Spore (Jeu Vidéo)

Spore (Jeu Vidéo)

Spore (jeu vidéo)

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Spore
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Éditeur Electronic Arts
Développeur Maxis
Concepteur Will Wright

Date de sortie le 4 septembre 2008, le 5 en France
Genre Simulation de vie, Stratégie temps réel
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme Windows, Mac OS X, Wii, Nintendo DS, Apple iPhone
Média DVD-ROM, Cartouche
Contrôle Clavier et souris, manette

Évaluation PEGI : 12 ans et plus (12+) Violent.

Spore est un jeu vidéo du créateur des Sims, Will Wright. Il a été présenté lors des salons E3 2005, 2006 et 2008. Le jeu est sorti entre le 4 et le 7 septembre 2008 suivant les pays et est disponible sous Windows, Mac OS X, Nintendo DS et téléphones portables. Une version du jeu sur la Wii de Nintendo est également prévue mais sa date de publication n'est pas avancée.

Ce jeu est un sim everything (premier nom du jeu), un simulateur global partant de la naissance de la vie sur une planète jusqu'à devenir le centre d'une civilisation interplanétaire ayant colonisé d'autres mondes.

Sommaire

Développement

Selon Will Wright, les jeux vidéo coûtent de plus en plus cher alors que la valeur de leur contenu diminue. Les nouveaux jeux sont beaux mais pas aussi intéressants que certains vieux jeux. Les Sims 2 lui auraient aussi appris que les joueurs aiment ajouter du contenu personnel, qu'ils ont eux-mêmes créé.

L'idée a alors été de créer un jeu dont le contenu se développerait grâce à ce que le joueur y apporte, une sorte d'expérience unique à chacun. Il a recruté des programmeurs parmi les codeurs de la scène démo et a inventé Spore, dont il a dévoilé des démos lors des E3 de 2005, 2006 et 2008. Ce jeu est l'un des premiers jeux vidéo au monde à fonctionner entièrement autour de la technologie procédurale : tout, dans le jeu, est généré et calculé par l'ordinateur, pas de fichiers textures ou animations. Will Wright voulait donner la possibilité aux joueurs de créer leurs propres créatures, bâtiments et véhicules, et pour cela il devait mettre en place un système qui permette à l'ordinateur de calculer comment devaient se comporter de telles créations. Il est aussi bien possible de ne pas mettre de jambes à une créature ou lui en mettre une dizaine, le jeu saura comment se comporter, ce qui permet de générer une infinité de créations. La musique, elle aussi, est procédurale, s'adaptant en permanence à votre style de jeu et à ce qui se déroule à l'écran. L'avantage de la technologie procédurale, c'est qu'une planète entière ne pèse pas plus de 30 ko avec tout son contenu, ce qui permet au jeu de recevoir en permanence les créations des autres joueurs pour peupler la galaxie.

Il est intéressant de constater que, lorsqu'on y regarde de plus près, le jeu Spore a, en fait, simplifié, minimisé et raccourci chaque partie de ce qui existe. Par exemple, en phase Civilisation, une ville symbolise en réalité une union de pays style États-Unis, une maison symbolise une ville résidentielle, un complexe de loisirs symbolise une ville divertissante (Paris) et une usine serait une ville de travailleurs. Chacun des citoyens qu'on voit à l'écran représenterait 1000, voir 10 000 personnes. Si on y consacre un peu de temps, la totalité du jeu est analysable, du fait de manger une cellule à celui d'améliorer les relations avec un pays.

Phases de jeu

Ce qui suit est un mélange des informations obtenues à travers les E3 et le site officiel. De nombreux jeux ont servi d'inspiration à Will Wright pour les différentes phases, semblables à des jeux indépendants. Chacune de ces phases permet par la suite de débloquer un super-pouvoir pour chacune des phases restantes au joueur, d'où l'intérêt, même s'il est possible de les passer pour aller directement à la dernière, de réussir toutes les phases suivantes.

Phase cellulaire

Le joueur incarne un micro-organisme intact qui était dans un météore. Son objectif est de le faire se développer. Il peut ainsi collecter des points ADN en mangeant soit d'autres micro-organismes, soit des plantes, soit les deux, tout en prenant garde à éviter les micro-organismes plus grands, ou possédant un caractère dangereux, toutefois en tuant ces derniers on peut acquérir leur caractère dangereux. Cette phase est inspirée de Pac-Man, un des jeux préférés de Will Wright.

Avec une quantité suffisante de points d'ADN, la cellule originelle évolue, et, par le biais d'une bibliothèque d'éléments qui s'obtiennent en tuant certaines créatures, peut modifier son micro-organisme et lui donner certains attributs. Sur plusieurs générations consécutives, l'organisme remonte progressivement la chaîne alimentaire pour finalement se transformer en créature terrestre.

