Saint-Julien-du-Sault


Saint-Julien-du-Sault
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48° 01′ 58″ N 3° 17′ 45″ E / 48.0327777778, 3.29583333333

Saint-Julien-du-Sault
Administration
Pays France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Saint-Julien-du-Sault (Chef-lieu)
Code commune 89348
Code postal 89330
Maire
Mandat en cours
Guy Bourras (N.C.)
2008-2014
Intercommunalité sans
Démographie
Population 2 353 hab. (2007)
Densité 99 hab./km²
Gentilé Saltusiens
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 58″ Nord
       3° 17′ 45″ Est
/ 48.0327777778, 3.29583333333
Altitudes mini. 70 m — maxi. 194 m
Superficie 23,81 km2

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Voir la carte administrative

La ville de Saint-Julien-du-Sault est une commune française, située dans le département de l'Yonne (basse vallée de l'yonne) et la région Bourgogne au nord de Joigny (11 km) et d'Auxerre (39 km), au sud de Villeneuve-sur-Yonne (8 km) et de sens (26 km) à l'ouest de Troyes (88 km), à l'est de Montargis (51 km) et Orléans (137 km) et à 137 km au sud-est de Paris, sur les bords de l'Yonne (rivière) en Bourgogne.

Sommaire

Toponymie

La version plus courante de l'origine du nom de saint-Julien -du-Sault est attribuée à Saint-Julien de Brioude, Soldat romain converti au christianisme et martyre en 304, qui pour échapper à ses poursuivants a sauté (saltus, signifiant originellement « sault, bond, bondissement ») avec son cheval du haut de la colline qui surplombe saint julien, il touche terre et une source jaillit. Une hypothèse attribue l'origine à Taranis (mythologie celtique) cavalier dit Anguipède, barbu et triomphant. Ce Dieu gaulois aurait été assimilé lors de la conquête romaine à un lieu de culte dédié à Jupiter (mythologie) (dieu de la triade capitoline (Jupiter Jovien, Junon, Minerve) qui a souvent été christianisé sous le nom de Saint Julien. En outre Afin de mieux coloniser la gaule un légionnaire romain pouvait se voir offrir un saltus. Une seconde version donne au fort originel le nom de l'empereur Julien (tout comme pour l'empereur Florentin et le fort saint Florentin). Le nom du Saint-martyr de Brioude venant se confondre avec celui des lieux. Il est à noter que la charte de Louis le jeune fait état de Sanctus-Julianus-de-Salice : Salice étant le saule il s'agirait donc de Saint-julien-du-Saule.

Ses habitants se nomment les Saltusiens.

Géographie

Situé autrefois en Champagne mais rattaché, du fait de sa proximité avec la rivière Yonne, au département de l'Yonne (avec Sens et Joigny) par le législateur en 1790.

Saint-Julien-du-Sault est traversé par un affluent de l'Yonne qui vient de Verlin et va se jeter en a val de Saint-Julien-du-Sault en face de Villevallier.

la vallée montre une occupation des sols claire et étagée : la forêt occupe les hauteurs, la vigne les coteaux pentus, les cultures leur partie basse et à pente plus douce, le fond de vallée se partageant entre prairies, cultures et plantations arborées (vraisemblablement des peupleraies).

Dans les années 1950, cette organisation agricole et forestière a été bouleversée par le passage du phylloxera. En place des vignes cultivées depuis l'époque romaine et qui ont disparu, a pris place une mosaïque étroite où s’imbriquent cultures, prairies de pentes sèches et vergers. Les surfaces boisées ont peu évolué, même si la présence de friches dans les secteurs de pentes proches de ses lisières suggère le début d’une déprise agricole.

Dans les années 2000, deux dynamiques d’évolution principales : la mise en place d’une agriculture intensive dans les parties basses de la vallée, sur un découpage parcellaire sensiblement agrandi pour être adapté à la mécanisation (surtout dans le fond de vallée) et l’abandon par l’agriculture des pentes plus raides, gagnées par les friches et la forêt.

Histoire

A l'ère Secondaire

Il y a 235 millions d’années à l'époque du Trias la mer vient recouvrir l'ensemble du département de l'Yonne. Le promeneur dans la campagne de Saint-Julien pourra faire la découverte de nombreux fossiles dont des oursins fossilisé, souvent des micrasters http://www.echinologia.com/galeries/micrasteridae/index.h du turonien.

De l'Âge du fer à la Gaule romaine

Plusieurs découvertes archéologiques ainsi que la présence d'un menhir à proximité de Saint-Julien-du-Sault semblent indiquer une occupation durant la période de l'âge du fer et notamment au Mésolithique[1] il y a 10 500 ans avec l'arrivée de populations danubiennes cultivant la terre et élevant des animaux ainsi que l'atteste la découverte au lieu-dit « les Boulins » d'une ferme composée de deux greniers et de fosses aménagées et d'un autre ensemble d’habitats plus important.

Outre ces découvertes récentes il faut noter le numéro de la revue scientifique du Bourbonnais de 1906 qui fait état de découvertes dans le "célèbre" atelier des Sèves [1] d'un polissoir, bloc rocheux d'environ 500 kilos, portant une profonde cuvette ovalaire qui a peut-être servi à polir la quarantaine de scies préhistoriques, formées d'un éclat de silex qui ont été également découvertes. Les deux extrémités de cet instrument sont pourvues d'encoches destinées à les fixer solidement à un manche à l'aide duquel il devient plus facile de scier un os, un morceau de bois, ... Une autre pièce de cet atelier semble être le plus ancien des hochets : un silex brut poli de forme triangulaire poli sur toutes ses faces, vide à l'intérieur et dont les trois trous communiquent.

