Saint-Vincent (Italie)


Saint-Vincent (Italie)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Vincent.
Saint-Vincent
Administration
Pays Drapeau d'Italie Italie
Région Valle d'Aosta-Stemma.svg Vallée d'Aoste 
Province Blason ville It Aoste.svg Aoste 
Code ISTAT 007065
Code postal 11027
Préfixe tel. 0166
Syndic Adalberto Perosino (2010)
Site web www.comune.saint-vincent.ao.it/index.html
Culture et démographie
Population 4 787 hab. (31-12-2010[1])
Densité 239 hab./km²
Gentilé Sabin(e)s
Saint patron Vincent de Saragosse
Fête patronale 22 janvier
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 00″ N 7° 39′ 00″ E / 45.75000, 7.6500045° 45′ 00″ Nord
       7° 39′ 00″ Est
/ 45.75000, 7.65000
  
Altitude 550 m
Superficie 20 km²
Code cadastral H676
Voir la carte administrative
Saint-Vincent
Voir la carte topographique
Saint-Vincent

Saint-Vincent est une commune du Val d'Aoste dans le nord ouest de l'Italie

Sommaire

Géographie

Saint-Vincent est située entre Aoste à 30 km et Ivrée, au bord de la Doire Baltée.

Localisation de la commune de Saint-Vincent à l'intérieur de la Vallée d'Aoste


Histoire

Origine

Le nom de Saint-Vincent est lié au patron de la ville : un diacre espagnol Vincent de Saragosse, martyrisé le 22 janvier 304. L'église paroissiale qui lui est dédiée, et qui a été constamment remaniée jusqu'au XXe siècle, repose sur une crypte antérieure à l'an 1000.

Moyen âge

Le pape Eugène III, dans une bulle du 26 février 1153 adressée de Rome au Prieur bénédictin d'Ainay une grande abbaye située à Lyon, cite la paroisse de Saint-Vincent comme déjà existante.

Jusqu'alors contrôlée par le famille des Chenal, Saint-Vincent fait partie le 25 novembre 1261 de la dote d'Alasia de Montjovet lorsqu'elle épouse le vicomte d'Aoste Ebal Ier de Challant. Ce dernier concède aux habitants de Saint-Vincent des franchises et des privilèges particuliers en 1310. Le 10 février 1438 le fief de Saint-Vincent est cédé à la Maison de Savoie[2]. Le futur duc Louis Ier de Savoie accorde au bourg la 13 août 1444 le droit de tenir un marché hebdomadaire.

Le 14 juillet 1393 un groupe de chefs de famille avait contracté un accord avec le seigneur Yblet de Challant les autorisant à réaliser un canal permettant de dériver une partie des eaux du glacier du Mont Rose contre paiement de 24 florins d'Or. Le 14 mai 1433 les représentants du comte François de Challant signent l'acte définitif avec les délégués de la population. Le consortium d'habitants qui gère encore, de nos jours, ce canal nommé « Ru Courtaud » est le plus ancien organisme plublic de Saint-Vincent.

Les représentants des habitants de Saint-Vincent, qui avaient bénéficié le 19 mars 1422 d'une inféodation par le comte François de Challant, signent le 16 mai 1502 un « Acte de reconnaissance » des droits du duc de Savoie Philibert II.

Depuis la fin du XVIe siècle

Le 1er mars 1586 Charles Emmanuel Ier de Savoie inféode Saint-Vincent à Claude de Challant (mort en 1590) du rameau des Challant-Fénis de la Maison de Challant. Ce dernier n'eut de son union avec Bonne de Savoie-Racconis qu'une fille, Paule, épouse de Louis Solar comte de Morette. Le couple obtient le fief le 6 mai 1598. Par un acte entériné par la Chambre des Comptes le 10 mai 1613, il s'en déssaisit contre une partie du marquisat de Dogliani en Piémont. Dès le 13 août 1613 le sieur Charles fils d'Antoine Perron d'Ivrée, annobli par Charles Emmanuel Ier en 1600, acquiert le fief de Saint-Vincent.Il en est investi par la Cour des Comptes le 19 août 1619[3].

Son descendant direct, le comte Charles-François-Balthazard Perron[4] céde le 13 octobre 1748 pour 15.000 lires les derniers droits féodaux à la communauté de Saint-Vincent [5].

