Saint-Simonisme


Saint-Simonisme

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Le saint-simonisme est une doctrine socio-économique et politique, dont l'influence au XIXe siècle fut déterminante, et qui peut être considéré comme le courant fondateur de la société industrielle française.

Cette doctrine tient son nom de Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon (1760-1825), cousin éloigné du célèbre mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon.

Sous l'impulsion de l'un de ses principaux représentants, Barthélemy Prosper Enfantin, cette doctrine prit, au moment de son plus fort développement vers 1830, la forme d'une secte[1].

Sommaire

Doctrine

Le comte de Saint-Simon proposait de remplacer l'idée abstraite de Dieu par la loi de la gravitation universelle, loi à laquelle Dieu aurait soumis l'univers.

Il prit Isaac Newton comme référence absolue. Dans la lettre d'un habitant de Genève à ses contemporains (1803), il posa le fondement d'une sorte de "religion" de la science.

On peut considérer que Saint-Simon est ainsi l'héritier, avec deux siècles de retard, de la théorie de l'héliocentrisme, et de la révolution copernicienne qui s'est développée au XVIIe et au XVIIIe siècle.

Sur le plan social, la société doit être fondée sur le principe de l'égalité parfaite et sur l'association entre les Hommes. Les privilèges de la noblesse et de la royauté doivent être suprimés pour en finir avec la féodalité et parce que l'aristocratie vit aux dépens de la nation.

Elle doit être opposée à tout privilège et droit de naissance.

Chacun doit pouvoir grimper dans l'échelle sociale et arriver au premier rang en fonction de ses mérites, bien qu'une immense majorité de travailleurs de toute nature, soit exploitée par une faible minorité d'oisifs (notamment les "propriétaires-rentiers").

Mais il faudra que ses travaux soient utiles à la société.

Chacun obtiendra la considération de la Société et les bénéfices associés, proportionnellement à sa capacité.

Une nouvelle société naîtra : la société industrielle naissante du XIXe siècle.

Mais pour y arriver, l'industrie doit prendre le plus d'ascendance dans la société et les industriels sont invités à former un parti et à prendre le pouvoir. En plus de l'union souhaitée de tous les producteurs, il faudra faire concourir les savants, théologiens, artistes, légistes, rentiers les plus capables pour organiser le nouveau système social, qui devra être le plus avantageux pour l'industrie et les producteurs et utile à toute la société et pragmatique, c'est à dire prendre en compte l'état actuel de la société.

Il faudra aussi encourager l'industrie, l'agriculture, le commerce et augmenter la production, faire de grands travaux, afin d'élever le niveau de vie des Français.


Sur le plan "spirituel", Saint-Simon entendait donner le pouvoir spirituel aux savants, les industriels en étant les garants.

Une morale commune, fondement spirituel de la société, servira de guide pour que règne le bonheur entre les Hommes et régira les individus et la société. Son but avoué fera que l'Homme devienne le plus heureux possible .

Elle sera basée sur la liberté de conscience et sera déduite du principe : les Hommes doivent se regarder comme frères, s'associer et s'entraider. Mais une morale laïque, rationnelle, terrestre car basées sur les intérêts palpables des Hommes, du bonheur, de la fraternité.

Elle aura comme but d'instaurer une organisation de la société, qui pousse l'Homme à mettre le meilleur de lui-même au service des autres.

Son principe général sera de diriger la société vers l'amélioration physique, morale et intellectuelle des Hommes et d'établir une organisation sociale qui assure du travail à tout le monde, le bonheur car l'homme le plus heureux est celui qui travaille et la famille la plus heureuse est celle dont tous les membres emploient utilement leur temps, un instruction rationnelle, des jouissances propres à développer l'intelligence des prolétaires.

Elle attirera l'attention de l'Homme sur les intérêts communs des membres de la société.

La politique ne doit être que l'application de la morale et doit être motivé par le bon sens et l'amour du prochain et non par la charité.


Sur le plan temporel, il veut que les industriels, cultivateurs, négociants, les plus capables et désintéressés, ne dirigent pas, mais administrent la nation et ce , le plus économiquement possible et gèrent son budget comme une entreprise. Il souhaite que la société devienne un grand atelier où chaque classe a un rôle utile.