L’analyse de la faune a mis en évidence une pratique de l’élevage de porcs et de moutons. Le site est abandonné à la fin du IIe siècle av. J.‑C., époque à laquelle apparaissent les oppidums comme celui dont la présence est signalée à « Château » situé aujourd'hui sur la commune de Villeneuve-sur-Yonne ou l'Éperon (géologie) de Vauguillain qui par sa position était un site défensif à l’époque celtique. L'oppidum, s'il est un camp défensif, est également à une nouvelle formes d’exploitation agricole. Il est également à signaler la découverte de l'atelier Gallo-romain de poterie et 25 fours en 1930 à Bussy-le-Repos (Yonne).

La voie romaine Agrippa qui allait de Arles à boulogne-sur-Mer longeait la rive gauche de l’Yonne de Sens (Genabum) à Autun (Augustodunum et antérieurement Bibracte puis elle passait par : Cézy, Thèmes, au pied de la colline de Vauguillain (face à la gare), à l'angle de la maladrerie pour, après le passage de la rivière aller en direction de Sens.

Saint-Julien-du-Sault au Moyen Âge

le roi Capétien Henri Ier de France qui avait perdu la Bourgogne mais gagné le sénonais donna, en 1055, la terre de Saint-Julien-du-Sault à la Mense archiépiscopale de Sens

Saint-Julien étant sous la protection des évêques de Sens qui en étaient les Seigneurs. Selon une coutume le roi et la famille royale venaient tous les ans à Saint-Julien-du-Sault, Lors de ses passages il usait du droit de procuration et de gîte que possédait la cour royale à Saint-Julien-du-Sault et s'arrêtait à Saint-Julien aux frais de l'archevêché et certainement dans le palais de l'Archevêque. Louis VI de France roi des Francs en 1108 se rendait fréquemment au couvent des Echarlis près de Villefranche (Saint-Phal) afin d'y prendre les eaux minérales de la source à une petite fontaine qui était encore dans les jardins de l'abbaye en 1842 [2].

En l'an 1170, son fils, Louis VII de France, dit Louis le Jeune, dernier roi des Francs, accorda une faveur à la demande de (son beau-frère) l'archevêque de Sens Guillaume aux Blanches Mains : il l'exempta du droit de gite à la condition que chaque année cent sols soient payés, pour lui et ses successeurs, au prévôt royal de Sens la somme de cent sous de la monnaie en cours. La charte fut confirmée en 1183 par Philippe-Auguste. Cet acte coïncide avec la création de la ville royale de villa franca (Villeneuve-le-Roi).

Le culte était exercé par un chapitre fondé en 1184 composé de 9 chanoines qui remplissait les fonctions sacerdotales, supprimé par lettre patente du roi en 1774 et remplacé par un curé, deux vicaires et un chapelain qui desservait la chapelle du château. Le chapitre a pu compter un chantre et dix chanoines, qui rapportaient à l'Archevêque 200 livres chacun. La justice est rendue au nom de de l'archevêque par un bailli avec un procureur et sergents de ville. Les intérêts de la ville sont confiés à deux échevins dont l'un remplit les fonctions de maire.

En 1216, Pierre de Corbeil, archevêque de Sens, afin de se faire représenter à Saint-Julien nomme un official forrain Page:Diderot - Encyclopedie 1ere edition tome 11.djvu/422.]

En 1271, lors de l'administration de Saint-Julien-du-Sault par l'Archevêque de Sens Pierre de Charny les habitants furent affranchis moyennant une somme d'argent (1500 livres).[2]. C'est cet argent qui permit à l'archevêque de Sens d'acquérir notamment les terres de Sergines au chevalier Guillaume des Barres, vicomte de Sens.

En 1492, la fortification de Saint-Julien par l'archevêque de Sens Tristan de Salazar avait pour but de protéger la ville et de surveiller la vallée de l'Yonne. La ville comptait plusieurs tours et trois portes fortifiées : la porte de la croix, la porte du midi ou de la fontaine (ou se trouvaient la mairie, la justice et la première prison) et la porte Notre-Dame qui comportait également deux tours dont une servit de prison. La porte du Nord a été percée en 1790. Une partie des fossés a été comblée en 1792 puis vendue pour construire des maisons et l'autre partie a servi à faire les promenades. En 1497 Tristan de Salazar fait refaire le gibet à fourche patibulaire (Gibet de Montfaucon) qui se trouvait au lieu dit les manteaux près du port de Armeau ou un pont de bois franchissait l’Yonne pour aller à Saint-Julien-du-Sault. Il fut remplacé par un pont de pierres au XIIIe siècle.

En 1457, ce furent la misère et la peste qui ravagèrent la région et furent particulièrement meurtrières du fait de la sous-alimentation dont la population avait longtemps souffert. Lorsqu'on le jugeait encore possible, les malades étaient transportés à Villeneuve-sur-Yonne pour y être « par mesure d’hygiène » réunis à la Maladrerie de Saint-Mars. Les victimes étaient conduites dans cet hospice, créé en 1211 et délaissé en 1700, lequel est situé en aval côté gauche de l’Yonne : la maladrerie. Bâtiments avec chapelle, qui sont devenus une ferme exploitée au profit de l’hôpital de Saint-Julien-du-Sault. Un pont en bois, emporté par les eaux en 1658, avait été construit en aval, face à la maladrerie, prenant appui sur une ancienne petite île disparue vers 1970.

