Sirène (mythologie)

Sirène (mythologie)
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Une sirène (en grec ancien Σειρήν / Seirến[1]) est une créature mythologique hybride : mi-femme et mi-oiseau (tradition antique) ou mi-femme et mi-poisson (tradition médiévale).

Sommaire

Les sirènes dans la tradition gréco-romaine

Récits mythiques se rapportant aux sirènes

Sirène grecque du IVe siècle av. J.-C.

Selon la tradition homérique, les sirènes sont des divinités de la mer qui séjournent à l'entrée du détroit de Messine en Sicile. Musiciennes dotées d’un talent exceptionnel, elles séduisaient les navigateurs qui, attirés par les accents magiques, de leurs lyres et flûtes perdaient le sens de l’orientation, fracassant leurs bateaux sur les récifs où ils étaient dévorés par ces enchanteresses. Elles sont décrites au chant XII de l’Odyssée comme couchées dans l'herbe au bord du rivage entourées par les « amas d'ossements et les chairs désséchées des hommes qu'elles ont fait périr »[2].

L'origine des sirènes n’est pas claire. Selon la mythologie, elles étaient filles du fleuve Achéloos et de la muse Calliope (ou de Terpsichore, la Muse de la danse). Les Romains racontent d'ailleurs que les sirènes étaient à l'origine des femmes normales, elles auraient été les compagnes de Koré, devenue par la suite "Perséphone", et auraient laissé Hadès l'emmener. Les sirènes auraient reçu leur forme comme punition pour ce crime et, par la suite, les sirènes, chantaient prophéties et chansons relatives au royaume d'Hadès[3]. Euripide évoque dans Hélène[4] le caractère funéraire des sirènes ce que confirment les représentations de sirènes sur des stèles funéraires[5].

Une autre explication de leur métamorphose en attribue la cause à la colère d'Aphrodite. La déesse de l'Amour, les affubla de pattes et de plume tout en conservant leur visage de jeunes filles parce qu’elles avaient refusé de donner leur virginité à un Dieu ou à un mortel[6].

Ces divinités, fluviales à l'origine, étaient très fières de leur voix et défièrent les Muses, filles de Zeus et de Mnémosyne. Les Muses remportèrent le défi et exigèrent une couronne faite des plumes des sirènes, ce qui les priva du don de voler[7]. Vaincues, elles se retirèrent sur les côtes d'Italie méridionale.

Elles interviennent dans l'histoire des Argonautes, rapportée par Apollonios de Rhodes[8]. Alors que l'Argo s'approchait de leurs rochers, Orphée triompha d'elles par la beauté de son chant. Seul l'un des marins, Boutès préféra la mélodie des sirènes à celle du fils de Calliope. Il se jeta dans la mer pour rejoindre les enchanteresses, mais fut sauvé par Aphrodite.

De même, Ulysse et ses compagnons parvinrent à résister à leur pouvoir de séduction. Après avoir été mis en garde par Circé, Ulysse fit en effet couler de la cire dans les oreilles de ses marins pour qu'ils ne puissent pas entendre les sirènes tandis que lui-même se faisait attacher au mât du navire pour pouvoir jouir de leur chant sans se précipiter vers elles malgré la tentation. Suite à cela, les sirènes se seraient suicidées de dépit en se jetant dans la mer du haut de leur rocher[9].

Nombre et noms des sirènes

Les sources divergent au sujet de leur nombre et de leurs noms[10]. Il n'est pas mentionné chez Homère. Toutefois une scholie à l'Odyssée[11] fait remarquer qu'Homère utilise à plusieurs occasions le duel, ce qui sous-entend qu'il y aurait deux sirènes[12]. Il précise qu'il existe quatre sirènes dont il donne les noms, Aglaophème (Ἀγλαοφήμη, celle à la réputation brillante), Thelxiépie (Θελξιέπεια, celle qui méduse par le chant épique), Pisinoé (Πεισινόη, celle qui persuade) et Ligie (Λιγεία, celle au cri perçant). Pour Apollodore, les Sirènes sont trois et s’appellent Pisinoé, Aglaopé, Thelxiépie[13]. D'autres noms sont donnés dans les sources ; ils font toujours référence au pouvoir des sirènes : Aglaophonos (Ἀγλαοφώνος, celle qui a une belle voix), Aglaopé (Αγλαόπη, celle au beau visage), Thelxinoé (Θελξινόη, celle qui enchante) ; Thelxiope (Θελξιόπη, celle qui méduse par la parole), Molpé (Μόλπη, la musicienne)[14], Raidné (l’amie du progrès), Télès (la parfaite). Une autre tradition suivie par Apollonios de Rhodes, Lycophron ou Strabon considère que les sirènes sont trois et ont pour noms : Leucosie (Λευκωσία, la blanche), Ligie, Parthénope (Παρθενόπη, celle qui a un visage de jeune fille). Traditionnellement, lorsqu'elles sont trois, une joue de la lyre, une autre de la flûte et la troisième chante[15].

