbourg 8 à 2, Riner apportant les deux points à son équipe[50].

Teddy Riner (les bras levés, kimono bleu) célèbre sa victoire en finale des poids lourds aux Championnats du monde 2010 organisés à Tokyo sur l'Allemand Andreas Tölzer (allongé, kimono blanc).

Comme l'année précédente, Teddy Riner fait l'impasse sur les Championnats de France et les Championnats d'Europe en 2010 préférant limiter ses apparitions sur la scène internationale aux Championnats du monde prévus en septembre à Tokyo et avant cela au premier Masters mondial et au Tournoi de Paris en début d'année[51], un programme volontairement allégé afin de ne pas se dévoiler à ses adversaires[52]. En Corée du Sud, à Suwon, le Français, leader du classement mondial depuis son titre planétaire, inaugure le palmarès du Masters, réunissant les seize meilleurs mondiaux, chez les poids lourds en dominant en finale le champion olympique 2004, le Japonais Keiji Suzuki[53]. Quelques jours plus tard, il inscrit un troisième Tournoi de Paris à son palmarès avant de conduire l'équipe de France masculine en finale des Championnats d'Europe par équipes, lors de laquelle elle s'incline contre les Géorgiens malgré une journée parfaite de Riner[54]. En compétition, seul un tournoi de Coupe du monde remporté à Lisbonne en juin rythme la préparation du judoka jusqu'aux Championnats du monde, désormais disputés annuellement, organisés à Tokyo en septembre. Une compétition dont l'enjeu pour Riner est le gain de ses quatrième et cinquième titres mondiaux, performance jamais réalisée par le passé. Aux mondiaux, d'abord en poids lourds, il réalise un parcours parfait d'abord marqué par quatre premiers tours conclus sur ippon avant, en demi-finale, d'être poussé au golden score par le Japonais Kazuhiko Takahashi[55]. Ce dernier ne tient que vingt secondes avant de subir un ippon sur une technique de sacrifice du Français[55]. En finale, face à l'Allemand Andreas Tölzer, tombeur au tour précédent de Matthieu Bataille, il remporte le titre en marquant un yuko au golden score[55]. Devant le public japonais, il conquiert son quatrième sacre mondial et égale au palmarès les Nippons Naoya Ogawa, Shozo Fujii et Yasuhiro Yamashita, ainsi que son compatriote David Douillet. Plus encore, avec Yamashita et Douillet, il devient le troisième triple champion du monde parmi les poids lourds[56]. Quelques jours plus tard, il ne transforme pas l'occasion de dépasser ces quatre sportifs puisqu'il est battu en finale par le local Daiki Kamikawa en toutes catégories. Sur la défensive durant les cinq premières minutes sans pour autant être mené au score, Kamikawa domine davantage durant le golden score et est désigné vainqueur aux drapeaux ; ce qui provoque la colère du Français contre l'arbitrage qu'il juge laxiste envers Kamikawa durant le temps réglementaire[57],[58]. Médaillé d'argent, il subit sa première défaite depuis les Jeux olympiques de 2008, épilogue d'une série de 44 combats gagnés[59].

Victime d'une blessure musculaire à la cuisse lors de cette finale, il renonce aux compétitions de fin d'année comme les Championnats de France tenus à Boulazac, préférant se préserver pour le Masters mondial organisé début 2011 à Bakou[60]. De retour à l'entraînement en novembre, il appréhende un nouvel entraînement partagé entre les tatamis de l'INSEP et ceux de son club de Levallois où un sparring-partner allemand, à la fois judoka et rugbyman, est engagé spécialement pour le faire travailler[61],[62].