En 1501 sous Louis XII se tenait une foire le jour de la saint-Savinien et de la saint-Potentien et le marché se tenait les mardi et vendredi. En 1521 Louis XIII par Lettre patente mit une foire le 30 janvier et une le 25 août.

De la Renaissance à l'Ancien Régime

Les guerres de religion entre catholiques et protestants se manifestèrent pendant une trentaine d’années, avec plusieurs sièges de 1569 à 1594, à Saint-Julien, Villeneuve et Dixmont ce qui provoquât la débâcle dans la région, pillage, ruine, peste… Les Protestants, sujets immigrants de l’Allemagne avec leur chef Calvin, associés avec les Arméniens, sujets hollandais avec leur chef Armenius avaient prêté serment pour devenir des Huguenots.

En 1590, un bon nombre de cavaliers de Saint-Julien fidèles au Roi tente de prendre par surprise les auxerrois qui avaient pris le parti de la ligue et de s'en emparer. Mais Ils ne parviennent pas à en passer les portes, certains furent capturés, mis en prison et firent l'objet d'une rançon.

En 1594, alors que la ville de Villeneuve-sur-Yonne tomba au mains des huguenots de Champlost et de Tonnerre, les garnisons de Saint-Julien-du-Sault et de Dixmont restèrent fidèles au roi Henri III de France. Durant cette période, les protestants se livraient une certaine entente avec les catholiques et certains se sont installés dans la région, certains cimetières en témoignent.

Juste avant la révolution la vie semble être plus paisible a saint julien ou on semble jouir de liberté puisque La communauté administre librement de ses revenus. Les habitants (1 400 en 1737)sont convoqués au son de la cloche dans l'église ou on traite de toutes les affaires de la communauté: comptes de la Communauté, de la Fabrique, de la maison Dieu, propriété des bancs d'église, propriété des murs de ville, écoles, élection des collecteurs et discussion de leurs rôles. Saint Julien ressemble alors a "une petite République dont l'église est le forum".

Dans les familles on se rassemble, on paie ses "trente sous au bureau des "aydes"», on égorge le porc à la Saint-Martin. À noël on boit le vin nouveau, le 13 février, on mange la tourte ou la traditionnelle tarte au fromage, on fête Saint-Nicolas, patron des tonneliers, Sainte-Barbe, patronne des tisserands, Saint-Eloi, Saint-Antoine mais surtout on chôme à la Saint-Vincent, le saint des saints. On tente d'oublier dans ces joies les amertumes de la vie.

En 1753, les rues n'étant pas pavées, les jours de pluie les boues infectieuses provoquaient des épidémies de typhoïde qui on fait des ravages parmi les habitants.

L'hiver rigoureux de 1766 est suivi par dix années de disette et de misère.

Juste avant la révolution Saint-Julien avait un gouverneur Monsieur de Fonfrède, qui possédait un Fief près de Saint-Julien, et une maison près du Chapitre ou les clefs de la ville étaient déposées chaque soir et ou il faisait des réceptions et galas.

C'était encore l'époque ou on parlait des histoires des chevaliers du château ou des damoiselles enlevées par un chevalier.

Julien-du-Sault à la Révolution

En 1789,la ville comptait 494 feux, 18 commerçants, 98 laboureurs, 101 artisans, 307 journaliers. Le recensement de la population du 18 octobre 1791 fait état de 1280 habitants dans le Bourg et 730 dans les hameaux (142 Faubourg de la Croix, 95 à Vauguillain, 71 a la Fontaine, 60 à la Forge, 54 au Moulin à Tan, 38 aux Tuileries, ...Parmi les "citoyens" qui payent le droit de patente on compte 13 tisserands, 9 sabotiers, 7 cardeurs, 6 cabaretiers, 6 boulangers, 5 maquignons, 5 cordonniers, ...

Même si le 26 juillet 1789 on consacre une messe à la levée d'une milice bourgeoise pour la garde de la ville, que le curé prête serment à la confédération et qu'il ne semble pas y avoir été "relevé de tache de sang" à Saint-julien il apparait toutefois que la ville, selon les procès-verbaux des archives municipales, vivait au rythme des événements de la capitale. En 1792 les habitants de Saint-Julien forment une compagnie d'enrôlés volontaires pour aller à l'encontre des armées alliées autrichiennes et prussiennes qui arrivent le long des frontières. C'est surtout à partir de 1793 que la municipalité et le clergé plièrent sous la terreur.

Pendant la Révolution une grande partie des citoyens a été occupée à la récolte du salpêtre nécessaire à la confection de poudre à canon. On installe dans une partie de l'église des cuves et des chaudières pour préparer les eaux de salpêtre qui étaient ensuite transportées à l'église Saint-Nicolas à Villeneuve-sur-Yonne transformée en atelier. Un appentis est construit à l'extérieur du clocher, a coté de la porte principale, pour servir de corps de garde à la Garde nationale (France)

La convocation au son de la cloche civique signifiait qu'on allait faire la fête selon un cérémonial identique : défilé, discours, chants révolutionnaires. C'est ainsi qu'on s'est réuni Place de la Liberté pour : la fête de la fondation de la république (22 septembre 1797), la bénédiction de la pierre de la Bastille (1790), la plantation de l'arbre de la liberté (9 janvier 1794), la fête des époux (à plusieurs reprises du 30 décembre 1798 au 19 février 1799). En 1801, à la fin de la révolution, ces fêtes ont donné lieu à des débordement puisque le Maire dut prendre un arrêté de police concernant les citoyens qui se réunissent devant les domiciles des veuves et veufs qui souhaitent se remarier pour faire des bruits de chaudron, les injurier, etc. Un autre arrêté n'autorise le port du masque que sous certaines conditions : pas de bâton, d'arme ou d'épée, interdiction d'insulter ou d'attaquer d'autres personnes, de s'introduire dans les maisons, etc.

