République de Bulgarie


République de Bulgarie
Bulgarie - Wikipédia

Bulgarie

Република България (bg)
Republika Bălgarija (bg)
République de Bulgarie (fr)
Drapeau de la Bulgarie Armoiries de la Bulgarie
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Съединението прави силата
(Bulgare : L’union fait la force)
carte
Langue officielle Bulgare
Capitale Sofia
42°41′N 23°19′E / 42.683, 23.317
Plus grande ville Sofia
Forme de l’État
 - Président de la République
 - Ministre-président
République
Gueorgui Parvanov
Boïko Borisov
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 102e
110 910 km²
0,3 %
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 96e
7 582 000 (CIA 2008) hab.
65,48 hab./km²
Indépendance
 - Déclarée
- Reconnue
De l'Empire ottoman
3 mars 1878
22 septembre 1908


Gentilé Bulgares


IDH (2005) Augmentation 0,824 (élevé) ( 53e)
Monnaie Nouveau lev
(depuis 1999) (BGN)
Fuseau horaire UTC +2
Hymne national Mila Rodino
Domaine internet .bg
Indicatif
téléphonique
+359


La Bulgarie, la République de Bulgarie pour les usages officiels (Република България en bulgare ; en translittération romane ISO 9 : Bălgarija, officiellement Republika Bălgarija), est un pays d’Europe du Sud-Est situé dans la péninsule balkanique en bordure de la mer Noire, au nord de la Grèce et de la Turquie et au sud de la Roumanie. À l’ouest, elle est bordée par la Serbie et la République de Macédoine.

Le 1er janvier 2007, la Bulgarie a adhéré à l’Union européenne, en même temps que la Roumanie. Dès 2012, en principe, les Bulgares auront adopté l'euro.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Bulgarie.

De langue indo-européenne iranienne, les Thraces furent un peuple hautement civilisé peuplant, pendant l'Antiquité, le territoire de l'actuelle Bulgarie. Ils se répartissent en diverses tribus jusqu'à ce que le roi Térès les réunisse autour d'un État, vers 500 avant notre ère. Le royaume de Thrace atteint son apogée sous le règne des rois Sitalcès et Cotys Ier (383-359 avant J.-C.), de la dynastie des Odryses ; détruit et envahi par la Macédoine de Philippe, le père d'Alexandre, il connaît un renouveau sous Seuthès III en -341. En 188 de notre ère, la Thrace est définitivement intégrée dans l'empire romain qui, petit à petit, romanise les populations au nord d'une ligne nommée Jirecek (du nom de l'historien du XIXe siècle qui l'identifia), tandis qu'au sud de cette ligne, les Thraces s’hellénisèrent.

Pliska était la capitale de Bulgarie à 681 de 890

À partir du VIe siècle arrivent, le plus souvent pacifiquement, les Slavons, des Slaves qui s'installent parmi les populations thraces romanisées ou hellénisées. Les Slavons deviennent progressivement majoritaires. À partir du VIIe siècle arrivent les Bulgares. À l'origine, il s'agit d'une confédération de peuples et tribus d'Asie centrale, dont certains turcophones (et proches des actuels Balkars du Caucase), mais aussi iraniennes (et proches des Alains et des actuels Ossètes du Caucase). Cependant, les écritures runiques bulgares, encore mal étudiées, tendent à prouver une appartenance linguistique du groupe principal aux langues du Pamir utilisées autrefois avant la turquisation forcée et tardive de la région vers le XIVe siècle (P. Dobrev). Ils commencent à affluer vers l'Europe par vagues successives à partir du IIe siècle après J.C. et s'installent d'abord sur le Don. Au VIIe siècle, les Bulgares du Don se séparent en deux : une moitié remonte vers le nord et fonde la Bulgarie de la Volga (ultérieurement convertie à l'islam et assimilée par les Tatars); l'autre moitié, menée par le Khan Asparoukh, migre vers l'ouest et fonde le 9 août 681 la « Bulgarie du Danube », un vaste état qui s'étendait sur les actuelles Bulgarie, Macédoine, Serbie, Hongrie occidentale, Roumanie et Moldavie. Selon des thèses récentes et bien fondées, telle que celle de l'académicien Bojidar Dimitrov, ce premier État bulgare est la continuation directe de l'État de Koubrat le Grand, le père d'Asparoukh, dont l'empire couvrait aussi l'actuelle Ukraine.

