Sarge


Sarge

Debian

Debian-OpenLogo.svg
Capture d’écran de Debian GNU/Linux 5.0 (« Lenny »)
Debian GNU/Linux 5.0 (« Lenny ») avec GNOME
Famille GNU/Linux
Type de noyau Monolithique modulaire
État du projet en développement
Plates-formes i386, AMD64, x86-64, PowerPC, 68k, SPARC, Alpha, ARM, MIPS, HPPA, OS/390, IA-64
Licence Divers licences libres selon Debian
Dernière version stable 5.0.3 (Lenny) (le 5 septembre 2009) [+/−]
Dernière version avancée Squeeze [+/−]
Méthode de mise à jour Advanced Packaging Tool
Interface graphique Au choix (GNOME, KDE, Xfce, Enlightenment, ...)
Gestionnaire de paquets Dpkg
Site Web www.debian.org
Debian en Français.

Debian (/de.bjan/) est une organisation communautaire et démocratique, dont le but est le développement d'un système d'exploitation libre.

Ce système permet un mode d'unification de nombreux éléments pouvant être développés indépendamment les uns des autres. Ils sont associés sous forme de « paquets » modulables en fonction des besoins (on en dénombre plus de 25 000 en 2009).

On l'assimile généralement à Debian GNU/Linux (la distribution GNU/Linux de Debian), car c'est la seule branche parfaitement fonctionnelle. Toutefois, d'autres versions du système Debian sont possibles, tels les projets Debian GNU/Hurd[1] ou Debian GNU/kFreeBSD[2].

Debian est utilisée comme base de nombreuses autres distributions comme Knoppix ou Ubuntu qui rencontrent un grand succès.

Fin 2005, la version originale a été retenue comme système d'exploitation GNU/Linux pour équiper le matériel informatique de la ville de Munich, soit près de 14 000 PC[3].

Le 27 juillet 2009, il a été décidé que les gels de version auront lieu en décembre de chaque année impaire afin de permettre une sortie au printemps de chaque année paire[4].

Sommaire

Organisation du projet

Schéma d'organisation de la fondation Debian.

Debian est une distribution Linux non commerciale, lancée en 1993 par Ian Murdock avec le soutien de la Free Software Foundation ; elle a pour principal but de fournir un système d'exploitation composé uniquement de logiciels libres. Debian se prononce « Débiane ». Ce nom trouve son origine dans la contraction de deux prénoms : Debra, la femme du créateur du projet, et Ian, le créateur lui-même[5].

Le projet Debian s'organise autour de trois piliers :

  1. Un contrat social passé avec la communauté du logiciel libre définit de grands principes auxquels les développeurs adhèrent[6].
  2. Les principes du logiciel libre selon Debian (ou DFSG) définissant précisément le sens du mot « libre » pour les développeurs de Debian[7].
  3. Une constitution décrit le fonctionnement interne du projet, les méthodes de prises de décisions et les rôles des différents acteurs : le chef du projet, le secrétaire, les développeurs, etc. La démocratie Internet utilise une méthode de vote par pondération par classement : la méthode Schulze (une méthode Condorcet)[8].

Juridiquement, Debian est le projet d'une association à but non lucratif nommée SPI (Software in the Public Interest)[9].

Debian est en fait le nom de l'organisation, mais est souvent utilisé pour désigner la distribution spécifique Debian GNU/Linux. Cependant, d'autres distributions Debian, non basées sur le noyau Linux sont à l'étude, notamment basés sur le Hurd, le cœur du système d'exploitation GNU[10]. Des projets de portage vers d'autres noyaux sont aussi en cours : Debian GNU/Hurd, Debian GNU/kFreeBSD et Debian GNU/NetBSD.

La fondation regroupe plusieurs centaines de programmeurs, mais tous ne sont pas actifs. Les programmeurs actifs sont normalement en charge de la gestion d'un ou plusieurs modules. La coordination est assurée par des échanges sur liste de diffusion ou par chat IRC, ainsi que par les organes de la fondation.

Le projet est dirigé par un Debian Project Leader (« chef de projet Debian ») élu (ou réélu) par les membres chaque année, dans le respect de la constitution de la fondation. Ses pouvoirs sont limités, et les décisions d'une certaine importance sont prises par la communauté. Il est assisté depuis 2006 par un Debian Second in Charge (2IC).

Un autre poste important est celui de Release manager, lui même assisté de release assistants. Son rôle est de définir (avec la communauté des développeurs) les objectifs de la prochaine version, de superviser le processus et de définir les dates de sorties[11],[12].