Le culte catholique cessa en mars 1794, l'église est alors dévastée, on y enlève les bancs, on en décarrèle une partie, on mutile les vitraux. Elle sert de lieu de réunion et on y pratique les cérémonies civiles. On inscrivit au dessus du cintre de la grande porte "temple de la raison" pour pouvoir y installer le culte des philanthropes. Malgré ces évènements, le curé peut reprendre l'exercice du culte catholique à la chute de Robespierre 9 Thermidor an II 27 juillet 1794) mais l'église sur pétition des habitants de Saint-Julien est rendue au culte le 22 mai 1800 jour de l'Ascension.

Saint Julien-du-Sault à l'Époque contemporaine

Longtemps la rivière a été franchie par un gué seulement praticable en saison sèche puis un bateau remplacé par un bac dans les années 1820. Afin notamment de favoriser les activités agricole entre les villes de la rive gauche et celles de la rive droite et la passage des journaliers et pour éviter d'aller passer le pont de de Villeneuve sur Yonne et le pont de Joigny on construisit un pont à péage en 1833.

Ce Pont [3] suspendu construit par décret de Louis-Philippe Ier du 24/7/1832 d'une longueur de 90 m est une œuvre de la Compagnie Seguin (Marc Seguin) qui a financé la construction du pont dont elle était propriétaire pour une concession de 99 ans et dont elle assurait le péage. Toutefois le péage s'est arrêté puisque la loi du 30 juillet 1880 obligeait les communes de racheter les concessions, pour rendre libre et gratuit l'accès au pont.

Dans la première moitié du XIXe siècle, une partie de l'eau du ruisseau d'Ocq provenant de Verlin est détournée, selon un droit acquis, pour alimenter les jardins et l'autre alimente 5 usines notamment pour le lavage des peaux de la tannerie et de la fabrique de boutons puis elle arrose les prés et fait tourner le moulin à Tan, la forge et le moulin à farine puis deux moulins à blés dans la rue de l'abreuvoir, plus loin un autre moulin a blé et le moulin de la ville. À la sortie de saint julien elle fait tourner un moulin à tan, le moulin d'en bas et le moulin de famine avant de se jeter rive gauche de l'Yonne,

En mai et juin 1832, la ville était toujours entourée de murs et dans les fossés l'eau stagnait, et celles qui contournaient la ville étaient remplies des débris des tanneries ce qui favorisa le choléra dans Saint-Julien et ses environs. Il était prévu qu'un service médical soit tenu à la mairie avec deux médecins et la pharmacie ouverte jour et nuit et une douzaine d'infirmiers mais devant l'intensité de la maladie rien ne put être mis en place. Toutes les maisons étaient fermées et les riches quittaient la ville. En six semaines saint-Julien perdit le sixième de ses habitants.

Un décret du 12 avril 1856, crée un commissariat de police de cinquième classe pour Saint-julien et son canton[3].

En 1870, après le siège de Metz les Allemand envahirent la région. Le 18 novembre 1870, 600 hommes et six canons sous les ordres du major Lehmann traversèrent Saint-julien en direction de Armeau et de Villeneuve. Ils venaient de se faire remettre une amende de 30 000 Francs sous prétexte que des planches avaient été arrachées au pont.

En 1881, Gustave Coste médecin et maire de Saint-Julien doit faire face à une épidémie de variole qui fit 7 morts.

Pendant les années novembre 1886-1887 c'est une épidémie de fièvre typhoïde qui frappa 14personnes de la partie basse de la ville, autour de l'hôtel de ville. Les soupçon se sont portés sur l'eau du puits que buvaient les habitants du quartier de l'hôtel de ville qui était près d'un autre puits rue notre dame proche d'une fosse d'aisance. Le maire de saint julien fit appel a la commission d'hygiène de joigny afin notamment d'analyser l'eau du puits et du ruisseau et des conditions d'hygiène d'autant plus que le ruisseau transportait toujours des matières organiques provenant des usines.

À la fin du 19e siècle, à la suite d'un rapport de M. Parent architecte à Sens, qui juge que l'ancien hospice est en mauvais état il est décidé d'en construire un nouveau. un décret du président de la république du 7 février 1850 autorise à vendre la maison de six chambres pour construire un nouveau bâtiment qui servira d'hospice mais devra aussi comporter une salle d'école pour les filles et une salle d'asile pour les enfants des deux sexes. Les locaux furent rapidement construits et occupés dès le 3 novembre 1851. Ils ont été agrandis en 1970 et servent de maison de retraite.

À Saint-Julien, juste avant la Révolution, il y avait une garnison détachée du régiment stationné à Joigny qui logeait dans des bâtiments qu'on a appelés les casernes et qui ont servi par la suite d'école primaire.

