Saint-Pern


Saint-Pern

48° 17′ 19″ N 1° 59′ 07″ W / 48.2886111111, -1.98527777778

Saint-Pern
Armoiries
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Bécherel
Code commune 35307
Code postal 35190
Maire
Mandat en cours
Guy Chatel
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bécherel
Démographie
Population 889 hab. (2006[1])
Densité 73 hab./km²
Aire urbaine 10 277 hab. ()
Gentilé Saint-Pernais, Saint-Pernaise
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 19″ Nord
       1° 59′ 07″ Ouest
/ 48.2886111111, -1.98527777778
Altitudes mini. 56 m — maxi. 181 m
Superficie 12,13 km2

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Saint-Pern est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne.

Sommaire

Histoire

Saint-Pern vient, semble-t-il, de l'évêque de Vannes saint Patern (VIe siècle).

Saint-Pern est un démembrement de la paroisse primitive de Plouasne. En 1050, un dénommé Quimarhoc et Rotruce, son épouse, auraient donné à l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers, l'église de Saint-Pern et une terre d'une contenance de 45 hectares. Cette abbaye y fonde un prieuré et l'érige en paroisse au XIIe siècle.

L'histoire des commencements du prieuré de Saint-Pern, membre de l'abbaye de Saint-Nicolas d'Angers, nous prouve bien l'existence de l'église de Saint-Pern dès l'an 1050, mais elle ne nous garantit pas que Saint-Pern fût déjà érigé en paroisse. Nous avons la preuve du contraire dans une charte du XIIe siècle. En effet, Donoald, évêque d'Aleth de 1120 à 1143, réglant un jour les droits des religieux de Marmoutiers en Plouasne, dit que cette grande paroisse comprenait alors les territoires de Bécherel, Longaulnay, Le Quiou et Saint-Pern, dont les églises n'étaient considérées que comme des chapelles dépendant de l'église-mère de Plouasne, et appartenant comme celle-ci à l'abbaye de Marmoutiers (Anciens évêchés de Bretagne, IV, 403). Cette charte semble d'abord en contradiction avec ce que nous avons dit de la donation de l'église de Saint-Pern, dès le milieu du XIe siècle, aux moines de Saint-Nicolas d'Angers ; mais il faut remarquer que Donoald émit cet acte pour répondre à certaines réclamations faites au sujet des chapelles dépendant de Plouasne. Nul doute donc qu'il ne s'agît ici des plaintes formulées par les moines de Marmoutiers contre ceux de Saint-Nicolas d'Angers, au sujet de leur établissement dans la chapelle de Saint-Pern sise en Plouasne. Pourquoi Donoald ne reconnut-il pas dès lors les droits de Saint-Nicolas à Saint-Pern, nous n'en savons rien ; mais il paraît bien que ses successeurs ne tardèrent pas à confirmer la fondation du prieuré de Saint-Pern malgré l'opposition de Marmoutiers, et même ce dut être la raison de l'érection de Saint-Pern en paroisse dans le courant du XIIe siècle. Dans une autre charte datée de 1187 il est, en effet, parlé de nouveau des chapelles de Plouasne à cette époque, mais ces chapelles n'étaient plus qu'au nombre de deux : Le Quiou et Longaulnay ; Bécherel et Saint-Pern étaient alors devenues paroisses, et cette dernière ne dépendait plus de Marmoutiers (Anciens évêchés de Bretagne, IV, 303). Si le prieuré de Saint-Pern remonte au milieu du XIe siècle, c'est donc seulement au milieu du XIIe siècle que fut érigée la paroisse de ce nom. Au commencement du XVIe siècle nous trouvons unis les deux bénéfices, la cure et le prieuré ; cette union subsista jusqu'à la Révolution. Quoique les abbés de Marmoutiers et de Saint-Nicolas d'Angers prétendissent originairement devoir présenter le prieur-recteur de Saint-Pern, ce droit était exercé au XVIIIe siècle par l'ordinaire. Le Pouillé ms. de Saint-Malo (1739-1767) nous dit aussi qu'à cette époque le bénéfice de Saint-Pern valait 1 800 livres de rente, que le prieur-recteur levait une partie de la dîme, mais qu'il y avait en outre quatre autres gros décimateurs tant ecclésiastiques que laïques ; que la fabrique avait elle-même un dîmereau et 95 livres de rente, etc. (Pouillé de Rennes)[2]

La paroisse de Saint-Pern dépendait de l'ancien évêché de Saint-Malo. On trouvait jadis dans le bourg de Saint-Pern, les ceps et collier de la seigneurie de la Vieille Tour. Ce fief donnait encore en 1680 à son possesseur la supériorité en l'église de Saint-Pern.