Localisation géographique

Dès l'antiquité le débat fut vif concernant la localisation des épisodes homériques. Selon les Grecs, les sirènes vivaient sur une ou plusieurs petites îles vertes situées à l’ouest de la Sicile : Anthemusa et les îles des Sirènes (selon les Siciliens, près du Cap Péloros, aujourd’hui Faros, tandis que les Latins les situent à Capri), se montrant particulièrement redoutables à l’heure de la sieste, par temps calme. Strabon rapporte que le tombeau de la sirène Parthénopè se trouvait à Neapolis[16]. Leucosie aurait donné selon le même auteur son nom à l'île d'où elle s'est jetée dans la mer[17]. Un rocher à triple pointe séparant le Golfe de Cumes du golfe de Posidonie s'appelait sirènes.

Représentation

Les sirènes étaient représentées, chez les Grecs, avec « un corps d'oiseau et une tête de femme, et jamais avec un corps de poisson comme dans les mythes nordiques »[18]. Cependant, il faut noter qu'Homère ne fait aucune allusion à des femmes-oiseaux. Le texte semble même suggérer qu'il pense à des femmes normales se tenant au bord de la mer. La nature hybride de la sirène, mi-femme, mi-oiseau est expliquée par la mythologie comme une punition qui les relie au monde infernal. Sur les monuments funéraires, elles figuraient des divinités léthifères chantant au son de la lyre et laissant supposer des intentions érotiques à l’égard du héros décédé. Les bestiaires médiévaux les décrivent comme des femmes « de la tête aux cuisses » et poissons de « là jusqu’en bas avec des griffes et des ailes » dans un syncrétisme qui noue les traditions fabuleuses des mythologies grecque et germanique. Elles ont laissé à la postérité leur image gravée dans la pierre des stèles, tombeaux ou des églises romanes où elles personnifient l’âme des morts comme dans l’Égypte ancienne, on les invoquait au moment de la mort[19].

Ulysse et les sirènes, célèbre œuvre de Draper Herbert James

Il reste quelques vases grecs qui racontent les aventures d'Ulysse : sur ceux qui sont antérieurs au IIIe siècle av. J.‑C., les sirènes apparaissent comme des oiseaux à tête de femme. Par la suite, elles acquièrent des bras, puis une poitrine humaine, attributs peut-être seulement esthétiques, même s'ils constituent des éléments supplémentaires de séduction, puisque les sirènes sont désormais représentées jouant d'un instrument, flûte ou cithare. Ainsi, elles s'humanisent au cours de l'Antiquité pour devenir des femmes ailées chez les Romains et les Étrusques, comme en témoigne la magnifique mosaïque représentant le bateau d'Ulysse, trouvée à Dougga.

Les sirènes dans la tradition scandinave

Pour les Scandinaves, la sirène est un monstre redoutable appelé Margygr (la géante de mer). L’œuvre norvégienne le Miroir royal la décrit comme une avenante créature ressemblant à « une femme en haut de la ceinture, car ce monstre avait de gros mamelons sur la poitrine, comme une femme, de longs bras et une longue chevelure, et son cou et sa tête étaient en tout formés comme un être humain ». Ce monstre paraissait grand, avec un visage terrible, un front pointu, des yeux larges, une grande bouche et des joues ridées.

Au VIIIe siècle, le moine anglais Aldhelm de Sherborne les décrit comme des vierges à queue de poisson couverte d'écailles. Ces deux représentations vont cohabiter jusqu'au XVe siècle où les sirènes volantes laissent définitivement la place à une jolie femme aux longs cheveux et à queue de poisson. À cette époque, le naturaliste allemand Johannes de Cuba les fait vivre dans des gouffres au fond des mers. « On les trouve souvent dans les mers et parfois dans les rivières », dit de son côté l'écrivain flamand Jacob Van Maerlant. En revanche, dans la mythologie grecque, ces démons habitent une île du Ponant près de l'île de la magicienne Circé. Ces filles de la mer traînent une triste réputation de dévoreuses d'homme, attirant leurs victimes par des chants mélodieux ou une apparence séduisante, voire les deux. Ces redoutables séductrices peuvent même être de simples jeunes femmes sans queue de poisson vivant dans la mer. Notons que les anglophones appellent en:Siren les sirènes antiques (mi-femme mi-oiseaux), et en:Mermaid les sirènes scandinaves (à queue de poisson)..