En 717, les Bulgares contribuent à sauver Byzance des assauts arabes. Le khan Tervel est appelé par ses contemporains « le Sauveur d'Europe ». Entre 861 et 864, la Bulgarie embrasse la foi orthodoxe, adopte le slavon comme langue usuelle et officielle et atteint sa plus grande extension territoriale sous Siméon, premier tsar. Mais au Xe siècle, en 969, l'empereur byzantin Basile II (surnommé « Bulgaroctone », le « Tueur de Bulgares »), allié aux Russes de Kiev, attaque la Bulgarie. En 971, il prend Preslav, la capitale, et, en 1018, il met fin au premier Tzarat et réincorpore les anciens territoires de la Bulgarie dans l'Empire romain d'Orient.

En 1180, la révolte des Bulgares et des Valaques menés par les frères Pierre et Asen, aboutit au Second Empire Bulgare remplacé, au bout d'un demi-siècle, par trois Tzarats (Vidin, Trnovo et Dobritch) qui tombent l'un après l'autre aux mains des Ottomans.

La Bulgarie est entièrement conquise en 1396. Malgré une domination ottomane qui ne prend fin qu'un demi-millénaire plus tard, les tentatives d'islamisation du pays n'ont réussi que très partiellement (Pomaques : bulgares musulmans). L'Église orthodoxe bulgare a toujours fait acte de résistance durant les cinq siècles qu'a duré l'occupation ottomane. Elle a veillé à préserver les traditions slaves et ouvert ses monastères aux insurgés. En revanche, des Turcs qui se sont installés en Bulgarie (notamment dans l'est du pays) se sont même convertis au christianisme (Gôk-Oguzes). La domination ottomane ne prend effectivement fin que suite à l'insurrection d'avril 1876, qui entraîne la guerre russo-turque de 1877 et le traité de San Stefano du 3 mars 1878, par lequel la Bulgarie acquiert une indépendance relative en tant que principauté autonome. Elle n'accède à l'indépendance véritable que le 22 septembre 1908, en tant que monarchie.

Article détaillé : Royaume de Bulgarie.

Le pays est profondément impliqué en 1912 et 1913 dans les guerres des Balkans, série de conflits avec ses voisins. Pendant les deux guerres mondiales, elle se retrouve dans le camp des perdants.

Article détaillé : République populaire de Bulgarie.

Après la Seconde Guerre mondiale, la Bulgarie entre dans la sphère d'influence de l'URSS (avec l'entrée de l'armée rouge le 9 septembre  1944) et devient elle-même une « démocratie populaire » voulant construire le socialisme, en 1946. La domination soviétique s'achève en 1990, quand ont lieu les premières élections multipartites.

La Bulgarie rejoint l'Otan en 2004. La Bulgarie fait partie de l'Union européenne depuis le 1er janvier 2007. Elle a signé son traité d'adhésion le 25 avril 2005 à Luxembourg et elle a négocié son adhésion entre le 10 décembre 1999 et le 15 juin 2004.

Politique

Article détaillé : Politique de la Bulgarie.

Présidence de la République

Le président de la République de Bulgarie est élu au suffrage direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Il est le chef de l'État et le commandant en chef des forces armées. Il est également à la tête du Conseil consultatif pour la sécurité nationale. Il peut s'opposer en premier ressort à la promulgation d'une loi. Pour contourner ce veto, le parlement vote à nouveau le texte.

Le président de la République de Bulgarie est assisté dans ses fonctions par un vice-président de la République élu simultanément sur le même « ticket » que lui. Le président de la République actuel est Gueorgui Parvanov, qui a succédé, en 2002, à Petar Stoyanov et qui a été réélu le 29 octobre 2006.

Parlement

Le parlement Bulgare

Le Parlement de la République de Bulgarie est monocaméral, il ne comprend donc qu'une seule chambre, l'Assemblée nationale (Narodno Sabranie), constituée de 240 députés élus au suffrage universel direct pour une durée de quatre ans. Les électeurs votent pour un parti politique, ou pour une liste de coalition dans chacune des vingt-huit divisions administratives du pays. Un parti ou une coalition doit obtenir au minimum 4 % des suffrages pour obtenir des députés. Le Parlement vote les lois et le budget, prend les décisions relatives à : l'organisation des élections présidentielles ; la nomination et de la révocation du ministre-président et des autres membres du gouvernement ; la déclaration de guerre, au déploiement de troupes armées hors de la Bulgarie ; la ratification des accords et des traités internationaux.