On rencontre les appellations suivantes : Capella Sancti Paterni (au XIIe siècle), ecclesia de Sancto Pern (en 1516).

À partir de 1856, le vieux manoir de La Tour devient la maison mère des premières sœurs des pauvres. L'institut "Sœurs des Pauvres" est fondée par Jeanne Jugan (1792-1879) à Saint-Servan-sur-Mer (Ille-et-Vilaine).

Toponymie

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Pern-les-Rochers[3].

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Guy Chatel[4]   Retraité
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[5])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2009
769 865 852 773 710 781 901
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

  • Château de Ligouyer[6], XIVe siècle.Vaste construction entourée de fleurs et de verdure, se cache derrière son portail au fronton cintré portant les armes de la famille Saint Pern.
  • La Tour Saint Joseph[7] : la congrégation des petites sœurs des pauvres s'est installée dans le manoir de la Tour Saint Joseph, dernier vestige d'une forteresse ruinée au XVe siècle.
  • Tour hertzienne d'emetteur de TV, hauteur: 210 metres
  • Bénitier : Cuve aux angles arrondis et sculptés de personnages.
  • Manoir autrefois dit Trehorel : Ancien manoir 1ère moitié XVIe siècle ; partie gauche et étage transformées en parties agricoles au XIXe siècle et tour d'escalier postérieure détruite.
  • Manoir : Ancien manoir 1er quart XVIe siècle, tour d'escalier sur l'angle détruite ; logis actuel reconstruit en 1838, date portée avec remplois de baies de l'ancienne chapelle.
  • Manoir : Ancien manoir XVIe siècle ; petit logis XVIIe siècle à l'entrée de la cour ; logis principal remanié 3e quart XIXe siècle dans sa partie gauche : 1858, date portée, portail disparu.
  • Croix de Chemin : Partie supérieure de la croix 4e quart XIVe siècle ; 1er quart XVe siècle, remontée sur un fût moderne
  • Bénitier, fonts baptismaux : en bordure (grecque, tresse) ; en frise (cercle, en encadrement : être humain) ; en frise (cartouche, en encadrement : croissant de lune, tête : profil) ; en frise (être humain : musicien, hautbois, lys, animal, lune) ; en frise (être humain (?))
  • Pavillon de Chasse : Ancien pavillon de chasse daté 1811 dans le lignolet du toit et construit face à la ferme
  • Croix-reliquaire : sur le nimbe traces de poinçons illisibles ; sur le médaillon ovale au centre du pied, sur 4 lignes : AU THEN TI QUE
  • Manoir : Ancien manoir XVIe siècle, grange en équerre sur l'arrière, unie au logis ; par une tour d'escalier devenue dans-œuvre par adjonction d'un deuxième logis XVIIe siècle, portail de l'ancienne chapelle détruite remonté dans la façade
  • Maisons, Fermes : Edifices des XVIe siècle ? XVII-e, XVIIIe et XIXe siècles ; chronogrammes : 1779, 1792
  • Croix de procession : recto : Christ en croix (I.N.R.I., rayons lumineux) ; verso : Vierge à l'Enfant ; croix : ornementation (guirlande, feuille d'acanthe, pampre)
  • Edifice Fortifié, Château de Petites Sœurs des Pauvres : Logis XVIIe siècle, ancien château de la Tour reconstruit sur les vestiges d'une ancienne forteresse, puis vendu en 1856 devenu maison mère des petites sœurs des pauvres qui firent construire au-devant du château l'établissement actuel de 1860 à 1877 ; chapelle construite en 1868 par Jacques Mellet architecte à Rennes, avec crypte renfermant le tombeau de Jeanne Jugan fondatrice de l'ordre
  • Ferme : Logis 4e quart XVIIe siècle ; augmenté à l'ouest d'un logis limite XVIIIe siècle XIXe siècle ; étable ajoutée en pisé à l'est 2e moitié XIXe siècle
  • Calice, patène : ornementation : sur pied (ove, aileron, blé, roseau) ; symbole christique (coeur, croix, pélican) ; sur tige (roseau, volute, pampre, perle) ; sur coupe (cartouche, lambrequin, blé, vigne) ; les vertus théologales ; I.H.S. (Instrument de la Passion)
  • Autel, retable, tabernacle, exposition, gradins d'autel (2) (maître-autel, autel tombeau, retable architecturé à niche) : ornementation (guirlande) ; Agneau mystique ; ornementation (rinceaux) ; ornementation (guirlande, chute végétale, angelot : en écoinçon) ; ornementation (palme, colonnette, aileron, chute végétale) ; rayons lumineux (nuée, triangle : Trinité) ; monogramme (I.H.S., M. A.) ; ornementation (pot à feu, chapiteau ionique : chute végétale, rinceaux, coquille, quadrillage, cartouche : enroulement, couronne végétale) ; représentation d'objet (calice, hostie, palme)