The Land Baby, œuvre de John Collier

D'illustres navigateurs ont dit avoir rencontré des sirènes : Christophe Colomb, en 1493, en aurait vu trois près des côtes de Saint-Domingue, « mais elles n'étaient pas aussi belles qu'on les décrit… » Un avis qui n'est pas partagé par les marins d'un navire américain qui ont observé, vers 1850, près des îles Sandwich (Hawaii), une sirène « d'une grande beauté qui ne cédait en rien aux plus belles femmes ». Ces sirènes sont certainement des mammifères marins, tels les lamantins et les dugongs, qui vivent dans les eaux peu profondes des archipels, des lagunes et estuaires.

En 1403, près d'Edam en Hollande, un spécimen a été capturé par deux jeunes filles. Il s'agissait d'une femme, trouvée nue dans l'eau et ne parlant aucune langue connue, qui fut surnommée la « sirène d'Edam ».

Des pastiches de sirène « desséchées » ont été fabriqués dès le XVIe siècle, et exposés dans les foires et les musées. Mais c'est surtout au XIXe siècle qu'ils ont attiré les foules. Ces monstres hideux étaient fabriqués au Japon, en Inde ou en Chine. Le haut du corps est constitué d'un buste d'orang-outan ou de guenon. La queue est celle d'un gros poisson. Quant au XVIIe siècle, à Leyde, un certain Pavio disséqua une sirène en présence du célèbre médecin Johannes de Laet, apportant un certain crédit scientifique à l'animal fabuleux. La tête et la poitrine étaient humaines mais, du nombril au pied, l'être était informe et sans queue.

Créée en 1835, par l'écrivain danois Hans Christian Andersen, la légende moderne de la sirène continue de faire des vagues, elle n’est plus la terrible tentatrice mais devient une héroïne romantique, qui cherche l’amour, telle Ondine qui offre son âme à l’homme qui voudra bien l’épouser. Le dessin animé de Walt Disney, La Petite Sirène, reprend des éléments issus de la culture populaire et du conte d'Andersen.

Origine des sirènes

Statue du XXe siècle d'Antonio Parera Saurina dans le Parc du Retiro
Peinture à l'huile d'une sirène portant un vase, de Max Klinger

Il se peut que l'origine des sirènes se trouve dans les récits des navigateurs, qui les confondaient avec des animaux rares, comme les lamantins ou les Dugongs. Dans une logique Évémériste, la longue queue des lamantins, leurs mamelles, qui évoquent des seins, ainsi que leurs cris plaintifs sont rapprochés de l'apparence physique et des chants que la tradition prête aux sirènes. Il semble probable que Christophe Colomb ait pris des mammifères marins de ce type pour des sirènes. D'autres descriptions mettent en scène des sirènes à tête et à buste de femme, avec une queue de poisson : ce sont les nymphes de la mer, filles du dieu de la mer Phorcys. Elles seraient alors aperçues à la surface de l'eau ou bien, assises sur un rocher, elles peigneraient leurs longs cheveux et tiendraient un miroir dans leur main.

Selon certaines interprétations, les sirènes d'Homère n’étaient autre chose que des courtisanes qui demeuraient sur les bords de la mer de Sicile et qui séduisaient les marins.

Folklore

De nombreuses légendes européennes font état de sirènes, vivant non seulement dans la mer, mais aussi dans les rivières et les petits cours d'eau[20]. Elles portent le nom de sirènes ou des noms vernaculaires, (ondines, nixes dans le domaine germanique, dragas ou donas d'aiga — dames d'eau — en Occitanie, etc.) mais leur description est généralement conforme à l'imagerie traditionnelle : des êtres moitié-femme et moitié-poisson. Selon certains récits, elles sont immortelles ; les deux premiers siècles de leur vie elles s'amusent et découvrent l'océan, mais ensuite elles se sentent seules et veulent aimer et se faire aimer par un humain. Elles sont généralement représentées avec une queue de poisson d'un seul tenant ou divisée en deux.

Dans l'imaginaire celte, la sirène séduit les pêcheurs en mer et enlève les enfants[réf. nécessaire]. La sœur jumelle de Douarnenez, la Marie Morgane, porte deux jambes au lieu d'une queue de poisson[réf. nécessaire].

En Afrique

Dans le vaudou haitien, herite du vaudou du Dahomey, la sirène est Mami Wata après les rituels dédiés à la Déesse des eaux pour la fécondité de la femme et dont la principale demeure est l'Océan, le maître (Hougan) ou la maîtresse (Mambo) de cérémonie lui demande de répéter: «Mamui Ata» ce qui veut dire: "je serre les jambes" afin de garder pendant un moment ce que la Déesse a ensemencé. Avec le temps, on nomma la Déesse "Amuia Ata" et avec les déformations phonétiques successives le nom «Mamui Ata» est devenu "Mami Wata"que l'on croît être une adaptation de l'anglais. Elle est aussi appelée Yemendja dans la tradition du vaudou haïtien, un culte spécial lui est même consacré (En Haïti, elle n'est pas appelée Yemanja mais plutôt Simbi ; Yemanja est plus usité à Cuba ou au Brésil). C'est la mère des eaux, déesse crainte des pêcheurs, elle symbolise aussi bien la mer nourricière que l'océan destructeur. Mami Wata est avant tout une divinité éwé, dont le culte est très présent sur la côte atlantique du Togo (mais aussi au Nigéria, au Cameroun, au Congo-Brazzaville) où elle symbolise la puissance suprême, de même que la déesse Durga du panthéon hindouiste symbolise la shakti. Mami Watta est souvent représentée en peinture où elle figure sous les traits d'une sirène ou d'une belle jeune femme brandissant des serpents.

