Stade Félix-Bollaert


Stade Félix-Bollaert
Stade Félix-Bollaert
Tribunes du stade Félix-Bollaert vides, vues de la pelouse.
Tribunes du stade Félix-Bollaert vides, vues de la pelouse.
Généralités
Surnom Bollaert
Adresse Avenue Alfred-Maës,
62 300 Lens, France
Coordonnées 50° 25′ 58″ N 2° 48′ 54″ E / 50.43278, 2.81550° 25′ 58″ Nord
       2° 48′ 54″ Est
/ 50.43278, 2.815
  
Construction et ouverture
Début construction 1932
Ouverture 18 juin 1933
Architecte Gustave Spriet
Extension prévu en février 2012[1]
Coût de construction 111,2 M (rénovation)[2]
Utilisation
Clubs résidents Racing Club de Lens
Propriétaire Ville de Lens
Administration RC Lens
Équipement
Surface Pelouse naturelle
Capacité Voir historique41 229 (2008)
Tribunes Lepagnot (7 980 places)
Marek - Xercès (8 494 places)
Trannin (12 178 places)
Delacourt (12 577 places)
Affluence
record
48 912[3], le 15 février 1992 lors de Lens - Olympique de Marseille
Dimensions 105 mètres × 68 mètres

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Stade Félix-Bollaert

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Stade Félix-Bollaert

Le stade Félix-Bollaert (prononcer /feˈliks bolaʁt/) est le principal stade de football de Lens, ville du Pas-de-Calais. Construit de 1932 à 1934, il est la résidence du Racing Club de Lens depuis son ouverture. Depuis 2008, le stade peut accueillir 41 229 spectateurs, pour une ville de 36 728 habitants, mais pour une aire urbaine de plus de 550 000 habitants.

Il s'agit du cinquième plus grand stade français en nombre de places assises, derrière le stade de France de Saint-Denis, le Stade Vélodrome de Marseille, le parc des Princes de Paris et le stade de Gerland de Lyon.

Le stade doit son nom au directeur commercial de la Compagnie des mines de Lens, Félix Bollaert, qui soucieux de favoriser le développement des clubs sportifs de la région, en décida la construction en 1931, entre les fosses nos 1 et 9 de la Compagnie.

Sommaire

Historique

Le contexte amenant vers un nouveau stade à Lens

À sa création, en 1906, le Racing Club de Lens occupe alors la Place Verte (actuelle Place de la République) où il y dispute ses matchs. Mais lassé par tant d'agitations causées par les joueurs Lensois qui sont pour la plupart de jeunes lycéens, les riverains les obligent à déménager, ce qui force le RC Lens à émigrer provisoirement vers la fosse no 2 - 2 bis et la pâture Mercier, avant de s'attirer encore une fois les foudres des propriétaires des lieux. C'est alors que la Compagnie des mines de Lens décide de mettre à leur disposition un champ (actuelle Cité des fleurs), avant de le reprendre en 1912 afin d'y construire des logements pour ses mineurs. Les lensois sont donc obligés de déménager une nouvelle fois, et le club s'installe alors au Parc de la Glissoire, à proximité de la fosse no 5 - 5 bis, mais son nouveau terrain est malheureusement détruit, comme presque toute la ville, pendant la Première Guerre mondiale. Le directeur du Comité de secours Américain décide alors d'entreprendre la restauration d'une ancienne piste d'entraînement pour chevaux de courses qui est déblayée, restaurée puis nivelée afin de la rendre apte à la pratique du football, qui l'occupe jusqu'en 1922, avant de s'en servir comme terrain d'entraînement et de retourner au Parc des Glissoires.

Depuis 1920, le RC Lens se développe à toute vitesse. Avec ses nouveaux joueurs venus de Pologne pour travailler à la mine et après la naissance de son premier club de supporters, le Supporters Club Lensois, le Racing connaît ses premiers succès. En effet, il remporte le championnat d'Artois, puis la Promotion d'Honneur quelques années plus tard, et intègre donc la Division d'Honneur, en 1929. Le club reçoit aussi ses premières subventions de la part de la ville de Lens, qui s’intéresse de plus en plus à son équipe de football. Elles lui permettent alors de gérer les déplacements dans les régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, le stade municipal Raoul-Briquet (aujourd'hui Léo-Lagrange et toujours occupé par la réserve du RC Lens) lui étant loué gratuitement.

