Shanghaï


Shanghaï

Shanghai

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Shànghǎi · 上海
Pano6.jpg
Pays Chine
Statut administratif Municipalité autonome
Préfixe téléphonique 021[1]
Code postal 200000 - 202150[1]
Secrétaire du PCC Yu Zhengsheng
Maire Han Zheng
Latitude, longitude 31°10′N 121°28′E / 31.167, 121.467
Superficie 6 340 km²
Population Municipalité : 18 870 000 hab. (en 2009)

Zone urbaine : 13 831 900 hab. (en 2008)

Densité Municipalité : 2 804 hab./km²
Localisation
Localisation de Shanghai

Shanghai (en mandarin 上海 ; pinyin : Shànghǎi ; shanghaïen : zanhe, prononcé [zɑ̃.'he], « sur la mer ») est la ville la plus peuplée de Chine, et une des plus denses avec 2 804 habitants au kilomètre carré (en 2006). L'émergence de la ville comme centre financier de l'Asie-Pacifique, au XIXe siècle et au XXe siècle s'est faite dans la douleur, avec l'occupation étrangère de la ville pendant plusieurs décennies. Dans les années 1920 et 1930, Shanghai a été le théâtre d'un formidable essor culturel qui a beaucoup contribué à l'aura mythique et fantasmatique qui est associée à la ville depuis cette époque. Après la fondation de la République de Chine et la guerre sino-japonaise (1937-1945), l'avènement de la République populaire de Chine a muselé la ville économiquement et culturellement, considérée comme un foyer de bourgeois et de dépravation, jusqu'à ce que Deng Xiaoping en 1992 décide de promouvoir le développement de la ville. Il semble aujourd'hui que la ville soit en passe de retrouver la place de centre financier de l'Asie qu'elle occupait auparavant. Sa croissance à deux chiffres, les 18,9 millions d'habitants de sa région urbaine[2], sa mutation cosmopolite et son essor culturel l'appellent à devenir une métropole mondiale, aux côtés de New York, Londres ou Paris. Elle accueillera l'Exposition universelle en 2010 .

Sommaire

Origine du nom

Le mot « Shanghai » est généralement prononcé /ʃɑ̃.gaj/ en français, mais en chinois mandarin il se prononce /ʂɑŋ.xaɪ/ ; le deuxième h se prononçant comme la jota espagnole.

En dialecte shanghaïen, le nom de la ville est Zanhe /zɑ̃he/. Elle possède plusieurs diminutifs :

  • Hu (滬 ou 沪), terme désignant une palissade en bambou employée pour pêcher.
  • Shen (申) : durant la période des royaumes combattants, le roi Kaolie du royaume de Chu (楚考烈王) a donné un domaine à Huang Xie (黃歇), aussi appelé seigneur Chunshen (春申君). Ce domaine était situé près de l'actuelle Shanghai.

Shanghai signifie littéralement : « surplombant la mer ».

Histoire

Les origines

Ruelle du vieux quartier chinois de Shanghai

A l'origine port modeste et village de tisserands, Shanghai ne semblait pas promise à pareil essor cosmopolite.

Shanghai ne s'est pas toujours appelée Shanghai. Jusqu'à la dynastie Sui (581-618), c'était le village de Hua Ting(華亭鎮). Elle est devenue la préfecture de Huating avant de prendre son nom actuel sous la dynastie Song (960-1234).

Étant donnée sa situation stratégique à l'embouchure du Yangzi Jiang, au centre de la Chine, et la proximité avec des villes aux productions artisanales réputées (Suzhou, Hangzhou), Shanghai est devenue très tôt un centre d'échanges économiques importants.

L'occupation étrangère

Cependant, ce n'est qu'après les guerres de l'opium et l'occupation étrangère que le développement économique de la ville a pris l'envergure qui ont fait sa réputation. Pendant la première guerre de l'opium, les forces britanniques ont temporairement tenu la ville. Américains et Français suivront, précédant les Russes et les Japonais. La guerre a cessé en 1842 avec le traité de Nankin, établissant l'ouverture commerciale des ports chinois, dont Shanghai. Les Britanniques vainqueurs y aménagent l'un des cinq ports ouverts qui leur seront alors concédés. Avec le traité du Bogue, en 1843 et le traité sino-américain de Wangxia, en 1844, des nations étrangères ont eu le droit de s'établir sur le territoire chinois : c'est le début des concessions étrangères.