Il veut, aussi, que les industriels s'associent avec leurs ouvriers, une association basée sur les sentiments. Les sentiments transcendant les intérêts particuliers au nom de l'intérêt général et du bien public.

Les industriels doivent guider leurs égaux et associés, et leur direction fraternelle reposera sur l'affection, l'estime et la confiance.

La politique n'est que la science de la production et le peuple doit être associé à la politique, comme il l'est à la production.

Selon Pierre Musso[2], l'association entre les Hommmes, qu'il exhortait, les liens de fraternité qu'il imagina entre les hommes répondaient à une analogie avec des réseaux physiques (canaux dans sa Picardie natale), d'où le nom de philosophie des réseaux.

Il pensait donc que l'État doit garantir la paix et ne doit assurer à l'industrie que sa sécurité, et au commerce la liberté des échanges. Mais, pour construire le nouvel édifice social, il préconisait l'instauration d'un Parlement à trois niveaux :

  • une chambre d'inventeurs,d'ingénieurs, de poètes ou d'écrivains, de peintres, de sculpteurs ou d'architectes, de musiciens chargés d'élaborer un projet de développement économique et social et de promouvoir les projets du Parlement, les bienfaits du travail, l'amélioration du sort du peuple et les idées de progrès.
  • une chambre chargée de l'examen des projets de la chambre d'invention, composée de savants, et qui proposera un nouveau programme d'instruction publique et des fêtes censées rappeler aux hommes leur devoir.
  • une chambre chargée de l'exécution des projets et composée uniquement des plus importants industriels.

Enfin tous les Français élaboreront un programme de défense nationale, afin de défendre la France, si elle est attaquée.

Il rêvait d'un âge industriel, faisant suite à l'âge féodal, et d'une fédération groupant tous les gouvernements d'Europe.


À la fin de sa vie, il jeta les bases d'une nouvelle "religion", qu'il appela "Nouveau Christianisme", afin de lutter contre l'égoïsme et l'individualisme.

Reprenant les principes moraux du Christianisme, cette nouvelle religion, considérée plutôt comme un nouveau code moral, devait être philanthropique : "aimez votre prochain comme vous même" et "les Hommes doivent se regarder comme frères" afin de devenir le fondement spirituel de la société.

Elle devait enseigner à l'Homme, que pour obtenir la vie éternelle, il doit travailler à l'amélioration de l'existence de son semblable et devait, également, défendre l'intérêt général au détriment de l'intérêt particulier.

Elle avait pour but déclaré "l'amélioration du sort moral, physique et intellectuel de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre". Elle ne devait pas liguer les classes entre elles, mais encourager et honorer le travail. De plus, elle avait horreur du sang, de la violence, de l'iniquité et de la ruse.

Son avènement liera les artistes, les savants et les industriels, les fera directeurs de l'espèce humaine, placera les beaux-arts, les sciences, l'industrie à la tête des connaissances sacrées. Enfin, elle devait annoncer que le paradis sur terre était proche, car en se rendant maître de la Nature, les Hommes, par leur travail satisferont leurs besoins matériels comme spirituels. Il s'en suivra une société du bien-être, où règneront la liberté et la paix.

Bien que reprenant les fondements de la doctrine de Saint-Simon, les disciples de Saint-Simon rejètent plusieurs points importants de sa doctrine :

Alors que Saint-Simon déclare que la société industrielle doit être fondée sur l’association des compétences et être la plus égalitaire possible, l’école saint-simonienne pense que la société doit être hiérarchisée selon les mérites de chacun.

En outre elle dénonce la propriété et l’héritage comme une forme d’exploitation de l’homme par l’homme et la remplace par le collectivisme et elle n’est pas pour le libre-échange.

De la nouvelle morale de Saint-Simon, l’école en a fait un dogme avec son église, ses rites et sa hiérarchie.

Ses disciples mirent en pratique l'industrialisme de Saint-Simon :

  • Développement économique : industrie, banques, transports ferroviaires et maritimes, assurances, exploitation des mines.
  • Engagement politique, scientifique, culturel

Ils revendiquèrent l'égalité entre les hommes et les femmes, mais échouèrent pour établir l'égalité entre les classes.

Refoulement de la mémoire nationale

Méconnue à tort, la doctrine de Saint-Simon a été en prise avec son siècle. Elle reste, aujourd’hui, une matière à réflexion étonnamment moderne (technocratie, bureaucratie, égalité des sexes, importance des réseaux à la place du conflit.