Cependant, la Compagnie des mines de Lens, la plus puissante de France à l'époque, décide le 6 novembre 1929 d'acheter une parcelle de terrain en friche entre ses fosses nos 1 et 9 afin d'y construire un nouveau stade, conforme à ses nouvelles ambitions.

1932-1933 : un an et demi de construction

À partir de 1932, la construction du stade commence. Cette réalisation est établie selon les plans de l'ingénieur en chef des travaux du jour de la Compagnie[4], Auguste Hanicotte. Confiée à plusieurs centaines de chômeurs qui s'activent durant des mois sur un terrain longeant la Ligne Arras - Dunkerque-Locale et déplacent plus de quatre-vingt-mille mètres cubes de terre, elle est menée par Gustave Spriet, ingénieur et chef du service des constructions, mais aussi membre de la famille d'un ancien maire lensois du siècle précédent, Henri Spriet. En janvier 1933, au cours des nouveaux terrassements du stade, les ouvriers découvrent deux gros obus et vingt-deux grenades non éclatés[5]. En avril, le député maire de l'époque, Alfred Maës, annonce à toutes les associations présentes la future inauguration du stade, fixée au dimanche 21 mai 1933[5].

À l'approche de la date finale, le comité d'organisation convie au début du mois de mai 1933 des dizaines de sociétés, mais également les champions olympiques de l'École de Joinville, qui préparent huit tableaux sportifs, comme le saut en hauteur ou le lancer du disque[5]. Des centaines de mineurs polonais étant présents lors de cette fête, les organisateurs décident de jouer en début de cérémonie les hymnes nationaux français et polonais[5].

Le 18 juin 1933, et sous l'initiative de Félix Bollaert, le président du Conseil d'administration de la Compagnie, le nouveau stade est inauguré sportivement devant quelques milliers de personnes, venues se presser pour un tel évènement[6]. À la mort de celui-ci, en 1936, son nom est donné fort logiquement à l'enceinte.

L'évolution du stade

Jusqu'en 1970

En 1937, le RC Lens accède pour la première fois de son histoire à l'élite du football français. Ce stade de forme ovale, construit et entretenu par des mineurs, et animé par eux les jours de match, fait déjà la fierté de la ville et acquiert une certaine réputation. En 1954, l'éclairage permet de disputer des matches en nocturne. Mais en même temps que les mines, le club et le stade sont en déclin lors des années 1960.

La mairie à la rescousse

En 1970, les Houillères sont victimes de la crise économique et ne peuvent plus prendre en charge les important travaux de rénovation, ils signent donc le 1er avril 1974 une convention de mise à disposition gratuite du stade à la ville de Lens.

Lors d'un match opposant le RC Lens à l'AS Nancy-Lorraine, le pire est évité lorsqu'un bloc de béton chute du toit de la tribune honneur, sans faire la moindre victime. La municipalité décide alors d'entreprendre des travaux pour la mise aux normes de sécurité. Par la même occasion, des rénovations sont entreprises afin de pouvoir accueillir les Coupes d'Europe.

Le 7 septembre 1976, la municipalité devient définitivement propriétaire du stade en le rachetant pour un franc symbolique. Deux mois plus tard, une tribune de 12 000 places debout, est inaugurée : la Trannin.

L'année suivante, avec la première qualification du RC Lens pour la Coupe UEFA, le stade est une nouvelle fois rénové, avec l'amélioration de l'éclairage et le début de la construction d'une nouvelle tribune : la Tony Marek-Xercès Louis, d'une capacité de 10 000 places debout et 5 000 assises.

Avec l'Euro 1984

En 1984 en football, la France se voit attribuer l'organisation du Championnat d'Europe de football, et Bollaert fera partie des stades retenus avec l'octroi de deux rencontres. Le stade fait alors peau neuve avec une nouvelle amélioration de l'éclairage, l'ajout d'un étage de 3 600 places à la tribune Lepagnot, et surtout l'érection d'une nouvelle tribune de 20 000 places debout, la Delacourt. Le stade Bollaert devient alors un stade carré, « à l'anglaise ». Il accueille également en son sein les bureaux du RC Lens.