Lors de la Première Guerre mondiale résidait à Saint-Julien-du-Sault un groupe d'instruction du régiment d'artillerie à cheval. Les habitants des environs auraient pu se croire à proximité immédiate du front du fait des détonations des tirs d’instruction de l'école d’artilleurs. Après la signature de l'armistice le 11 novembre et l'inondation du ruisseau d'Ocques et de l'Yonne en décembre 1918, le centre de Saint-Julien-du-Sault est fermé par ordre du ministre de la santé.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
7 février 1790-....   Louis Barthélémi Bazin des Fargueries   Premier maire de Saint-Julien
19-....   Lucien Torcheboeuf    
19-.... 1989 Jean-Paul Coffre   conseiller général de l'Yonne
19 MARS 1989-.... en cours Guy Bourras Nouveau Centre Vice-président du conseil général de l'Yonne
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[4] et Cassini[5], * diocèse de Sens)

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 022 2 045 2 069 2 188 2 364 2 344 2 298 2 439 2 453
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 250 2 331 2 234 2 135 2 147 1 972 1 995 1 816 1 805
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 727 1 737 1 837 1 792 1 805 1 754 1 860 1 745 1 798
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007  
1 785 1 856 2 123 2 067 2 161 2 347 2 353    

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Histogramme
(Évolution de la population de Saint-Julien-du-Sault - 1793-2006)

Lieux et monuments

Photos

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Monuments historiques

Saint-Julien-du-Sault possède plusieurs monuments remarquables.

  • Château de Vauguillain

Le château qui a pris le nom de la chapelle de Vauguillain a été édifié au XIIIe siècle. Au XIV siècle pendant la guerre les murs d'enceinte de la forteresse sont détruits puis reconstruits par les habitants. Ce fut à nouveau le cas en 1406 et en 1492. Il servait de résidence aux archevêques de Sens. On peut voir les ruines de l'ancienne enceinte (récemment restaurées) du château dont la grosse tour ronde dite "tour Baron" qui était reliée à une tour carrée.

Suite à sa destruction en 1630, le château est abandonné mais la chapelle est entretenue par les villageois, et ce, jusqu'à la fin du XVIII siècle.

  • Chapelle de Saint-Julien (chapelle de Vauguillain)

La chapelle Saint-Julien, souvent appelée chapelle de Vauguillain (« vallée de Guillaume »), a été bâtie à l'intérieur de l'enceinte du château de Vauguillain. Elle est mentionnée dès 1193 dans une charte de Gui, archevêque de Sens. Elle est un exemple de la propagation de l'art gothique en Sénonais. Elle domine la ville à laquelle elle a donné son nom et dont elle fut la paroisse primitive.

La chapelle a été unie à la collégiale Saint-Pierre par l'archevêque de Sens, Tristan de Salazar, le 31 juillet 1492, mais des offices continuèrent d'y être célébrés jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. On y célébrait des mariages et on y montait en procession.

Depuis la Révolution la chapelle est vendue plusieurs fois successivement à des propriétaire jusqu'à être abandonnée en ruine en 1853. Amputée d'une partie de sa nef elle ne comprend plus aujourd'hui que deux travées. Son dernier propriétaire le Docteur Bernard Chérest la fait classer Monument Historique en 1958 et en fait don à la ville de Saint-Julien-du-Sault en 1962.

En 1981, un grand chantier de restauration qui va durer plusieurs années est entrepris par la commune avec l'aide de la nouvelle Association Culturelle de Saint-Julien-du-Sault. Les murs d'enceintes sont reconstruits et la toiture est refaite, seul l'intérieur de la chapelle n'est pas refait.

  • Collégiale Saint-Pierre

Décrite par Jules Verne comme « une remarquable église gothique » « ornée de belles verrières et classée parmi les monuments historiques », la collégiale a été érigée à la fin du XIIe siècle par l'architecte Tristan Godon dont le nom et la date (1566) sont inscrits sous le jambage d'une fenêtre à la demande de Gui de Noyers, archevêque de Sens. Cette première église a été remplacée au XIIIe siècle par une nouvelle église incendiée pendant la guerre de Cent Ans. La restauration de cet édifice est attribuée au cardinal Louis de Bourbon-Vendôme, archevêque de Sens (1536-1557). À sa mort, de nombreux travaux s'interrompirent comme le chœur qui resta dans l'état ou on le voit aujourd'hui. Le clocher de plan carré et sans caractère de 53 mètres, date du XVIe siècle. Le toit, jusqu'en 1778, était surmonté d'un chapeau de cardinal et de fleurs de lys en plomb de 40cm de hauteur. La collégiale Saint-Pierre est inscrite en 1840 à la première liste des monuments historiques.

La collégiale est décorée de vitraux du XIIIe et du XVIe siècle restaurés à Paris de 1881 à 1887. Les plus anciens relatent les légendes de sainte Marguerite, de Saint Nicolas de Myre et de Théophile ainsi que la vie de la Vierge. Côté nord, la verrière de 1530 relate la vie de saint Julien de Brioude, le patron de la ville.
  • l'Orgue renaissance (XVIIIe siècle) Après des travaux en 1695, 1750 et 1843 l'orgue vient d'être à nouveau restauré et sera entièrement remonté en en septembre 2011. Une statut polychrome en bois de Saint-Julien en cavalier est placé sur l'entablement de l'orgue.
  • Fonderie de cloches (1660)
  • Porte de la Croix : située aujourd'hui à l'entrée de la rue de la Liberté, il ne subsiste plus que la tour de droite qui servit de prison sous la Terreur (Révolution française), (celle de gauche et le cintre de brique qui reliait les deux tours ont été enlevés en 1830) de la porte de la Croix. En 1790 on y scella une pierre de la Bastille, bénie par le curé Longuet, sur laquelle on peut lire l'inscription "je certifit que cette pièce vient de la Bastille" signée du "citoyen parisien" Pierre-François Palloy qui l'avait vendue.

