République Démocratique Malgache


République Démocratique Malgache

Madagascar

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République de Madagascar (fr)
Repoblikan'i Madagasikara (mg)
Republic of Madagascar (en)
Drapeau de Madagascar Sceau de Madagascar
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Tanindrazana, Fahafahana, Fandrosoana
(Patrie, liberté, progrès)
carte
Langues officielles Malgache, Français, Anglais
Capitale Antananarivo
18°54'57,11" S 47°31'18,19" E
Plus grande ville Antananarivo
Forme de l’État
 - Chef de l'État




 - Premier ministre
Régime de transition
pendant 15 mois max
Andry Rajoelina
(Président de la
Transition)


Eugène Mangalaza

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 47e
587 040 km²
0,94
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 56e
20 042 551 hab.
30,73 hab./km²
Indépendance
 - {{{type_indépendance}}}
De la France
26 juin 1960


Gentilé Malagasy, Malgache


Monnaie Ariary (MGA)
Fuseau horaire UTC +3
Hymne national Ry Tanindrazanay malala ô
(Ô, Notre chère patrie)
Domaine internet .mg
Indicatif
téléphonique
+261


Madagascar (Madagasikara en malgache), ou la République de Madagascar (Repoblikan'i Madagasikara en malgache) pour les usages officiels, est un État indépendant situé dans la partie occidentale de l'océan Indien, séparé de l'Afrique par le canal du Mozambique large de 415 km. Sa capitale est Antananarivo[1] .

Durant la majeure partie du XIXe siècle, l'île est administrée par le Royaume de Madagascar que l'invasion coloniale française de 1895 abolit. Le premier Gouvernement Malgache voit le jour le 10 octobre 1958 et en 1960, Madagascar retrouve son indépendance après une lutte nationaliste incessante contre la France. Le pays est ainsi parmi les premiers qui gagnent son indépendance dans la zone de l'Océan Indien et de l'Afrique.

La langue malgache est la plus occidentale dans la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes ou langues nusantariennes. Plus précisément, elle se rattache aux langues du centre de l'Indonésie et des Philippines. Ses plus proches parentes sont les langues de la branche orientale du sous-groupe dit du Barito, comprenant notamment le ma'anyan, le samihim, le dusun deyah, etc. Ce qui permet de penser que son habitat d'origine est l'actuelle région de Banjarmasin d'où elle disparut il y a à peine quelques siècles, remplacée par le malais.

Sommaire

Géographie

Carte de Madagascar.
Article détaillé : Géographie de Madagascar.

Au sud de l’Équateur, dans l’océan Indien, la cinquième île du monde (587 000 km²[2]) après l'Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo, est séparée du continent africain par le canal du Mozambique. La distance entre la façade ouest de Madagascar et les côtes du Mozambique est estimée à plus de 700 km. La Grande île, parfois appelée « l’Île rouge » en référence à la latérite qui colore ses plateaux, s’étire sur 1 580 km du nord au sud et 500 km dans le sens est-ouest. Elle a pour voisines l'archipel des Comores (300 km au nord-ouest), La Réunion (800 km à l’est), puis l'Île Maurice (à l’est) et les Seychelles (au nord-ouest). Une chaîne montagneuse parsemée de massifs coupe la Grande Île dans le sens nord-sud à une altitude moyenne de 10000 à 1 500 mètres (les Hautes Terres représentent 70% de la superficie du pays). La moitié ouest, la plus large et la plus étalée, est occupée par des plaines alluvionnaires à faible déclivité, depuis les hautes terres du centre jusqu’au canal du Mozambique, tandis qu’à l’est une étroite bande de falaises s’aplanit brusquement en une mince plaine côtière bordée par l’océan Indien. La région nord, volcanique, est isolée par le massif le plus élevé de l’île (où culmine le Tsaratanana de 2 876 m). Le "grand sud" semi-aride est partagé entre plateaux calcaire (sud-ouest), plaine sèche (pointe sud) et chaînes anosyennes (sud-est). L’Alaotra (182 km²) est le plus vaste des cinq grands lacs de Madagascar. L’originalité de Madagascar, qui a pour emblème l’arbre du voyageur (ravinala), réside dans son extrême diversité : la variété du relief et du climat a favorisé la biodiversité d’une flore et d’une faune caractérisées par un important taux d’endémisme.

Relief

Le relief divise le pays en trois bandes, du nord au sud : une bande côtière étroite à l'est, des hauts plateaux au centre et une zone de plateaux plus bas et de plaines à l'ouest.

Les hauts plateaux centraux ont une altitude oscillant entre 800 et 1 500 m et couvrent 60 % de l'île ; ils s'élèvent brusquement lorsqu'on approche le pays par la côte est et descendent beaucoup plus doucement vers les vastes plaines de l'ouest. Les hauts plateaux comptent trois principaux massifs : au nord, le Tsaratanana qui possède le plus haut sommet de l'île (un pic volcanique de 2 876 m d'altitude), au centre l'Ankaratra et au sud l'Andringitra. La côte orientale est bordée de lagons abrités par une barrière de corail.

Climat

Madagascar est découpée en cinq zones climatiques :

  1. Au nord et nord-ouest, la région reçoit des pluies annuelles abondantes pendant la mousson, période qui dure de décembre à avril. Le climat est de type équatorial et les températures varient de 15 à 37 °C.
  2. Sur la côte est, du nord-est au sud-est, règne un climat équatorial très humide et la côte rectiligne est exposée annuellement aux alizés et aux cyclones dévastateurs, entre les mois de janvier et mars.
  3. La grande région de l’ouest de Madagascar est moins pluvieuse que la précédente et se caractérise par des savanes. Les températures y varient de 10 à 37 °C.
  4. Au centre de l’île, les Hautes Terres se trouvent à une altitude qui varie de 1 200 à 1 500 m. Le climat peut-être assimilé à un climat de type subtropical à pluies estivales dominantes, avec des températures annuelles moyennes de l’ordre de 20 °C.
  5. L’extrême sud de la Grande Île est très sec et les pluies sont rares. L’amplitude thermique est très élevée allant de -6 °C à 40 °C. Le climat est de type subdésertique.

L’île subit l’influence des alizés et de la mousson. Il existe deux saisons : la saison des pluies (saison chaude), de novembre à avril, et la saison sèche (saison fraîche), de mai à octobre.

Géologie

La dérive des continents montre que l’Inde, l’Australie, l’Antarctique, Madagascar, le sud de l’Afrique et de l’Amérique étaient réunies en une terre appelée Gondwana. Voici 240 millions d’années, ce continent s'est disloqué pour former les continents. Dès la période Quaternaire, Madagascar se trouvait à peu près à l'endroit où elle se situe actuellement.

