Saint-André-de-Briouze


Saint-André-de-Briouze
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48° 43′ 50″ N 0° 19′ 37″ W / 48.7305555556, -0.326944444444

Saint-André-de-Briouze
Administration
Pays France
Région Basse-Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Briouze
Code commune 61361
Code postal 61220
Maire
Mandat en cours
Jacques Blanchetière
2008-2014
Intercommunalité sans
Démographie
Population 183 hab. (2008)
Densité 15 hab./km²
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 50″ Nord
       0° 19′ 37″ Ouest
/ 48.7305555556, -0.326944444444
Altitudes mini. 198 m — maxi. 262 m
Superficie 12,21 km2

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Saint-André-de-Briouze est une commune française, située dans le département de l'Orne et la région Basse-Normandie.

Sommaire

Géographie

Communes limitrophes de Saint-André-de-Briouze
Craménil Chênedouit Ménil-Gondouin
Briouze Saint-André-de-Briouze La Fresnaye-au-Sauvage
Pointel Saint-Hilaire-de-Briouze Saint-Hilaire-de-Briouze

Histoire

Saint-André de Briouze, Saint Andréas (1090), Sanctus Andreas de Briosa ou Juxta Briosam.

D'après le mémoire de 1767, délivré à la Préfecture de l'Orne : en Bocage, il y a deux petites communes, le restant du terrain bon au labour, il y a plan, bois et pâture, point de commerce et d'industrie. M. du Repas a les deux tiers de la dime avec la cure (2 460 livres). Les habitants sont aisés.

Saint-Denys-de-Briouze ou Chapisière : cette dernière dénomination indique le berceau primitif de la famille Chappe. Avant la Révolution, Saint-Denis était une paroisse dont la présentation à la cure était alternative entre le prieur de Briouze et le seigneur temporel.

En 1821, Saint-André-de-Briouze (611 habitants) absorbe Saint-Denis-de-Briouze (144 habitants)[1], à l'ouest de son territoire.

Histoire du château de Saint-Denys

Le château est bâti sur les bords de la Rouvre. un souterrain passant sous l'île du Moulin le reliait au Plessis de Briouze.

La famille de Cousin (de Louvellières) l'habitait au XVIe siècle. Elle avait pour armoiries "d'azur à un chevron d'argent, accompagné de trois molettes d'or". Au XVIIe, la seigneurie de Saint-Denys passa, par suite d'une alliance, à Jean-Baptiste-Louis de Clermont-d'Amboise, marquis de Resnel.

En 1768, elle était en la possession d'Alexandre Charles Guillaume de Chennevières, seigneur de Saint-Denys et de Repentigny. Il s'est marié le 10 janvier 1741 avec Louise Renée Chapelle du Pontchapelle, contrat de mariage sous seing privé le 26 novembre 1740, fils de Jean Charles de Chennevières, seigneur de la Fresnaye, et de Marie de Cathey.

Au mois de juillet 1789, le château de Saint-Denys, appartenant encore à un membre de la famille Chennevières, était livré au pillage par une bande de paysans ameutés qui, après avoir mis le feu à son chartier, auraient ôté la vie au propriétaire, s'il n'était parvenu à s'échapper de leurs mains.

Le 29 septembre 1766, mourait à Pointel, à l'âge de 50 ans, Messire Charles Gaspard de Chennevières, écuyer, seigneur du lieu, qui de son mariage, avec Dame Catherine Marguerite Billard de Champeaux, laissait pour héritier Charles Philippe Jacques Alexandre, marquis de Chennevières, né le 14 janvier 1759 à Briouze, écuyer du comte d'Artois et capitaine commandant au régiment des dragons d'Artois, décédé en 1831 à Pointel. Celui-ci épousa, à Gizaucourt dans la Marne, en 1790 Mademoiselle Madeleine de Baillet (1774-1797).