La capacité du stade est portée à 51 000 places, ce qui fera de Bollaert le plus grand stade Français jusqu'en 1998. Le 15 février 1992, le record de spectateurs pour un match de Division 1 est battu, avec 48 912 personnes venues voir Lens - Marseille.

Bollaert accueille les coupes du monde

La France se voit encore une fois attribuer l'organisation d'une grande compétition : la Coupe du monde de football de 1998, et Lens est encore une fois de la partie. Le stade Bollaert entame alors une profonde transformation, trois de ses tribunes sont détruites pour être reconstruites intégralement. La Trannin, dont la démolition a débutée en juillet 1995 est ré-ouverte en février 1996, tout comme la tribune Delacourt dont la reconstruction est achevée en août 1996, vient ensuite la tribune Lepagnot qui est terminée l'année suivante.

Les installations du stade se modernisent encore (vestiaires, sécurité, équipements en télécommunications, loges...). Conformément aux nouvelles normes de sécurité, Bollaert perd sa dernière tribune debout, la Marek. Le nombre de places se réduit à 41 649, toutes assises.

En 2002, la ville de Lens, propriétaire des lieux, a concédé un bail emphytéotique de cinquante ans au club de Lens. C'est donc lui qui gère et entretient le stade à sa guise. Seuls les travaux les plus importants restent à la charge de la municipalité lensoise.

La tribune Lepagnot subit un lifting en 2004 avec l'installation de salons intérieurs de places V.I.P pour les entreprises partenaires du club, les bureaux déménagent en tribune Delacourt et une tour de sécurité est construite entre cette tribune et la Trannin, la capacité est abaissée à 41 333 places.

En août 2007, les grilles du stade sont abaissées à 120 centimètres, ce qui augmente la visibilité mais surtout rapproche le public des joueurs, et cette même année, deux écrans géants sont installés dans les coins du stade afin de pouvoir accueillir la Coupe du monde de rugby organisée par la France.

En 2008-2009, avec la descente en Ligue 2 et donc une baisse d'affluence, les niveaux 2 des tribunes Trannin et Delacourt sont fermés, mais ré-ouverts ponctuellement lors des « matchs de galas ». Sa capacité baisse d'ailleurs de quatre places, et atteint désormais le chiffre de 41 229.

Le prix des places et des abonnements se situe dans les plus bas de France, en particulier pour les tribunes populaires, souhait de Gervais Martel, président du club.

Projet d’agrandissement pour l'Euro 2016

Alors que la France est pressentie pour organiser l'Euro 2016, les dirigeants lensois et municipaux décident de planifier la rénovation du stade. Le 28 mai 2010, le dossier français est officiellement choisi et un peu moins d'un an plus tard, le stade Bollaert est désigné comme étant l'un des neuf stades titulaires pour le déroulement de la compétition.

Concernant la tribune Marek, l’arrière sera reculé de quinze mètres. Elle sera également élargie puisqu’elle touchera la Delacourt et la Trannin. Sa capacité passera de 8 000 à 14 000 places et le kop pourra accueillir 6 000 personnes[7], portant la capacité totale du stade à 44 000 places[8] en version championnat de France, et 40 000 places en version UEFA[9]. D'autres parties devraient aussi bénéficier d'améliorations. Le toit sera agrandi afin de mieux protéger les spectateurs. Le toit rétractable a été retiré du projet car il aurait engendré un surcoût de vingt millions d’euros[10]. Le nouveau stade sera également plus écologique, avec notamment un système de récupération de l'eau de pluie et des panneaux photo-voltaïques[8].

Le permis de construire est déposé mi-mars 2011[11]. Après un an de procédure administrative, les travaux débuteront en février 2012, ce qui limite d'ailleurs le nombre des abonnements à 15 000, les niveaux 2 de la Trannin et de Delacourt seront fermés, tout comme les autres tribunes qui le seront tour-à-tour[12]. Le nouveau stade devrait être livré en mars 2014.