  • Croix : Christ en croix : bois : taillé, peint (polychrome)
  • Ciboire : poinçon de maître ; garantie gros ouvrages 1er titre départements
  • Maison de Tisserand : Ancienne maison de tisserand 2e moitié XVIe siècle ? Emblème professionnel sur linteau de fenêtre ; remaniée au nord 2e quart XXe siècle
  • Ostensoir : ornementation : sur pied (patte : volute, feuille d'acanthe, ove, entrelacs, à canal, bouquet) ; Agneau mystique (triangle : Trinité, blé, vigne) ; sur tige (feuille, à canal, angelot, ove, entrelacs) ; rayons lumineux (angelot, nuée, blé, vigne, croix latine)
  • Ostensoir : ornementation (patte : feuille d'acanthe, à canal, ove, entrelacs, quadrillage, épi : blé, pampre) ; Agneau mystique (triangle : Trinité) ; sur tige (palme, à canal, feuille d'eau, ove, entrelacs) ; rayons lumineux (nuée, angelot, croix, blé, vigne)
  • Autels, retables, tabernacles, gradins d'autel (autel secondaire, autel tombeau, retable architecturé à niche) : ornementation (cartouche, cuir, ove) ; ornementation (colonnette, aileron, angelot) ; ornementation (colonne torse : pampre, chapiteau corinthien, guirlande, pot à feu, chute végétale)
  • Calice, patène : ornementation : sur pied (perle, feuille d'eau, ove, torsade) ; sur tige (fleurette, rosette) ; sur coupe (feuille d'eau, trilobe, feuille) ; croix pattée
  • Statue (petite nature) : saint Armel (foulant aux pieds : dragon, lien : étole, chape : emblème, fleur de lys, effet de forme)
  • Bénitier : granite : taille directe (décor en bas-relief)
  • Calice, patène : ornementation : sur pied (croix, quadrilobe, renoncule) ; à mi-corps (Christ, Vierge, saint Joseph) ; sur tige (palmette, lys, renoncule) ; sur coupe (quadrilobe, renoncule, rose)
  • Calice, patène : ornementation : sur pied (feuille d'eau, quadrillage, feuille d'acanthe, croix) ; sur tige (boule : torsade, rinceaux) ; sur coupe (feuille d'eau, bouquet) ; I.H.S. (Instrument de la Passion)
  • Coquille de baptême : en forme de : coquille Saint-Jacques ; ornementation : sur pied (torsade)
  • Prieuré Saint-Pern (prieuré cure) , église paroissiale de bénédictins à 35 (Saint-Pern) ; L'abbaye Saint-Nicolas d'Angers fonde en 1050 un prieuré, il devient prieuré cure en 1512. L'église conserve des parties anciennes, le pignon du transept nord daterait du XIVe siècle. Le portail ouest et la porte sud sont de la 1re moitié du XVIe siècle. La nef a été reconstruite au 3e quart du XVIIIe siècle vers 1770 (date portée) . Le clocher a été élevé à la fin du 4e quart du XIXe siècle (date portée 1896) , avec remploi du portail et des éléments du XVIe siècle. Le lambris de couvrement est du 3e quart du XXe siècle (date portée 1962) et remaniement partiel à cette époque du carré du transept. Croix monumentales autour de l'église du XIVe ou XVe siècle et de datation incertaine.
  • Prieuré Saint-Pern : Ancien prieuré de Saint-Pern bâti entre 1669 et 1678 pour Raoul Nivet prieur, devenu presbytère bâti à côté en 1862 pour Pierre Marie Tostivint recteur de Saint-Pern
  • Château : Château reconstruit 4e quart XVIe siècle par Judes de Saint-Pern : inscription avec date 1592. Portail d'entrée construit 4e quart XVIIe siècle : 1685 (date portée) . Tour sud-est ajoutée 2e moitié XIXe siècle

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Notes et références

  1. données officielles 2006 sur le site de l’INSEE
  2. Amédée Guillotin de Corson,Pouillé historique de l'archevêché de Rennes,1886. [lire en ligne]
  3. Source : Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)
  4. « Les maires élu du 1er tour », dans Dimanche Ouest-France, no 534, 15 mars 2008, p. 10-11 (ISSN 1285-7688) 
  5. Saint-Pern sur le site de l'Insee
  6. Notice d'inventaire du patrimoine
  7. Notice d'inventaire du patrimoine

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Saint-Pern de Wikipédia en français (auteurs)

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