Search and rescue


Search and rescue

Recherche et sauvetage

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La recherche et le sauvetage sont des opérations de secours aux personnes en situation de danger.

Opérations de recherche aux personnes en situation de danger en tous lieux

Sommaire

Objectif

La mise au point d'un plan international dans le cadre duquel, les opérations de sauvetage en mer, quelle que soit la position, sont coordonnées par une ou plusieurs organisations SAR sans tenir compte des frontières d'État.

Les fondements juridiques des services Les Parties à la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS), à la Convention internationale sur la recherche et le sauvetage maritimes ou à la Convention relative à l'aviation civile internationale s'engagent à mettre en œuvre des services et une coordination SAR aéronautiques ou maritimes. La communauté internationale attend d'eux qu'ils s'acquittent de leurs engagements. la mise en œuvre de services SAR se fait dans le cadre des initiatives SAR de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et de l'Organisation maritime internationale (OMI), deux institutions des Nations Unies qui s'occupent respectivement de la sécurité dans les transports aériens et de la sécurité dans les transports maritimes.

Ces services peuvent être mis en œuvre par des États, à titre individuel, en mettant sur pied une organisation nationale SAR efficace ou avec un ou plusieurs autres États en établissant une organisation SAR conjointe.

Les fonctions fondamentales du dispositif

Tout dispositif SAR devrait être structuré pour accomplir efficacement les fonctions suivantes :

  • recevoir les notifications de détresse, en accuser réception et les retransmettre;
  • Coordonner l'intervention SAR;
  • exécuter les opérations SAR

Domaine maritime

Recherche et sauvetage (Search and rescue ou SAR) est une convention entrée en vigueur en 1985. Adoptée à Hambourg en 1979, sous l'égide de l' OMI, elle définit une approche internationale de la recherche et du sauvetage maritime.

Organisation

Moyen SAR

Afin de mieux organiser les opérations de sauvetage en cas de détresse, les océans et mers de la planète ont été divisés en zones. En adhèrant à la convention un État doit:

  • Définir une région de recherche et de sauvetage appelée zone de responsabilité SAR.(SRR)
  • Mettre en place un ou plusieurs MRCC(Maritime search and Rescue Coordination Center) (CROSS en France)
  • Donner des moyens (vedettes, canots, personnel, etc.) à ces MRCC.
  • Créer éventuellement des centres secondaires MRSC(Maritime Rescue Secondary center) dépendants d'un MRCC.
  • Conclure des accords avec d'autres États voisins afin d'éviter le gaspillage de (moyens) ressources.

Antennes de repérage d'urgence

Antennes de radiocommunication et le radiophare de repérage d'urgence.

Le radiophare de repérage d'urgence est constitué d'un groupe de 4 antennes (alimentées électroniquement les unes après les autres pour l'Effet Doppler-Fizeau pour déterminer la direction de la station en difficulté) sur les fréquences [1] :

  • 156,8 MHz canal 16,
  • 156,650 MHz canal 13,
  • 156,300 MHz canal 6,
  • 121,500 MHz fréquence aéronautique d’urgence.


Image de droite: l'antenne de radiocommunication, l'antenne de veille canal 16 , l'antenne canal 70 ASN et le groupe des 4 antennes du radiophare de repérage d'urgence pour la recherche.

Glossaire

  • Alerte de détresse Fait de signaler un incident de détresse à un organisme qui pourra prêter ou coordonner l'assistance.
  • Alerte SAR inutile (UNSAR) Message envoyé par un RCC aux autorités appropriées après que le système SAR a été inutilement mis en activité par une fausse alerte.

Check list SAR pour navire

  • Prévenir le Commandant
  • Recherche MRCC (CROSS en France) concerné par la zone
  • Suivre schéma de réaction à un appel
  • Prendre contact avec le navire en détresse ou MRCC (CROSS) selon schéma
  • Placer la position de détresse sur la carte
  • Préparer un SITREP (rapport sur la situation)
  • Répartir les rôles à la passerelle navigation, anticollision, recherche, communication
  • Renforcer veille visuelle
  • Définir qui est l'OSC (On Scene Coordinator - coordinateur sur zone)
  • Définir la position de référence, pattern de recherche, espacement, (IAMSAR annexe D).
  • Définir un canal VHF pour les communications.
  • Vérifier qu'un radar est sur 3 cm (longueur d'onde)
  • Préparer infirmerie et matériel mobile
  • Préparer le canot de secours.