Un cinquième titre planétaire historique

Quatre mois après son titre mondial, Teddy Riner lors du Masters mondial en Azerbaïdjan a l'occasion de valider sa nouvelle configuration d'entraînement puisqu'il s'y impose, profitant notamment du forfait en finale de son dauphin au classement mondial, l'Égyptien Islam El Shehaby[63]. Quelques semaines plus tard, il prend sa revanche sur le Japonais Daiki Kamikawa, en finale du Tournoi de Paris. Comme lors de ses quatre précédents combats, il abrège le combat avant sa limite, par deux waza-ari à valeur de ippon[64]. En avril, il s'aligne pour la première fois depuis 2007 aux Championnats d'Europe qui font halte à Istanbul en Turquie. Après des stages de préparation en Corée du Sud et dans les Alpes, il se teste donc sur la scène continentale, une campagne soldée par cinq victoires sur ippon en autant de combats, dont une dernière en finale contre le Hongrois Barna Bor, malgré un physique pas encore affûté avec 137 kg sur la balance, 9 kg au-delà de son poids de forme optimal[35]. Trop esseulé, et malgré des victoires face à ses rivaux, il se pare d'argent le lendemain lors de l'épreuve par équipes, les siens chutant contre les Ukrainiens[65]. Ce résultat peaufine la préparation du judoka qui se fixe comme objectif les Championnats du monde, organisés cette année à Paris au mois d'août. Il fait précéder cette compétition d'une ultime sortie lors des Championnats de France par équipes où Levallois s'impose et où il remporte ses cinq combats[66]. C'est à cette occasion qu'il se blesse à l'auriculaire droit, affaibli par la désinsertion d'un tendon[67], ce qui l'éloigne des tatamis durant plusieurs semaines afin de le préserver contre toute aggravation[68].

Fin août au Palais omnisports de Paris-Bercy, les Mondiaux lui offrent une seconde occasion de remporter un cinquième titre planétaire historique. Épargné par le tirage au sort, il passe sans encombre le premier tour contre le Brésilien Daniel Hernandes, écarte l'Allemand Robert Zimmermann, le Mongol Batsuuri Namsraijav et le Hongrois Bor avant de se qualifier pour la finale aux dépens du Sud-coréen Kim Sung-min[69]. À chaque fois vainqueur expéditif par ippon, il récidive en finale contre l'Allemand Andreas Tölzer qu'il avait déjà battu à ce niveau l'an passé à Tokyo[69]. Et grâce à un mouvement de jambes, o-uchi gari(fauchage intérieur), il décroche la cinquième médaille d'or mondiale de sa carrière qui le distingue des quadruples champions du monde Fujii, Yamashita, Ogawa et Douillet ; et fait de lui le premier quintuple champion du monde masculin de l'histoire du judo[69],[70]. Le lendemain de cette performance, après avoir été préservé et remplacé avec succès par Matthieu Bataille lors des tours précédents, il offre le titre par équipes à ses coéquipiers en s'imposant lors d'un combat décisif contre le Brésilien Rafael Silva. C'est la première fois depuis 1994 que l'équipe de France masculine enlève cette compétition, un sacre qui permet à la France de terminer de façon officieuse en tête du tableau des médailles des Championnats du monde, une première dans l'histoire de la compétition traditionnellement dominée par le Japon.

Style

Droitier, il éprouve des difficultés face aux gauchers comme l'attestent quatre des cinq défaites qu'il enregistre entre décembre 2007 et février 2008, toutes face à des gauchers – Jean-Sébastien Bonvoisin, Shiny Katabuchi, Yohei Takaï et Yasuyuki Muneta[30], lors de combats marqués par d'intenses luttes de kumi-kata. Lors des Jeux, sa défaite en quarts de finale contre l'Ouzbek Abdullo Tangriev, lui aussi gaucher, illustre ses difficultés à appliquer des attaques sur la gauche[71].

Avant les championnats du monde de judo de 2011, Teddy Riner misait surtout sur les techniques o soto gari et harai goshi. Lors de cette compétition, il a montré que sa palette de techniques s'était élargie, marquant notamment des ippons sur uchi mata ou encore sur o uchi gari en finale face à l'allemand Andreas Tölzer[72].

Image médiatique et revenus

Dès 2006 et son titre planétaire en junior, Teddy Riner est sollicité par des marques souhaitant lui associer leur image. Son titre européen dans la catégorie élite accélère l'intérêt des médias et d'entreprises diverses, un phénomène accentué après son titre planétaire en fin d'année 2007. Avec d'autres sportifs français de haut niveau comme Alain Bernard, Christine Arron ou Érik Boisse, il prête ainsi son image à la marque de biscuiterie Brossard dans le cadre d'un contrat de 35 000 euros entériné en 2008, année olympique[73]. Les deux premiers équipementiers sportifs mondiaux, Nike et Adidas, tentent elles-aussi de convaincre le judoka qui se lie finalement au second après d'intenses négociations[20],[73]. Pour 80 000 euros par an et jusqu'aux 2012, bonus non compris, le judoka représente donc la marque allemande déjà liée au sport olympique français par le biais du CNOSF[74]. À ce titre, en cette année 2008, il signe également un partenariat avec l'entreprise Atos, alliée au mouvement olympique français[75]. Début 2011 et durant l'été 2011, Cofely, partenaire de la FFJ, et Powerade, partenaire olympique, rejoignent le cercle fermé des marques associées au judoka[75]. Pour l'année 2009, ses revenus sont estimés à 300 000 €[76].