Le projet est composé de bénévoles, essentiellement des développeurs. De ce fait, la fondation a des besoins financiers réduits, satisfaits par des dons en nature (des ordinateurs, par exemple[13]) ou en argent.

Project leaders

Le projet a eu les chefs de projets suivants :[14].

  1. Ian Murdock (août 1993mars 1996), fondateur du projet Debian ;
  2. Bruce Perens (avril 1996décembre 1997)
  3. Ian Jackson (janvier 1998décembre 1998)
  4. Wichert Akkerman (janvier 1999mars 2001)
  5. Ben Collins (avril 2001avril 2002)
  6. Bdale Garbee (avril 2002avril 2003)
  7. Martin Michlmayr (mars 2003mars 2005)
  8. Branden Robinson (avril 2005avril 2006)
  9. Anthony Towns (avril 2006avril 2007)
  10. Samuel « Sam » Hocevar (avril 2007avril 2008)
  11. Steve McIntyre (avril 2008 – aujourd'hui)[15],[16]

Release managers

  • Brian C. White (1997 – 1999)
  • Richard Braakman (1999 – 2000)
  • Anthony Towns (2000 – 2004)
  • Steve Langasek, Andreas Barth et Colin Watson (2004 – 2007)
  • Andreas Barth and Luk Claes (2007 – 2008)
  • Luk Claes and Marc Brockschmidt (2008 – 2009)
  • Luk Claes and Adeodato Simó (2009 – ?)

Distribution des logiciels

La distribution GNU/Linux contient environ 25 000 paquets logiciels élaborés et maintenus par un millier de développeurs. Debian est réputé pour sa fiabilité et son gestionnaire de paquets original (APT), au format de fichier .deb, permettant les mises à jour et garantissant un système homogène. Debian est disponible pour une dizaine de plateformes de matériel informatique : m68k, SPARC, Alpha, PowerPC, x86, IA-64, PA-RISC, MIPS (big et little-endian), ARM, OS/390 et plus récemment AMD64.

Sections de paquets logiciels

Pour chaque branche, trois sections sont disponibles :

  • la section main est la section principale de Debian. Elle contient la plupart des paquets.
  • la section non-free regroupe tous les paquets qui ne respectent pas les DFSG. Ils ne font plus partie officiellement de la distribution et ne sont pas maintenus par les développeurs Debian. Le paquet vrms indique s'il y a des paquets non-free sur le système.
  • la section contrib est destinée aux paquets qui respectent les DFSG, mais qui dépendent d'un paquet de la section non-free.

Gestion des paquets

Synaptic

Dpkg est le programme principal pour manipuler les fichiers de paquets (APT y fait d'ailleurs appel pour l'installation des dits programmes).

APT « Advanced Packaging Tool » (soit Utilitaire de Gestion de Paquets Avancé) est une interface avancée pour le système de gestion des paquets Debian, qui consiste en plusieurs programmes dont les noms commencent par « apt- » (apt-get, apt-cache, apt-cdrom, ...). Outre sa facilité d'emploi et sa polyvalence, son intérêt réside dans sa gestion automatique des dépendances entre les différents paquets. Il existe également une interface graphique pour ce programme : Synaptic.

Dselect est l'interface utilisateur historique, permettant une gestion plus aisée des paquets. Cet utilitaire tend à céder la place à Aptitude.

Versions de Debian GNU/Linux

Debian est toujours disponible en 3 versions (trois branches) qui sont :

  • stable : version figée où les seules mises à jour sont des correctifs de sécurité ;
  • testing : future stable où seuls les paquets suffisamment matures peuvent rentrer ;
  • unstable : version active, constamment nourrie de nouveaux paquets ou de mises à jour de paquets déjà existants (surnommée Sid).

De plus, il existe un dépôt de paquets nommé experimental ; il contient des paquets expérimentaux de logiciels dont l'utilisation pourrait dégrader le système. Cependant, le dépôt experimental ne contient pas tous les paquets disponibles dans les branches stable, testing et unstable. Voilà pourquoi il n'est pas considéré comme une branche à part entière.

