Sous-marin Surcouf


Sous-marin Surcouf

Surcouf (sous-marin)

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Surcouf
Sous-marin SurcoufSous-marin Surcouf
Histoire
A servi dans : Marine nationale française Pavillon
Forces navales françaises libres Naval Ensign of Free France.svg
Commandé : 30 novembre 1926
Quille posée : 1er juillet 1927
Lancement : 18 novembre 1929
Armé : 16 avril 1934
Caractéristiques techniques
Type : Croiseur sous-marin
Longueur : 110 m
Maître-bau : 9 m
Tirant d’eau : 7,07 m
Déplacement : 3 304 t en surface, 4 218 t en plongée
Propulsion : en surface : 2 moteurs diesels Sulzer de 7600 ch
en plongée : 2 moteurs électriques de 3400 ch
2 hélices
Vitesse : 19 nœuds en surface
9 nœuds en plongée
Caractéristiques militaires
Armement : 2 canons de 203 mm
2 canons anti-aériens de 37 mm
4 mitrailleuses anti-aériennes de 13,5 mm
8 tubes lance-torpilles de 550 mm avec 14 torpilles
4 tubes lance-torpilles de 400 mm avec 8 torpilles.
Aéronefs : 1 hydravion Besson MB 411
Rayon d’action : 10 000 nautiques à 10 nœuds en surface
60 nautiques à 5 nœuds en plongée
Autres caractéristiques
Équipage : 126 hommes
Chantier : Arsenal de Cherbourg

Le Surcouf est un croiseur sous-marin français ayant servi pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est coulé par accident ou par méprise dans la nuit du 18 au 19 février 1942 dans la mer des Antilles.

Sommaire

Conception

Le traité de Washington de 1922 a créé des plafonds stricts pour les constructions militaires navales mondiales. Mais aucun accord n'a été trouvé sur les sous-marins. Pour assurer sa sécurité, la France a entrepris la construction d'une vaste flotte sous-marine. Le Surcouf devait être le premier d'une série de trois croiseurs sous-marins mais il n'en a été que l'unique exemplaire.

Son rôle est d'assurer le contact avec les colonies, de chercher et détruire les flottes ennemies en collaboration avec les escadres de surface et de pouvoir mener une guerre de course contre les convois ennemis. Pour ses reconnaissances et le réglage de ses tirs, le Surcouf embarquait un hydravion rangé dans un hangar étanche formant la partie arrière du kiosque. Il était équipé de 12 tubes lance-torpilles avec 12 torpilles de réserve et d'une tourelle double de 203 mm, calibre identique à celles d'un croiseur lourd (C'est pourquoi le Surcouf a aussi été désigné "croiseur sous-marin"). Ces canons pouvaient tirer 600 obus à plus de 27 500 m de distance.

Il transportait également un canot à moteur de 5 mètres pour arraisonner les navires et disposait d'un compartiment pouvant loger 40 prisonniers.

Le Surcouf a rencontré de nombreux problèmes de mises au point notamment d'étanchéité de sa tourelle d'artillerie et de stabilité. Il a été contraint à une refonte à Brest en 1937.

La Seconde Guerre mondiale

Lorsque les troupes allemandes ont envahi la France en mai 1940, le Surcouf se trouvait en grand carénage à Brest après une mission dans les Antilles et le golfe de Guinée. Pour éviter la capture, le sous-marin appareille sous les ordres du capitaine de frégate Martin. Ses travaux inachevés, sans pièce de rechange et incapable de plonger, il gagne Plymouth en surface. Le 3 juillet 1940, les bâtiments français réfugiés en Grande-Bretagne sont saisis par les Britanniques, lors de l'opération Catapult. La prise du Surcouf fut menée au prix de quatre morts, un Français, l'ingénieur mécanicien Yves Daniel, et trois Britanniques, le commandant du sous-marin Thames, l'officier de renseignement porteur de l'ordre de saisie et un sergent.

Le Surcouf était alors le plus grand sous-marin du monde. Ses canons de 203 mm pouvaient tirer chacun trois obus de 120 kg à la minute, à une distance de 27 km.

Difficilement réarmé à cause de sa complexité, du manque de pièces de rechange et de marins qualifiés "sous-mariniers". D'abord commandé par le capitaine de frégate Ortoli, il servit finalement dans les Forces navales françaises libres après avoir été modernisé à l'arsenal de Portsmouth (USA). Le 24 décembre 1941, une flottille FNFL constituée des corvettes Mimosa, Alysse, Aconit et du sous-marin Surcouf et commandée par l'amiral Muselier rallia Saint-Pierre-et-Miquelon à la France libre.

Le rapport officiel impute la disparition du Surcouf à un éperonnage accidentel avec le cargo américain, US Thomson Lykes, au nord du canal de Panama, par 11° nord et 79° ouest, peu après son départ des Bermudes le 12 février. Bien plus tard le rapport d'enquête de la commission française, conclura de son coté que sa disparition fut la conséquence d'une méprise. Un hydravion PBY Catalina de patrouille anti-sous-marine chargée de la défense de ces mêmes eaux dans la nuit du 18 au 19 février 1942, grenada le Surcouf qu'il aurait confondu avec un grand sous-marin allemand ou japonais.

Cette méprise fit 126 morts, sous les ordres du capitaine de frégate Blaison. Un monument commémore son souvenir sur la jetée de Cherbourg.

Nota : Le Surcouf est souvent montré peint en couleur "vert olive", ce qui est une grossière erreur. Au début de sa carrière, jusqu'en 1932, il a été peint du même gris que les bâtiments de surface, puis ensuite en "bleu de prusse foncé". Même la maquette du très officiel musée national de la Marine à Paris n'a pas échappé à cette erreur, De plus elle montre le Surcouf avec le pavillon de beaupré FNFL arboré à partir de 1940, les mats de TSF relevés avec son kiosque d'origine. Or, le kiosque avait été surélevé de 0,90 mètre, sa partie arrière avait perdu son élégant arrondi et les mats avaient été débarqués lors du carénage de ...1936/1937.

Dans la littérature

Dans le roman de Harutoshi Fukui Shusen no Lorelei, le Surcouf est récupéré par les Allemands, amélioré pour servir de support à l'arme secrète « Lorelei » puis donné aux Japonais.

Dans le roman l'attaque vient de la mer, de Douglas Reeman, le frère fictif du Surcouf, le Soufrière est récupéré par les Anglais dans une action contre les Japonais

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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