En entrant rue de la Liberté après le fleuriste se trouve la maison, de Monsieur de Fonfreyde gouverneur de Saint-Julien avant la Révolution, ou on déposait le soir les clés de la ville.

  • On arrive sur la place du petit marché (général Leclerc) ou subsiste un des deux poteaux corniers qui indiquaient au XVe siècle une auberge. Une figure à face joviale et qui tient un broc et un verre à la main semble indiquer qu'on pouvait boire à souhait. Au dessus Saint-Jean avec l'agneau et Saint-Jacques de Compostelle avec le bâton de pèlerin invite les voyageurs.

Saint Barbe avec un livre et un fou pour dire "ici on s'amuse bien" illustraient l'autre poteau.

  • Porte de la Fontaine : C'est ici que d'après la légende Saint-Julien est retombé après avoir sauté du haut de la montagne alors qu'il était poursuivi par une troupe de soldats romains. Il y avait encore au XIXe siècle une croix érigée sur la maçonnerie de la fontaine et un cheval en bois sculpté. Cette sculpture se trouve aujourd'hui incrustée sur le mur de la maison des infirmières. Le cheval ne repose que sur trois pied et il manque, au quatrième levé en l'air, toute l'articulation inférieure qui n'a pu résister au choc en touchant la terre.
  • Au lieu-dit la Grosse Roche se trouve un mégalithe classé comme Cromlech (on donne ce nom à des enceintes de pierres levées).
  • La maladrerie

Son existence est attestée dès 1211[6] et comme Comme la plupart des maladreries au Moyen Age elle se trouvait à proximité de la voie romaine et d'un cours d'eau (l'Yonne).

La chapelle Nicolas de Myre (inscription par arrêté du 30 octobre 1925) se caractérise par un plan rectangulaire simple. Elle est construite avec des matériaux locaux en blocage de meulière. Malgré sa transformation en écurie, elle présente encore des traces d'origines : une niche sous la fenêtre gauche du triplet et un lavabo Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 6, Lavabo monté en plein cintre aux arrêtes chanfreinées dans le mur nord. Elle était ouverte à toutes les couches de la population puisqu'elle a accueilli le fils de Guillaume Macher Chevalier local. Pendant la seconde guerre mondiale la résistance y avait installé un émetteur et un récepteur radio que les allemands ont vainement cherché.

La maladrerie a été rattachée à l'Hôtel Dieu de la ville en 1695 puis est devenue une ferme, propriété de l'hospice, l'ensemble a été rénovée fin 2006. Il est prévu de faire une académie de golf sur ces 65 hectares et un centre d'observation des oiseaux. [4]

Bâtiment contemporains

Le vin de Saint-Julien

La vigne est une culture déjà connue à l'époque de la conquête romaine dans la vallée de l'Yonne puisque le cépage utilisé à Saint-Julien est le "franc noir" qui résulte d'une fécondation entre deux variétés cultivées au Moyen Âge et introduites par les romains : le Pinot et le Gouais blanc.

Jusqu'au passage du phylloxera les habitants de la commune boivent le vin de saint julien et à Noël on a longtemps "tâté les vins nouveaux" "la perrette et la petite Saint-Julien".

En 1186, l'archevêque de Sens Guy de Noyers atteste que l'abbé de Saint-Marien a donné à Étienne de Courtenay, cantori Sancti-Juliani-de-Saltu (chantre de Saint-Julien-du-Sault), la vigne de feu Clarin, capellani de Villanova-Regis, (chapelain de Villeneuve-le-Roi), située "au-delà du pont, au territoire de sa Ville-Neuve".

Dans la première moitié du 19e siècle, on produit du vin en abondance, une mauvais récolte peut être le signe d'une période d'inquiétude voire de misère. Une grande partie de la production est livrée sur Paris. Le "climat" (lieu dit), "la Tour Baron" (du nom de la plus grosse tour du château) le plus renommé, se trouve immédiatement au-dessous des ruines du château jusqu'au hameau de Vauguillain. Le type de sol et de sous sol, l'exposition des pentes au soleil, et le mico-climat permettaient la production d'un vin qu'on comparait aux Coulanges-la-Vineuse.

En 1835, A Hugo citait les vins rouges de Saint-Julien-du-Sault célèbres pour leur qualités avec les crus d'Auxerres, d'Irancy ou de Joigny et les vins blancs de Chablis.

Dans le Grand dictionnaire de la cuisine, Alexandre Dumas en 1873 cite dans sa liste des vins le "saint-julien-du Sault" parmi les vins "dont la cave d'un amphitryon de nos jours doit être garnie" au même titre qu'un Chablis, Château-Margaux ou Clos-Vougeot.

En 1926, Jean Bertot faisant le tour de France à bicyclette et après avoir traversé les vignobles" fait une halte déjeuner à Saint-Julien" pour se retrouver dans "la salle à manger, ombrageuse et délicieusement fraîche, de l'hôtel des Bons-Enfants" où il fait un "déjeuner gargantuesque" de sept plats" mais surtout déclare qu'il n'aurait pas "troqué le petit vin pointu de Saint-Julien-du-Sault contre les Clos-Vougeot ou les Moulins-à-vent les plus authentiques".