Cette origine permet d’expliquer l’existence d’une faune et d’une flore communes à Madagascar et au sud des continents africain et américain, ainsi que des profils géologiques très proches. Néanmoins, l'isolement de Madagascar au cours des temps géologiques a fait évoluer la faune et la flore de façon unique. On trouve donc sur la Grande Île des espèces particulières qui n'existent nulle part ailleurs (endémiques), dont les lémuriens sont un exemple célèbre. D'un point de vue géologique, on retrouve dans la structure de la Grande Île toutes les périodes de l’histoire de la planète. Le point culminant de l’île est le Maromokotro dans le massif du Tsaratanana à 2 876 m d’altitude.

Du fait de son relief, Madagascar réunit une véritable mosaïque de paysages. L’île est faite de contrastes entre le bush du grand Sud, les forêts humides de l’est, les hauts plateaux granitiques du centre, parfois surmontés de massifs volcaniques et les savanes des collines sédimentaires de l’ouest.

L'île de Madagascar est généralement considérée comme faisant partie de l'Afrique, mais a déjà été décrite comme « le huitième continent »[3].

Milieu naturel

La déforestation et l'érosion des sols sont deux grandes causes de dégradation environnementales
Madagascar abrite une des faunes endémiques les plus riches du monde, en voie rapide de régression
Centre malgache d'étude de la biodiversité (Bibikely Biodiverisity Institute )

Très étirée entre l'équateur et le tropique du Capricorne, Madagascar présente une palette de paysages d'une diversité prodigieuse. Récifs de corail, plages de sable fin, arbres du voyageur, allées de baobabs, jungle aquatique, savanes. La côte nord-ouest est protégée par une barrière corallienne comme un atoll. Le littoral oriental est une chaîne de falaises couronnées d'arbres géants. A l'intérieur, au nord, des cuvettes fertiles; au sud, une brousse d'épineux; au centre, des montagnes.

L'île n’abrite plus qu’une partie de sa forêt primaire, mais elle reste un des endroits les plus riches en termes de biodiversité sur la planète, avec de nombreuses espèces de faune et de flore endémiques.

En 2003, le président Marc Ravalomanana a annoncé qu’il triplerait la superficie des aires protégées de l’île pour atteindre six millions d’hectares. En décembre 2005, le pays a créé un million d’hectares d’aires protégées nouvelles. En 2007, plus d’un million d’hectares supplémentaires (soit un total de 3,7 millions d’hectares incluant :

  • le corridor biologique / corridor forestier « Fandriana-Vondrozo »,
  • le complexe de lacs, rivières et forêts des zones humides de Mahavavy-Kinkony (côte nord-ouest) dans le District de Mitsinjo (Sud-est) et incluant le second lac le plus grand du pays, à environ 80 km de Mahajanga. Bien qu'abritant l’industrie sucrière Sirama, ce complexe reste d'une extrême richesse en biodiversité et associe la rivière de Mahavavy, le lac Kinkony, la forêt de Tsiombikibo, la baie de Boeny Aranta et les mangroves littorales. Sur 30 espèces de poissons, cinq sont endémiques; sur 18 espèces de reptiles, 12 sont endémiques; sur 133 espèces d’oiseaux, 57 sont terrestres dont 45 endémiques et 76 sont aquatiques dont 23 sont endémiques ; quatre lémuriens, un rongeur et un carnivore bénéficient aussi de protection,
  • la forêt sèche centrale du Menabe (Sud-Ouest de l'île).

Faune, flore et biodiversité

Articles détaillés : Flore de Madagascar et Faune de Madagascar.

Madagascar était déjà séparée du continent africain il y a 65 millions d'années, lors de la grande extinction de la fin du secondaire, et la vie y reprit donc de façon locale. L'isolement biogéographique de Madagascar et la variété des climats et reliefs y ont favorisé le développement d'une faune et d'une flore uniques au monde, en partie endémique (dont par exemple l’hapalémur gris du Lac Alaotra (Hapalemur alaotrensis), unique primate au monde à vivre dans des roseaux).

Cette biodiversité est très fragilisée par le développement de l'agriculture et par la déforestation en partie illégale. Les Malgaches pratiquent beaucoup la culture sur brûlis. La faune marine est également très riche, bien qu'encore mal connue.

L'avifaune de Madagascar comprend 294 espèces dont 107 endémiques : voir la liste des espèces d'oiseaux de Madagascar.

Les amphibiens de Madagascar comprend 247 espèces dont 245 endémiques : voir la Amphibiens de Madagascar.

Histoire

Dates des migrations de l'homme moderne. Bien que déjà installé sur l'autre rive du canal du Mozambique il y a plus de 200 000 ans, l'Homme ne serait arrivé à Madagascar qu'il y a 1 500 ans.

Préhistoire

Selon la légende populaire, les premiers occupants étaient les Vazimba[4] : furtifs, agiles et trapus. Les Vazimba furent ensuite combattus par des vagues plus récentes d'Indonésiens et de Malayo-polynésiens (venues de Bornéo, des Philippines et d'Indonésie, et à la fin de l'île du Tonga[5].

Des études récentes affirment même actuellement que le peuple malgache est originaire de l'Indonésie et d'Afrique[6]). Ce sont eux qui sont à l'origine de la langue malgache actuelle ainsi que tout le fond culturel malgache[7]. La langue malgache fait partie du rameau "barito" de la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes. Elle montre une influence importantes des langues malaise et javanaise. Les populations de Bornéo ne sont pas traditionnellement des marins, alors que les Javanais et les Malais le sont. Certains chercheurs avancent donc l'hypothèse que les Malgaches auraient été amenés dans l'île par des Malais[8].

Rafandrana, un des ancêtres de la dynastie royale Hova, par exemple, est connu pour avoir été un Vazimba (Callet, 1908). Les deux reines Hova fondatrices de la royauté Merina, Rafohy et Rangita, étaient Vazimba. Ces princes Vazimba chez les Hova des hauts plateaux avaient pour coutume de placer les corps de leurs défunts dans des pirogues en argent et de les enfouir dans des lacs artificiels. Les Vazimba mêlés à différents degrés avec des Bantous selon les régions furent les seuls habitants de l'île avant l'ère chrétienne. Les habitants de l'île faisaient dès lors du commerce avec les Arabes, qui, pendant le moyen-âge, commençaient également à s'implanter petit à petit sur l'île[9]. Des Persans atteignirent Madagascar avant les années 1200 comme en atteste le cimetière iranien de Vohémar (C. Montaud, ouvrage en cours de publication). Puis, à partir de 1200, Madagascar connaît d'autres vagues d'immigrations, autant néo-austronésiennes (malaises, javanaises, célèbienne) qu'indiennes, arabes ou européennes.

Époque coloniale

De Louis XIV à la Révolution française, l'administration coloniale malgache dépend très indirectement des rois de France. L'évangélisation est imposée tout d'abord par les Anglais protestants, premiers occupants, puis par les Français, catholiques.