Domaine aéronautique

  • Atterrissage en détresse
  • Amerrissage Situation dans laquelle un aéronef est forcé de se poser sur l'eau.
  • appel sélectif numérique automatique par MMSI, (DSC) Technique faisant appel à des codes numériques pour permettre à une station radio d'établir le contact avec une autre station ou un groupe de stations et pour leur transmettre des informations.
  • Balise personnelle de localisation (PLB) Radiobalise personnelle de détresse pour donner l'alerte et émettre des signaux de radioralliement.
  • Centre conjoint de coordination de sauvetage(JRCC) Centre de coordination de sauvetage chargé d'incidents de recherche et de sauvetage tant aéronautiques que maritimes.
  • Centre de contrôle de mission (MCC) Partie du système Cospas-Sarsat qui reçoit les messages d'alerte venant de stations au sol locales et d'autres centres de contrôle de mission pour les diffuser aux centres de coordination de sauvetage appropriés et à d'autres points de contact de recherche et de sauvetage.
  • Centre de contrôle régional (ACC) Organisme chargé d'assurer le service du contrôle de la circulation aérienne pour les vols contrôlés dans les régions de contrôle relevant de son autorité.
  • Centre de coordination de sauvetage (RCC) Organisme chargé de veiller à l'organisation efficace du service de recherche et de sauvetage et de coordonner les opérations de recherche et de sauvetage à l'intérieur d'une région de recherche et de sauvetage.

Note : RCC peut s'appliquer à des centres aéronautiques ou maritimes, ARCC ou MRCC.

Amerrissage

Aéronef en détresse [2].

  • Un aéronef en détresse survolant une zone océanique devrait, conformément aux procédures de l'OACI, informer l'autorité chargée du contrôle du trafic aérien qu'il est en détresse sur la fréquence utilisée aux fins du contrôle du trafic aérien.
  • Si un amerrissage forcé est probable, l'autorité chargée du contrôle du trafic aérien en informe immédiatement le centre de coordination de sauvetage approprié. Le centre de coordination de sauvetage avertit à son tour les navires qui sont en mesure de prêter assistance;
  • Lorsqu'ils sont alertés, les navires doivent établir, si possible, une veille à l'écoute sur la fréquence 4125 kHz. S'ils ne sont pas en mesure d'utiliser la fréquence 4125 kHz, les navires doivent établir une veille sur la fréquence 3023 kHz;
  • L'aéronef essaie dans un premier temps d'établir des communications sur la fréquence 4125 kHz; s'il n'arrive pas à entrer en contact, il tente alors d'établir des communications sur la fréquence 3023 kHz.
  • Si un amerrissage forcé n'est plus nécessaire, l'aéronef notifie qu'il n'y a plus de situation de détresse suivant la procédure prévue aux termes des dispositions de l'UIT/OACI.
Type de VHF portative SMDSM utilisée lors d'opérations SAR

Aéronef en zone maritime

Toute station établie à bord d'un aéronef et astreinte par une réglementation nationale ou internationale à entrer en communication pour des raisons de détresse, d'urgence ou de sécurité avec des stations du service mobile maritime doit être en mesure de faire et de recevoir des émissions de la classe J3E lorsqu'elle utilise la fréquence porteuse 2182 kHz, ou bien des émissions de la classe J3E lorsqu'elle utilise la fréquence porteuse 4 125 kHz, ou bien des émissions de la classe G3E lorsqu'elle utilise la fréquence 156,8 MHz et, à titre facultatif, la fréquence 156,300 MHz.


Procédure d'appel DSC

L'appel sélectif numérique automatique par MMSI, (DSC) Technique faisant appel à des codes numériques pour permettre à une station radio d'établir le contact avec une autre station ou un groupe de stations et pour leur transmettre des informations. Puis sur les stations vont sur le canal d'appel en radiotéléphonie de la même bande [3] que l'appel sélectif numérique reçu [4].