Le Cadastre Sarde de la paroisse de Saint-Vincent, commencé en 1767 et terminé le 13 novembre 1771, dressé par les estimateurs Joseph Savey de Chambéry, Edme Quillot et Claude Munier de Moûtiers assistés des « prud'hommes » Étienne-Constantin Besenval de la paroisse de Saint-Étienne et Barthélemy Malluquin de la paroisse de Gignod et Joseph Blanc de celle de Saint-Martin des Aymavilles relève 21.189 parcelles et donne la liste des 618 propriétaires fonciers contribuables, issus de 144 foyers[6], pour une population totale de 1.846 habitants recensés en 1782.

Pendant l'été 1770 un prêtre de Saint-Vincent, Jean-Baptiste Perret (1714-1796), découvre les vertus curatives de l'eau d'une source riche en bicarbonate, acide carbonique, sulfate de sodium et chlorures. Il achète la source et en fait cadeau à la Paroisse qui acquiert en 1808 le terrain. L'ensemble est vendu à la commune en 1820. Cette source dénommée « Fons Salutis  » est à l'origine des « Thermes de Saint-Vincent ». Pendant la période fasciste le nom de la ville fut italianisé en « San Vincenzo della Fonte » de 1939 à 1946.

Actuellement Saint-Vincent est la troisième commune de la Vallée d'Aoste juste derrière Châtillon pour le nombre d'habitants après Aoste.

Économie

Saint-Vincent fait partie de la communauté de montagne Mont-Cervin.

Tourisme

Le tourisme représente la source principale de revenus de la ville. Les Thermes de Saint-Vincent attirent de nombreux curistes, et le Casino de la Vallée d'Aoste, géré par le Conseil de la Vallée, dote d'une rente confortable les finances régionales.

Culture

La ville de Saint-Vincent dispose de trois petits musées :

  • l'unique « Musée de Minéralogie & de Paléontologie » de la Vallée d'Aoste, créé en 1980 et situé au premier étage de l'ancien Hôtel de Ville, qui présente 650 morceaux de cristal provenant du monde entier et une vitrine particulièrement consacrée aux minéraux valdôtains. De plus, 170 pièces fossiles y sont exposées ;
  • le « Musée d'Art Pastoral » situé au rez-de-chaussée du même édifice ;
  • le « Musée d'Art Religieux » créé en 1983.

Saint-Vincent possède également les restes d'un « Pont romain » partiellement effondré en 1839 (arcade centrale) et en 1908 (arc ouest).

Événements

À Saint-Vincent est décerné depuis 1948 le Prix Saint-Vincent du journalisme.

Fêtes, foires

Outre le marché hebdomadaire confirmé par le duc Amédée IX de Savoie le 23 mai 1465, Saint-Vincent bénéficie également d'une foire au bétail de printemps depuis le 25 novembre 1783[7].

Administration depuis 1945

Liste des maires (sindaci) successifs
Période Identité Parti Qualité
1945-1947 Élie Page    
1948-1952 Laurent Obert    
1952-1970 Daniel Fosson    
1970-1978 Livio Fournier    
1978-1982 Mario Page    
1983-1985 Romain Pol    
1985-1990 René Ferré    
1990-1995 Gianfranco Castiglioni    
1995-9 mai 2005 Mario Borgio    
9 mai 2005-24 mai 2010 Sara Bordet Liste Civique Avocate
24 mai 2010 Adalberto Perosino Union Valdôtaine, Stella Alpina & Fédération autonomiste  
Toutes les données ne nous sont pas encore connues.

Hameaux

Amay, Amay Loto, Bacon, Biègne, Boriolaz, Capard, Chadel, Champbilly, Champcillien, Champ-de-vignes, Cillian, Clapéaz, Clapéon, Crétamianaz, Crotache, Crovion, Cugnon, Diseille, Écrevin, Feilley, La Fet, Fromy, Gléreyaz, Grand-Rhun, Grun, Jacques, Joux, Linty, Lérinon, Maison-Neuve, Marc, Les Montagnets, Moron, Moron-Charbonnier, Moron-la-Combaz, Moron-Gorris, Moron-Hugonnet, Moton-Toules, Moron-le-Treuil, Les Moulins, Nouarsaz, Orioux, Palud, Pérélaz, Perrière, Petit-Rhun, Planet, Piémartin, Pioule, Le Grand-Pré, Pradiran, Pradiran-Champlan, Pradiran-Gorris, Renard, Romillod, Romillod-Capard, Romilod-Crotache, Le Ronc-Dessous, Le Ronc-Dessus, Salirod, Tensoz, Torrent-Sec, La Tour-des-Rosset, Valmignanaz, Valpélanaz, Valère, Verney[8]