Les raisons du refoulement du saint-simonisme hors de la mémoire nationale sont multiples, et s'expliquent notamment par des prises de positions radicales jugées attentatoires à la propriété et aux mœurs (il faudra attendre Léon Blum pour que le socialisme parle de sexualité), des textes écrits dans une langue à cheval entre les XVIIIe et Le XXe siècle, et bien sûr le développement ultérieur et l'emprise considérable de la pensée marxiste, qui a condamné le saint-simonisme[3].

Enfin, les critiques de Saint-Simon de l'Ancien régime (conférer Sur la querelles des Abeilles et des Frelons (1819), appliquées à la société française du XXIe siècle, sont toujours d'une brûlante actualité.

Historique

Auguste Comte secrétaire de Saint-Simon

Le saint-simonisme commença à exercer une certaine influence lors du vivant de son fondateur, à partir du moment où Auguste Comte devint le secrétaire particulier de Saint-Simon après qu'il fut congédié de l'École polytechnique. Comte fut en effet secrétaire de Saint-Simon de 1817 à 1824, et l'aida dans ses travaux philosophiques.

Tout en s'opposant à Saint-Simon, qu'il quitta en 1824, Comte a contribué à répandre les idées positivistes initiées par son ancien maître Saint-Simon. Toutefois, on ne peut pas considérer Comte comme un pur saint-simonien.

Premiers saint-simoniens

Après l'utopie (et la mort de Saint-Simon en 1825), les anciens militants, entrés dans les affaires, dans la politique et dans la presse, entreprirent de mettre en pratique les idées de leur jeunesse. On oublie souvent que Barthélemy Prosper Enfantin avec son ami François Barthélemy Arlès-Dufour puis avec Ferdinand de Lesseps, furent les initiateurs du creusement du canal de Suez, ou que la première ligne de chemin de fer, pour voyageurs, construite en France l'a été par la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Saint-Germain dirigée par des saint-simoniens, notamment le financier Émile Pereire, et les ingénieurs Émile Clapeyron, Stéphane Mony et Gabriel Lamé.

Barthélemy Prosper Enfantin (polytechnicien) assista à l'enterrement de Saint-Simon en 1825. C'est à ce moment qu'il reprit la doctrine de Saint-Simon.

Avec Olindes Rodrigues et Saint-Amand Bazard, il fonda une communauté à Ménilmontant, qui dégénéra en une sorte de religiosité (1829 à 1832)[4], dénoncée par certains contemporains comme étant une secte[5]. Enfantin et Bazard se faisaient appeler "Pères suprêmes". Ils font paraître en 1829 et 1830 l'Exposition de la Doctrine de Saint-Simon.

Enfantin diffusa ses idées via les journaux : le Producteur et le Globe. Enfantin fut directeur de la compagnie de chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) dès sa création, ainsi que de la Compagnie générale des eaux. Il participa activement à la colonisation de l'Algérie (voir ci-dessous).

Enfantin eut une grande influence sur le courant libéral en France.

Saint-Amand Bazard développa la doctrine. Il y eut un « schisme » dans le saint-simonisme : Bazard se détacha d'Enfantin pour fonder notamment une branche socialiste proche du collectivisme.

L'homme politique Lazare Hippolyte Carnot (deuxième fils de Lazare Carnot dit "l'organisateur de la victoire"), développa quelque temps la doctrine saint-simonienne.

Philippe Buchez, fondateur du mouvement coopératif français, du journal L'Atelier (1840-1850) (l'un des grands ancêtres de la presse socialiste), et initiateur du mouvement social chrétien, a adhéré pendant quelques années au saint-simonisme. Il s'en est détaché en 1829 lorsqu'il a vu la tournure sectaire que prenait le saint-simonisme.

Pierre Leroux se rallia au saint-simonisme dont il se sépara en 1831, en même temps qu'Alexandre Bertrand. Ils avaient fondé en 1824 le journal Le Globe, qui fut pendant plusieurs années l'organe des saint-simoniens.

Michel Chevalier est quant à lui dans la continuité des idéologies libérales d'Enfantin. Il fut conseiller de Napoléon III.