Historique des versions

Les différentes versions de la distribution empruntent leurs noms aux personnages du film d'animation Toy Story des studios Pixar :

Version Nom Date de sortie Définition du personnage Commentaire
0.01 à 0.91 août 1993 à janvier 1994
0.93R5 mars 1995
0.93R6 novembre 1995
1.1 Buzz 17 juin 1996 Le ranger de l'espace ELF ; Noyau Linux 2.0
1.2 Rex 12 décembre 1996 Le tyrannosaure
1.3 Bo 2 juin 1997 La bergère
2.0 Hamm 24 juillet 1998 Le cochon-tirelire Premier portage : m68k
2.1 Slink 9 mars 1999 Le chien à ressort Apparition de APT ; 4 architectures
2.2 Potato 15 août 2000 Monsieur Patate 6 architectures (+ARM, +PowerPC); 2000 paquets
3.0 Woody 19 juillet 2002 Le cow-boy 11 architectures ; 8000 paquets
3.1 Sarge 6 juin 2005 Le chef des soldats 11 architectures ; 15000 paquets
4.0 Etch 8 avril 2007 L'écran magique 11 architectures (+ AMD64,- m68k); 18000 paquets
5.0 Lenny 14 février 2009 La paire de jumelles 12 architectures (+armel); 25000 paquets
- Squeeze[17] - L'extraterrestre à 3 yeux L'actuel Testing
Sid En perpétuelle évolution L'enfant qui casse les jouets Correspondra toujours à la version unstable

Note : il n'y a pas eu de version 1.0 du système Debian. En décembre 1995, un revendeur de CD (Infomagic) a fait presser des CD de la version de développement en les intitulant Debian 1.0. Cette version étant imparfaite et notoirement boguée, la première version officielle de Debian a donc été la 1.1 afin d'éviter toute confusion.

En outre, Sid, ne signifierait pas still in development contrairement à une rumeur répandue[18]. Cependant, il semble que le doute règne encore sur la question[19] si l'on en croit le paragraphe 4.6 du document référencé.


Versions 0.x

Debian est née en août 1993 grâce à Debra Murdock et Ian Murdock, alors étudiants à l'université Purdue. Debian fut soutenu par le projet GNU de la Free Software Foundation de novembre 1994 à novembre 1995.

Les versions 0.01 jusqu'à 0.90 de Debian furent produites entre août et décembre 1993. Ian Murdock écrivait alors :

« La version 0.91 de Debian sortit en janvier 1994. Elle avait un système de gestion de paquets primitif qui permettait aux utilisateurs de manipuler les paquets mais n'autorisait pas grand chose d'autre (il ne possédait certainement pas de dépendances ou d'options analogues). À partir de ce moment-là, quelques douzaines de personnes travaillaient sur Debian, alors que je devais toujours assembler les versions moi-même. La version 0.91 fut la dernière version faite de cette manière. »
« Une grande partie de l'année 1994 fut consacrée à organiser le projet Debian de façon à ce que les autres puissent plus directement contribuer, comme pour la réalisation de Dpkg (Ian Jackson fut très largement responsable de cette dernière). Si je me souviens bien, il n'y eut pas de version officielle en 1994, bien que nous en eûmes un certain nombre en interne, à chaque fois que nous progressions dans l'avancement de la distribution. »
« La Debian 0.93, en version 5, sortie en mars 1995, fut la première version "moderne" de Debian : il n'y avait jamais eu autant de développeurs (bien que je ne puisse me rappeler combien), chacun avait maintenant ses propres paquets et Dpkg fut utilisé pour installer et maintenir tous ces paquets après l'installation du système de base. »
« La Debian 0.93, en version 6, sortie en novembre 1995, fut la dernière version au format a.out. Il y avait environ 60 développeurs pour maintenir les paquets de la version 0.93R6. Si je me souviens bien, dselect fit son apparition dans cette version qui fut ma version favorite de Debian. »

Il arrêta de travailler activement sur le projet en mars 1996 durant la pré-production de la Debian 1.0. Cette dernière fut renommée 1.1 pour éviter toute confusion avec un fabricant de disque compact qui nomma faussement 1.0 une version précédente. Cet incident mena au concept d'images ISO "officielles", de façon à éviter aux vendeurs ce genre de bévue.

Durant le mois d'août 1995 (entre la version 0.93R5 et 0.93R6 de Debian), Hartmnut Koptein débuta le premier portage de Debian pour la famille des Motorola m68k. Selon lui : « De très nombreux paquets étaient construits autour de l'architecture i386 ("petit bout", -m486, -O6 et autres options de ce genre de la bibliothèque libc4) et ce fut un travail énorme que d'avoir une base de paquets de départ sur ma machine (un Atari Medusa 68040, 32 MHz). Après trois mois (en novembre 1995), je mis à disposition 200 paquets, sur les 250 disponibles, tous pour la bibliothèque libc5 ! » Depuis lors, le projet Debian s'est développé en incluant de nombreux portages vers d'autres architectures, ainsi qu'un portage vers un nouveau noyau, Hurd, et donc vers le système à micro-noyau GNU/Hurd.