Ce n'est véritablement qu'au XIXe siècle, lors du partage de l'Afrique par les Européens à la conférence de Berlin (1884-1885), que sonne le glas de l'expansion et de l'indépendance du Royaume de Madagascar. Les politiciens malgaches jouaient jusqu'alors sur les rivalités des puissances occidentales pour conserver leur souveraineté. Le traité de Berlin attribue l'île à la France (sa seule position stratégique face aux Anglais, dans l'Océan Indien). La France signe alors un traité avec le Royaume de Madagascar qui repose sur l'ambiguïté de la langue malgache et qui ne donne théoriquement aucun droit à la République Française sur le Royaume de Madagascar. Mais, au fil des incidents diplomatiques, la France mène une politique de plus en plus agressive[10] , puis entreprend la conquête de l'île.

La conquête française

La conquête de l'île par la France se déroule sans difficultés et presque sans combat. Le premier ministre malgache de l'époque avait vainement tenté de préparer la guerre, ou plutôt la défense, en cherchant un instructeur européen pour former une nouvelle armée professionnelle. Mais, en 1896, au début du conflit, le chef du gouvernement malgache ne se fait pas d'illusions sur l'issue des combats face à une armée occidentale, qu'il suppose moderne et entraînée. En fait, il comptait davantage sur l'insurrection populaire.

Le débarquement se fait sans encombre. Le Premier ministre envoie alors dans des forts militaires les 60 000 hommes de l'armée de réserve malgache, encadrés par des officiers, seuls professionnels de cette armée. Les nombreuses désertions affaiblissent l'armée malgache. De son côté, le gouvernement français envoie une armée de conscrits mal préparés qui progresse très lentement, la maladie faisant des ravages. On parle de 30% de pertes liées aux maladies tropicales.

Finalement, au premier coup de canon sur la capitale Antananarivo, la reine Ranavalona III fait hisser le drapeau blanc.

Les débuts de l'administration française

La fin de l'Indépendance est suivie de dix ans de guerre civile larvée.

Le maréchal Joseph Galliéni, à l'époque gouverneur général de Madagascar (1896-1905), contribue à pacifier l'île. Il confie aux Merinas les postes les plus importants des services publics, s'appuyant en particulier sur la caste des Andrianas, les nobles, et celle des Hovas, les bourgeois, qui, pendant des lustres, avaient dominé le pays en créant un État qui avait acquis une inconstestable notoriéte.

Selon ce dernier, l'action militaire devait être accompagnée d'une aide aux peuples colonisés dans différents domaines, comme l'administration, l'économie et l'enseignement. Elle nécessitait un contact permanent avec les habitants ainsi qu'une parfaite connaissance du pays et de ses langues. Sous l'impulsion de Galliéni, de nombreuses infrastructures sont mises en place (chemin de fer[11], Institut Pasteur, écoles, etc.).

Pendant la colonisation française, un enrichissement de la population malgache est constaté, reflété à travers un achat croissant de tissus[12]. En 1907, pour la première fois, les exportations sont supérieures aux importations[12].

L'indépendance et l'expérience socialiste

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Empire britannique prend possession de l'île de Madagascar pendant l'opération Ironclad, avant de la remettre aux Français libres en décembre 1942.

En mars 1947, l'Insurrection malgache éclate, qui entraîne une répression sanglante par l'armée française ayant fait plusieurs dizaines de milliers de morts, les chiffres oscillant, selon les sources, entre une dizaine de milliers et 89 000 d'après Jacques Tronchon[13]. Cependant, c'est la presse française qui avança souvent le chiffre de quatre-vingt mille morts. Jean Frémigacci, maître de conférence à Paris I et Madame Rabearimanana, professeur à l’Université de Tananarive montre qu'il y eut :

Cent quarante (140) Français et deux mille (2000) Malgaches tués par les insurgés ; Entre mille (1000) et deux mille (2000) Malgaches tués par les autodéfenses européennes ; Enfin, entre cinq mille (5000) et six mille (6000) insurgés malgaches tués par l'armée française.

Territoire d'outre-mer de 1946 à 1958, Madagascar obtient son indépendance le 26 juin 1960.

Le 14 octobre 1960, Philibert Tsiranana est élu premier président de la République autonome malgache. La première République de Madagascar reste très étroitement liée à la France par les accords de coopération. Le président Tsiranana, critiqué par la population pour son soutien aux intérêts français, fait face à une contestation grandissante (en particulier la grève des étudiants menée de la capitale vers les provinces) et quitte le pouvoir en 1972.

Il donne les pleins pouvoirs au général Gabriel Ramanantsoa qui décide d'organiser un référendum afin d'officialiser son pouvoir pour une période transitoire. Le référendum l'ayant plébiscité, il crée un gouvernement d'union nationale, qu'il dirige jusqu'en 1975, avant de passer le flambeau au populaire colonel de gendarmerie Richard Ratsimandrava. Ce dernier est assassiné au bout d'une semaine, le 11 février 1975 à 20 heures. Après l'assassinat du général Ratsimandrava, Madagascar a été dirigé par un Comité national de direction militaire présidé par le général Andriamahazo.

Le 14 juin 1975, Didier Ratsiraka est nommé chef de l'État et du gouvernement. Le Comité national de direction militaire est alors remplacé par un Comité national de la révolution. Le 21 décembre 1975, les Malgaches ont approuvé par vote référendaire la Charte de la Révolution socialiste et la nouvelle Constitution instituant la Deuxième République avec Didier Ratsiraka comme président. Le 30 décembre 1975, le capitaine de frégate Didier Ratsiraka proclama la République démocratique de Madagascar. En mars 1976, il créa le parti Avant-Garde de la Révolution malgache (AREMA). Par la suite, il entreprend de s'aligner sur la position du bloc soviétique, tout en étant l'un des militants actifs du non-alignement. En 1976, le gouvernement termine l’expulsion de l'armée française et ferme les ambassades et consulats. Ratsiraka instaure le franc malgache (FMG) et délaisse le Franc CFA. L'État contrôle tous les échanges avec l'extérieur. Vers la fin des années 1980, après plus de 10 ans d'expérience socialiste, il est contraint d'engager le pays sur la voie d'un libéralisme prudent.

L'après-socialisme et la Troisième République

1991

L'opposition à Didier Ratsiraka s'amplifie. Des manifestations populaires sont réprimées par l'armée, faisant de nombreuses victimes[14]. Il s'est avéré nécessaire de rapprocher les protagonistes. Le Ministre des Forces Armées a demandé aux parties concernées d'adopter la Convention du 31 octobre 1991. C'est sur la base de cette convention que les autres solutions de sortie de crise se fondaient.