Avec la rébellion Taiping en 1850, Shanghai fut occupée par une triade, associée au mouvement appelé Société des Petites Épées. La guerre faisant rage dans les campagnes, de nombreux Chinois se refugièrent dans la ville, qui leur était théoriquement inaccessible : en 1854, de nouvelles lois permirent aux Chinois d'y acquérir des terrains, provoquant une inflation immobilière. Cette année eut également lieu la première réunion du conseil municipal de Shanghai, afin de gérer les concessions étrangères établies de facto. En 1863, les colonies américaines et britanniques se rejoignirent pour former la Concession internationale, alors que les Français établirent, eux, la Concession française.

Jeu, opium et prostitution sont alors les activités les plus lucratives de cette ville baptisée à cette occasion « le plus grand bordel du monde ». Son parrain le plus connu, Du Yuesheng, menait ses trafics en collaborant étroitement avec la police de la concession française, à ce moment plus grande ville de France[réf. nécessaire].

Après la guerre sino-japonaise de 1894-1895, le traité de Shimonoseki permet aux Japonais de s'ajouter aux forces occupantes. Ils établissent à Shanghai les premières usines de la ville.

Cette période d'occupation a profondément marqué l'identité culturelle de la ville, tout en contribuant dans les années 1920 et 30 à l'essor des arts, cinéma, théâtre, et la naissance du premier groupe de jazz chinois. En 1920, on y recense un million d'habitants, dont vingt six mille huit cents étrangers de nationalité diverses. Ils façonnent les rues à leur goût, mêlant les styles néogothique, classique, victorien, Art déco... La chanteuse et actrice Zhou Xuan, fille de Weiwei Wang est sans doute la figure la plus emblématique de cette période. C'est aussi à Shanghai qu'est créé le Parti communiste chinois en 1921 et qu'ont été organisées les premières grèves ouvrières. La plupart, coolies et ouvriers, demeurent dans la pauvreté et vont grossir les rangs du Parti communiste chinois. En 1927, dans le cadre de l'expédition du nord de pacification de la Chine, les ouvriers chinois, mobilisés par les communistes, prennent Shanghai aux seigneurs de la guerre avant même l'arrivée des troupes gouvernementales. Tchang Kaï-chek, inquiet de la mobilisation réussie par les communistes, décide de se retourner contre ses alliés et lance les triades contre les ouvriers, déclenchant le massacre de Shanghai, qui signe le début de la guerre civile chinoise.

Sous le régime de la République de Chine, Shanghai devint une ville spéciale en 1927, et une municipalité en mai 1930. Elle est alors le centre financier de l'Asie, où les dollars mexicains par exemple s'échangeaient en masse après la crise boursière de 1929. La marine japonaise bombarde la ville le 28 janvier 1932, officiellement pour réprimer les protestations étudiantes ayant suivi l'incident de Mandchourie, déclenchant la « guerre de Shanghai ».

Enfant chinois pleurant dans les décombres après le bombardement de la ville par l'aviation shōwa, le 28 août 1937.

À compter du mois d'août 1937, à l'aube de la seconde guerre sino-japonaise, Shanghai est soumise par la marine et l'armée nippones à une série de bombardements qui entraînent la mort et l'évacuation de plusieurs milliers de civils. Disposant de forces terrestres et navales bien supérieures à l'armée chinoise, les troupes impériales prennent possession de la ville en novembre (bataille de Shanghai), puis se dirigent vers Nankin où elles se livrent à un terrible carnage (massacre de Nankin).

Poste d'observation chinois durant la bataille de Shanghai.

Selon les travaux de l'historien Zhiliang Su, au moins 149 "maisons de confort" hébergeant des esclaves sexuelles furent établies à Shanghai pendant l'occupation nipponne[3].

En 1938, Shanghai est considéré comme le cinquième port mondial[4]; les plus grandes firmes occidentales y sont désormais représentées.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Shanghai devint temporairement un centre pour les réfugiés d'Europe : c'était alors la seule ville ouverte inconditionnellement aux Juifs. L'Empire du Japon occupa la ville à partir de 1937. Par la suite, sous pression de leurs alliés nazis, les Japonais reçurent les réfugiés juifs dans un ghetto, en 1941, où les maladies pullulaient[5],[6]. L'immigration juive fut finalement stoppée par les Japonais le 21 août 1941.

Les Japonais prirent le contrôle total des concessions le 8 décembre 1941. Durant l'occupation japonaise, les citoyens des pays Alliés travaillant pour l'administration municipale demeurèrent à leur poste jusqu'en février 1943, date à laquelle ils furent internés.