Un des tous premiers membres du projet, Bill Mitchell, se rappelle au sujet du noyau Linux :

« … on devait être entre la version 0.99r8 et 0.99r15 lorsque l'on a débuté. Pendant très longtemps, je fus capable de compiler un noyau en moins de 30 minutes sur une machine dotée d'un 386 à 20 MHz, et j'étais ainsi capable d'installer une Debian dans le même temps avec moins de 10 Mo d'espace disque. »
« … Je me souviens que l'équipe initiale comprenait Ian Murdock, moi-même, Ian Jackson, un autre Ian dont je ne me souviens pas le nom de famille, Dan Quinlan, et quelques autres personnes dont je ne me souviens pas des noms. Matt Welsh faisait aussi partie du groupe initial, ou l'a rejoint à ses tous débuts (il a depuis quitté le projet, ...). Quelqu'un créa une liste de discussions et nous nous mîmes au travail. »
« Si je me souviens bien, nous ne partîmes pas d'un plan défini, et nous ne partîmes pas sur le fait de créer ensemble un plan avec une approche très organisée. Dès le début, si je ne me trompe pas, nous rassemblâmes aléatoirement les sources d'un certain nombre de paquets. Avec le temps, nous finîmes par finaliser une collection d'articles qui seraient nécessaires au cœur de la distribution : le noyau, un shell, update, getty, de nombreux autres programmes et de fichiers de configuration requis pour initialiser le système ainsi que tout un jeu d'utilitaires. »

Versions 2.x

Ian Jackson devint le responsable du projet Debian au début de l'année 1998 et devint tout de suite après vice-président de la Software in the Public Interest. Après la démission du trésorier (Tim Sailer), du président (Bruce Perens) et du secrétaire (Ian Murdock), il devint président et trois nouveaux membres furent choisis : Martin Schulze (vice-président), Dale Scheetz (secrétaire) et Nils Lohner (trésorier).

La version 2.0 de Debian (Hamm) sortit en juillet 1998 pour les architectures de processeurs Intel x86 et Motorola m68k. Cette version se caractérise par l'introduction d'une nouvelle version des bibliothèques C (libc6 reposant sur la glibc2). Au moment de sa sortie, il y avait plus de 1 500 paquets maintenus par plus de 400 développeurs Debian. Wichert Akkerman succéda à Ian Jackson comme chef de projet Debian en janvier 1999.

La version 2.1 de Debian sortit le 9 mars 1999, après avoir été retardée pendant une semaine par des demandes de corrections de dernière minute. La Debian 2.1 (Slink) supporte officiellement deux nouvelles architectures : l'Alpha et le Sparc. Les paquets contenant le système X-Window furent profondément réorganisés par rapport aux précédentes versions. Elle inclut aussi APT, l'interface de gestion de paquets de la génération suivante. Ainsi, cette version de Debian fut la première à requérir deux cédéroms pour le jeu de cédéroms officiels ; elle contient environ 2 250 paquets.

Le 21 avril 1999, Corel Corporation et le projet KDE formèrent effectivement une alliance avec Debian lorsque Corel affirma son intention de fabriquer une distribution Linux basée sur Debian et l'environnement de bureau du projet KDE. Durant le printemps et l'été suivants, une autre distribution basée sur Debian fit son apparition, Storm Linux. Le projet Debian choisit alors un nouveau logo, en créant à la fois une version officielle à utiliser sur le matériel utilisant Debian, comme les cédéroms ou les sites webs officiels du projet, et une version non-officielle pour une utilisation dérivée de Debian ou mentionnant son nom. Un nouveau portage, unique en son genre, débuta à ce moment avec le Hurd. C'est la première tentative d'utiliser un noyau non-linux, avec le GNU/Hurd, qui est lui-même basé sur le micro-noyau GNU Mach.

La Debian 2.2 (Potato) est sortie le 15 août 2000, cette version ajoute le support des architectures PowerPC et ARM, avec Wichert Akkerman en tant que chef de projet, cette version de la distribution compte 3 900 paquets maintenus par près de 450 développeurs.