Le coût de la rénovation frôlera les 111 millions d'euros. Le cabinet toulousain Cardete et Huet, associé à Pierre Ferret (architecte déjà demandé pour le Grand stade Lille Métropole), a été choisi en décembre 2007 par le RC Lens pour la réfection du stade Bollaert. Le RC Lens touchera douze millions d'euros sous forme de subventions de la part de l'Etat et 25 millions d'euros (dont 4,5 millions déjà versés et utilisés pour les études de projet) de la part de la Région, tout comme Lille et Valenciennes pour leurs nouveaux stades. Le RC Lens percevra également sous forme de prêt vingt millions d'euros de la part de la Communaupole de Lens-Liévin et quinze millions d'euros de la part du Conseil général du Pas-de-Calais[13].

Structure et équipements

Le stade porte à la fois les marques de son histoire, et de la rénovation entreprise à l'occasion de la Coupe du monde de football. Toutes les places sont assises, mais les supporteurs les occupent pourtant debout dans la partie centrale de la Marek. La Marek, tribune latérale populaire, considérée comme le cœur du « kop » lensois, est d'ailleurs l'une des particularités de ce stade. Dans de nombreux stades, les supporteurs les plus fervents se placent derrière les buts. Enfin, les supporters lensois reçoivent régulièrement le titre honorifique de « meilleur public de France ».

Tribune Trannin

Henri Trannin, gardien de but au club à 18 ans, directeur sportif du RCL de 1952 à 1956, décédé en juillet 1974 ; cette tribune est inaugurée le 4 décembre 1976. Située à gauche des bancs de touche, c'est la première grande tribune construite en 1977 en lieu et place du virage ouest. À l'occasion de la Coupe du monde 1998, elle est totalement reconstruite, passant de 12 000 places debout à 12 226 places assises réparties sur trois niveaux. La capacité est ramenée à 12 178 places en juillet 2008.

Sa forme en biseau est due au passage de la ligne Arras - Dunkerque-Locale. C'est au premier niveau, du côté de la tribune Lepagnot, que les supporters adverses prennent place, disposant de tout le niveau en cas de gros déplacement.

Tribune Delacourt

Élie Delacourt est un ancien président des supporters. La tribune Élie-Delacourt fait face à la Trannin. Son architecture est semblable.

Reconstruite en 1996, elle peut accueillir 12 526 spectateurs, ce qui en fait la plus grande tribune du stade. Grâce à l'abaissement des grilles en 2004, la capacité a pu être amenée à 12 577 places. Mais avant le championnat d'Europe des Nations en 1984, elle pouvait accueillir 20 000 places debout.

Depuis 2004, elle héberge les services administratifs du stade.

Tribune Lepagnot

Max Lepagnot est un ancien dirigeant et président du district d'Artois. La tribune Max-Lepagnot est dans un premier temps agrandie à l'occasion du championnat d'Europe des Nations de 1984, puis totalement reconstruite pour la Coupe du monde de 1998.

Cette tribune latérale peut accueillir 7 980 spectateurs en place assises réparties sur trois niveaux. La Lepagnot première occupe la partie basse. La Lepagnot Honneurs et Présidentielles s'étendent sur les deux autres niveaux. Entre la Lepagnot 1re et le premier niveau, se trouvent deux niveaux intermédiaires : Privilège et Prestige réservés aux partenaires du club.

Cette tribune abrite aussi les vestiaires, tribunes de presses, installations sportives et de soins ainsi que des salons.

Tribunes Marek - Xercès

La Marek - Xercès lors de Lens - Lille, le 20 septembre 2009.

Tony Marek est un ancien joueur et entraîneur du Racing et Xercès Louis est international dans les années cinquante. Les tribunes Tony-Marek et Xercès-Louis forment chacune deux niveaux, et sont situées face à Lepagnot.

En 1978, elles sont reconstruites en lieu et place des anciennes secondes. Les parties hautes et basses pouvaient accueillir respectivement 5 000 spectateurs assis et 10 000 debouts.

Des supporters persistent à les appeler encore par leurs anciens noms : tribune panoramique pour la Xercès et seconde pour la Marek. Après la rénovation dû à la Coupe du monde de 1998, cette tribune permet une capacité de 8 494 places assises. Cette tribune a la particularité, pour une latérale, d'accueillir le célèbre Kop lensois.

Événements

Football

Euro 84

Deux rencontres se sont déroulées à Bollaert durant cette compétition : Belgique / Yougoslavie (2/0) et RFA / Roumanie (2/1).