Le 12 janvier 1791, à Gizaucourt, est née de cette union Charlotte Nicole Stéphanie de Chennevières Pointel. Elle se mariait le 2 mai 1810 à Argentan, avec René Charles Alexandre de la Haye d'Ommoy, né le 11 janvier 1789 à Ommoy dans l'Orne, fils de François Laurent René et de Marie Augustine Jambon de Saint-Cyr, et décédé en 1842 à Argentan.

Ce dernier, héritier de son père, possédait en toute propriété le château et la terre de Saint-Denys dont il fit donation à sa future épouse.

Un long procès s'engagea bientôt entre le beau-père et le gendre relativement à la gestion des biens de Madame la marquise d'Ommoy, et tous les tribunaux de la région en retentirent. Maître Berrier-Fontaine à Argentan, Maître Thomine-Desmasures à Caen, et Maître Odilon Barrot à Paris, prêtèrent aux parties le secours de leurs éloquence. D'innombrables mémoires s'échangèrent de part et d'autre. Une partie du patrimoine des deux familles y passa.

Vivement irrité contre son gendre, Charles Philippe Jacques Alexandre de Chennevières contracta un second mariage. Il épousa demoiselle Marie Charlotte Fouchard.

C'est de ce mariage que naquit, le 23 juillet 1820 à Falaise, le marquis Charles-Philippe de Chennevières Pointel (dit Jean de Falaise). N'ayant pas heureusement épousé les querelles paternelles, le futur directeur des Beaux-Arts, initiateur de l'Inventaire général des richesses d'art de la France, conservateur des musées de Paris, historien d'art et collectionneur, avait dans ses jeunes années, un asile hospitalier dans le château de Saint-Denys, résidence de sa grande sœur, son aînée de trente ans.

Une légende se rattache au vieux château de Saint-Denys, un de ses seigneurs, Sonnard de Cousin, qui battait monnaie, avait dit-on, caché un trésor, du moins, l'écrit suivant, déposé dans le chartrier de famille l'affirmait positivement : « quiconque creusera, grand trésor trouvera ». Le marquis d'Ommoy auquel, depuis son procès, la fortune avait cessé de sourire, n'avait-il pas là une excellente occasion de remettre ses finances à niveau ? Du moins, il l'espéra. Il rechercha donc partout le précieux trésor et, pour le découvrir, fit abattre une partie du vieux château, et pratiquer une foule d'excavations dans ses jardins et sa prairie. Hélas ! Il y fut pour ses frais et ses peines, car le trésor est encore à trouver.

Les dimes de Saint-André-de-Briouze avant la Révolution

Extrait du Pouillé: " Le chapelain de Sainte-Anne de Chesnedouit a les deux tiers en la paroisse de Saint-André-de-Briouze de toutes les dîmes en grains, mais il paie 36 livres au curé pour lui tenir lieu des anciennes novales. Cela se voit par le bail passé devant Duhamel, notaire à Coutances, le 16 septembre 1752, par le sieur Caruel, chapelain, il était obligé de payer 170 livres par an pour de nouvelles novales pour 6 ans. Après le curé pourrait jouir par lui-même des dites novales".

L'abbé Bertin

Le premier officier public de Saint-André-de-Briouze, membre du conseil général de la commune, élu le 12 décembre, an premier de la République Française, pour recevoir les actes destinés à constater les naissances, mariages et décès des citoyens. Tout à la fois chargé du civil et du religieux. L'abbé Bertin fut nommé par l'arrondissement de Briouze, député à l'Assemblée du département Falaise-Domfront, subdélégation de la Ferté-Macé. Il disparut en 1796, où et comment est-il mort, on en sait rien. Il eut des démêlés avec Mr et Mme de Bois-Magny (in brochure imprimée à Falaise et intitulée Mémoires d'Alexandre Bertin, curé de la commune de Saint-André-de-Briouze, contre les calomnies dont la continuité l'afflige). Monsieur de Villeroy à porté ce jugement sur Bertin: Ingenio non carens, donum persuadendi habens, cognitas difficillis. C'était un homme d'esprit, ayant le talent de la persuasion, mais difficile à connaître.