Tableau des fréquences d’appel

Zones SMDSM 1999 Fréquence d'appel
en ASN
Fréquence de détresse en radiotéléphonie
Zone A1. canal 70 (156,525 MHz) Canal 16 (156,8 MHz) en FM.
Zone A2. 2187,5 kHz puis radiocommunication sur 2182 kHz en USB
Zone A3. 1645,5 à 1646,5 MHz message Inmarsat B ou C.
Zone A4 et

Zone A3 sans le
service Inmarsat

4207,5 kHz puis radiocommunication sur 4125 kHz en USB Supplémentaire à 8 414,5 kHz
6312 kHz puis radiocommunication sur 6215 kHz en USB Supplémentaire à 8 414,5 kHz
8414,5 kHz puis radiocommunication sur 8215 kHz en USB
12557 kHz puis radiocommunication sur 12290 kHz en USB Supplémentaire à 8 414,5 kHz
16804,5 kHz puis radiocommunication sur 16420 kHz en USB Supplémentaire à 8 414,5 kHz
Toutes Zones vers satellites 406 MHz à 406,1 MHz radiobalise (RLS), radioralliement sur 121,500 MHz en AM.

Domaine terrestre

Radiogoniométrie
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Les radiobalises de localisation des sinistres (RLS) EPIRB émettent sur 406,025 MHz et sur 121,500 MHz.

La recherche radiogoniométrique de radiobalise de localisation des sinistres (RLS) sur 121,500 MHz et (243 MHz militaire).

En France au niveau départemental l'ADRASEC: Association Départementale des Radiotransmetteurs au service de la Sécurité Civile à pour mission :

  • La recherche radiogoniométrique d’aéronef en détresse du plan SATER (Sauvetage Aéro-Terrestre) qui est un plan de secours mis en place au niveau départemental ayant pour objectif la recherche terrestre et la localisation précise d'aéronefs civils ou militaires en détresse et de ses occupants.
  • L’établissement et l’exploitation de réseaux de transmission de secours. Plan ORSEC et annexes

Site internet de la FNRASEC

Les radiobalises

Les radiobalises de localisation des sinistres [5] (RLS) EPIRB émettent sur une fréquence entre 406 MHz à 406,1 MHz et sur la fréquence 121,500 MHz [6] avec une autonomie de 100 H à +20°C et une autonomie de 40 H à -40°C . Ces radiobalises peuvent se mettre automatiquement en fonctionnement lorsqu’elles sont en contact avec l'eau de mer ou dès qu'elles quittent leur conteneur (présence d'un aimant faisant office de contacteur). D'autres sont prévues de se déclencher suite à un choc violent (aéronautique). Elles peuvent aussi être mises en marche manuellement.

  • Une radiobalise a une puissance comprise entre 3 W et 7 W sur 406 MHz à 406,1 MHz en transmission digital codé du MMSI d'une durée de 440 ms tous les 50 s .
  • Une radiobalise a une puissance comprise entre 25 mW et 100 mW sur 121,500 MHz. La Modulation d'amplitude émise sur cette fréquence correspond à un balayage de plus de 700 Hz entre 300 Hz et 1 600 Hz.
  • Sur les navires. La radiobalise de localisation de sinistre est placée dans les parties hautes du navire, dans un conteneur muni d'un largueur hydrostatique conçu pour la libérer automatiquement par détection de pression équivalente à une immersion à une profondeur de 3 à 4 mètres lorsque le navire coule.
  • Depuis 1er février 2009, les satellites Cospas-Sarsat ne localisent plus les émissions sur les fréquences : 121,500 MHz et 243 MHz [7].