Élections

Lors des élections législatives du 25 juin 2005, le Parti socialiste bulgare de Serguei Stanichev est arrivé en tête des suffrages avec 30 % des voix devant le Mouvement national Siméon II du ministre-président Simeon Sakskoburggotski (l'ex-roi Simeon II), le parti de la minorité turque (le Mouvement des droits et libertés) et le parti nationaliste Ataka (Attaque).

Le 16 août 2005, après une première tentative avortée de formation de coalition, le nouveau gouvernement proposé par Serguei Stanichev est accepté par le Parlement par 169 voix pour et 67 contre. C'est un gouvernement de coalition avec les deux partis arrivés en deuxième et troisième positions aux élections législatives deux mois auparavant, dirigés respectivement par Simeon Sakskoburggotski et par Ahmed Dogan.

Le dimanche 20 mai 2007, les Bulgares ont élu les dix-huit députés européens pour la première fois au suffrage universel direct. La participation a été très faible (28,6 %), manifestant le désintérêt des Bulgares pour les affaires européennes. De plus, discrédité par de nombreuses affaires de corruption, le Parti socialiste bulgare est en net recul : le nouveau parti de centre-droit Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (Gerb), dirigé par le maire de Sofia, Boïko Borisov, arrive ainsi en tête avec 21,69 % des voix, et obtient cinq sièges. Ont également obtenus cinq sièges : le Parti socialiste bulgare (21,41 %) et le Mouvement des droits et des libertés des turcophones (20,26 %). Le parti nationaliste Ataka se voit attribuer deux sièges (14,22 % des voix) tandis que le dernier siège revient au Mouvement national pour la stabilité et le progrès(6,26 %), parti centriste héritier du Mouvement national Simeon II[1].

Le 5 juillet 2009, le GERB gagne les élections législatives et Boyko Borisov devient Premier Ministre ( Ministre Président).

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Bulgarie.
Carte de la Bulgarie

La principale caractéristique de la Bulgarie est sa division en bandes de montagnes et de plaines orientées Est-Ouest. Du Nord au Sud se succèdent le Plateau Danubien, le massif des Balkans (Stara planina), la plaine Centrale de Thrace et le massif des Rhodopes. La partie Est, près de la mer Noire, est constituée de collines qui gagnent progressivement en hauteur en allant vers l'Ouest. La partie Ouest du pays est constituée uniquement de montagnes.

Plus des deux tiers du pays, constitués de plaines plateaux et collines, se situent à une altitude inférieure à 600 mètres. Les plaines (moins de 200 mètres d'altitude) représentent 31 % de la surface du pays, les plateaux (entre 200 et 600 mètres) 41 % de la surface, les montagnes de faible élévation (entre 600 et 1 000 mètres) 10 %, les montagnes moyennes (entre 1 000 et 1 500 mètres) 10 % et les montagnes élevées (plus de 1 500 mètres) 3 %. L'altitude moyenne de la Bulgarie est de 470 mètres.

Frontières terrestres : 1 808 km (Roumanie 608 km ; Grèce 494 km ; Serbie 318 km ;Turquie 240 km ; République de Macédoine 148 km)
Littoral : 354 km
Amplitude d'altitude : 0 m > + 2 925 m

Relief

Vue des Rhodopes

Deux ensembles montagneux (les Balkans et les Rhodopes) atteignent une altitude moyenne de 2 000 mètres et commandent un réseau de petites vallées dont la plus connue est celle des Roses. Les plaines s'étendent au nord. Elles sont irriguées par les affluents de Danube.[réf. souhaitée]

Hydrographie

Toutes les rivières de Bulgarie sauf l'Iskar sont issues du massif des Balkans. L'Iskar prend sa source dans le Massif de Rila et coule vers le Nord en traversant par la banlieue Est de Sofia puis à travers une vallée dans les montagnes des Balkans pour finalement se jeter dans le Danube.

Le Danube reçoit environ 4 % de ses eaux des affluents de Bulgarie. Le cours du Danube le long de la frontière de la Bulgarie est large de 1,6 à 2,4 km. La période des hautes eaux se situe en juin. Le fleuve est gelé en moyenne durant 40 jours par an.