Entre 1942 et 1945, sous l'effet combiné de la corruption du régime de Nankin et de l'occupation japonaise, le nombre de banques atteint 300, soit le double de celui de 1936[7].

Durant la guerre, le conseil municipal des concessions étrangères fut aboli deux fois, à quelques mois de distance, par deux gouvernements ennemis : en février 1943, le gouvernement du Royaume-Uni signa avec la République de Chine un traité acceptant le principe d'une rétrocession. En juillet de la même année, les Japonais rétrocédèrent le conseil municipal au gouvernement collaborateur chinois de Wang Jingwei. Après la guerre, une commission de liquidation fut mise en place pour gérer la rétrocession à la République de Chine.

Les huit années d'occupation, puis la victoire, en 1949, de Mao Zedong sur les troupes du général Tchang Kaï-chek précipitèrent le déclin de la ville.

La glaciation communiste

Après la victoire des communistes, la ville a été considérée comme le symbole du capitalisme étranger, elle sommeillait, et le monde l'avait presque oubliée, avant d'être revalorisée suite au mouvement de réformes de Deng Xiaoping.

Autrefois tête de pont des puissances coloniales dans une Chine agonisante, Shanghai est devenue le premier centre industriel du pays, en même temps que l'une des plus grandes métropoles du monde.

Pendant la Révolution culturelle, Shanghai connaît des troubles politiques et sociaux : à la fin décembre 1966, la municipalité est renversée. Les plus importantes grèves de l'histoire de la ville[8] paralysent la vie économique. Les rebelles et les gardes rouges désirent mettre en place un système semblable à la Commune de Paris. Le bilan de la Révolution culturelle est considérable : 150 000 logements furent confisqués rien qu'à Shanghai[9]. Entre 1968 et 1976, un million de Shanghaiens sont ruralisés de force[10].

La renaissance de la « Perle de l'Orient »

Au début des années 1990, en une décennie, la « perle de l'Orient » est redevenue un centre économique de première importance, qui compte en 2005 pour 20% de la production industrielle nationale pour seulement 1,5% de la population. Elle se destine aujourd'hui à devenir le centre financier de la Chine, grâce au quartier de Lujiazui.

Le 26 février 2002, Chen Liangyu (46 ans) a été élu maire de Shanghai par les délégués de la cinquième session du 11e Congrès du peuple de la Municipalité de la grande métropole de l'Est de la Chine. Il est ensuite devenu Secrétaire du Parti de la Municipalité autonome en octobre 2002, à la place de Huang Ju. Ce poste particulièrement important va habituellement de pair avec un siège au Bureau politique du Parti. C’est le cas pour Chen Liangyu depuis le XVIe Congrès du Parti communiste chinois.

Il a toutefois été destitué pour corruption en septembre 2006. Le maire de Shanghai s'appelle Han Zheng.

Le 3 décembre 2002, la métropole chinoise a été désignée pour organiser l'Exposition universelle de 2010, qui se tiendra donc, pour la première fois depuis 151 ans, dans un pays en voie de développement.

Langue et culture

Langue

La langue officielle de Shanghai, comme dans l'ensemble de la Chine est le mandarin. Cependant, la langue parlée est, dans le delta du Yangzi Jiang (长江) et les régions environnnantes, le wu. La variété parlée à Shanghai est le shanghaïen. Les campagnes de promotion du mandarin et la scolarité effectuée exclusivement en mandarin conduisent à un recul de l'usage du dialecte. Celui-ci reste cependant largement utilisé dans la communication des informations.

Mœurs

Il est également notoire que Shanghai est la capitale de la mode chinoise, ce qui va de pair avec une certaine sensibilité esthétique
Sur le plan de l'hygiène, il est très courant de voir les Shanghaiens cracher bruyamment sur le sol, dans les cendriers ou les poubelles. Cette pratique est cependant devenue moins fréquente en raison de sanctions financières dissuasives. Il arrive également fréquemment de voir les enfants se soulager en pleine rue. Les formules de politesse prônés en France comme "bonjour", "au revoir", "merci" ou "pardon" ne sont pas obligatoires. La politesse consiste plutôt à ne jamais faire "perdre la face" à son interlocuteur en le contredisant ou en refusant une invitation par exemple. En raison de la puissance de la ville, il arrive que le sentiment identitaire des Shanghaiens soit très fort, et dans certains cas fort méprisant vis-à-vis des Chinois d'autres provinces.