S'il est conseillé depuis toujours par son père, Moïse Riner, un petit cercle d'influence gravite autour du sportif[75]. Delphine Verheyden, son avocate, en fait partie. Elle négocie avec lui ses contrats et confie à ce sujet dans L'Équipe en août 2011 : « Quand je négocie ses contrats d’image, c’est pour véhiculer ce qu’on pense être son image, notamment auprès des 15-25 ans. Un jeune sérieux, pétillant, qui travaille beaucoup et qui est dans l’instantanéité[77]. »

Son image auprès des médias est travaillée depuis 2007. Depuis cette année et le gain de premiers titres internationaux majeurs, il dispose d'un contrat attitré avec l'agence de photographie DPPI dont il est l'unique client sportif de haut niveau, en échange de 50 % des gains générés par les clichés distribués[78]. Après avoir confié la gestion de cette image à Stéphane Traineau après les Championnats d'Europe 2007, Teddy Riner se tourne vers la femme de David Douillet, Valérie Douillet, qui prend la direction d'une société – Daval Consulting – spécialement créée afin de gérer l'image du judoka auprès des médias après son premier titre mondial[74]. Cette même entreprise, qui se voit plus tard confier officiellement les intérêts de toute l'équipe de France de judo à l'issue d'un appel d'offres lancé par la fédération, est l'objet de soupçons de conflits d'intérêt réfutés par le couple Douillet[79],[80]. Dès lors, écarté alors qu'il est en mauvais termes avec la Fédération française de judo qui l'a remercié de son poste de directeur du haut niveau national en 2005, Stéphane Traineau s'interroge « sur un système entièrement contrôlé par les mêmes personnes »[79]. L'association entre les Douillet et le clan Riner se termine après les Jeux olympiques de 2008[81]. En 2010 débute un partenariat avec l'agence de communications Blanco Negro dirigée par Laurence Dacoury, femme de l'ancien basketteur Richard Dacoury, qui gère les apparitions du judoka en dehors du cadre sportif[82].

Signant un contrat de quatre années auprès du Levallois Sporting Club Judo en juin 2009, Teddy Riner y évolue depuis le mois de septembre de la même année et y touche un salaire mensuel supérieur à 7 000 euros[83], malgré une proposition supérieure, avoisinant les 10 000 €, du Lagardère Paris Racing[83]. Il quitte alors l'écurie dans laquelle il évoluait depuis l'été 2007.

Malgré son important palmarès, Teddy Riner s'est parfois attiré les critiques de plusieurs personnalités, tel Marius Vizer, le président le la Fédération Internationale de Judo (FIJ), en raison de son attitude parfois peu respectueuse de l'arbitrage et de ses adversaires[84].

Palmarès

Palmarès international

Année Compétition Lieu Résultat Catégorie
2005 Championnats d'Europe juniors Zagreb 3e Plus de 100 kg
2006 Championnats d'Europe juniors Tallinn 1er Plus de 100 kg
Championnats du monde juniors Saint-Domingue 1er Plus de 100 kg
2007 Championnats d'Europe Belgrade 1er Plus de 100 kg
Championnats du monde Rio de Janeiro 1er Plus de 100 kg
2008 Jeux olympiques Pékin 3e Plus de 100 kg
Championnats du monde juniors Bangkok 1er Plus de 100 kg
Championnats du monde toutes catégories Levallois-Perret 1er Toutes catégories
2009 Jeux méditerranéens Pescara 1er Plus de 100 kg
Championnats du monde Rotterdam 1er Plus de 100 kg
2010 Championnats du monde Tokyo 1er Plus de 100 kg
2e Toutes catégories
2011 Championnats d'Europe Istanbul 1er Plus de 100 kg
Championnats du monde Paris 1er Plus de 100 kg

Par équipes

Championnats du monde
Championnats d'Europe

Circuit IJF et Championnats de France

Voici listées les principales performances de Teddy Riner sur les compétitions reconnues par la Fédération internationale de judo qui, selon son classement individuel par catégories, identifie le judoka français comme le numéro 1 mondial chez les poids lourds (plus de 100 kg).