Communes limitrophes

Ayas, Brusson, Châtillon, Émarèse, Montjovet

Évolution démographique

Habitants recensés


Notes et références

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. avec les châteaux de Chenal et de Montjovet ; le produit de la vente sera utilisé pour doter les filles de François de Challant
  3. Jean-Baptiste de Tillier Historique de la Vallée d'Aoste « Manuscrit de 1742 » Louis Mensio Imprimeur-Éditeur, Aoste 1887 p. 58-61
  4. fils de Charles-Frédéric Perron (mort en 1720) et de Margueritte de Provanne (morte en 1728) il était « Baron de Quart, seigneur de Saint-Vincent et dépendances gentilhomme de la Chambre du Roi et envoyé extraordinaire à la Cour de Pologne »
  5. «  L. 13.600 pour l'extinction de tous les tributs annuels et L. 1.400 lires pour l'extinction des « laods dheus ». Le tout payable à hauteur de L. 3.000 chaque année à compter du 1er janvier 1749 pendant cinq ans avec les intérêts convenus au trois pour cent soit annuellement L. 450 »
  6. Robert Berton Anthroponomye Valdôtaine « Communauté de montagne du Marmore » Éditions Musumeci Aoste 1988 p.56-74
  7. Victor-Amédée III de Savoie concède à la commune de Saint-Vincent de tenir une foire au mois de juin de chaque année. Comune di Saint-Vincent, Archivo storico. « Rapports avec la Maison de Savoie et les Comtes de Moretta et Perron  » Document: 15/1 .
  8. « Dénomination officielle » Bulletin Officiel de la Région autonome Vallée d'Aoste n°27 du 7 juillet 2009 p. 3082-3084 .

Bibliographie

  • (fr) Commune de Saint-Vincent (Ouvrage collectif) Saint Vincent entre histoire, tradition, souvenir et renouveau (2002). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (fr) Chanoine Dominique Noussan Fragments d'Histoire Valdôtaine Imprimerie Catholique Aoste (1906) « Extinction des Censes dans la Seigneurie de Saint-Vincent » p.68-80. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (it) Pier-Giorgio Crétier Mulini e Torchi a Saint-Vincent Imprimerie Valdôtaine, Aoste (1994)
  • (it) Pier-Giorgio Crétier L'oro dei Sabins (Romanzo) Saint-Vincent (2003)
  • (it) Guiseppe Ciardullo ...« saranno fucilati ». Episodi della Lotta di Liberazione sul territorio di Saint-Vincent e dintorni 1943-1945. Typographie Paroissiale, Issogne (2004).
  • (it) Rino Cossard Saint-Vincent Musumeci Éditeur, Quart, Vallée d'Aoste (1984) (ISBN 8870321959). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (it) Giancarlo Forte Frammenti di storia la "reconnaissance" del 1502 Imprimerie Valdôtaine, Aoste (1993)
  • (it) Vincent Gorris I figli di Saint-Vincent (1933), réédition par Imprimerie Valdôtaine, Aoste (2007)
  • (it) Aldo Hosquet La Chiesa di Saint-Vincent attraverso i secoli Imprimerie Valdôtaine, Aoste (1974). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens internes

Liens externes



Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Saint-Vincent (Italie) de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Saint-vincent (italie) — Pour les articles homonymes, voir Saint Vincent. Saint Vincent Ajouter une image Administration Pays …   Wikipédia en Français

  • Saint-nicolas (italie) — Pour les articles homonymes, voir Saint Nicolas. Saint Nicolas …   Wikipédia en Français

  • Saint-christophe (italie) — Pour les articles homonymes, voir Saint Christophe. Saint Christophe Ajouter une image Administration Nom arpitan Sèn Crétoublo Pays …   Wikipédia en Français

  • Saint-denis (italie) — Saint Denis Ajouter une image Administration Pays  Italie Région …   Wikipédia en Français

  • Saint-marcel (italie) — Pour les articles homonymes, voir Saint Marcel. Saint Marcel Ajouter une image Fichier:Saint Marcel Stemma.png Administration Pays …   Wikipédia en Français

  • Saint-oyen (italie) — Saint Oyen Ajouter une image Administration Pays  Italie Région …   Wikipédia en Français

  • Saint-pierre (italie) — Pour les articles homonymes, voir Saint Pierre. Saint Pierre …   Wikipédia en Français

  • Saint-Oyen (Italie) — Saint Oyen Vue d ensemble du chef lieu Administration Pays …   Wikipédia en Français

  • Saint-Christophe (Italie) — Pour les articles homonymes, voir Saint Christophe. Saint Christophe Vue d ensemble du chef lieu et du territoire communal …   Wikipédia en Français

  • Saint-Nicolas (Italie) — Pour les articles homonymes, voir Saint Nicolas. Saint Nicolas …   Wikipédia en Français


Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.