1992

Après une brève période transitoire, une nouvelle constitution est adoptée par référendum, et Albert Zafy, candidat de l'opposition, est élu à la présidence en 1993.

1993

Début des apparitions de gardes rapprochées [15] escortant certains dirigeants d'entreprises ou des patrons de sociétés privées [16] dans les grandes villes.
Madagascar est classé parmi les pays où transitent les drogues dures[17].

1996

Ratsiraka est réélu lors de l’élection présidentielle (après l'empêchement de Zafy par l'Assemblée nationale). Madagascar connaît une période de stabilité économique jusqu'en 2001.

2001

L'élection présidentielle est remportée dès le premier tour par le candidat d'opposition, maire de la capitale, Marc Ravalomanana selon les résultats publiés par son propre quartier général à Ankorondrano (quartier de Tananarive). Ces résultats s'appuient sur les procès-verbaux recueillis dans toutes les régions de l'île : en effet, le milliardaire Ravalomanana dispose de plusieurs hélicoptères qui lui permettent de réunir en peu de temps la copie de tous les procès-verbaux du pays, pour prévenir toute modification ou falsification de ces derniers. Mais le pouvoir dirigé par Didier Ratsiraka, par le biais du ministère de l'intérieur, argue de la nécessité d'un second tour selon ses résultats. Le pouvoir, en l'occurrence Didier Ratsiraka, est alors accusé par les partisans de Marc Ravalomanana d'avoir falsifié les procès-verbaux dans les zones enclavées qui constituent la majeure partie du territoire, pour ménager un deuxième tour qui lui donnerait la victoire par le même procédé. De plus, il change à 80 % la composition de la Haute Cour constitutionnelle, chargée de valider le résultat des élections, entre la publication de la liste officielle des candidats et le vote. Ses électeurs réclament la comparaison des procès-verbaux, refusée par le camp adverse.

2002

Marc Ravalomanana s'autoproclame président de la République fin février 2002. Didier Ratsiraka érige des barrages routiers pour asphyxier la capitale qu'il pense être la seule ville acquise à la cause de son rival : le pays est paralysé. Selon les accords de Dakar en avril 2002, et conformément à une décision judiciaire annulant la nomination de la nouvelle Haute Cour Constitutionnelle en raison d'un vice de forme, la Cour précédente, reconduite dans ses fonctions, se charge de procéder à la comparaison des procès-verbaux des résultats. Le camp de Ratsiraka refuse pourtant de coopérer, et refuse de reconnaître les résultats. Les membres de la Cour qui lui sont fidèles ne prennent pas part aux délibérations. Fin avril 2002, Ravalomanana est déclaré vainqueur dès le premier tour. Il est légalement investi dans ses fonctions une semaine plus tard. En juillet 2002, les pays occidentaux, les États-Unis en tête, et la France en dernier, reconnaissent la victoire de Ravalomanana. L'Union africaine reconnaît la victoire de Ravalomanana en janvier 2003, suite aux élections législatives remportées par son parti. Le premier mandat de Ravalomanana fut surtout dévolu à la continuation de la DSRP : instauration d'une bonne gouvernance, lutte contre la corruption, promotion d'une croissance économique à base sociale très élargie, sécurité publique[18]. Les priorités de l'État pour encourager un développement rapide ont surtout porté sur les infrastructures (routes, ponts, ports, télécommunications et énergies), le monde rural et l'environnement, la lutte contre le SIDA, l'éducation pour tous et le tourisme[19]. À la fin de son premier mandat, Marc Ravalomanana élabore sa vision "Madagascar Naturellement" et met en œuvre le MAP (Madagascar Action Plan), un nouveau programme de développement pour 5 ans[20].

2006

En décembre, Marc Ravalomanana est réélu pour un second mandat de 5 ans à la présidence[21], avec comme principal objectif la réalisation du MAP[22].

2007

En avril 2007, Marc Ravalomanana fait modifier par voie référendaire la Constitution dans un sens qui renforce les pouvoirs présidentiels en permettant les ordonnances « en cas d’urgence et de catastrophe ». Cette révision introduit en outre l’anglais comme troisième langue officielle, modifie la structure administrative en remplaçant les six provinces autonomes par 22 régions et supprime le caractère laïc de l’État malgache[23].

L’opposition voit dans cette révision des risques de dérive autocratique tandis que l’Église catholique malgache critiques sévèrement l’organisation du référendum, et pointe « le pouvoir exorbitant » accordé au président. Les autorités épiscopales catholiques craignent que le président Ravalomanana, qui est vice-président de la puissante Église réformée de Madagascar[24], interfère directement dans les activités religieuses[25].

2008

Au fil des années, les partis d'opposition accusent le régime de paralyser les entreprises locales comme la Savonnerie tropicale[26] [27], la société le Quartz[28]. Le gouvernement ne serait pas neutre vis-à-vis des diverses concurrences entre entreprises, qui devraient ne compter que sur elles-mêmes pour assurer leur gestion. Marc Ravalomanana est également pointé du doigt par l'opposition pour avoir "éliminé" les entrepreneurs malgaches performants, accaparé leurs affaires pour se placer lui-même dans tous les secteurs économiques bénéficiaires[29].

Le problème principal est que des luttes intestines incessantes conjuguées à l'âge de la majorité des élites négligeant leur succession a creusé un vide politique et amené un cruel défaut d'émulation.

Le processus électoral est également fortement décrié par les opposants, qui voudraient lui apporter de fortes améliorations afin d'éviter les troubles lors de chaque élection présidentielle[30].

Août 2008

Le régime Ravalomanana mène un bras de fer intense avec la commune urbaine d'Antananarivo dirigé par le maire révolté de la capitale Andry Rajoelina. Depuis l'accession de ce dernier à ce poste, se sont succédé la confiscation des recettes de la commune par le trésor[31], le retrait à la commune de la gestion de la gare routière d'Ampasapito, le retrait de la gestion de l'assainissement de la capitale[32] ; on a constaté d'autre part l'absence de travaux sérieux de la part de la mairie et la dégradation flagrante de la ville.

Novembre 2008

En juillet 2008, le président malgache cède une licence d'exploitation de 1,3 million d'hectares de terres - la moitié des terres arables malgaches - pour une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans à la une multinationale sud-coréenne Daewoo Logistics dans le but d'apporvisionner la Corée du Sud notamment en maïs[33]. L'information est dévoilée en novembre suite à la publication dans le Financial Times[34] relayé par d'autres médias du monde et sème la panique du peuple dans la capitale ainsi que la colère et la peur de l'envahisseur contribuant à porter au pouvoir Andry Rajoelina qui dénonce l'accord comme anticonstitutionnel en mars 2009[35].