D'autres saint-simoniens, plus pragmatiques, furent à l'origine de grands travaux lors de la Révolution industrielle qui s'amplifia durant la deuxième moitié du XIXe siècle :

Ils participèrent aussi à des traités de libre-échange.

Influences

Le féminisme

En portant au cœur de sa doctrine la "question femme", le saint-simonisme participa au regain de féminisme qui se produit au cours des années 1830. Héritières de Saint-Simon, Claire Bazard, Cécile Fournel, Marie Talon sont au sommet de la hiérarchie du mouvement, beaucoup d'autres s'y engagent : Eugénie Niboyet, Suzanne Voilquin, Désirée Véret, Marie-Reine Guindorf, Elisa Lemonnier, Pauline Roland[6]. Le soupçon d'immoralisme flotta sur le mouvement, la "femme libre" étant rapidement assimilée à la femme publique : ce fut une des raisons prises par les autorités publiques pour intenter un procès au mouvement saint-simonien.

Pendant la révolution industrielle

Les saint-simoniens se sentaient investis d'une mission d"« apôtres » (voir la signification exacte de ce terme dans l'article détaillé apôtre). Ils allèrent ainsi "prêcher" dans plusieurs villes de France, notamment à Lyon, en 1832, lors de la révolte des Canuts. Ce fut à cette occasion que Frédéric Ozanam, interpellé par un saint-simonien, décida de créer la conférence de Saint-Vincent-de-Paul (selon Gérard Cholvy).

Les idées saint-simoniennes dans l'économie, dans leur version libérale, étaient adoptées par Napoléon III, à travers son proche conseiller Michel Chevalier.

Les héritiers de Saint-Simon exercèrent ainsi une influence déterminante à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, d'abord en France : économistes, sociologues, industriels, hommes politiques, scientifiques, souvent polytechniciens. L'influence fut directe ou indirecte.

C'est grâce aux appuis des saint-simoniens, notamment François Barthélemy Arlès-Dufour que Julie-Victoire Daubié, journaliste économique, est la première femme à se présenter avec succès au baccalauréat à Lyon en 1861 et encore grâce aux saint-simoniens que son diplôme lui est remis signé par le ministre.

Colonisation

Ils eurent aussi une grande influence en dehors du territoire français à travers la colonisation en Afrique et au Moyen-Orient, avec des personnages comme Barthélemy Prosper Enfantin, puis dans les années 1880 avec le cercle Saint-Simon.

Voir idéologie coloniale française.

L'Orient, en particulier, attira les saint-simoniens après 1832 (condamnation en France). Du fond de sa prison, le père Enfantin établit la nécessité d'une union dont la Méditerranée sera le centre ; l'Occident donnera sa technique, l'Orient ses réserves de foi. Certains partent pour l'Égypte afin d'y appliquer leurs idées et d'y réaliser un projet considérable qui leur permettrait de rentrer en France auréolés par un grand succès : ils lancent les travaux du canal de Suez.

Autre terrain d'élection : l'Algérie, où la conquête française se fait difficilement. Enfantin, qui a obtenu du gouvernement de Louis-Philippe une mission officielle, publie en 1843 un ouvrage en deux volumes sur la colonisation de l'Algérie. L'année suivante, le journal L'Algérie ne se borne pas à dénoncer les méthodes du général Bugeaud, les razzias, il propose un programme d'équipement. Si L'Algérie cesse de paraître en 1846, la colonie reste, avec des hommes comme Carette, A. Warnier, un foyer d'idées saint-simoniennes, et c'est un saint-simonien de formation, le mulâtre I. Urbain, qui conseillera à Napoléon III la politique du Royaume arabe, politique plus généreuse, fondée sur un partage des ressources et des responsabilités (Voir Liens].

Influences philosophiques

On a vu qu’Auguste Comte développa un positivisme relativement proche des idées saint-simoniennes, qui employaient déjà le terme de positivisme.

Saint-Simon séduisit d'autres utopistes, comme Fourier et Proudhon.

Sous sa forme originelle, la doctrine ne dépassa pas les frontières. Elle fut en revanche reprise par d'autres courants de pensée hors de France.

Karl Marx et Friedrich Engels empruntèrent certains concepts et certaines formules au saint-simonisme (notion de classe). C'est la raison pour laquelle la statue de Saint-Simon figura aux côtés de celle de Lénine à Moscou, pendant la période soviétique.