Phase créature

Une cinématique accompagne le changement de phase, la créature du joueur quitte l'océan pour profiter d'un nouvel environnement. Elle commence à en rencontrer d'autres générées par le jeu ou créées par d'autres joueurs et récupérées via une bibliothèque partagée. Après avoir sympathisé ou exterminé d'autres créatures (et ainsi récupéré des Points ADN), la créature peut pondre un œuf. Il lui faut pour cela trouver d'autres créatures de son espèce et courtiser l'une d'entre elles.

De l'œuf, revient alors l'éditeur qui permet de modifier la créature en lui rajoutant des éléments comme des pattes, des yeux supplémentaires… Ces choix influencent directement l'animation ou encore le mode alimentaire de la créature. Le joueur incarne alors un membre de la nouvelle génération, et ainsi de suite.

Durant cette phase, des événements aléatoires peuvent avoir lieu, comme des pluies de météores ou des apparitions d'êtres venus d'ailleurs, etc. permettant ainsi de rythmer le jeu.

Phase tribale

Lorsque l'espèce du joueur atteint une intelligence suffisante, le joueur se retrouve maintenant à gérer une tribu primitive. L'évolution ne se situe plus sur le physique mais sur les objets et la technique. Le joueur doit apporter le feu, les armes, les instruments et les outils, et choisir le mode de vie de la tribu. L'objectif est maintenant tourné vers la collecte de la nourriture et la destruction ou l'alliance avec les autres tribus, donnant en échange le moyen de faire évoluer la hutte, puis, par l'éditeur de jeu, le petit village qui l'accompagne. Cette phase est majoritairement inspirée de Populous. Une fois cette hutte arrivée à un certain niveau de complexité, le joueur passe à la phase suivante.Cette phase est également assez ressemblante a la saga de jeux vidéo age of empires.

Phase civilisation

Cette phase reprend l'esprit de SimCity (autre jeu de Will Wright) mais aussi certaines idées de Civilization ou de Risk. Le terrain explorable s'élargit pour marquer l'existence d'autres civilisations de la même éspèce que celle du joueur sur la planète. L'éditeur sert maintenant à manipuler des bâtiments, dont le nombre est restreint par la quantité d'épice disponible, et des véhicules, dont le nombre est restreint par la quantité de maisons existantes dans l'empire. L'objectif est la conquête du monde, que ce soit par la lutte armée, la lutte d'influence religieuse, ou le rachat. En débloquant un engin spatial, le joueur passe à la phase suivante.

Phase spatiale

D'autres planètes apparaissent, prêtes à être colonisées. L'engin spatial permet de tracter des créatures pour les envoyer sur d'autres planètes, de tirer sur des créatures et de terraformer. Le nouveau but est de voyager, coloniser et développer son vaisseau pour obtenir un moteur interstellaire. Une fois ce moteur obtenu, le joueur a à disposition la carte de la galaxie.

Le pointeur de la souris devient une sonde pour écouter l'espace et repérer d'éventuelles civilisations à rencontrer, voire coloniser. Ces civilisations sont tirées d'une base de données partagée collectée par les joueurs. C'est un total de quatre millions de planètes que l'on pourrait explorer, et c'est à partir de ce moment que la notion de but disparait. Tous les outils précédemment utilisés durant les autres phases, ou presque, seront accessibles à nouveau, permettant de participer à l'évolution des autres espèces (transformer une créature comme dans la phase de même nom, aider une civilisation à devenir homogène grâce aux armes des avions militaires de cette dernière, etc...). Cette phase du jeu rappelle le jeu Star Control II : The Ur-Quan Masters.

Il y a aussi un outil très spécial, qui est signalée par l'hexagone qui l'entoure, si puissant que toutes les civilisations spatiales l'appelle super-pouvoir. En fait, il y en a 9. Cet outil est le produit direct et inséparable de votre philosophie. Les deux seront déterminés par toutes vos autres tendances de jeu durant toutes les autres phases. Arme de destruction massive, racheteur automatique de systèmes, vortex intergalactique ou même aspirateur intégral d'espèces, ces outils sont d'une grande aide durant cette phase.

Secret de la galaxie

Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.