Subdivisions

Article détaillé : Subdivisions de la Bulgarie.

Villes

Article détaillé : Villes de Bulgarie.

Économie

Article détaillé : Économie de la Bulgarie.
Éoliennes près du cap Kaliakra
Un troupeau de brebis. La Bulgarie est un des principaux producteurs de lait de brebis en Europe
Smokinya beach

Lignes de téléphone : 2,399 millions (en 2006)
Téléphones portables : 5 000 000 (en 2006)
Postes de radio : 4,51 millions (en 1997)
Postes de télévision : 4,31 millions (en 2006)
Utilisateurs d'Internet : 2 200 000 (en 2006)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 26 (en 2000)
Routes : 36 724 km (dont 33 786 km goudronnés) (en 1999)
Voies ferrées : 4 294 km (en 2006)
Voies navigables : 470 km (en 2007)
Nombre d'aéroports : 214 (en 2008)
Indice de développement humain : 0.816 (en 2004) 54e place sur 177 pays
PIB par habitant en PPA : 8 078$ (en 2004) 66e place sur 172 pays
Chômage : 6,9 % (2007)[2]
Croissance : 6,5 % (2008)[2]
Déficit courant : 24 % du PIB (2008)[2]
Investissement directs étrangers : 6,5 milliards d'euros (2008)[2]

Le pays a connu une grave crise économique en 1996-1997 et est passé sous la tutelle du Fonds monétaire international qui lui a imposé de sévères restrictions et de nombreuses privatisations.

Durant la décennie 2000, le pays a connu une croissance économique importante dans l'optique de son adhésion à l'Union européenne. En 2004, la croissance s'est élevée à 5,6 % et le chômage est passé de 12 à 18 %, touchant principalement des catégories discriminées, comme les tziganes. Ce n'est pas la discrimination, mais le niveau d'études ne dépassant pas le brevet qui ne leur permet pas d'accéder aux postes nécessitant une qualification.[réf. nécessaire] Les investissements directs étrangers ont atteint un record avec 2,1 milliards d'euros, soit 10 % du PIB bulgare. Le pays satisfait aux critères de Copenhague avec une dette publique inférieure à 40 % du PIB, un budget en excédent et une inflation à 5,5 %. Le niveau de vie restant faible et les inégalités fortes, le gouvernement a augmenté de 7 % les retraites, de 5 % les salaires du secteur public et revalorisé le salaire minimal de 50 à 75 euros par mois, ce qui lui a valu aussitôt les foudres du FMI.

2008 aura été marquée par une forte croissance, 6,5 % du PIB, et de grands projets énergétiques comme le gazoduc South Stream et la centrale nucléaire Belene. Mais l'année est également marquée par la sanction de Bruxelles contre l'utilisation frauduleuse des fonds d'aide européens et les premières conséquences sur l'économie réelle de la crise financière internationale avec un éclatement de la bulle immobilière qui s'est traduit par une chute des investissement directs étrangers de 25 % en huit mois[2].

Le pays bénéficie d'implantations d'entreprises intéressées par les faibles salaires, mais reste pénalisé par sa faible productivité, ainsi que l'émigration de ses diplômés. Malgré un excédent budgétaire qui devrait être encore de 3 % du PIB en 2009 et un potentiel de croissance d'un pays en développement, la Bulgarie est devenue un pays à risque pour les investisseurs, dégradé par les agences de notation. À 24 % du PIB en 2008, son déficit courant est un des plus élevés d'Europe centrale et orientale[2].

Par sa monnaie forte (calée sur le cours de l'euro) et par sa politique économique, budgétaire et financière stricte, la Bulgarie devrait être en mesure d'adopter l'euro à l'horizon de 2014.[réf. souhaitée]

Armée

Article détaillé : Armée bulgare.

L'armée bulgare (en bulgare Българска армия, translitération internationale Bălgarska armija) a débuté une réforme en profondeur en 1997 afin d'atteindre les standards de l'OTAN à laquelle la Bulgarie a adhéré en avril 2004.

Un MiG-29 bulgare, 2007

Le budget de la défense bulgare s'élevait en 2005 à 979 millions de leva soit 502 millions d'euros ; en 2003 il était de 1,08 milliards de dollars américains (1,9 % du produit national brut) et en 2008 - $ 1,339 milliards.