Friedrich Hayek, théoricien libéral, critiqua cette doctrine pour son côté pseudo-religieux.

Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre Ansart, Saint-Simon, PUF, 1969 : L'auteur s'est attaché à décrypter la pensée politique de Saint-Simon.
  • Jérôme James Jean-Paul Blanc, Frédéric Engel-Dollfus, un industriel saint-simonien, Paris, Editions Christian, 2003 : l'auteur démontre l'influence de la doctrine de Saint-Simon dans l'oeuvre économique, sociale et culturelle de cet industriel alsacien du XIX e siècle.
  • Nathalie Coilly, Philippe Régnier (dir.), Le Siècle des saint-simoniens : du Nouveau christianisme au canal de Suez, BNF, novembre 2006 : Le saint-simonisme a façonné une grande partie du XIXe siècle et posé certains des jalons de notre modernité. L'exposition présentée à l'Arsenal, qui conserve dans ses murs de riches collections saint-simoniennes, retrace cette aventure, de 1825 à 1832.
  • Henri Desroche, Le noveau christianisme et les écrits sur la religion, Seuil, 1969 : L'auteur s'est attaché à décrypter les tenants et aboutissants du Nouveau Christianisme de Saint-Simon.
  • Pierre Musso, La religion du monde industriel : analyse de la pensée de Saint-Simon, Ed. de l'Aube, 2006 : Présentation d'une pensée qui synthétise les savoirs des Lumières et prépare les idéologies contemporaines, du socialisme au libéralisme industriel, et des disciplines comme la sociologie, le management, la science politique et la religion scientifique, industrielle et technologique contemporaine.
  • Pierre Musso, Télécommunications et philosophie des réseaux, 1998
  • Antoine Picon, Les Saint-Simoniens. Raison, imaginaire et utopie, Paris, Belin, 2002
    Antoine Picon est professeur d'histoire de l'architecture et des techniques à la Graduate School of Design de l'université Harvard, Cambridge, Massachusetts
  • Antoine Picon, Les Saint-simoniens : raison, imaginaire et utopie, Belin, 2002 « L'âge d'or qu'une aveugle tradition a placé jusqu'ici dans le passé est devant nous. »
  • Christophe Prochasson, Saint-Simon ou L'anti-Marx : figures du saint-simonisme français : XIXe ‑ XXe siècles, Perrin, 2005 : La vie et la pensée de l'économiste et philosophe (1760-1825) et la postérité de sa pensée politique à travers le libéralisme, le socialisme réformiste et scientifique au XIXe siècle, la technocratie réformiste des années 1960, ou la Fondation Saint-Simon créée dans les années 1980.
  • Philippe Régnier(Dir.), Études saint-simoniennes, Presses universitaires de Lyon, 2002 : « Ce qui fascine aujourd'hui dans ce mouvement intellectuel, c'est la modernité, la hauteur de vues et l'efficacité avec lesquelles, au tournant de 1830, il a traité des problèmes de société qui redeviennent les nôtres (...)».
    Philippe Regnier est directeur de recherche au CNRS, chargé de mission au département des Sciences de l'homme et de la société du CNRS
  • Philippe Régnier, Les Saint-Simoniens en Égypte (1833-1851), B.U.E-A, Abdelnour, Le Caire, 1989
  • Saint-Simon, Claude Henri de Rouvroy, Le Nouveau Christianisme : dialogues entre un conservateur et un novateur, Ed. de l'Aube, 2006 : Réflexion sur la religion --irréligieuse-- qui traverse l'œuvre de Saint-Simon.
  • Michèle Riot-Sarcey, Histoire du féminisme, Ed. La Découverte, 2002, collection Repères.

Liens internes

Liens externes

Notes et références

  1. http://www.annales.org/archives/x/saintsimonisme.html
  2. Pierre Musso, télécommunications et philosophie des réseaux
  3. Philippe Régnier, Le Saint-simonisme : approches nouvelles et actuelles[réf. incomplète]
  4. http://gallica.bnf.fr/anthologie/notices/00092.htm Une prise d'habit saint-simonien à Ménilmontant au XIXe siècle (1832), sur le site Gallica
  5. Cette expression est employée dans les Annales de la Jaune et la Rouge
  6. Cf. Michèle Riot-Sarcey, ouvrage cité à partir de la page 26.
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