Une fois arrivé au centre de la galaxie, vous vous retrouvez dans un trou noir plus conséquent que les autres (en raison de la masse et de son énergie). Vous allez donc entrer en contact avec un "être" supérieur qui vous parlera de mondes parallèles aux vôtres, d'autres galaxies et vous félicitera. En sortant de ce trou noir, vous tomberez nez à nez avec Steve, le seul personnage du jeu à parler anglais (les autres parlent un charabia proche de celui bien connu des séries Sims). Ce dernier vous confiera la "Crosse de Vie" qui permet de rendre habitable une planète en un rien de temps. Il vous proposera aussi de le rejoindre "sur le 3e Roc du système sol", sous-entendu évident à la 3e planète du système solaire, c'est-à-dire la Terre. En effet, aux coordonnées suivantes : 225,06° Distance : 7 295.43 (pc), se trouve le système solaire mais la Terre, elle, est inhabitée. Notez que rien ne se passe si l'on retourne par la suite dans le centre de la galaxie. Ce trou noir ne donne plus accès à rien.

Ici plusieurs théories de joueurs s'affrontent, par exemple :

  • Une "blague" de la part de l'équipe du jeu. Steve n'aurait aucun intérêt dans le jeu à confier la Crosse de Vie, et s'en débarrasserait en la donnant au joueur avant de l'envoyer balader.
  • Des manipulations doivent êtres opérées sur la Terre pour la rendre viable et y développer l'espèce humaine.
  • Le fait est que le vaisseau a passé tellement de temps à voyager dans l'univers que la Terre, elle, s'est depuis longtemps retrouvée abandonnée par l'espèce humaine qui serait partie, via le centre de la galaxie, vers d'autres mondes. Cette théorie pourrait être démentie car de nombreux joueurs ont trouvé l'espèce humaine près de la Terre.
  • Une partie des joueurs pense aussi que le jeu est loin d'avoir livré l'ensemble de ses secrets, et que Steve se cacherait bien quelque part, attendant une manipulation hasardeuse pour réapparaître.
  • Que notre système solaire n'est pas le système Sol et que ce dernier est toujours dans la galaxie.
  • Une hypothèse pourrait être envisagée d-après laquelle Steve pourrait revenir dans une extension de spore.
  • Pour finir, que les joueurs peuvent aller dans les galaxies autour de la notre, à partir d'un trou noir spécial ; Steve ayant parlé des mondes parallèles, ces galaxies abritent peut-être d'autres Terres à trouver.

Le fait que ce cher Steve nous donne 42 crosses de vie, et que sur le cœur de la galaxie est noté 42 est tiré du film "H2G2", dans lequel la "réponse à la grande question de la vie et de tout ce qui est" n'est autre que ... 42. C'est donc tout simplement une bonne blague.

Fin des révélations.

Création de contenu partagé

Créations

Spore est presque uniquement axé sur le contenu créé par les joueurs, puisque le jeu ne contient "que" 1500 fichiers préfabriqués. Une base de données en ligne nommée Sporepedia recense tous les contenus que les joueurs ont fait, et décidé de publier. Cela peut être des créatures, des véhicules ou des bâtiments. Chaque joueur peut évaluer les contenus : si un élément a beaucoup de notes positives, il sera mis en avant dans la page d'accueil ; cependant, si l'élément n'a que des notes négatives, l'élément disparaîtra de Sporepedia.Chaque seconde,un nouveau fichier est rajouté par quelqu'un sur la Sporepedia.

Pour pouvoir créer des éléments, différentes interfaces d'édition interviennent au cours du jeu. Un éditeur de cellules, de créatures, d'outils et d'armes, d'hymnes, de véhicules, de bâtiments ou encore d'engins spatiaux. L'éditeur de créatures, principalement conçu par Chaim Gingold, que l'on peut apparenter à la Boit@Look de Les Sims 2, a été distribué sous forme de démo avant la sortie du jeu, représentant 25 % de l'éditeur final ; et en version complète en échange d'une pré-réservation[1].

Réseau social

Sporepedia sera, en plus d'être une encyclopédie, un vrai réseau social.

Un joueur connecté peut laisser des commentaires et envoyer des messages à ses amis. Il peut également se créer une page personnelle MySpore (inspiré de MySpace) où peut être affiché une photo, quelques informations et aussi tous les éléments que le joueur aura postés.

Galactic Edition

Il existe une édition collector du jeu video, la Galactic Édition. Celle-ci comprend, en plus du jeu, le DVD Spore (Le making of), le DVD du National Geographic (Comment faire évoluer votre créature ?), le livre L'Artbook de Spore (120 pages, regroupe des images du jeu et des croquis initiaux), un poster Spore grand format et le livret collector de la Galactic Édition (100 pages).

Protection numérique

Le jeu utilise des mesures de protections numériques (DRM), qui nécessitent une connexion à Internet pour installer le jeu. À l'origine, ce dispositif devait également contrôler tous les 10 jours la légalité de la version, ce qui obligeait le joueur à disposer d'une connexion internet même après l'installation. Electronics Arts a par la suite retiré cette mesure[2].