Ses effectifs qui s'élevaient en 1989 à 120 000 hommes alors que le pays était membre du Pacte de Varsovie sont descendus à 45 000 hommes en 2005 et devraient atteindre 39 000 militaires en 2010. La Bulgarie a décidé d’abolir le service militaire obligatoire (dont la durée était de six à neuf mois) à partir du 1er janvier 2008.

Les gardes-frontières qui dépendent du Ministère de l'Intérieur alignent 12 000 hommes.

La Bulgarie détient un arsenal impressionnant, mais il s'agissait, au début des années 2000, en grande majorité de matériels obsolètes, vétustes et non-opérationnels. Un programme de renouvellement du matériel est en cours.

Transport

Article détaillé : Transport en Bulgarie.

Routes

La Bulgarie a un bon réseau routier dans l'ensemble[3]. En revanche, la qualité des routes n'est pas toujours bonne. Les voies reliant les petites villes et les villages sont plutôt abimées et mal entretenues.

Autoroute "Trakiya"

La Bulgarie dispose de quelques autoroutes, ou plutôt des portions d'autoroutes. La plus longue relie Sofia à Bourgas. D'autres portions d'autoroutes existent : de Sofia au Nord-Est et au Sud-Ouest à la frontière grecque.

Bus et cars

Les bus et les cars sont très utilisés pour se déplacer. Les transport en commun sont très dévelopés en Bulgarie. Des autocars grand tourisme confortables relient toutes les grandes et moyennes villes bulgares. Les prix sont en dessous de la moyenne européenne. Il existe 2 gares routières principales à Sofia.[réf. souhaitée]

Train

Le réseau ferroviaire est bien développé, cependant les lignes les moins fréquentées disposent plutôt de trains vétustes. La ligne Sofia-Plovdiv est la mieux desservie du pays. Les prix sont les mêmes que pour le bus. En revanche les trajets sont assez longs car il n'existe pas de trains à grande vitesse en Bulgarie. Certaines lignes sont remarquables, comme la ligne reliant Sofia à Vratza.[réf. souhaitée]

Démographie

Article détaillé : Démographie de la Bulgarie.

Selon une étude publiée par l'ONU à l'été 2007, la Bulgarie se classe à la 4e place mondiale par le taux de croissance des personnes âgées, à la 7e place par la part de la population âgée de 60 ans ou plus (22,9 %, contre 11 % en moyenne dans le monde) et à la 9e place par l'âge moyen de ses habitants (44,4 ans contre 28 en moyenne dans le monde).

Ceci souligne la crise démographique que connaît le pays depuis le milieu des années 1980 et qui s'est accélérée après la chute du régime communiste en 1989. Cette situation s'explique par plusieurs facteurs :

  • la faiblesse du niveau de vie et l'insécurité socio-économique n'incitent pas à faire des enfants ;
  • le souhait de consacrer le maximum de moyens à l'éducation des enfants afin qu'ils puissent faire des études longues et de niveau élevé ;
  • l'arrivée à l'âge de la retraite de la génération du Baby Boom ;
  • le départ vers l'Europe occidentale, l'Amérique du Nord et l'Australie de nombreux jeunes, surtout parmi ceux qui ont fait des études supérieures ;
  • un des taux d'avortement les plus élevés au monde (75 pour 1000 naissances) malgré l'usage très largement répandu de moyens de contraception modernes.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Le vieillissement de la population a, d'ores et déjà, des conséquences négatives sur la situation économique et sociale : hausse des pensions de retraite, hausse des dépenses médicales, baisse de la consommation, de l'épargne et de l'investissement, baisse des recettes du régime de sécurité sociale et, par voie de conséquence, déficits croissants du système de protection sociale auxquels la croissance économique en recul ne pourra pas remédier. Selon les experts, cette tendance ne pourra s'inverser, en Bulgarie (comme dans les autres pays européens), ni à court, ni à moyen terme.