Détails d'utilisation

  • Les services de recherche et de sauvetage localisent les émissions sur les fréquences : 2182 kHz, 121,500 MHz, 156,8 MHz (243 MHz).
  • Les radiobalises de localisation des sinistres (RLS) EPIRB émettent sur 406,025 MHz et sur 121,500 MHz.
  • Le matériel et la fréquence militaire 243 MHz ne sont plus admis pour la navigation de plaisance.
  • Les satellites Cospas-Sarsat ne localise plus les émissions sur les fréquences : 121,500 MHz et 243 MHz [8].
  • Les émissions 406,025 MHz sont localisées et exploitées par les satellites NOAA et Cospas-Sarsat.
  • Les radiobalises Argos transmettent les données de suivi vers les satellites NOAA Tiros sur la fréquence 401,650 MHz)

Opérations coordonnées

Moyens radios d’interconnections et de coordination

Moyen radiotéléphonique international disponible pour les cas d’interconnections et de coordination engagent plusieurs nations.

Fréquences Utilisations Remarques
2182 kHz fréquence de détresse en radiotéléphonie en USB. en AM par émetteur de secours
3025 kHz fréquence d’urgence aéronautique en radiotéléphonie en USB. interconnexion (air/mer/terre)
4125 kHz fréquence auxiliaire à 2182 kHz. (air/mer/terre), inter-aéronef en USB. P maxi 1 kW
5680 kHz fréquence d’urgence aéronautique en radiotéléphonie en USB interconnexion (air/mer/terre)
121,500 MHz fréquence d’urgence aéronautique en vue d'un aéronef en AM. dégagement sur 123,1 MHz
156,8 MHz voie 16 ou canal 16 de détresse des ondes métriques en radiotéléphonie en FM. dégagement sur 156,3 MHz
406 à 406,1 MHz radiobalises de localisation de sinistre (RLS) en transmission du MMSI. radioralliement sur 121,500 MHz.

Opérations coordonnées aéronautiques

Circuit de recherche coordonné entre un aéronef et un navire pour la recherche en mer et le sauvetage.


Pour les opérations coordonnées engagent plusieurs nations.

Les fréquences 3025 kHz et 5680 kHz en USB (en J3E) et 123,1 MHz en AM (en A3E) du service mobile aéronautique peuvent être utilisées pour les communications par les navires, les stations mobiles terrestres et les stations radios côtières qui participent aux opérations coordonnées de recherche et de sauvetage.

Tout navire à passager doit être pourvu des installations permettant d'émettre et de recevoir des radiocommunications sur place, aux fins de la recherche et du sauvetage, sur les fréquences aéronautiques: 121,5 MHz et 123,1 MHz [9].

Annexes

Notes et références

  1. Obligatoire sur les vedettes hauturières (JO 30/01/2007 article 236-1.04 Radiogoniométrie). A compter du 1er février 2007, les vedettes armées en 2e ou 3e catégorie sont équipées d’un radiogoniomètre permettant de déterminer le relèvement ou l’azimut d’émissions radioélectriques sur toutes les fréquences de l’appendice 18 du règlement des radiocommunications de l’IUT ainsi que sur la fréquence aéronautique d’urgence 121,500 MHz. Ce radiogoniomètre est conforme aux exigences de la directive 1999/5/CE (directive R&TTE). »
  2. Manuel de recherche et de sauvetage des navires de commerce (Manuel MERSAR) de l'Organisation maritime internationale.
  3. Convention et Règlements administratifs de l'Union internationale des télécommunications. ARTICLE S32 et ARTICLE S33 Procédures d'exploitation pour les communications de détresse et de sécurité dans le Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM).
  4. Convention et Règlements administratifs de l'Union internationale des télécommunications. ARTICLE S31 Fréquences dans le Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM).
  5. http://www.ff-aero.fr/ed/document/Arrete_Balise_406-26decembre2008.pdf
  6. Toute balise de détresse doit être capable d’émettre simultanément sur les fréquences 121,5 MHz et 406 MHz. Conformément à l’annexe 10 de l’OACI. Arrêté du 26 mars 2008 relatif à l’obligation d’emport, aux fins de recherche et sauvetage des aéronefs, d’une balise de détresse fonctionnant sur 406 MHz. Journal Officiel du 3 avril 2008.
  7. http://www.cospas-sarsat.org/Status/spaceSegmentStatusF.htm
  8. http://www.cospas-sarsat.org/Status/spaceSegmentStatusF.htm
  9. Article 219-7-5. Matériel radioélectrique dispositions générales http://www.droit.org/jo/19981013/EQUH9801252A.html

Articles connexes

Liens externes

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