Masters mondial
  • 1er en 2010 à Séoul et en 2011 à Bakou en plus de 100 kg.
Grand Chelem
  • 5 podiums au Tournoi de Paris, dont 4 titres consécutifs (3e en 2007, 1er en 2008, 1er en 2009, 1er en 2010, 1er en 2011).
  • 1 podium au Tournoi de Hambourg (3e en 2007).
Championnats de France individuels
  • médaille d'argent Médaille d'argent en plus de 100 kg en 2007.
  • médaille d'or Médaille d'or en plus de 100 kg en 2008 et en 2011.
Club

Honneurs

  • Prix François Lafon de l'Académie des sports, récompensant « un jeune sportif français aux performances annonciatrices d‘une carrière sportive prometteuse et digne d’encouragement », en 2007[85],[86].
  • Kimono d'or, décerné par la Fédération française de judo et récompensant le meilleur judoka de l'année écoulée, en 2007[87], 2008[88] et 2009[89].

Statistiques

Depuis 2006, Teddy Riner n'a enregistré que douze défaites, contre :

  1. le Cubain Oscar Brayson, chez les poids lourds à Vienne, le 19 février 2006
  2. l'Allemand Andreas Tölzer chez les poids lourds à Vienne, le 19 février 2006
  3. le Français Matthieu Bataille chez les poids lourds à Dijon, le 20 janvier 2007
  4. le Biélorusse Yury Rybak chez les poids lourds à Paris, le 12 février 2007
  5. l'Italien Paolo Bianchessi chez les poids lourds à Hambourg, le 25 février 2007
  6. le Français Jean-Sébastien Bonvoisin chez les poids lourds à Laval, le 10 novembre 2007[90]
  7. le Japonais Shinya Katabuchi chez les poids lourds à Tokyo, le 9 décembre 2007[90]
  8. le Japonais Yohei Takai chez les poids lourds à Tokyo, le 9 décembre 2007[90]
  9. le Japonais Yasuyuki Muneta chez les poids lourds à Hambourg, le 24 février 2008[90]
  10. le Néerlandais Grim Vuijsters chez les poids lourds à Hambourg, le 24 février 2008[90]
  11. l'Ouzbek Abdullo Tangriev chez les poids lourds à Pékin, le 15 août 2008[90]
  12. le Japonais Daiki Kamikawa en toutes catégories à Tokyo, le 13 septembre 2010[90]