En arrivant en 1937, l'abbé Jacques Dalmas qui officiait durant 30 ans à Saint-André-de-Briouze, constata que la paroisse était habitée par des villageois qui se trouvaient être de bons paroissiens assidus, à hauteur de 95%. Ce village de plus de 1200 hectares est composé d'un petit bourg et de nombreux petits villages assez dispersés, cependant les habitants, malgré des chemins difficiles d'accès se rendaient régulièrement à la messe dominicale, c'était un lieu de foi et de rencontre. On constate, l'édification de Croix et de Calvaires dès 1741, sur les chemins et les routes de Saint-André-de-Briouze, ils sont les signes de la foi des siècles passés.

La Libération

Le matin du 6 juin 1944, vers 4 heures du matin, les cannons tonnaient au loin en direction du nord. Flers et Condé sur Noireau furent bombardés dans la soirée. Le lendemain ce fut le tour de Briouze. C'était dans l'après-midi, les avions anglais et américains décrivaient un grand cercle dontl'extremité semblait être Saint-André. Jusqu'au 14 août 1944, les opérations aériennes succèdent à des accalmies. Les alliés avancent progressivement tandis que les combats aériens s'intensifient et se multiplient. Un avion américain fut abattu, il s'écrasa à la Vidière. Des soldats allemands s'installent dans la cour de l'école, avec un poste de radio récepteur-émetteur. Le 15 août deux soldats allemands se détendent dans la cour de la ferme voisine, la Chapperie, un avion passe et les mitraille, l'un deux est tué, Mikael Wenniger, il sera inhumé dans le cimetière, son corp sera transporté dans un cimetière militaire après la guerre. Le 15 août 1944 des S.S. installent une infirmerie de campagne dans le prsbytère. dans la nuit une pluie d'obus tombe sur la commune. Les américains tiraient depuis le mont d'Hère, à 15 km. Leurs obus tuent, une jeune fille, Solange Ribault au village dit La Bruyère. Ce sera la seule victime civile de la guerre à Saint-André-de-Briouze.

Ils étaient pilotes américains : le 11 juillet 1944, le P51 Mustang du lieutenant Salvatore Mecca, d'origine mexicaine est touché en combat aérien et s'écrase à la Violetière sur la commune de Saint-André-de-Briouze. Des volontaires de la commune ramassent les restes du pilote et les déposent dans une petite boite en bois, pour ensuite l'inhumer au cimetière. Ses papiers ont été remis à la mairie. Ce n'est qu'après la guerre qu'ils seront restitués aux services américains de renseignements. Le lieutenant Mecca est désormais inhumé au cimetière américain de Colleville-sur-Mer depuis 1948.

Le 18 juillet un P47 Thunderbolt, du Lieutenant Alvis Noble est touché et s'écrase dans une prairie au lieu dit "La Foirie", le jeune pilote de 24 ans originaire du Texas, n'aura pas pu utiliser son parachute. Inhumé dans le cimetière de la paroisse, après la guerre il sera transféré au cimetière deNempres en Belgique.

En souvenir de leur sacrifice, une plaque a été apposée en juillet 2004 sur le mur du cimetière.

En 1947, l'affaire Victor Delorme, un des dernières affaires de sorcellerie de l'Orne, se déroule à Saint-André-de-Briouze. L'auteur de l'assassinat, un cantonnier habitant le Haut-Bois en Saint-André, sera jugé irresponsable en cour d'assises à Alençon en février 1948[2].