Arts

  • Parallèlement à Pékin, Shanghai est un foyer d'activités culturelles de plus en plus proche de standards occidentaux : la Biennale de Shanghai, les galeries d'art contemporain comme Shanghart en sont quelques exemples.
  • Opéra de Shanghai

Et aussi: musée national de Shanghai, Musée de Shanghai, Musée des Beaux-Arts de Shanghai, centre de sculpture de Shanghai, Musée Lu Xun de Shanghai, le Mémorial du siège du 1er Congrès du Parti communiste chinois de Shanghai.


Géographie

La municipalité de Shanghai est un territoire administratif ayant le statut de province : elle comprend plusieurs villes dont Shanghai et compte environ 20 millions d'habitants. L'agglomération (en chinois : chengqu) de Shanghai comptait 16,7 millions d'habitants en 2000[2].

Shanghai est située sur la rivière Huangpu, et se compose donc de deux parties distinctes, Puxi et Pudong (qui signifient respectivement à l'ouest et à l'est du Pu). La ville s'est développée tout d'abord exclusivement à Puxi mais depuis quelques années, sous l'impulsion du gouvernement, Pudong est devenue une zone de construction hi-tech ou les entreprises et autres gratte-ciels se multiplient.

L'avenue Nanjing (cinq kilomètres) fut autrefois la grande artère de la concession dite internationale. Elle est considérée maintenant comme le vrai centre de Shanghai et elle offre souvent dans sa partie ouest, près du fleuve, le spectacle d'une indescriptible cohue de piétons.

Le paysage urbain se transforme rapidement depuis quelques années. Des quartiers entiers, comme celui de Dun Hui Fang, sont rasés pour être reconstruits. Les expulsions concernent des dizaines de milliers de personnes depuis le milieu des années 1990 et un total de 20 millions de mètres carrés d'habitations ont été démolis[11]. Les habitants reçoivent en échange de leur départ une compensation dérisoire et sont confrontés aux méthodes violentes et illégales des sociétés de démolition ou de la police[11].

Shanghai bénéficie d'un climat subtropical humide.

Relevé météorologique de Shanghai
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 3,2 4,4 8,5 14,0 19,0 23,0 27,3 27,4 22,6 17,0 11,3 6,0 15,3
Précipitations (mm) 43 58 73 79 96 185 125 153 176 39 39 37 1 105
Source : Jean Demangeot, Les milieux « naturels » du globe, Paris, Armand Colin, 10e édition, 2002, (ISBN 2200346085), p.216

Population

Shanghai : les bâtiments nouveaux de Pudong

La population de Shanghai (13 millions de Shanghaïens +7 millions d'immigrés en 2008) est inégale, à l'image de la société chinoise dans son ensemble. Les revenus moyens sont supérieurs aux campagnes : l'informatique et ses gadgets ont pénétré dans les minuscules appartements de Shanghai. Le salaire moyen des habitants de la ville est d'environ 400 euros par mois[12].

Économie

Shanghai traduit l'envol économique de la Chine. Un dollar sur vingt du PIB chinois provient de cette ville et 1/5 des exportations du pays - qui ont augmenté de 500 % en valeur réelle entre 1992 et 2008 - transite par sa zone portuaire.

Programme officiel

Le 5 août 2002, le nouveau maire de Shanghai, Chen Liangyu a déclaré qu'il voulait « faire de sa ville, dans les trois années à venir, le centre du marché financier intérieur, des circulations des capitaux et de gestion de fonds, et l'un des centres financiers internationaux les plus importants pour une durée de dix à vingt ans. »
Cela dépend directement de la réforme du système financier chinois, encore très archaïque, mené par les autorités centrales de Pékin.

Immobilier

La tour de la Perle de l'Orient et la tour Jinmao dans le quartier financier de Lujiazui

Une maquette géante de la ville est visible au musée de l'urbanisme sur la Place du Peuple : cela donne une idée de la valeur de prestige accordée au développement immobilier à Shanghai.
Il y aurait actuellement 5000 tours, dont 120 gratte-ciels de plus chaque année, et 20 000 chantiers permanents[réf. nécessaire].
le World Financial Center, en est l'exemple le plus éclatant, avec ses 492 mètres de hauteurs, il est le plus haut bâtiment de Chine.
En 2006, un appartement de la Tomson Riviera, située à Pudong, s'est vendu pour 190 millions de yuans, soit 19 millions d'euros[11].