Versions 3.x

Debian 3.0 fut nommée « Woody » et supportait toujours plus d'architectures, avec l'ajout des IA-64, HP PA-RISC, MIPS et S/390. Le projet compte alors 900 développeurs et 8 000 paquets, dont pour la première fois KDE, après que le conflit de licence de la bibliothèque Qt eut été résolu.

Debian « Sarge », soit la version 3.1, fut finalisée le 6 juin 2005 et compte pas moins de 15 000 paquets et 11 architectures.

Versions 4.x

La version 4.0, « Etch » est sortie le 8 avril 2007 et inclut les éléments suivants :

  • Noyau Linux 2.6.18 ;
  • Support officiel de l’architecture AMD64, soit un total de 11 architectures différentes ;
  • Remplacement de XFree86 par X.Org (version 7.1) ;
  • Nouvel installateur (incluant une version graphique) ;
  • Présence de Secure APT pour des téléchargements sécurisés avec cryptographie et signatures améliorées.

Le 27 juillet 2008, la quatrième révision de « Etch » est sortie. Outre les mises à jour de sécurités habituelles, cette version inclut aussi « etch-and-a-half ». Ce dernier propose un nouveau noyau (2.6.24), des drivers plus récents pour Xorg, ainsi que divers autres changements permettant de faire fonctionner Debian avec un matériel plus récent[20].

Le 15 août 2008, Debian peut s'installer sur le téléphone Neo FreeRunner[21].

Versions 5.x

La version 5.0, « Lenny » est sortie le 14 février 2009 après 22 mois de développement et est aujourd'hui en version stable. Elle inclut les éléments suivants[22] :

Caractéristiques et critiques

La distribution Debian est beaucoup utilisée sur des serveurs et par des administrateurs systèmes ayant des compétences en informatique. Si elle se veut tout autant utilisable sur des ordinateurs personnels, l'ergonomie du système repose malgré tout sur les bonnes compétences techniques de l'utilisateur (par exemple son installation a longtemps été rédhibitoire pour les novices). À noter tout de même que sa reprise par des distributions orientées « utilisateur final », comme Ubuntu, a accéléré les progrès du côté de l'ergonomie.

Cette utilisation sur les serveurs fait également que son cycle de sortie de nouvelles versions repose sur une fiabilité irréprochable, ce qui a entraîné des délais très longs entre les versions stables (surtout à l'époque des versions 3). Cela avait pour conséquence de fournir des applicatifs stables mais parfois désuets ou dépassés au moment de la sortie d'une nouvelle version. En 2008, pour résoudre ce problème, la version "Etch et demi" propose une mise à jour des paquets au sein d'une version stable, ce qui est une première dans l'histoire de Debian.

En mai 2008, Luciano Bello, développeur Debian et chercheur en sécurité informatique découvre que des changements effectués dans la version d'OpenSSL distribuée par Debian avaient provoqué une faiblesse dans le générateur de nombres aléatoires[23]. Ainsi les clés de sécurité générées par une machine utilisant la version « Etch » étaient prédictibles[24]. Cette faille a concerné aussi les distributions dérivées de Debian telles que Ubuntu et Knoppix.

On relève aussi des problèmes sur le plan de la communication (site web à l'aspect peu moderne et peu actualisé par exemple), mais aussi des problèmes de communication entre les développeurs. Ces aspects avaient notamment été pointés du doigt par Sam Hocevar lors de la campagne pour le poste de chef de projet[25] en 2007.

Logos

Le logo actuel (la volute) est l'œuvre de Raul M. Silva, c'est le résultat d'un concours organisé en 1999.

Il existe en deux versions : une version dont l'usage est libre (volute seule, avec ou sans la mention « Debian ») et la version officielle (volute sur une bouteille avec ou sans mention « Debian ») qui ne peut être utilisée qu'avec l'autorisation explicite de Debian.[26],[27]

La volute évoque le bon génie qui s'échappe de la lampe d'Aladin.