Décembre 2008

Le ministre de la Communication de Marc Ravalomanana ferme la TV Viva du maire de Tananarive - Andry Rajoalina ayant diffusé un reportage sur l'ancien président Ratsiraka (acte interdit par les lois sur les médias et n'ayant pas eu l'autorisation du ministère de la télécommunication)[36]. S'en suivent protestations et manifestations.

2009

Janvier et février 2009

En janvier 2009, de violentes émeutes secouent la capitale, les partisans du maire de la ville multiplient rassemblements et manifestations.

Le 26 janvier 2009, Andry Rajoelina ammène ses partisans dans les rues de la capitale; pillages, incendies, vols et saccages sont commis par ses supporters. Les partisans du mouvement orange s'en prennent à la télévision publique, la radio nationale et ciblent les biens du Président Ravalomanana. Plusieurs commerces sont par ailleurs mis à sac et incendiés. Le 31 janvier 2009, Andry Rajoelina s'autoproclame « en charge » de la République de Madagascar.

Le 7 février, Andry Rajoelina désigne sur la place du 13 mai son Premier Ministre "Monja Roindefo" et lui "donne" le Palais d'Etat d'Ambohitsorohitra. Ce dernier guide le mouvement orange pour prendre le palais. Les forces de l'ordre ont quadrillé les alentours du palais (zone rouge). Une délégation du mouvement orange, conduite par le Général Dolin, entame des pourparlers avec les responsables du palais. Les gardes leur déclarent que le palais ne pouvait être envahi et qu'ils devraient tirer si jamais la foule forçait l'entrée. La délégation revenant vers la foule l'informe que les gardes allaient tirer mais un dirigeant du mouvement invite la foule à venir et celle-ci se rue sur le palais, la garde présidentielle ouvre le feu, tuant 28 manifestants et en blessant 212 autres.[37]

Mars 2009

Andry Rajoelina, poursuivi par la justice après sa tentative de coup d'État, se réfugie à l'ambassade de France le 6 mars 2009[38].

Le 16 mars 2009, dans la soirée, les militaires mutins prennent de force le Palais d'Ambohitsorohitra, usant de blindé et de lance rocket.

Le 17 mars 2009, 10 000 partisans de Rajoelina manifestent et envahissent le palais présidentiel d'Antananarivo avec l'appui de l'armée. Marc Ravalomanana est contraint de transférer une partie de son pouvoir à un directoire militaire. Quelques heures auparavant, le chef des mutins, Andry Rajoelina, était entré de force dans les bureaux de la présidence au centre[39].

Le pays est dirigé pendant quelques heures par le vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson, doyen du directoire militaire. Ce dernier est contraint de transmettre le "pouvoir" à Andry Rajoelina autoproclamé président de la Haute Autorité de transition (HAT) en attendant la tenue de nouvelles élections qu'il annonce dans les vingt-quatre mois à venir. Il prête serment le 21 mars 2009.

En retour, le 23 mars 2009, plusieurs milliers de personnes, se rassemblent dans le centre de la capitale malgache pour dénoncer la prise de pouvoir illégale d'Andry Rajoelina et réclamer le retour de l'ex-président Marc Ravalomanana.

Vendredi 27 mars, Andry Rajoelina accorde la grâce présidentielle à une partie des prisonniers criminels politiques[40].

Avril 2009

Début avril, les assises nationales sous la présidence de la Haute Autorité de Transition (HAT) fixent la tenue d'un référendum constitutionnel en septembre 2009, des élections législatives en mars 2010 et une élection présidentielle en octobre 2010, en l'absence des représentants du TIM[41] tenant des assises séparées[42] tandis que des tentatives de conciliations diplomatiques sont engagées[43]. Auparavant, le premier ministre par interim du régime de transition dirigé par Andry Rajoelina, le général Charles Rabemananjara, transfère son pouvoir à Roindefo Monja.

Le 14 avril, Marc Ravalomanana en exil au Swaziland nomme à son tour un Premier ministre « légal », Manandafy Rakotonirina[44],et revient sur sa démission présidentielle du 17 mars. Cette nomination, est aussitôt dénoncée par le pouvoir en place[45] et le ministre de la justice de la HAT lance un mandat d'arrêt contre le président déchu et son ministre des finances[46]. L' ONU et les officiels étrangers sont ballottés. Le lendemain, la HAT nomme 11 nouveaux ministres qui rejoignent le gouvernement le 31 mars[47]. Mercredi 29 avril, arrestation du Premier ministre désigné de l'ex-président en réunion politique avec Ihanta Randriamandranto tête du parti TEZA, des femmes tananariviennes se désignant "légalistes"[48]. Jeudi 30 avril, le président de l'Assemblée nationale, Jacques Sylla, assisté de parlementaires, renouvelle son serment de continuer à servir la nation malgache.

Mai 2009

Le président de l'Union africaine[49] affrète un avion spécial pour le président de la HAT, pour un séjour non officiel de concertation , de 3 jours en Libye. Des représentants de l'UA, de la SADC, de l'OIF et de l'ONU organisent à l'hotel Carlton de la capitale une table de négociation avec les quatre principales partis politiques[50] malgaches actuelles.

Marc Ravalomanana s'est exilé[51] en Afrique du Sud et accuse le gouvernement français de se comporter en colonisateur inassouvi.

Le vol Air Madagascar du 27 mai 2009 à destination directe de la France est réquisitionné par Andry Rajoelina sans que les passagers ne soient prévenus et fait un détour par Dakar où la HAT se concertera aussi avec le président sénégalais Abdoulaye Wade.

Un parti vert "hasin'i madagasikara" nait en faveur d'une politique écologique.

Juin 2009

La COMESA reconnait la présence de Ravalomanana comme chef d'état à sa conférence annuelle. Pour la première fois depuis la dernière guerre mondiale, les forces armées malgaches installent un périmètre d'alerte dans la défense préventive des frontières du pays, suite à des rumeurs d'intervention militaire de la COMESA.

Le Koweït octroie plusieurs millions de dollars des États-Unis à investir dans les infrastructures routières. Orange (France Telecom) achève la liaison de Madagascar au monde par la fibre optique.

Le lundi 15 juin, une bombe artisanale[52] explose sans faire de victime dans un supermarché Leader Price[53] de la capitale (c'est la première fois depuis la révolution de 1976).
L'exécution de commerçants[54] par des expéditions de gangs armés s'amplifient.

Juillet 2009

Des rumeurs d'un coup d'état par des mercenaires étrangers à la solde du parti Ravalomanana. Les attentats à la bombe artisale sont de plus en plus fréquents dans la capitale[55].

La Croix Rouge de Madagascar ouvre les premiers Restos du Coeur[56] malgaches avec le soutien initial de l'ambassade de France[57].

Septembre 2009

La 64ème session de l'assemblée générale de l' ONU intègre[58]Andry Nirina RAJOELINA président de la HAT de la république de Madagascar mais la SADC par son représentant s'y oppose à sa prise de parole comme veut la tradition onusienne.