Toutefois, il convient d'ajouter un bémol face à cet engouement spéculatif : il y a un taux d'occupation des bureaux très bas dans la ville.
Certains analystes redoutent une bulle financière comparable à la bulle japonaise des années 1980.
En Chine, l'immobilier est une des activités les plus opaques, ce qui explique la fragilité du secteur qui pourrait éclater si la croissance économique montre des signes de ralentissement. Enfin, la multiplication des gratte-ciel fait peser un danger sur le sol de la ville : les spécialistes constatent que depuis 1921, le sol de la métropole s'affaisse[13]. Un tiers des affaissements des constructions dans le centre-ville sont dus à ces grandes tours, d'après le Bureau de la planification de la ville de Shanghai[13].

Industrie

Sidérurgie

Shanghai possède la plus grande aciérie de Chine, et l'une des plus modernes, à Baoshan, en bord de mer.

Transport

Le métro de Shanghai comprend en 2008 9 lignes (ligne 1, 2, 3, 4, 5,6, 7, 8 et 9) en fonctionnement, complet ou partiel, dont la mise en service est prévue pour l’Exposition universelle qui se tiendra dans la ville en 2010.

Deux lignes de chemin de fer se croisent à Shanghai : Pékin-Shanghai (京滬) et Shanghai-Hangzhou (滬杭).

Depuis le 1er janvier 2004, une ligne de Transrapid, un train à sustentation magnétique, relie la ville au nouvel aéroport international de Pudong[14]. Ce train est ainsi la ligne commerciale la plus rapide au monde (431 km/h).

La 2e compagnie aérienne chinoise est basée sur cet aéroport : China Eastern Airlines.

L'Aéroport international de Shanghai Hongqiao qui se trouve à l'Ouest du Pu, dans le quartier de Hongqiao, autrefois principal aéroport, aujourd'hui majoritairement consacré aux vols domestiques et aux vols internationaux avec Séoul et Tokyo, en cours d'agrandissement. Il sera relié à l'aéroport de Putong en 15 minutes par la ligne Transrapid en 2010. Le ligne 2 du métro devrait également le desservir très bientôt.

Le 1er décembre 2005 a été inauguré le plus long pont du monde, le pont de Donghai qui relie la ville au nouveau port en eau profonde sur les îles Yangshan.

Port

Après avoir dépassé le port de Rotterdam en 2003, celui de Hong Kong en 2004, et celui de Singapour en 2005, Shanghai est désormais, grâce au dynamisme de la Chine, le plus grand port du monde (trafic de 443 millions de tonnes en 2005), mais complètement engorgé avec une croissance annuelle de son trafic de 30%. En 2005, le port a traité 18 millions de conteneurs (TEU).

Une bonne partie du trafic s'effectue avec l'intérieur du pays, par les 5 000 kilomètres navigables du Yangzi Jiang : les bateaux peuvent aller de Shanghai jusqu'à Chongqing.

Ne pouvant plus s'étendre, en 2000/2001, il fut décidé de construire un nouveau port en eau profonde sur les îles Yangshan au large de Shanghai. Ce nouveau port devant être relié au quartier de Guoyuan par un pont gigantesque — le pont de Donghai — le plus long du monde ondulant en pleine mer sur pas moins de 32,5 kilomètres avant d'atteindre son objectif, afin de suivre les hauts-fonds capables de soutenir les fondations.

S'il s'agit d'un pont, pas moins de 470 piliers, et 15 portuaires, ont été posés dont certains à cent mètres de profondeur, d'un coût de 14 à 15 milliards d'euros.

Selon le quotidien financier The Financial Times, daté du 3 juillet 2006, l'opérateur public du port de Shanghai, le Shanghai International Ports Group, voudrait à présent s'étendre à l'étranger, via des acquisitions en Europe, en Asie et aux États-Unis. L'un des responsables de son conseil d'administration a cependant reconnu que les projets pourraient se heurter à des oppositions politiques.

Universités

Subdivisions administratives

Les subdivisions administratives de Shanghai

La municipalité de Shanghai exerce sa juridiction sur dix-neuf subdivisions - dix-huit districts et un xian.

Neuf districts sont situés dans le quartier de Puxi, zone urbaine centrale de Shanghai à l'ouest du Huangpu :

  • le district de Huangpu - 黄浦区 Huángpǔ Qū ;
  • le district de Luwan - 卢湾区 Lúwān Qū ;
  • le district de Xuhui - 徐汇区 Xúhuì Qū ;
  • le district de Changning - 长宁区 Chángníng Qū ;
  • le district de Jing'an - 静安区 Jìng'ān Qū ;
  • le district de Putuo - 普陀区 Pǔtuó Qū ;
  • le district de Zhabei - 闸北区 Zháběi Qū ;
  • le district de Hongkou - 虹口区 Hóngkǒu Qū ;
  • le district de Yangpu - 杨浦区 Yángpǔ Qū.