Coupe du Monde 1998

Lens a été ville hôte de la Coupe du Monde 1998. Six rencontres s'y sont déroulées dont le huitième de finale entre la France et le Paraguay : Arabie Saoudite / Danemark (0/1), Espagne / Bulgarie (6/1), Allemagne / Yougoslavie (2/2), Colombie / Angleterre (0/2), Jamaïque / Croatie (1/3) et donc le 1/8 de finale entre la France et le Paraguay (1/0) où Laurent Blanc inscrit un but or au gardien José Luis Chilavert.

Le 21 juin 1998, lors du match Allemagne / Yougoslavie, le gendarme Nivel est grièvement blessé par des hooligans allemands. Miroslav Blažević, le sélectionneur croate porta un képi durant le reste de la Coupe du monde pour lui rendre hommage

Équipe de France

Depuis 1976 et après huit matches, les Bleus sont toujours invaincus au stade Bollaert[14],[15]. Étant assez rares dans le Nord-Pas-de-Calais, l'ambiance au stade lors des matches des Français y est toujours festive et chaleureuse, bien plus qu'au stade de France selon les joueurs[16],[17]. Lorsque l'Équipe de France se déplace à Bollaert, elle est logée à l'hôtel du Golf, propriété du président du RC Lens, Gervais Martel.

L'équipe de France de football féminin est également présente au stade Félix-Bollaert. Après sa quatrième place acquise à la Coupe du monde de football féminin 2011, elle dispute un match amical de rentrée à Lens le 24 août 2011. Elle s'impose 2-0 face à la Pologne devant 18 305 spectateurs. Les buts sont marqués par Élodie Thomis et Élise Bussaglia en première mi-temps[18].

Ligue des Champions

Lens a joué deux éditions de la Champions League dans son stade fétiche. En 1998-1999 le Racing reçoit Arsenal (1/1), le Panathinaïkos (1/0) et le Dynamo Kiev (1/3). En 2002-2003, c'est au tour du Bayern Munich (1/1), de La Corogne (3/1) et du Milan AC (2/1) de se déplacer à Bollaert où les Sang et Or restent invaincus.

Le Stade Bollaert a également accueilli les nombreuses rencontres de Coupe des Coupes et de Coupe de l'UEFA du RC Lens. Les supporters se souviendront notamment d'un mythique Lens / Lazio Rome le 2 novembre 1977 (victoire 6/0 de Lens).

Bollaert accueille la Champions League pour Lille / Milan AC

Depuis son déménagement au Stadium Nord en 2004, les manquements aux normes de l'UEFA ont forcés le LOSC à délocaliser ses matchs de Ligue des Champions (à partir de la phase des poules), alternant entre le Stade de France et le Stade Bollaert. En acceptant de louer le stade Bollaert à Lille, les rivaux historiques du RC Lens, le président Martel, pourtant très populaire chez le public lensois, s'est attiré les foudres des associations de supporters[19], Martel argumentant sur la solidarité régionale.

En 2001-2002, Lens accueille Lille / La Corogne (1/1), Lille / Manchester United (1/1) et Lille / Olympiakos (3/1).

En 2006-2007, quatre rencontres se déroulent à Bollaert : Lille / Milan AC (0/0), Lille / AEK Athènes (3/1), Lille / Anderlecht (2/2) et Lille / Manchester United en 1/8 (0/1).

Le 20 février 2007, lors de la rencontre de Ligue des Champions entre Lille et Manchester United, des incidents opposent la police française et les supporters mancuniens, massés dans une tribune visiteurs visiblement bondée. Une spectatrice aura une jambe cassée dans un mouvement de foule. Les spectateurs accuseront la police de brutalités excessives (coups de matraque, gaz lacrymogènes), estimant la sécurité du stade très insuffisante. Ils seront soutenus par le ministre britannique des Sports, Richard Casborn. Le club de Lille et la police française rejetteront la faute sur des spectateurs selon eux entrés dans le stade en fraude, grâce à des billets contrefaits. L'UEFA tiendra Lille pour le principal responsable, lui infligeant le 22 mars une amende près de sept fois supérieure à celle de Manchester.

Autres

Avec les normes de la Coupe de France qui deviennent de plus en plus drastiques selon l'avancée de la compétition, le stade Bollaert est souvent mis à la disposition d'autres clubs du Nord-Pas-de-Calais, comme par exemple l'US Vermelles, Arras Football, l'AS Loison-sous-Lens, le CS Avion, US Boulogne Côte d'Opale, mais le plus connu reste Calais et son épopée mémorable lors de la Coupe de France 1999-2000 et qui a joué ses matchs des seizièmes de finale à la demi-finale à Lens.

