Atalante


Atalante
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Atalante par Pasitélès, Ier siècle av. J.‑C., musées du Vatican.

Dans la mythologie grecque, Atalante (en grec ancien Άταλάντη / Átalántê) est une héroïne.

Carl Robert[1], repris par les mythologues postérieurs[2], distingue deux Atalantes, l'une présente dans la tradition béotienne et l'autre dans la tradition arcadienne, et suppose que la seconde a été inventée à partir de la première.

Sommaire

Tradition arcadienne

Dans la version arcadienne, Atalante est la fille d'Iasos, roi du Péloponnèse, fils de Lycurgue, et de Clymène, fille de Minyas. Comme Iasos ne voulait pas de fille, elle fut abandonnée à la naissance, et recueillie par une ourse dans la forêt du Pélion. Des chasseurs enfin la trouvèrent et l'élevèrent ; elle devint une chasseresse redoutable, se distinguant notamment à la chasse du sanglier de Calydon. Elle fit, comme Artémis, vœu de virginité. Ainsi périrent sous ses flèches deux centaures, Hyléos et Rhoécos, qui tentèrent d'abuser d'elle. Il semble qu'elle épousa cependant Méléagre. Elle fut l'unique femme à faire partie des Argonautes aux côtés de Jason[3].

Tradition béotienne

Dans la version béotienne, elle est la fille de Schœnée, fils d'Athamas. Son père souhaitant la marier, elle ne voulut prendre pour époux que celui qui pourrait la battre à la course ; ceux qui échoueraient seraient mis à mort. De nombreux prétendants moururent ainsi, jusqu'à ce que se présente Hippomène, qui aidé d'Aphrodite, laissa tomber trois pommes d'or (probablement des oranges) données par la déesse dans sa course ; curieuse, la jeune fille s'arrêta pour les ramasser, et fut ainsi devancée à l'arrivée.

Mais par la suite, les amants se rendent coupables de sacrilège en faisant l'amour dans un temple. Chez Ovide[4], Hippomène oublie de remercier la déesse Aphrodite de lui avoir donné les pommes d'or, et celle-ci, pour se venger, envoie aux amants un désir irrépressible qui les conduit à faire l'amour dans un temple de Cybèle ; cette dernière, courroucée, les métamorphose en lions et les attelle à son char. Apollodore[5] indique seulement qu'ils s'unissent dans un temple de Zeus. Chez Hygin[6], c'est également Aphrodite qui envoie aux amants leur désir sacrilège, mais c'est Zeus qui les métamorphose ; il précise aussi qu'une fois devenus lions, les amants ne peuvent plus s'unir l'un à l'autre.

Elle est la mère de Parthénopée.

Notes

  1. Robert 1920-1926, p. 84.
  2. Cités par Gantz 2004 [1993], p. 596.
  3. Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], I, 9, 16 et Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne], IV, 41.
  4. Ovide, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne], X, 681-704.
  5. Apollodore, III, 9, 2.
  6. Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne], CLXXXV.

Bibliographie

  • Timothy Gantz, Mythes de la Grèce archaïque, Belin, 2004 [détail de l’édition] .
  • (de) Carl Robert, Die griechische Heldensage (Griechische Mythologie II), 1920-1926, 3 vol.  

Voir aussi

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