Octobre 2009

Le Groupe International de contact obtient l'application partielle des accords de Maputo, au Carlton hôtel d'Antananarivo le 6 octobre.

Subdivisions

Article détaillé : Subdivisions de Madagascar.

Depuis avril 2007, Madagascar est officiellement découpée en 22 régions. Ces régions proviennent d'un redécoupage de six anciennes provinces, nommées en fonction de leur capitale :

Les nouveaux découpages régionaux et les anciennes provinces
Nouvelles régions Anciennes provinces Population
Diana (1), Sava (2) Antsiranana
(Diégo-Suarez)
1 188 500 hab.
Itasy (3), Analamanga (4), Vakinankaratra (5), Bongolava (6)
Antananarivo 4 637 000 hab.
Sofia (7), Boeny (8), Betsiboka (9), Melaky (10) Mahajanga
(Majunga)
1 734 000 hab.
Alaotra-Mangoro (11), Atsinanana (12), Analanjirofo (13) Toamasina
(Tamatave)
2 593 000 hab.
Amoron'i Mania (14), Haute Matsiatra (15), Vatovavy-Fitovinany (16), Atsimo-Atsinanana (17), Ihorombe (18)
Fianarantsoa 3 366 000 hab.
Menabe (19), Atsimo-Andrefana (20), Androy (21), Anosy (22) Toliara
(Tuléar)
2 229 550 hab
Carte des régions de Madagascar.

Répartition des centres universitaires nationaux et des écoles internationales

Depuis 1972, l'enseignement national à Madagascar se dissocie du programme de la France. D'où la distinction entre statuts national et international. Deux classes d'écoles apparaissent : les écoles malgaches « état » et les écoles françaises « diplomatiques ». Le malgache devient la langue officielle dans toutes les écoles et les administrations. Le français devient la première langue enseignée et l'anglais la deuxième. Cette révolution intellectuelle n'a pu bénéficier d'aucune année préparatoire. Aucun programme de création du vivier professoral n'a été prévu. Des bacheliers sont recrutés par différents corps de l'armée, avec « discipline et patrie », avant de devenir des professeurs contractuels durant une année scolaire maximum. Au début des années 1990, des écoles primaires privées fleurissent ici et là, revendiquant le modèle français d'enseignement. Cela constitue un espoir de se projeter vers l'Europe, pour des parents prêts à se sacrifier dans le paiement de frais de scolarité exorbitants. En 2008 ces écoles se sont multipliées dans beaucoup de villes.

Antsiranana

1972

  • Lycée mixte (avec demi-pension filles) devient en 1993 Lycée Albert-Zafy, professeurs nationaux et coopérants français.
  • Lycée Sadi-Carnot devient lycée français (privé sous tutelle consulaire et payant, sauf pour les ressortissants français boursiers), avec des professeurs de l'Éducation nationale français. En 1990 des contractuels nationaux prennent le relais.

1979

  • Centre universitaire régional « CUR » (spécialités : mécanique, nucléaire (1999), informatique, lettres françaises et malgaches).

Antananarivo

1972

  • Bâtiment – travaux publics.
  • Géologie.
  • Médecine.

Toamasina

Économie

Article détaillé : Économie de Madagascar.

Système des banques

En 1889, nait la première Banque de Madagascar[réf. nécessaire].
La création de l'euro favorise la vigueur de la monnaie malgache maintenue indépendante par rapport à l'ancienne devise coloniale (le franc français), face au monopole du dollar américain de référence, auparavant fort.

Mandats postaux

Une minorité reçoit des revenus périodiques mensuels de l'extérieur de la part d'un membre de la famille. La somme est évaluée à 50-100 € nets en moyenne par famille.

En mai 2003, l'Ariary a remplacé le Franc malgache (FMG) comme monnaie à Madagascar. À partir de cette date, un double étiquetage est appliqué dans les commerces et sur les marchés jusqu'au basculement officiel, le 1er janvier 2005. Depuis cette date, seul l'Ariary a cours dans le pays (1 Ariary = 5 FMG).

Exportation

L'exportation des Chips au sels sont les predominante. Ce qui fait de ce pays un pays riche et aussi developpé que la Chine!

Culture du riz près de Ambositra

Depuis :

  • 1950, riz de luxe[59], café, cacao, poivre, tapioca[60], pierres précieuses[59](bijoux), pierres semi-précieuses, uranium (1 000 tonnes de 1950 à 2008 et exploité par la France), or (exploité par la France), bauxite (industries), cobalt.
  • 1975, pétrole exploité par la société Amocco (États-Unis). Abandon en raison du manque de rentabilité.
  • 1975-1990, période marxiste, économie au ralenti tournée vers le bloc de l'est.
  • 1990-2002, vanille[59]gousse (1er pays producteur en qualité), début de l'exploitation industrielle intensive de la mer par l'UE[61], tentative d'exportation de la viande du Zébu malgache[62]. Exportation de crevettes d'élevage par des Malgaches d'origines française et indo-pakistanaise (premières créations d'emploi dans l'industrie de la crevette).
  • 2002-2008, reprise de l'exploitation:

du pétrole, cette fois-ci par la Texaco,favorisé par la hausse du prix du baril,donc le retour à la rentabilité des gisements de Madagascar, de l'uranium par la société Areva, de l'ilménite par la société anonymeRio Tinto[63], du nickel par Dynatec et Arcelor.

  • 2009 Madagascar devient producteur du niobium[64] métal de transition qui permit le vol Apollo 11.

Importation

De riz depuis :

Ressources en exploitation

  • 1980, l'uranium est découvert dans le sous-sol de Madagascar[66].
  • 1995, le pétrole offshore sous-marin au large de Fort-Dauphin.
  • 2008, le pétrole onshore souterrain livre le 1er baril.

Aéroports et ports maritimes

Madagascar peut louer quatre aéroports internationaux[67] de transit, en plus des services d'Air Madagascar en déficit. Avec trois grands ports maritimes commerciaux et touristique [68] en dégradation qui assurent les 80% des importations et exportations de biens. Antserana le premier bassin de maintenance dans l'océan indien est aussi en voie de disparaitre faute d'entretient couteux.

Économie parallèle

Elle échappe au évaluation nationale du PIB. Cette classification vient du fait que les revenus financiers fiduciaires produits, sont friables et sans traçabilité. Pourtant ce sont des devises monnayables à l'international mais de sources non vérifiables, donc non comptabilisée comme indice de croissance du pays, en l'absence de contrôle imposé par l'état[69]. Cette manne fait vivre un peu plus de 30 % de la population mais la valeur de la monnaie nationale s'en retrouve lourdement affectée auprès des organisations de valorisation économique, comme le FMI.