Le stade Bollaert a également accueillit une rencontre de barrage pour la Coupe du monde de football féminin de 2003 opposant les Françaises aux Danoises. Le match s'est terminée sur le score de 2-0 en faveur de l’Équipe de France.

Lens a également accueillir un match amical entre le Sénégal et le Japon, le 4 octobre 2001, match remporté par les Africains sur le score de 2-0.

Rugby

Le stade Bollaert durant la Coupe du Monde de Rugby 2007, rencontre entre l'Angleterre et les États-Unis

Bien qu'étant un stade de football, Bollaert a accueilli plus de coupes du monde de rugby que de football.

Coupe du monde 1999

En 1999, la Coupe du monde de Rugby se déroulait en Grande-Bretagne, mais la France a accueilli quelques rencontres. Lens faisait partie des cinq élus avec Saint-Denis, Bordeaux, Toulouse et Béziers. Le Stade Bollaert a accueilli le match de barrages opposant l'Argentine à l'Irlande.

Coupe du monde 2007

Le stade Bollaert a accueilli trois rencontres de l'édition 2007 qui se déroulait en France. Les deux finalistes (Afrique-du-Sud et Angleterre) sont notamment passés par la pelouse de Bollaert. Les spectateurs se souviendront d'une rencontre spectaculaire entre les Springboks et les Tongiens.

Autres

Le club a créé une filiale, Bollaert Développement, pour sous-louer le stade, capable d'accueillir tout type d'événement.

  • Concert de Johnny Hallyday pour son Tour 66, le 9 juin 2009.
  • Concert de Mylène Farmer, le 16 septembre 2009.
  • Concert gratuit de Matt Pokora et Magic System pour le centenaire du RC Lens, le 14 juillet 2006.
  • Bollaert Développement a été victime d'un escroc se faisant passer pour l'organisateur des concerts de Robbie Williams. Le préjudice a été estimé à 95 000 euros, et l'auteur de cette supercherie a été condamné à deux ans et demi de prison ferme[20]
  • En juillet 2006, Bollaert Développement loue le stade aux Témoins de Jéhovah, qui prévoient d'y tenir un rassemblement régional. Le maire de Lens, Guy Delcourt déplore publiquement que cette assemblée annuelle, qui s'était tenue à Douai les six années précédentes, revienne dans sa ville comme dans les années 1990, tout en reconnaissant qu'il n'a aucun fondement juridique pour l'interdire. Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy rappelle que l'association louant le stade est légalement reconnue, et que sa liberté de réunion ne peut être remise en cause. Le rassemblement se déroule normalement, du 21 au 23 juillet.

Affluences à Bollaert

Affluences moyennes

Source : Les affluences au stade Bollaert sur sitercl.com.

Évolution


Évolution de la moyenne de spectateurs à domicile du RC Lens depuis 1992


Une friterie aux abords du stade.
La Friterie « Momo » devant la boutique du club.

Autour de Bollaert

Les « baraques à frites »

Populaires dans la région, les « baraques à frites » font logiquement leur apparition autour du stade Bollaert vers les années 1980[21]. C'est le groupe Brussel's Café qui s'en charge, avec sa filière Sensas, spécialiste dans le domaine de la friterie ambulante. Plusieurs baraques sont donc installées autour du stade ainsi qu'à l'intérieur, entre les différentes entrées et les tribunes. Forte de son succès, l'entreprise devient même partenaire officiel du club, tout comme Dambrine JP[22].

Depuis le succès du film Bienvenue chez les Ch'tis, la friterie « Momo » du film, qui a permis de faire décoller les ventes de baraques à frites partout en France[23], stationne à l'entrée du stade tous les soirs de match[24]. Rachetée par Jean-Paul Dambrine, grand vendeur de frites dans la région, elle propose cette fois-ci de véritables frites-fricadelles-piccalilli.

La boutique Émotion Foot

Depuis juin 1998, le Racing Club de Lens a mis à disposition à l'entrée du stade Bollaert un magasin unique en son genre, offrant un choix de plus de deux-mille-huit-cent références disposées au sein d'une surface grande de six-cent mètres carrés[25],[26].