Personnalités liées à la commune

  • Jean Butteux et Joséphines Blot : Personnages de roman, enfants naturels de Jean-Jacques Rousseau. Le frère né à Saint-Julien-du-Sault se marie avec sa sœur et finirent leur vie dans la commune[7].
  • Jules Bourgoin[8] (1838 Joigny -1908 Saint-Julien) : théoricien de l’ornement, architecte, dessinateur, chargé de cours d’histoire et de théorie de l’ornement à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Il a étudié lors de nombreux voyages (Égypte, Grèce, Italie), l'ornement (arabe, grec, chinois), les mathématiques, la géométrie, l'optique et les arts industriels. Il fit bâtir sa maison à Saint-Julien ou il se retira et y écrivit le Précis de l’art arabe.
  • Chaslon Daniel (1490-1558) : Procureur au baillage de Saint-Julien-du-Sault de 1599 à 1606.
  • Chaslon Nicolas (1560-1619) : Prévôt de Saint-Julien-du-Sault de 1551 à 1558.
  • Gustave Coste : 28 août 1833- 1er février 1900 à Saint-Julien-du-Sault : Médecin, maire de Saint Julien puis Sénateur[9].
  • Charles Victor Frébault : Général de Division, gouverneur de la Guadeloupe, sénateur, il est inhumé dans le cimetière de Saint-Julien-du-Sault.
  • Jules Hatin : né à Saint-Julien et mort en 1840, Professeur à l'école de médecine de Paris et auteur de différents ouvrages sur l'accouchement ainsi que du rapport sur le Choléras à Saint-Julien.
  • Louis Charles Gillet de la Jacqueminière (21.11.1752 à Saint-Julien - 7.4.1836 Paris) : Maitre des comptes à la cour des comptes en 1807.
  • Jean Marie Legrand dit Jean Nohain (ou « Jaboune ») a effectué en juin 1918 son service militaire au groupe d'instruction de campagne de l'artillerie à Saint-Julien. C'est lors de son instruction qu'un caporal-chef interrogea le peloton : « combien de temps met le fût du canon pour refroidir ? » et la réponse « un certain temps » fut reprise par Fernand Raynaud pour devenir un sketch célèbre[10].
  • Alexandre III en 1176.
  • Robert Lesbounit (1904-1989) : un dessinateur, peintre et sculpteur qui s'est consacré à l'art monumental, notamment par la réalisation de fresques qui évoquent les artistes anonymes du Moyen Âge et les Maîtres de la Renaissance[11]. Il avait son atelier à Saint-Julien-du-Sault.
  • Jean Longué : curé de Saint-Julien de 1782 à 1826. Nommé sous la royauté, il a prêté serment pendant la Révolution où il devient « prêtre fonctionnaire », en 1793 il est nommé officier public mais doit cesser en 1794 le culte catholique (qu'il reprit à la chute de Robespierre le 9 Thermidor an II - 27 juillet 1794), l'église est dévastée et le curé doit se cacher.
  • Jean Ringard : chanoine en 1766 à la collégiale Saint-Pierre de Saint-Julien-du-Sault
  • Arthur Sifflet : natif de Saint-Julien, accusé de vols et de larcins le lundi 25 novembre 1619 (jour de la sainte Catherine) à la foire de Maysse par un marchand drapier, il est condamné à « servir le Roi en ses galères, comme forçat, pendant trois ans » mais auparavant il s'était évadé de la prison.
  • Philippe Testart : habitant de Saint-Julien sous Philippe le Hardi. Son suicide en 1277 et la confiscation de ses biens ont fait l'objet de nombreuses controverses et enquêtes médicales.
  • Verien Julien Martin (28 juillet 1756-1853) : ouvrier tonnelier, il a l'habitude de consigner par écrit les événements dont il était témoin ou acteur à Saint-Julien de l'ancien régime et la Révolution. Surnommé « La boussole » du fait de son habileté à dessiner des plans géométriques. Il est allé à Paris assister à l'ouverture des États généraux en qualité de sergent-major de la garde nationale. Il est également le grand-oncle du poète Félix Arvers né en 1745 mort et enterré à Cézy.

Voir aussi

Lettre du Roi Louis-le-Jeune

Le roi atteste en 1170 qu'il fait "remise" à Guillaume de Champagne de "procuration et de gîte" qu'il avait à Sanctum-Julianum de Salice (Saint-Julien-du-Sault).

In nomine sancte et individue Trinitatis, amen. Ego Ludovicus, Dei gracia Francorum rex. Antecessoribus nostris, regibus Francie, familiaris semper extitit consuetudo non tantum ecclesias potestatis sue beneficiis ampliare, verum etiam earum oppressionibus subvenire et iniquas consuetudines resecare. Hac igitur consideratione nos, ab eorum viis non déclinantes, notum facimus universis, presentibus et futuris, quod, intuitu divini amoris et interventu Willelmi, venerabilis archiepiscopi Senonensis et apostolice sedis legali, sororii nostri, procurationem et gistam quam apud Sanctum-Julianum de Salice annuatim babebamus, quietam et absolutam dimisimus ; decernentes quod nullus successorum nostrorum eam capere présumât. Et ideo archiepiscopi Senonensis, tampresens quam futuri, preposito nostro Senonensi centum solidos monete que Senonis curret, singulis annis, infra septimanam Pentecostes, persolvent.

Quod ut ratum sit in posterum, carta et sigillo nostro confirmari precipimus. Actum Parisius, anno incarnati Verbi millesimo centesimo LXX°; astantibus in palacio nostro quorum subscripta sunt nomina et signa : S. comitis Theobaldi, dapiferi nostri; S. Guidonis, buticularii nostri; S. Mathei, camerarii ; S. Radulphi, constabularii. Datum per manum Hugonis, cancellarii.