Tourisme

Démuni de sérieux contrôle fiscal, les hôtels, les discothèques, les casinos, les agences de voyages, les supermarchés, les importateurs-exportateurs de services sont les éléments de ce secteur très prospère, ouvert sur le monde extérieur.

Marché local

Privé de comptabilité officielle, la production rurale écoulée ne laissent aucun indice économique. Ce secteur englobe l'élevage bovin, la culture du riz, la pêche artisanale....

Main d'oeuvre locale

Elle inclut les ouvriers du bâtiment (du tailleurs de pierre au maçon), les domestiques, les chauffeurs de taxis etc...

Démographie

Article détaillé : Démographie de Madagascar.

La population malagasy est principalement originaire d'Asie au centre, et sur toutes les côtes et le Nord d'Afrique, le sud d'Inde. Selon une étude récente, l'île serait probablement restée inhabitée jusqu'au Xe siècle ; c'est à ce moment que des indonésiens auraient débarqué[réf. nécessaire]. La population malgache est la source des peuples des îles alentours comme l'Archipel des Comores (Grande Comore, Anjouan, Mohéli, Mayotte) et La Réunion.

La fin du XXème siècle assiste à l'immigration de vagues de nouvelles populations, en quête de 'terre neuve'[70]. La perméabilité des contrôles administratifs facilite le flux migratoire issus de différents pays [71] favorisée par des outils de gestion très archaïques pour des effectifs humains limités.
Berceaux provinciaux des ethnies

Ethnies Berceau provincial
Antakarana, Sakalava, Tsimihety Antsiranana
Sakalava, Vezo Mahajanga
Betsimisaraka, Sihanaka, Bezanozano Toamasina
Merina, Vakinankaratra Antananarivo
Betsileo, Antaifasy, Antambahoaka, Antemoro, Antaisaka, Tanala Fianarantsoa
Mahafaly, Antandroy, Antanosy, Bara, Vezo Toliara
Les 18 principales ethnies de Madagascar
Les ethnies sur une carte de 1839

Société

Diversité ethnique

S'il est vrai que l'on compte 18 tribus traditionnelles à Madagascar, la diversité ethnique n'y est pas pour autant de type racial mais bien plutôt d'ordre géographique, politique ou économique. L'amalgame des peuples d'Orient, d'Afrique et d'Arabie se retrouve en chaque groupe, du nord au sud. Tous ces peuples ont en commun le même culte des ancêtres.

La famille

La première définition de la famille malgache est un cercle très large, par rapport à la notion de famille européenne moderne. Si la lignée génétique est définie jusqu'aux arrière-arrière-grands-parents, la famille débute à ce point connu. Et le mariage devient difficile entre neveux, nièces, etc. D'où la notion importante « Être de la même Razana » (ancêtre, lieu d'enterrement, etc.).

La deuxième définition est la famille par consentement mutuel, suite à des liens d'entraide très sérieux renforcés par la confiance réciproque éprouvée. Comme le lien sanguin est inexistant, le mariage est possible.

La troisième définition est le lien historique vécu. Par exemple, une haie de plantes a servi (autrefois) de cache contre l'ennemi, un animal incarne les ancêtres ou le contraire, alors ces espèces d'êtres vivants sont adorés masina ou ne peuvent être utilisés ni tués ni mangés : Fady (Interdit ou tabou).

Mariage

Le mariage dans le grand cercle familial est considéré comme un inceste, c'est un tabou.

Il est toujours défini par la procréation du couple, que les procréateurs vivent ensemble ou chacun de leur côté, le plus souvent près des parents.

L'âge de la procréation est aujourd'hui, en 2008, évalué encore à 15 ans[72]chez les filles comme chez les garçons, en moyenne. Les relations se créent avec les proches de la famille ou de connaissance d'enfance.

Une fille ayant déjà accouché, même mineure, sera considérée comme adulte responsable. La formule de courtoisie « la maman de ... » lui est attribuée. Elle est considérée alors libre sexuellement aux yeux de la société.

Sexualité

Le viol est réprimé socialement, et les responsables d'un viol sont considérés comme étant atteints d'une maladie psychiatrique. L'inceste est considéré comme une malédiction. La mise à l'écart de la vie sociale est automatique.

La jeune fille n'a pas d'âge minimum pour avoir des relations sexuelles, d'où l'expression Mbola tsy mahasaky lehilahy (n'est pas d'âge à dominer sexuellement un homme, n'est pas prête à oser passer à l'acte). Madagascar a signé de multiples conventions de protection de l'enfance.

Depuis 2005, aucune fille ne peut sortir du territoire malgache avec un étranger, même s'ils sont mariés, si la fille n'a pas 21 ans révolus.[réf. nécessaire]

Depuis 2007, aucune fille ne peut se marier avant l'âge de 18 ans.

La première relation sexuelle est un critère de jugement familial et social. Pour toute jeune fille non indépendante et mineure, une première relation sexuelle est une honte qui peut la pousser vers la prostitution occasionnelle. Le tourisme sexuel est en partie la conséquence de ces phénomènes échos de la pauvreté sociale[réf. nécessaire]. L'homosexualité n'est pas admise dans la société et il s'agit bien du sujet le plus tabou dans ce pays. Bien que déjà, beaucoup de personnes peuvent se déclarer tolérantes, peu de Malgaches acceptent cette facette pourtant bien existante du pays.

Prostitution infantile [63]

De plus en plus de jeunes, parfois d'âges mineurs, se prostituent, appâtés vraisemblablement par les devises étrangères[73] à forte valeur localement. Difficile de parler de survie quand ils s'équipent en électroménagers importés. Leur client, le touriste sexuel qui met en jeu des mineurs déscolarisés et démunis. Ce qui favorise la hausse de la contamination par le virus du Sida. Des ONG alertés luttent contre les maladies sexuellement transmissibles (MST), prennent leur poids et gagnent en importance dans la sensibilisation active de ces jeunes de toutes les cathégories sociales.

Santé

Famine et paludisme, deux menaces en suspens

  • Famines, épidémies : les grands fléaux qui déciment certaines régions de l'Afrique ne frappent pas Madagascar avec la même fréquence ni la même ampleur catastrophiques. Mais l'équilibre y reste précaire. Si la pluie tant attendue au début de l'été ne tombe pas, les maigres réserves sont vite épuisées. Le sud est toujours la région la plus menacée par la sécheresse. La zone critique se situe aux environs d'Ambovambo.
  • Autre mal endémique : le paludisme. On parle d'une recrudescence alarmante de la maladie et on en attribue la cause à une résistance des plasmodiums à la chloroquine, ce qui ferait échec à la prise classique de quinine ou de nivaquine.

Culture

Article détaillé : Culture de Madagascar.