Ouvert toute la semaine et les jours de match jusqu'à plus d'une heure après le coup de sifflet final, il est considéré par le monde du football comme l'un des meilleurs centres commerciaux sportifs de France[réf. nécessaire].

Accès

Bénéficiant du large réseau autoroutier desservant la région Nord-Pas-de-Calais, Lens est accessible par autoroute depuis Paris, Amiens, Lille ou Calais. À chaque entrée de la ville, mais aussi sur l'autoroute A21, la direction du stade est indiquée, ce qui facilite grandement son accession. L'aéroport de Lille - Lesquin se situe à une trentaine de kilomètres du stade. Celui de Roissy-Charles-de-Gaulle est quant à lui éloigné de cent-soixante-dix kilomètres, via l'autoroute A1. Desservie par la ligne Arras - Dunkerque-Locale, la gare de Lens est située à cinq minutes du stade Bollaert. Sa prochaine implantation à proximité du futur musée du Louvre-Lens ne fera que réduire cette distance, grâce au Tramway Artois-Gohelle.

Pour accéder au stade, la rue Édouard-Bollaert est la plus utilisée, et donne directement sur les espaces de stationnement. Grands de plus de vingt-huit-mille mètres carrés, ils sont au nombre de quatre. Deux d'entre eux sont réservés au public, les deux autres étant utilisés pour les autobus et les entreprises. La proximité du centre-ville (sept-cents mètres) offre également de nombreuses solutions de stationnement non payant, permettant une sortie plus aisée après la rencontre, les parkings avoisinant le stade étant régulièrement bondés et les rues autour de Bollaert très empruntées.

Annexes

Articles connexes

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Liens externes

Notes et références

  1. [1] sur le site officiel du RC Lens, le 10 juin 2011.
  2. Le prix à payer pour l'Euro 2016... sur lensois.com, le 25 mai 2010.
  3. Lens - OM se jouera à guichets fermés sur football.fr, le 17 novembre 2009.
  4. Le Majestic de Carvin sur cinemasdunord.blogspot.com, le 21 février 2009.
  5. a, b, c et d L'inauguration du stade Bollaert est fixée à l'année… 1933 sur lavenirdelartois.fr, le 1er octobre 2009.
  6. 1930 - 1940 : Une ascension fulgurante sur le site officiel du RC Lens. Consulté le 14 mai 2010.
  7. Infos sur l'agrandissement de la tribune Marek sur info-stades.fr, le 8 juillet 2010.
  8. a et b [2] sur le site officiel du RC Lens.
  9. [3]
  10. Détails sur le nouveau Bollaert sur info-stades.fr, le 8 juillet 2010.
  11. Philippe Leclercq, « Bollaert ou trente mois de travaux pour trente ans de vie », La Voix du Nord, 2011. Consulté le 19 mars 2011
  12. [4] sur le site officiel du RC Lens.
  13. [5] sur le site de Nord-Éclair.
  14. Bleus : Invaincus à Bollaert sur football365.fr, le 26 mai 2010.
  15. Les Bleus aiment jouer à Lens sur lensois.com, le 26 mai 2010.
  16. Thierry Henry remercie le public de Lens sur lensois.com, le 27 mai 2010.
  17. Évra : « Lens, un public de connaisseurs » sur lensois.com, le 28 mai 2010.
  18. Fiche du match de football féminin France-Pologne du 24 août 2011 sur fff.fr. Consulté le 13 octobre 2011
  19. [6]
  20. [7]
  21. Section « Friterie » sur le site du Brussel's Café. Consulté le 14 mai 2010.
  22. Section « Partenaires » sur le site officiel du RC Lens. Consulté le 14 mai 2010.
  23. La vague ch'tie profite à de nombreuses PME du Nord sur actionco.fr, le 21 mars 2008.
  24. Thomas Turillon, « À la friterie « Momo » des Ch'tis ! », actu24.be, 1er avril 2008. Consulté le 16 mai 2010
  25. Boutique du stade Bollaert sur www.emotionfoot.com. Consulté le 14 mai 2010.
  26. L’avenir de l’Artois : Les supporters sont chez eux sur footnord.com, le 25 juillet 2009.

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