Population : 7 262 675 habitants (en 2008). 0-14 ans : 13,8 % ; 15-64 ans : 68,6 % ; + 65 ans : 17,6 %
Densité : 65,48 hab./km² (en 2008)
Espérance de vie des hommes : 69,22 ans (en 2008)
Espérance de vie des femmes : 76,66 ans (en 2008)
Taux de croissance de la population : - 0,813% (en 2008)
Taux de natalité : 9,58 ‰ (en 2008)
Taux de mortalité : 14,30 ‰ (en 2008)
Taux de mortalité infantile : 18,51 ‰ (en 2008)
Taux de fécondité : 1,4 enfants/femme (en 2008)
Taux de migration : - 3,41 ‰ (en 2008)
Taux d'urbanisation : 66 % (en 1990)

Religion

La séminaire orthodoxe à Sofia

En 2008, les orthodoxes bulgares représentaient 82,6 % de la population et les musulmans 12,2%, et les autres chrétiens 1,2 %, majoritairement affiliés à l'Église catholique romaine.[4]

Selon l'Eurobaromètre spécial Social values, science and technology en 2005, 40 % des Bulgares croyaient en un dieu, et autant en des forces vitales ou spirituelles, alors que 13 % ne croyaient en rien de tel[5].

Culture

Article détaillé : Culture de la Bulgarie.

Médias

Fêtes et jours fériés

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'An Nova Godina On mange un feuilleté au fromage avec, à l'intérieur, des petits bouts de papier enveloppés d'aluminium et contenant un vœu pour la nouvelle année : bonheur, santé, amour, argent, etc.
6 janvier Épiphanie Yordanovden Apparition du Christ ; on jette dans l'eau glacée des lacs et des rivières de chaque ville et village une croix orthodoxe en métal, et plusieurs jeunes hommes y plongent pour l'attraper.
1er février Trifon Zarezan Fête de la vigne, des vignerons et du vin ; elle tient des fêtes anciennes célébrant le dieu thrace Dionysos. La fête est également célébrée le 14 février (le 14 février du calendrier grégorien correspondant au 1er février du calendrier julien).
1er mars Baba Marta Martenitsa, tradition célébrant l'approche du Printemps.
3 mars Fête nationale de la Libération Traité de San Stefano, 1878, marquant la fin de la Guerre russo-turque et la libération de la Bulgarie.
25 mars Annonciation Blagovechtenie
samedi de la première semaine du Grand Carême Fête du cheval Todorovden
une semaine avant Pâques Rameaux Lazarovden Le samedi avant la Semaine sainte.
Fête des fleurs Tsvetnitsa Le dimanche avant la Semaine sainte ; on décore les portes d'entrée de rameaux de saule pleureur.
Pâques Velikden On peint des œufs durs et l'on se chamaille en tachant de conserver son œuf entier.
6 mai Saint Georges Gergiovden Fête nationale, mais aussi fête de l'armée bulgare, fête des bergers, et des Georges bien sûr.
24 mai Cyrille et Méthode Sveti Kiril i Metodi Journée de l'écriture slave, de l'éducation et de la culture bulgare.
24 décembre La Veillée de Noël Badni Vetcher On est en famille et l'on mange un repas sans viande et sans aucun aliment d'origine animale ; il y a obligatoirement un nombre impair de plats : 7, 9 ou 11.
25 décembre Noël Koleda ou Rojdestvo Hristóvo

Personnalités bulgares ou originaires de Bulgarie

  • Khan Asparoukh, fondateur de l'État bulgare en 681.
  • John Atanasoff, inventeur et créateur du premier ordinateur digital entièrement électronique : l'ABC.
  • Boris Ier de Bulgarie, instaurateur du christianisme 864.
  • Hristo Botev, patriote, poète, journaliste et révolutionnaire (1849 - 1876).
  • Christo Javacheff, artiste américain d'origine bulgare.
  • Boris Christoff, chanteur d'opéra.
  • Nikola Georgiev, professeur, théoricien de la littérature.
  • Georgi Ivanov, premier spationaute bulgare le 10 avril 1979.
  • Kaloyan, roi, vainqueur des chevaliers menés par Baudouin IX de Flandre en 1204.
  • Maria Koleva, cinéaste bulgare d'avant-garde d'expression française.
  • Kotooshu - Kaloyan Mahlianov, champion de sumo.
  • Julia Kristeva, philosophe, psychanalyste et écrivain français d'origine bulgare.
  • Vassil Levski, organisateur des comités et organisations dans le territoire de Bulgarie pour la révolte d'avril 1876 contre les Turcs.
  • Tsar Simeon, roi des Bulgares et des Grecs de 897 jusqu'en 927 ; âge d'or de la culture bulgare.[réf. nécessaire]
  • Tzvetan Todorov, sémiologue, linguiste et philosophe français d'origine bulgare.
  • Omraam Mikhaël Aïvanhov, maître spirituel, né le 30 janvier 1900 à Serbtzi et mort le 25 décembre 1986 près de Fréjus en France.
  • Veselin Topalov, champion de monde d'échecs 2005 FIDE.
  • Sylvie Vartan, chanteuse française née en Bulgarie en 1944.
  • Alexis Weissenberg, pianiste français né en Bulgarie en 1929.
  • Georgi Kaloianchev, célèbre acteur bulgare.
  • Hristo Stoitchkov, ancien footballeur bulgare, né le 8 février 1966 à Plovdiv.
  • Rouja Lazarova, écrivain bulgare d'expression française, née en 1968 à Sofia, auteur de Mausolée paru début 2009.
  • Jules Pascin (Julius Pinkas dit), peintre et dessinateur bulgare naturalisé américain, né en 1885 à Vidin, mort en 1930 à Paris.