Notes et références

  1. « Riner encore au sommet », dans Le 10 Sport, 27 août 2011.
  2. a, b et c Benoît Baume, « Teddy, tatami au top », dans Libération, 10 février 2007.
  3. Vincent Melosci, « Le phénomène Teddy Riner », dans Le Parisien, 7 avril 2007, p. 21.
  4. a, b et c Ollivier Bienfait, « Entre David et Goliath », dans L'Équipe, 8 avril 2007, p. 17.
  5. a, b et c Ollivier Bienfait, « Riner a fait le poids », dans L'Équipe, 14 octobre 2006, p. 17.
  6. Christophe Lehousse, « Teddy Riner, porte-drapeau d'une génération de juniors " nouvelle formule " du judo français », dans Le Monde, 6 avril 2007, p. 17.
  7. Jean-Baptiste Renet (avec Anouk Corge), « Riner par les siens », dans L'Équipe, 19 septembre 2007, p. 12.
  8. Alexandre Bardot, « Quatre juniors en or », dans Le Parisien, 25 avril 2006, p. 7 du cahier « Hauts-de-Seine ».
  9. « Euro Juniors : les Bleus sans pression », dans L'Équipe, 8 septembre 2006, p. 11.
  10. a, b et c Ollivier Bienfait, « Riner à pas de géant », dans L'Équipe, 12 octobre 2006, p. 10.
  11. Brève dans L'Équipe, 16 décembre 2006, p. 14.
  12. Anouk Corge, « Les lourds prennent du poids », dans L'Équipe, 21 janvier 2007, p. 13.
  13. Ollivier Bienfait, « Le soleil tarde à se lever », dans L'Équipe, 12 février 2007, p. 13.
  14. Ollivier Bienfait, « Riner, géant encore vert », dans L'Équipe, 24 février 2007, p. 18.
  15. Anouk Corge, « Riner confirme », dans L'Équipe, 26 février 2007, p. 14.
  16. Anouk Corge, « Riner et une inconnue », dans L'Équipe, 7 mars 2007, p. 13.
  17. a et b Ollivier Bienfait, « En forme olympique », dans L'Équipe, 9 avril 2007, p. 15.
  18. Brève par Anouk Corge, dans L'Équipe, 1er juillet 2007, p. 18.
  19. Vincent Melosci, « Roger Vachon s'explique », dans Le Parisien, 5 juillet 2007, p.7 du cahier « Hauts-de-Seine ».
  20. a et b Vincent Melosci, « Teddy Riner, plus grand, plus fort, plus riche », dans Le Parisien, 13 septembre 2007, p. 18.
  21. a et b Ollivier Bienfait, « Riner, c’est inouï », dans L'Équipe, 14 septembre 2007, p. 8.
  22. a et b Ollivier Bienfait, « Une journée en or », dans L'Équipe, 14 septembre 2007, p. 3.
  23. Ollivier Bienfait, « Riner, un géant déjà grand », dans L'Équipe, 15 septembre 2010, p. 3.
  24. Ollivier Bienfait, « Bataille chez les – 100 kg », dans L'Équipe, 27 septembre 2007, p. 10.
  25. Ollivier Bienfait, « Riner à l’ordinaire », dans L'Équipe, 10 décembre 2007, p. 12.
  26. Ollivier Bienfait, « « Mon judo est plus complet » », dans L'Équipe, 12 janvier 2008, p. 16.
  27. Anouk Corge, « Pas d’Euro pour Riner », dans L'Équipe, 13 février 2008, p. 13.
  28. Vincent Melosci, « Teddy Riner comble un vide », dans Le Parisien, 13 janvier 2008, p. 26.
  29. a et b Ollivier Bienfait, « Riner impose sa griffe », dans L'Équipe, 11 février 2008, p. 12.
  30. a, b et c Ollivier Bienfait, « Riner paie pour voir », dans L'Équipe, 25 février 2008, p. 17.
  31. Frédéric Augendre, Matthieu Le Chevallier, Marie-Anne Gairaud et Frédéric Gouailla, « Une folle journée », dans Le Parisien, 8 avril 2008, p. 3.
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  33. Shuichi Tamura, Le calme avant la tempête, dans L'Équipe, 2 août 2008, p. 10.
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  36. Ollivier Bienfait, « Du lourd au menu », dans L'Équipe, 14 août 2008, p. 13.
  37. a et b Ollivier Bienfait, « Riner menotté », dans L'Équipe, 16 août 2008, p. 11.
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  39. Loïc Grasset, « Riner, thaï patron », dans L'Équipe, 24 octobre 2008, p. 14.
  40. Ollivier Bienfait, « Riner à pas de géant », dans L'Équipe, 22 décembre 2008, p. 16.
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  42. Ollivier Bienfait et Karim Ben Ismaïl, « Bercy, derrière la vitrine », dans L'Équipe, 6 février 2009, p. 11.