Galerie de sirènes

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Sources

Claude Nicaise, Les Sirenes: ou discours sur leur forme et figure,éd. Anisson, 1691

Notes et références

  1. Sans étymologie sûre d'après Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Paris, Klincksieck, 1999 (édition mise à jour) (ISBN 2-252-03277-4) .
  2. Homère, Odyssée [détail des éditions] [lire en ligne], XII, 50 et suiv.
  3. Cette tradition est évoquée notamment par Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne], CXLI et par Ovide, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne], XV, vers 552-564.
  4. Euripide, Hélène [détail des éditions] [lire en ligne], 164-179.
  5. On voit par exemple une sirène funéraire portant une âme sur un bas-relief du tombeau de Kybernis venant de l'acropole de Xanthe en Lycie exposé au Brtish Museum de Londres
  6. Cette tradition est rapportée par le scholiaste V à l’Odyssée (XII, 39).
  7. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], IX, 34, 3.
  8. Apollonios de Rhodes, Argonautiques [détail des éditions] [lire en ligne], IV, 885-919 que complète le poème des Argonautiques orphiques.
  9. Le thème du suicide des sirènes est aussi parfois relié à Orphée. Il est représenté dès le Ve siècle sur des vases et est évoqué dans le poème Alexandra de Lycophron qui date du IIIe siècle, par Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne], CXLI et par Strabon, Géographie [détail des éditions] [lire en ligne], VI, 1.
  10. Sur cette question Marcello Carastro, La Cité des mages. Penser la magie en Grèce ancienne, Grenoble, Jérôme Millon, p. 115-118 ; J. Bérard, A.-C. Blanc, « La Plage des sirènes dans l'Odyssée et la « Casa delle Ossa » du cap Palinuro », dans Mélanges d'archéologie et d'histoire, 1954, vol. 66, p. 7-12 ; (it) L. Breglia Pulci Doria, « Le sirene : il canto, la morte, la polis » dans Annali dell' Istituto Orientale di Napoli, IX, 1987, p. 65-98.
  11. Scholiaste V à l’Odyssée, Chant XII, vers 39
  12. Il utilise le duel aux vers 52 et 167 du chant XII. À d'autres moments, par exemple aux vers 39 ou 158, il utilise le pluriel pour les désigner, ce qui ne veut pas forcément dire que leur nombre est supérieur à deux.
  13. Apollodore, Épitome [détail des éditions] [lire en ligne], VII, 18-19.
  14. Pour Molpé voir scholie à Apollonios de Rhodes, Argonautiques [détail des éditions] [lire en ligne] (IV, 892) et Hygin, Fables (Préface XXX) — qui cite Thelxiepe, Molpé et Pisinoé.
  15. Par exemple chez Apollodore, loc. cit., ou dans les représentations artistiques, par exemple sur l'œnochoé à figure noire visible sur ce site [1] ou sur la mosaïque dite des « trois sirènes musiciennes » visible au musée Alaoui (Bardo) de TunisModèle:Référence à préciser.
  16. Strabon, VI, 7.
  17. Strabon, VI, 1.
  18. Dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d'Alain Rey, réimpression mise à jour en 2006, Le Robert
  19. Jean-Jacques Ampère, L'histoire romaine à Rome, éd. Michel Lévy frères, 1861, p. 434.
  20. Les Sirènes du Gers, in Jean-François Bladé, Contes populaires de la Gascogne, Maisonneuve, Paris, 1886

Annexes

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

Auteurs anciens

Auteurs modernes

  • Jacqueline Leclercq-Marx, La sirène dans la pensée et dans l'art de l'Antiquité et du Moyen Âge – Du mythe païen au symbole chrétien, Académie royale de Belgique, 1997 (réédition 2002) ;
  • Édouard Brasey, Sirènes et Ondines, Éditions Pygmalion, Paris, 1999. (ISBN 2857046081)
  • Pierre Chavot, Sirènes, Au cœur du peuple des eaux, Glénat/Chasse-marée, 2008. (ISBN 2353570372)
  • Pierre Chavot, Monstres marins, Glénat/Chasse-marée

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