Un district gouverne le quartier de Pudong, à l'est du Huangpu :

  • le nouveau district de Pudong - 浦东新区 Pǔdōng Xīn Qū (xian de Chuansha avant 1992).

Les huit districts restants correspondent à des banlieues, à des villes satellites et à des zones rurales éloignées du centre urbain :

  • le district de Baoshan - 宝山区 Bǎoshān Qū (xian de Baoshan avant 1988) ;
  • le district de Minhang - 闵行区 Mǐnháng Qū (xian de Shanghai avant 1992) ;
  • le district de Jiading - 嘉定区 Jiādìng Qū (xian de Jiading avant 1992) ;
  • le district de Jinshan - 金山区 Jīnshān Qū (xian de Jinshan avant 1997) ;
  • le district de Songjiang - 松江区 Sōngjiāng Qū (xian de Songjiang avant 1998) ;
  • le district de Qingpu - 青浦区 Qīngpǔ Qū (xian de Qingpu avant 1999) ;
  • le district de Nanhui - 南汇区 Nánhuì Qū (xian de Nanhui avant 2001) ;
  • le district de Fengxian - 奉贤区 Fèngxián Qū (xian de Fengxian avant 2001).

L'île de Chongming, située dans l'estuaire du Yangzi Jiang (Chang Jiang), est gouvernée par le seul xian :

  • le xian de Chongming - 崇明县 Chóngmíng Xiàn.

Ces districts et xian sont eux-mêmes divisés (en 2003) en 220 subdivisions de niveau canton, comprenant 114 bourgs, 3 cantons et 103 sous-districts.

Films

Shanghai, ville de cinéma, a inspiré les cinéastes. Quelques films où le décor de Shanghai à diverses époques joue un rôle majeur.

  • L'empire du soleil de Steven Spielberg (1987) dans le Shanghai de l'invasion japonaise de 1942.
  • Shanghai Kiss avec Hayden Panettiere, réalisé par Ren et Konwiser, qui raconte l'histoire d'un américain d'origine chinoise qui doit se rendre à Shanghai à la suite du décès de sa grand-mère.
  • TE Wei et les films d'art de Shanghai, réalisé réalisé par Julien Gaurichon et Marie Claire Quiquemelle, 2006, qui expose les secrets des animateurs chinois et leur relation avec les arts traditionnels.

Jumelages

Shanghai est jumelée avec les villes suivantes :

Shanghai a des partenariats avec les villes ou régions suivantes :


Galerie photo

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Notes et références

  1. a  et b (en) Codes postaux et téléphoniques de la municipalité de Shanghai, (en) China Zip Code/ Telephone Code, ChinaTravel
  2. a  et b Yves Guermond, La Chine, Paris, Belin, 2007, (ISBN 9782701139807)p.67
  3. « 149 comfort women houses discovered in Shanghai », Xinhua, 16 juin 2005.
  4. Voir page 180 in The unwanted: European refugees from the First World War through the Cold War, Michael Robert Marrus, Temple University Press, 2002
  5. Exposition : Les Juifs réfugiés à Shanghai, 2005, Fondation pour la Mémoire de la Shoah
  6. Les réfugiés juifs polonais dans le ghetto de Shanghai, United States Holocaust Memorial Museum
  7. Voir page 125 in Passivity, Resistance, and Collaboration: Intellectual choices in occupied Shanghai, Poshek Fu, Stanford University Press, 1993
  8. Marie-Claire Bergère, La Chine de 1949 à nos jours, Paris, Armand Colin, 2000, p.127
  9. Collectif, Le Livre noir du communisme, Paris, Robert Laffont, 1998, p.615
  10. Collectif, Le Livre noir du communisme, Paris, Robert Laffont, 1998, p.628
  11. a , b  et c Brice Pedroletti, « Shanghaï : les dessous sales du capitalisme rouge », dans Le Monde du 23/10/2006, [lire en ligne]
  12. [1], Shanghai residents top income list
  13. a  et b « Shanghai croule sous le poids des gratte-ciel », dans Courrier international du 09-01-2009, [lire en ligne]
  14. Site web de l'aéroport de Pudong

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

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