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  50. Ollivier Bienfait, « Riner n’a pas suffi », dans L'Équipe, 6 décembre 2009, p. 21.
  51. Brève par Ollivier Bienfait, dans L'Équipe, 15 octobre 2009, p. 9.
  52. Ollivier Bienfait, « Riner, secret story », dans L'Équipe, 23 mai 2010, p. 25.
  53. Ollivier Bienfait, « Riner et les ex-pairs », dans L'Équipe, 18 janvier 2010, p. 18.
  54. Ollivier Bienfait, « Riner en meneur », dans L'Équipe, 26 avril 2010, p. 20.
  55. a, b et c Ollivier Bienfait, « Riner au panthéon », dans L'Équipe, 10 septembre 2010, p. 3.
  56. Laurence Schreiner, « Teddy Riner dans la légende à pas de géant », dans Le Figaro, 10 septembre 2010, n°20562, p. 12.
  57. Ollivier Bienfait, « Riner, lourde peine », dans L'Équipe, 14 septembre 2010, p. 16.
  58. Ollivier Bienfait, « La finale de la discorde », dans L'Équipe, 14 septembre 2010, p. 16.
  59. Ollivier Bienfait, « Ils ont su percer la muraille », dans L'Équipe, 14 septembre 2010, p. 16.
  60. O.B., « Sans Riner ni Décosse », dans L'Équipe, 13 novembre 2010, p. 24.
  61. Ollivier Bienfait, « Riner se délocalise », dans L'Équipe, 19 novembre 2010, p. 9.
  62. K.B.I., « Un rugbyman allemand comme sparring », dans L'Équipe, 21 avril 2011, p. 10.
  63. Ollivier Bienfait, « Le boss doit bosser », dans L'Équipe, 17 janvier 2011, p. 15.
  64. Laurence Schreiner, « Teddy Riner enlève une revanche expéditive », dans Le Figaro, 7 février 2011, n°20 688, p. 16.
  65. Ollivier Bienfait, « Des gars mineurs », dans L'Équipe, 25 avril 2011, p. 19.
  66. O.B., « Riner à la baguette », dans L'Équipe, 13 juin 2011, p. 20.
  67. O.B., « Alerte pour Riner », dans L'Équipe, 30 juin 2011, p. 4.
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  70. Ollivier Bienfait, « Riner seul au monde », dans L'Équipe, 28 août 2011, n°20 865, p. 20.
  71. Ollivier Bienfait, « Riner votera-t-il à gauche ? », dans L'Équipe, 9 juin 2009, p. 12.
  72. Florent Bouteiller, « Teddy Riner, la classe cinq étoiles », dans Le Monde, 27 août 2011.
  73. a et b Anouk Corge (avec Ollivier Bienfait), « Riner, de retour sur terre », dans L'Équipe, 25 septembre 2007, p. 7.
  74. a et b Anouk Corge, « Petit-fils de pub », dans L'Équipe, 17 octobre 2007, p. 14.
  75. a, b et c Ollivier Bienfait, « La petite entreprise Riner », dans L'Équipe, 25 août 2011, n°20 862, p. 16.
  76. Vincent Melosci, « « L’argent peut tuer un sportif » », dans Le Parisien, 5 février 2010, p. 22.
  77. O.B., « "Le but n’est pas qu’il soit dans Gala" », dans L'Équipe, 25 août 2011, n°20 862, p. 16.
  78. D.I., « Un photographe personnel », dans L'Équipe, 25 août 2011, p. 16.
  79. a et b Benoît Baume, « Les époux Douillet font du judo français une affaire de famille », dans Libération, n°8314, 29 janvier 2008, p. 22.
  80. Arnaud Ramsay, Ce si gentil David Douillet, Paris, Éditions du Moment, 2011, 208 p. (ISBN 978-2-35417-066-0), p. 119-120 
  81. Arnaud Ramsay, op. cit., p. 121.
  82. Arnaud Ramsay, op. cit., pp. 121-122.
  83. a et b Vincent Melosci (avec Matthieu Le Chevallier), « Riner choisit Levallois », dans Le Parisien, 21 juin 2009, p. 18.
  84. Florent Bouteiller, « Teddy Riner, colosse d'orgueil et de défis », dans Le Monde, 27 août 2011.
  85. A.L., « Gebreselassie couronné », dans L'Équipe, 14 décembre 2007, p. 9.
  86. Palmarès du Prix François Lafon, sur academie-sports.com. Consulté le 16 septembre 2010.
  87. Kimonos d'or, dans L'Équipe, 16 janvier 2008, p. 13.
  88. Hervé Garcia, « Riner et Décosse, kimonos d’or », dans L'Équipe, 6 janvier 2009, p. 13.
  89. « Riner honoré », dans L'Équipe, 20 janvier 2010, p. 16.
  90. a, b, c, d, e, f et g O.B., « Riner et les 7 erreurs », dans L'Équipe, 27 août 2011, n°20 864, p. 21.

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Teddy Riner de Wikipédia en français (auteurs)

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