Le jeu ne peut être installé que trois fois, mais il est toutefois possible de désinstaller le jeu pour récuperer une installation ; ensuite, il est nécessaire de contacter l'éditeur et lui fournir une preuve d'achat[3]. Par ailleurs, il n'est possible d'activer qu'un seul compte par copie, contrairement à ce qui est indiqué dans le manuel[4]. Ainsi, une famille de 4 personnes doit s'acquitter de 4 licences pour que chacun puisse jouer en ligne. Electronics Arts précise que c'est une erreur dans le manuel qui sera corrigée sur les prochaines éditions[4].

En réaction, la fiche du jeu sur Amazon.com se retrouve avec une note très faible. 90 % des votes (sur 2500 votes) ont donné la note la plus basse (1 étoile sur 5) sur le plus gros site marchand américain[5].

Anecdotes

  • Lors de l'utilisation des Missiles Intercontinentaux dans le mode agressif (en phase civilisation), la musique militaire et les cris en fond, lors du décollage des fusées, rappellent le film Dr Folamour de Stanley Kubrick, quand le commandant de bord du B-52 chevauche la bombe atomique.
  • Lors du passage de la phase créature à la phase tribale, la scène reprend le film 2001 : L'Odyssée de l'espace, toujours de Stanley Kubrick. On peut aussi noter la présence du fameux monolithe.
  • Les Sporeflouz, monnaie imaginaire de Spore, fait évidemment référence aux simflouz, possédant le même signe.

Extensions

Spore: pack d'éléments étranges et mignons

Spore pack d'éléments étranges et mignons est le premier kit de Spore, il permet d'accéder à de nouvelles animations, de nouvelles options de coloriage et de nouveaux éléments pour une créature, et de donner, d'après la boîte du jeu, "une touche d'humour et d'horreur à votre univers".

Spore: aventures galactiques

Spore Galactic Adventures (en français Spore aventures galactiques) est le premier add-on de Spore basé sur la phase spatiale. Il a été produit par les développeurs de la phase Créature et ceux de la phase Espace. Il permet au joueur de pouvoir, une fois la phase Espace atteinte, de faire redescendre sa créature sur une planète de son choix, soit pour y accomplir des missions, soit pour le fun, premier objectif de la phase Espace. Il permettra aussi de créer soit-même des missions et ensuite de les partager sur Internet, de sorte qu'un empire pourrait vous demander de terraformer une planète de difficulté bleue (soit la plus difficile jamais connue), de la peupler, d'y placer trois colonies, puis de la faire exploser (le tout étant bien sûr payé).

Une fois sur une planète en tant que créature, votre meute sera composé des créatures qu'il y avait dans votre flotte, et vous retrouverez des compétences sur le même principe que la phase créature (mais très différentes: Réac'saut, Essaim d'insectes...).

Cette extension permet aussi d'accéder à un éditeur avec des rues, des véhicules, des végétations.

Spore: Creature Keeper

Cette troisième extension de spore permettra de bien chouchouter sa creature, en effet cette nouvelle extension est une sorte de Sims(encore un jeu de Will Wright)mais dans une ville peuplee d'extraterrestre. Creature Keeper a comme avantage de rajouter du realisme a une ville, en rajoutant des objet personnels dans les maisons mais aussi en rajoutant des écoles afin de s'occuper de la bonne education interstellaire de la civilisation du joueur.

Spore: The Lost Galaxy(La Galaxie Perdue)

A peine Creature Keeper est confirme que Will Wright a suggere de faire une extension assez originale. Dans cette extension, un vaisseau anonyme conduira le joueur dans une autre galaxie. Il sera possible pour le joueur de passer de sa galaxie d'origine a la nouvelle galaxie et l'inverse quand il le voudra grâce a un engin de teleportation donne au debut du jeu par le vaisseau anonyme. Cette nouvelle galaxie contiendrait d'ailleurs plein de races très mysterieuses. À part ca il sera possible d'ajouter plein d'éléments mecaniques a sa creature et d'envoyer des allies faire certaines mission a la place du joueur si celui ci est occupe.

Patchs

Il existe aussi certains patchs à télécharger pour Spore, la plupart permettant d'effacer certains bugs, d'autres rajoutant des éléments, tels que le patch 3 faisant passer Spore à la version 1.03, et rajoutant des membres exosquelettiques, types os ou bras de mantes religieuses.

Notes et références

  1. éditeur de créatures
  2. (en) EA Loosening One Restriction In ‘Near Future’, Multiplayerblog MTV
  3. "Quand le DRM se la joue Spore", Fabien Salliou et Sébastien Delahaye, Écrans.fr
  4. a  et b Nerces, Clubic, 16 septembre 2008Les DRM de Spore : un seul compte par copie
  5. Page du produit Spore, sur Amazon.com

Liens externes

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