Tourisme

Panneau de signalisation bulgare avec texte cyrillique transcrit en alphabet latin, facilitant l'orientation des visiteurs.

Depuis 1995, le tourisme balnéaire s'est fortement développé le long de la mer Noire, notamment à Sunny Beach (Slanchevbriag), première station balnéaire du pays, située près de Bourgas ou, plus au nord, à Albena ou aux Sables d'Or (Zlatni Pyasatsi), près de Varna. Jadis réservée à la nomenklatura communiste, Sunny Beach et les autres stations balnéaires sont désormais le lieu de villégiature de nombreux touristes occidentaux.

Dans l'oblast de Blagoevgrad, on peut visiter le Parc des Ours Dansants à Belitsa, l'une des plus grandes structures d'accueil pour les ours en Europe, fondé en 2004 grâce à l'association autrichienne Vier Pfoten. Certains sites historiques sont également d'intérêt : on citera notamment Veliko Tarnovo, dont la citadelle est parfois l'objet d'un spectacle son et lumière retraçant l'histoire de la Bulgarie à travers les siècles.

Monastère de Batchkovo

En hiver, certaines stations de ski comme Pamporovo situées dans les monts Rhodopes, non loin de la frontière avec la Grèce, attirent elles aussi leur lot de touristes étrangers et nationaux.

La Bulgarie est connue pour ses monastères, ses eaux minérales thermales et curatives, ses roses, ses vins et son célèbre yaourt. Elle possède de nombreux trésors culturels et des circuits touristiques commencent à être organisés. Contrairement à la Roumanie voisine, le régime communiste bulgare n'a pas détruit le patrimoine architectural et paysager, et même les constructions modernes, qui prolifèrent, montrent un souci d'esthétisme qui prend souvent des formes originales, sans pouvoir éviter, parfois, de donner dans le kitsch.[réf. nécessaire]

Sofia, la capitale, a deux visages. D'une part, elle ne manque pas de charmes avec ses maisons qui datent de la fin du XIXe siècle et certaines rues encore pavées. D'autre part, Staline et son influence ont marqué la ville.[réf. souhaitée] Plovdiv, la seconde ville du pays, possède un cœur historique bien conservé et de nombreux vestiges archéologiques témoignent du passage des Romains dans la région.

Insolite : à quelques kilomètres au sud de Gabrovo, non loin du mémorial de Chipka, se trouve un bâtiment qui semble tout droit sorti de la Soupe aux choux. Cet « ovni » n'est autre qu'une ancienne salle de congrès soviétique aujourd'hui abandonnée près de Bouzloudja. Les murs et plafonds délabrés et dangereux ne suffisent pas à repousser le visiteur. Le site offre la sensation étrange de découvrir une ville fantôme, un vestige du communisme fixé dans le passé.

Sport

Le football est le sport le plus populaire en Bulgarie. Il fut introduit en 1893–1894 par des professeurs de gymnastique invités dans le pays. Le premier match de football fut joué dans le collège de Varna en 1894. Les autres sports populaires sont le volleyball, l'athlétisme et la gymnastique. Un Grand Prix de Formule 1 de Bulgarie devrait voir le jour en 2011.

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Notes et références

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