Setif


Setif

Sétif

Sétif
سطيف
Fontaine d'Ain El Fouara en hiver au centre de Sétif
Fontaine d'Ain El Fouara en hiver au centre de Sétif
Géographie
Pays Algérie Algérie
Wilaya Wilaya de Sétif
Daïra Daïra de Sétif
Superficie 6 550 (wilaya) km²
Coordonnées geo. 36° 09' Nord
05° 26' Est
Démographie
Population 239 195 hab (1998)
Densité 237 hab/km²
Politique
Président de l'APC Mohamed Dib
Mandat en cours 2007-2012
Autres informations
Code ONS 1901
Code postal 19000

Sétif (en arabe: سطيف,arabe algérien: Sṭif) est une ville algérienne et le chef-lieu de la wilaya de Sétif. En janvier 2004, Sétif compte 245 000 habitants.

Située à 300 kilomètres à l'est d'Alger et a 65 km de Bordj Bou Arreridj et a 132 km de Constantine, dans la région des Hauts-Plateaux (El Hidhab en arabe), la ville culmine à 1 100 mètres d'altitude, entre les deux atlas tellien et saharien.

La ville et la région de Sétif sont souvent considérées comme le point de départ des manifestations du 8 mai 1945, signe avant-coureur de la guerre d'Algérie[1].

La ville recèle un patrimoine archéologique qui a poussé les services de l'Unesco à conseiller l'aménagement d'un parc archéologique à visées touristique et culturelle. Néanmoins, celui-ci n'est toujours pas inscrit à ce jour à la liste du patrimoine mondial. L'un des monuments emblématiques de la ville est l'ancienne mosquée (El Masdjid el Atik) ainsi que la fontaine d'Ain El Fouara.

Sommaire

Histoire

Massacres de Sétif

Article détaillé : Massacres de Sétif et Guelma.

Mais Sétif est le point de départ le 8 mai 1945 d'une série d'émeutes nationalistes réprimées dans le sang par les autorités coloniales françaises.

A Sétif, le Mardi 8 Mai 1945. La ville est pavoisée. C’est le jour de la capitulation allemande, les Algériens sont autorisés à célébrer la victoire des Alliés. A Sétif, la manifestation autorisée commence à envahir les rues dès 8 heures, estimée à plus de 10 000 personnes, elle défile avec des drapeaux des pays alliés vainqueurs et des pancartes « Libérez Messali Hadj », « Nous voulons être vos égaux » « ou « A bas le colonialisme ». Le PPA (Parti du Peuple Algérien) a crée un drapeau qui servira de modèle pour celui de l’Algérie future. Les militants le mêlent à ceux des Alliés. Vers 8h45 surgissent des pancartes « Vive l’Algérie libre et indépendante » et en tête de la manifestation Aïssa Cheraga, chef d’une patrouille de scouts musulmans, arbore le drapeau algérien. Tout dérape alors : devant le café de France, la tentative de la police, qui a voulu s’emparer du drapeau algérien (exhibé pour la première fois) que brandit Aïssa Cherraga puis par le jeune Saâl Bouzid qui s’en est emparé, sera la cause du drame. Face à l’obstination du jeune Saâl Bouzid : on essaie de lui retirer le drapeau national algérien mais il résiste. Le commissaire de police Olivieri ouvre le feu : le jeune s’effondre mort sur le coup. Immédiatement, des tirs provenant de policiers fusent et provoquent la panique. Devant le drame, les manifestants en colère s’enflamment, se replient et s’en prennent en massacrant les Européens rencontrés au hasard. La nouvelle de l’émeute gagne rapidement la région. La manifestation d’indépendantistes à Sétif tourne à l’insurrection violente. La révolte gagne les villes voisines. La répression qui s’en suivra sera d’une brutalité extrême, faisant des milliers de morts chez les Algériens. L’armée française s’est livrée à un nettoyage en règle pour mater un mouvement qui aurait pu s’étendre à toute l’Algérie.

C’est le gouverneur Chataigneau qui décrète l’état de siège. Il donne pleins pouvoirs au général Henri Martin, patron de l’armée en Afrique du Nord pour "rétablir l’ordre d’urgence". La France coloniale ne lésine pas : 40 000 soldats. Les villages "rebelles" sont bombardés. La marine de guerre pilonne les côtes.

L’Etat français annonçait à l’époque 102 morts européens et 1 500 Algériens tués. Officiellement, le gouvernement algérien parle aujourd’hui de 45 000 victimes. Les spécialistes, eux, restent divisés : entre 15 000 et 50 000. Pour Benmebarek, l'administrateur en charge de la région de Sétif lors du massacre, il s'élèverait à deux mille morts.

Époque contemporaine


Sports

Football

Jumelages

Personnalités

Notes et références

  • Yasmina Adi L'autre 8 Mai 1945, aux origines de la Guerre d'Algérie, film 2008
  • Meriem Hamidat Mémoires du 8 mai 1945 , film 2008

Bibliographie

  • Nacéra Benseddik, « Nouvelles inscriptions de Sétif », BAA VII, 1977-79, pp. 33-52
  • Nacéra Benseddik, « Sétif », Dictionnaire du Monde antique, éd. PUF, Paris, 2005
  • Nacéra Benseddik et C. Lochin, Saturne et ses fidèles : à propos de stèles de Cuicul, Mopth. et Sitifis, colloque international sur l'Algérie antique : permanences, relations, représentations, identités et culture dans l'Algérie antique, Rouen, avril 2003 [2005], pp. 261-292
  • Boucif Mekhaled, Chronique d'un massacre : 8 mai 1945, Sétif-Guelma-Kherrata, éd. Syros, Paris, 1995
  • Jean Louis Planche, Sétif 1945. Histoire d'un massacre annoncé, éd. Perrin, 2006
  • Roger Vétillard, Sétif. Mai 1945. Massacres en Algérie, éd. de Paris, 2008
  • Eugène Vallet, Un drame algérien. La vérité sur les émeutes de mai 1945, éd. Grandes éditions françaises, 1948
  • Denise Morel, Sétif de ma jeunesse, éd. Gandini, 2001
  • Virginie Galbarini, « Le Triomphe indien de Dionysos : étude descriptive et iconographique d’une mosaïque de Sétif » , Bulletin annuel de l’ASAC-SAKA, 2005
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