Bibliographie

  • Hertzog, Raphael, & Mas, Roland. (2009). Debian Lenny - GNU/Linux. Eyrolles. (ISBN 2-212-12443-0) 462 pages.
  • Huet, Franck. (2008). Debian GNU/Linux : Sécurité du système, sécurité des données, pare-feu, chiffrement, authentification. Eyrolles. (ISBN 2-7460-4114-6) 278 pages.
  • Dutreix, Michel. (2008). Debian GNU/Linux : Services réseaux. Eyrolles. (ISBN 2-7460-4076-X) 296 pages.
  • Hertzog, Raphael, & Mas, Roland. (2007). Debian Etch - GNU/Linux. Eyrolles. (ISBN 2-212-12062-1) 428 pages.
  • Le Thieis, Yann, & Chamillard, Gilles. (2007). Debian GNU/Linux : Administration du système. ENI. (ISBN 978-2-7460-3991-9) 374 pages.
  • Aubepin, Frédéric; Barons, Eric; Hurbain, Isabelle; & Namèche, Sébastien. (2006). Debian à 200% : 50 trucs, secrets et techniques. O'Reilly. (ISBN 2-8417-7367-1) 303 pages.
  • Le Thieis, Yann, & Pons, Nicholas. (2006). Debian GNU/Linux version 3.1 (Sarge) : Administration du système. ENI. (ISBN 2-7460-3010-1) 386 pages.
  • Krafft, Martin. (2006). Debian : Administration et configuration avancée. Eyrolles. (ISBN 2-212-11904-6) 674 pages.
  • Ronneburg, Frank. (2005). Debian GNU/Linux : Installation, administration, exploitation. Campus Press. (ISBN 2-7440-1941-0) 624 pages.
  • Hertzog, Raphael; Le Bars, Christophe; & Mas, Roland. (2005). Debian GNU/Linux. Eyrolles. (ISBN 2-212-11639-X) 310 pages.
  • Pirio, Mikael. (2004). Linux Debian : TCP/IP - les services réseaux. ENI. (ISBN 2-7460-2459-4) 471 pages.

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Wikibooks propose un ouvrage abordant ce sujet : Lire et écrire le japonais sous Debian.

Wikibooks-logo-fr.png

Wikibooks propose un ouvrage abordant ce sujet : Découvrir MySQL, PostgreSQL et Oracle sous Debian.

Notes et références

  1. (fr) Page du projet Debian GNU/Hurd sur debian.org
  2. (fr) Page du projet Debian GNU/kFreeBSD sur debian.org
  3. (fr) Le choix de Munich se porte sur Debian sur Linuxfr et (de) communiqué sur le site de la ville de Munich
  4. Etienne Bagnoud, « Debian adopte une nouvelle stratégie pour les "freeze" », 29 juillet 2009, Linuxfr
  5. (fr) « À propos de Debian »
  6. (fr) Contrat social de Debian
  7. (fr) Principes du logiciel libre selon Debian
  8. (fr) La constitution de Debian
  9. (en) Software in the Public Interest
  10. À propos de Debian, consulté le 05/08/2009.
  11. The Debian organization web page, date de consultation : 01/11/2008.
  12. The Emergence of Governance in an Open Source Community, date de consultation : 01/11/2008.
  13. Dons de matériel et de services à Debian, site en français de la fondation Debian, consulté le 06/08/2009.
  14. http://www.debian.org/doc/manuals/project-history/ch-leaders A Brief History of Debian Chapter 2 – Leadership, date de consultation : 01/11/2008.
  15. (en) Debian Project Leader Election 2008 Results
  16. (en) Debian Project Leader Election 2009 Results
  17. (en) Luk Claes, « Release Update: freeze guidelines, testing, BSP, rc bug fixes », 1er septembre 2008
  18. (fr) Raphaël Berbain, « Re: Sarge =? testing »
  19. (fr) Bref historique de Debian
  20. (en) Debian GNU/Linux 4.0 updated and support for newer hardware added
  21. Debian on the FreeRunner, annonce sur une liste de discussion de Debian
  22. Notes de publication pour Debian GNU/Linux 5.0 (« Lenny »), Intel x86, 14 février 2009
  23. (en) DSA-1571-1 openssl -- predictable random number generator
  24. (en) Debian OpenSSL Predictable PRNG Toys par H.D. Moore, le créateur de Metasploit
  25. (fr) Programme de Sam Hocevar
  26. Debian actualité - 26 août 1999 - Debian choisit un nouveau logo, 26 août 1999, Debian.org
  27. Logos Debian, Debian.org

Voir aussi

Liens internes

Distributions fondées sur Debian

Liens externes

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Origine :
Projet GNU, Linux, ...
Basé sur :
GNU/Linux
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Debian GNU/kFreeBSD
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Dérivés :
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  • sarge — ► NOUN informal ▪ sergeant …   English terms dictionary

  • sarge — ☆ sarge [särj ] n. [Informal] short for SERGEANT …   English World dictionary