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 12 décembre 1792 Marie-François Brout - -
12 décembre 1792 an 1 Alexandre Benoît Bertin - -
4 vendemiaire an 3 28 vendemiaire an 3 Marin-François Brout - -
28 vendemiaire an 3 an 4 Jacques-François-Philippe Chappe - -
an 4 an 5 Denis-Jacques-Nicolas Delange - -
an 5 an 6 Nicolas Bouquerel - -
1 prérial an 6 1 vendémiaire an 6 Jean Delaunay - -
1 vendémiaire an 6 an 7 Pierre Brout - -
an 7 an 8 Jean Delaunay - -
an 9 1809 Marin-François Brout - -
1809 1830 Jacques Toutain - -
1830 1837 Bouquerel - -
1837 1840 François Lefoyer - -
1840 1844 Amédée de Lalande - -
1844 1849 Henri du Boscq - -
1849 1852 Amédée de Lalande - -
1852 1881 Achille du Boscq - -
1882  ? Léon Ernest Rabot - -
 ?  ? Pierre Goubie - -
 ?  ? Crespin - -
 ? mars 2001 Bernard Delaunay - -
mars 2001 actuel Jacques Blanchetière SE -
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Saint-André-de-Briouze ne fait partie d'aucune intercommunalité mais fait toutefois partie du Pays du Bocage qui regroupe 12 structures intercommunales et 4 communes indépendantes.

Démographie

Saint-André-de-Briouze a compté jusqu'à 755 habitants en 1821, population totale des recensements des communes de Saint-André-de-Briouze et Saint-Denis-de-Briouze, fusionnées la même année.

Évolution démographique
(Source : INSEE[3])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
675 731 752 755 abs. 726 667 658 640
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
630 616 587 541 558 518 471 444 408
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
406 359 338 292 292 267 280 298 285
1962 1968 1975 1982 1990 1999      
260 235 208 179 164 170      

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Graphique de l'évolution de la population 1794-1820 & 1836-1999
Jusqu'en 1820, les chiffres utilisés pour le graphique ne comprennent pas la population de Saint-Denis-de-Briouze.

Économie

Lieux et monuments

A cinq kilomètre de Briouze, dans une petite vallée, traversée par un ruisseau qui roule sans bruit ses eaux dans la Rouvre. Sur un rocher granitique, une église normande (agrandit au début du XIXe siècle) la tour et le portail sont du XVIe siècle avec un grand hôtel néo-classique, trois tableaux ornent le rétable, celui de gauche représente la Sainte-Vierge, celui de droite Saint-Denys, et au sommet une descente de Croix œuvre attribué à Simon Vouet, peintre et graveur français né et mort à Paris (1590 - 1649), qui travailla pour Louis XIII et le Cardinal de Richelieu. Un presbytère, une ancienne école communale de garçons et une ancienne école de filles, une salle patronale, une chapelle, un petit bourg et quelques hameaux dispersés sur 1221 hectares, le Château de Saint-Denis et le Château de la Nöé, c'est Saint-André de Briouze.

Le château de la Noë : en partant du bourg en direction de Putanges, à 1 kilomètre, une grille et une allée bordée de peupliers mène au château qui fut acquit par Henri Dubosc en 1810.

  • Église de Saint-André de style normand avec son clocher en bâtière, statues de saint Joseph et de saint André ornent le retable, statue de saint Méen invoqué pour la guérison des maladies de peau.
  • Ancienne église de Saint-Denis (XVIe siècle), édifice avec nef et choeur, abside à trois pans, fenêtres en plein cintre, à l'intérieur trace de fresque.
  • Château de Saint-Denis.
  • Château de la Nöé.
  • Motte féodale.
  • 1741 Croix Girard, restaurée en 1995
  • 1890 Calvaire de la Croix Verte.
  • Calvaire de Saint-Denis (non datée).
  • 1894 Croix Larue ou Rabot : Calvaire de la Noë.
  • Croix des Chasses (non datée).
  • Croix du cimetière (non datée).
  • Chapelle érigée en 1947 en ex-voto après guerre.

Activité et manifestations

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Notes et références

  1. Source : Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-André-de-Briouze », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le 7 mars 2009 , et fiche liée (Saint-Denis-de-Briouze)
  2. Jean-François Miniac (préf. Alain Lambert), Les Grandes Affaires criminelles de l'Orne, Paris, Éditions de Borée, coll. « Les Grandes Affaires criminelles », 2008, 336 p. (ISBN 978-2-84494-814-4) 
  3. Saint-André-de-Briouze sur le site de l'Insee

Liens externes



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