Symphonie n° 40 de mozart

Symphonie n° 40 de mozart

Symphonie nº 40 de Mozart

La symphonie no 40 en sol mineur KV 550 a été composée par Wolfgang Amadeus Mozart durant l'été 1788.

Écrite par le musicien trois semaines après la symphonie n° 39, elle est achevée le 25 juillet 1788 (ses trois dernières symphonies, dont celle-ci, sont terminées en moins de deux mois). Les circonstances précises de sa composition restent inconnues (commande ?). La partition a été remaniée après 1791 par l'ajout d'une partie de clarinettes ce qui est inhabituel dans la symphonie classique. Elle ne semble pas avoir été jouée du vivant du musicien

Le manuscrit a appartenu un temps à Johannes Brahms.

La quarantième est dans un ton et une atmosphère tout différents. Après des moments épiques de spiritualité dans la Mi bémol, Mozart développe dans la Sol mineur un sentiment tragique et angoissé. Probablement, la perte d’une fille en bas âge et l’impopularité dont le compositeur souffrait l’a-t-il poussé à exprimer sa douleur dans sa symphonie. Elle est aujourd’hui immensément populaire, de loin la plus jouée du compositeur, et même l'une des œuvres de musique classique les plus jouées aujourd’hui ; la véhémence géniale de son artisanat furieux plaît énormément de nos jours, alors qu’il y a un siècle, on la considérait comme une charmante œuvre galante.

Elle comporte quatre mouvements et son exécution demande environ un peu moins d'une demi-heure

  1. Molto allegro
  2. Andante
  3. Menuet & Trio
  4. Allegro assai

Analyse

Cette symphonie se rapproche fortement de la Symphonie n°25 en sol mineur ; elle est d’ailleurs construite identiquement quant aux mouvements et c'est, avec cette dernière, la seule écrite en mineur. À noter que Mozart écrivit, dans sa prime jeunesse (à l'âge de 8 ans), une troisième œuvre symphonique en mineur, dite "Odense".

Le début du premier mouvement est totalement différent des productions précédentes de Mozart. Pas de thème marquant, comme dans les numéros 25, 30, 31, 32, 33, 34 et 35 ; pas d’introduction lente comme dans les numéros 36, 38 et 39. L’exposition, inexistante, laisse tout de suite place au développement du thème initial. Le Molto allegro est lancinant, pathétique en son centre, d’une atmosphère sombre. La gravité de l’Andante, résigné mais nettement moins pathétique que celui de la nº 25, obtient pour réponse un menuet pugnace, presque provocateur, et un trio volontairement naïf dont la mélancolie se fait ressentir.

Enfin, le finale Allegro Assai reprend les arpèges du premier mouvement, avec encore plus de violence. On y ressent une colère qu’aucune coda n’apaisera.

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