Signum : LUDOVICUS.

Histoire ... d'en rire

Cette histoire relevée dans le Dictionnaire des calembours de 1860 :

Un fermier de Saint-Julien-du-Sault étant très-malade, ses amis lui conseillèrent de faire venir le médecin de l'endroit, qui se nommait Gilet. « Ah bah! leur dit-il, je suis venu tout nu au monde, je m'en retournerai bien sans gilet ».

Détails de monuments

Photos

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Abécédaire ou rudiment d'archéologie, A de Caumont, Derache, Paris, 1853
  • Brioude et la basilique Saint-Julien de A. COURTILLÉ, M. de FRAMOND, J. PORTE Éditions CREER S.Collet et F.Muller 1996
  • Les Boulins Saint-Julien-du-Sault " Programme d’interventions archéologiques dans les carrières de granulats de l’Yonne. DFS. Dijon : SRA Bourgogne, Francis Pérot, 1996 (de Moulins, Allier)
  • Croix en fer forgé, canton de Saint-Julien-du-Sault et environs, histoire et inventaire, Bierent G., Makédonsky Philippe, 1988
  • Le ban et l'arrière ban du bailliage de sens au 16e siècle, Maurice Roy, Imprimerie Charles Duchemin, Sens, 1895
  • Histoire du vin de Bourgogne, Jean François Bazin, Édition Jean Paul Gisserot, 2002
  • Lettre du curé de Verlin au doyen de Saint-Julien-du-Sault - Études Villeneuviennes no 18, 1992, p. 59-67, A.D. Yonne, F 420
  • Relation historique du choléras morbus qui a ravagé la ville de Saint-Julien-du-Sault en mai et juin 1832, Jules Hatin, Éditions Just Rouvier libraire, Paris, 1832
  • Enquête sur la mort de Philippe Testart à Saint-Julien du Sault, Elisabeth Lalou, Xavier Hélary, 1277 (Archives nationales, J 1029, no 1)
  • Enquêtes menées sous les derniers capétiens, Elisabeth Lalou, Christophe Jacobs Éditions Paris
  • En ce temps-là, Saint-Julien-du-Sault, Makédonsky Philippe,
  • Là France en Bicyclette, étapes d'un touriste de Paris à Marseille, Jean Bertot, Lib.-Imp. réun., 2 rue Mignon, Paris.
  • Maladie et société au moyen-age, François Olivier Touati, ED. De Boeck, 1998
  • Le Poteau Cormier de Saint-Julien-du-Sault, Makédonsky Philippe, 1984
  • Saint-Julien-du-Sault et ses environs, Makédonsky Philippe et Claudie, , Alan Sutton, 1997, 128p.
  • Saint-Julien-du-Sault L'église et la chapelle par Jean Vallery-Radot et Les vitraux par Jean Lafond, Éditeur Paris 1958
  • Saint Julien-du-Sault dans l'Antiquité, Bulletin de la société des sciences de l'Yonne (Auxerre).
  • Silex taillés ; scies de Saint-Julien-du-Sault (Yonne), Francis Pérot, Ed. Sens, 1881.
  • Topographie de tous les vignobles connus, A Jullien, librairie d'agriculture et d'horticulture, Paris 1866
  • Verien-la-Boussole, sa vie et son temps, ou un Siècle de l'histoire de Saint-Julien-du-Sault", Jean-Emmanuel Crédé, Édition Joigny : impr. de A. Tissier, 1875
  • Les Vitraux De L'Eglise De Saint-Julien-Du-Sault, Jean Lafond, Éditeur La Société Française D'Archéologie, 1900
  • Dictionnaire des calembours et des jeux de mots, lazis, coq-à-l'âne, quolibets, quiproquos, amphigouris, etc. recueillis par le Baron de la Pointe et le Docteur Eugène le Gai, Éditions Passard, 7 rue des Grands-Augustins, Paris, 1860.
  • Les enfants de Jean Jacques Rousseau, Claude Genoux, Serriere imprimeur, 1857 [5]
  • Le lys tres chrestian florissant en lafoy chrestiane, Tristan de Lascagne, officiai de Saint-Julien-du-Sault, Denys Janot, Paris, 1540
  • Bulletin 122-123 des Société des Sciences Historiques et Naturelles de l'Yonne, Auxerre - 1991 (histoire de l'orgue)
  • La décoration artistique des buffets d'orgues, Georges Servières - 1928 -

Notes et références

  1. Yonne, éditions Bonneton, 1992
  2. Bulletin de la société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, Perriquet éditeur Auxerre 1852
  3. Journal des commissaires de police, Paris, 2e année, 1856, p. 151, lire en ligne sur Google Books
  4. Saint-Julien-du-Sault sur le site de l'Insee
  5. Saint-Julien-du-Sault sur le site de Cassini
  6. Revue d'histoire de l'église de France N°61, 1975
  7. Les enfants de Jean Jacques Rousseau, Claude Genoux, Serriere imprimeur, 1857 [5]
  8. Fiche biographique sur Jules Bourgoin sur le site web de l'INHA (Institut national d’histoire de l’art)
  9. Gustave Coste)
  10. Le fût du canon, Fernand Raynaud, entre 1955 et 1958
  11. Découvrir Robert Lesbounit sur le site web officiel de la mairie de Villepreux

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