Quand le devin en donne le signal, le clan familial décide de commencer la cérémonie dite du Famadihana (« retournement des morts »). Exhumé quelques années après le décès, le défunt momifié est d'abord porté en procession avec un cortège de musiciens, puis, les ossements, après une toilette rituelle, sont enveloppés dans des lambas traditionnellement en soie naturelle. La fête marque le retour définitif des ancêtres (les « razana ») parmi leurs descendants dont ils deviendront les protecteurs. Il s'agit bien d'une fête : la liesse est de règle, les pleurs et les lamentations sont proscrites, par contre, on mange, on boit du rhum et on danse. Le repas traditionnel à cette fête est le « vary be menaka », du riz avec de la viande grasse (avec beaucoup de graisse, parfois on ajoute de la viande de porc à la viande de zébu). La famille organisatrice peut même préparer des tenues spéciales pour bien marquer la fête. Cette coutume n'est propre qu'à certaines tribus de Madagascar et est aussi une occasion de rassembler la grande famille et une occasion de voir qui sont les personnes qui préservent leur relation avec cette grande famille (ayant répondu à l'invitation et apporté une contribution habituellement financière).
La vie des vivants est régie par les « fadys » (interdits instaurés par les ancêtres).

Misao

Sur le plan de la cuisine, c'est une base asiatique avec des influences indiennes, arabes et africaines. Les bases de la nourriture sont le riz, les bananes, la noix de coco, les fruits de mer, les poissons, le zébu et la tomate. Le plat principal est souvent accompagné du "Romazava", sorte de soupe de Bredes.

Exemple : Le misao, un plat chinois (mian:pates-chao:sauté ou mine-sao), recette à base de nouilles, champignons émincés, gambas entières, viande émincée, carottes émincées, haricots émincés et sauce de soja.

Sinon, il existe d'autres plats typiques, tels les sambosa (des beignets à forme triangulaire: "samoussa"), crevettes chinoises, le rogay qui est une préparation à base de tomate et d'oignons qui peut accompagner n'importe quel plat, beignets de bananes (mofo akondro), le ravitoto qui est une préparation à base de feuilles de manioc pilés accompagné de viande de porc, le sakay(piment), etc. De manière générale, aucun plat n'est servi épicé. En revanche, une petit plat de sakay(piment) est présent à chaque repas et permet à chacun d'ajuster la saveur de son repas à sa guise.

Langue

La langue de Madagascar, c'est-à-dire la langue parlée par la population autochtone, est le malgache. En outre, le français est langue officielle à Madagascar et jouit d'un usage plus ou moins répandu du fait de la période française. L'anglais est également langue officielle[74] depuis 2007[75].

À la suite des migrations de populations (exil politique, échanges commerciaux et conquêtes), la langue malgache s'enrichit de vocabulaire provenant d'Indonésie, d'Afrique, d'Inde, d'Australie et enfin, de France.

Variétés musicales malgaches du Sud au Nord

  • Beko
  • Vakodrazana
  • Salegy
  • Kilalaky
Chanteurs et chanteuses traditionnels malgaches
  • Antsiranana
  • Mme Volzara, chante le titre Magnavaratra lalagna tomobile traduit par « Ils roulent vers le Nord ».
  • Atsimo
  • beko : Salala « Senge » le groupe
  • Merina
  • Feo gasy, chante le titre Mifohaza Rabetorimaso, traduit par « Réveille-toi le paresseux » (où Ra = Monsieur, be = beaucoup, torimaso = sommeil).
Chanteurs et chanteuses traditionnels et modernes
  • Antsiranana
  • JaoJoby Eusèbe (légionnaire et marin françai de 1970 à 1976) revendique le titre « roi du Salégy » comme héritage ancestral. Il participe à des actions de promotion de l'éducation scolaire des plus jeunes, ouvrant la voix vers les pays développés de rêve comme la France, les États-Unis, le Japon, la Chine, etc dans les paysages reculés du Nord malgache. Il se produit le 20 septembre 2008 à l'Olympia de Paris.
  • Nini Doniah - née Virginie Bezara – petite fille de Mme Volzara, s'approprie la couronne de la « reine du Salegy ».
  • Hanitra Ranaivo[réf. nécessaire].
  • Haut plateau-Antananarivo
  • Mahaleo, le groupe
  • Erick Manana, chanteur malgache fut l'un des membres du groupe Lolo sy ny tariny.
  • Rossy
  • Abdou Day
  • Mirado


Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an Taom-baovao Le premier jour de la nouvelle année est férié à Madagascar.
Lundi suivant le Pâques Lundi de Pâques Alatsinain'ny Paska Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
29 mars Commémoration des martyrs de l'insurrection de 1947. Martioran'ny tolona tamin'ny 1947 Commémoration des martyrs de l'insurrection qui a débuté le 27 mars 1947 et noyée dans le sang par l'armée coloniale française : 90 000 morts selon le commandant des troupes françaises de l'époque (Général Garbay).
1er mai Fête du Travail Fetin'ny asa Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques à Madagascar
25 mai Jour de l'Afrique Andron'i Afrika Anciennement Commémoration de la création de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) 25 mai 1963, qui est remplacée par l'Union Africaine (UA) depuis le 9 juillet 2002.
Jeudi 40 jours après Pâques Ascension Andro niakarana Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux.
Lundi suivant le septième dimanche après Pâques Lundi de Pentecôte Alatsinain'ny Pentekosta Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
26 juin Fête nationale Fetim-pirenena Commémoration de la signature de l'acte d'Indépendance de l'île, de la colonisation française, le 26 juin 1960.
15 août Assomption Asompsiona Transport au ciel de la Vierge Marie.
1er novembre Toussaint Fetin'ny olo-masina Fête de tous les saints.
25 décembre Noël Krismasy / Noely Naissance de Jésus-Christ.

Tourisme

En 1984, le gouvernement de Madagascar a décidé d'élargir l'ouverture du pays au tourisme. Malgré des difficultés tenant au système administratif local et une infrastructure encore peu développée, le nombre de visiteurs augmente régulièrement chaque année. Tout indique que Madagascar peut devenir une destination touristique importante, à condition que les autorités de l'île consacrent à cette activité les efforts d'équipement nécessaires.

Art malgache

L'art malgache est toujours vivant mais une certaine standardisation gagne l'artisanat qui devient un produit de consommation et perd donc beaucoup de sa naïveté créatrice.

  • Le bois

Encore aujourd'hui, le Malgache se singularise avec talent dans l'art du bois, qui s'enracine dans les traditions des peuples de la forêt. Ébène, bois de rose, palissandre, espèces connues et inconnues ont fourni le matériau principal à l'architecture jusqu'au XIXe siècle, aux sculptures ornant les tombeaux, dans le sud, au pays mahafaly, au bois de lit taillé aux ciseaux dans la région d'Antananarivo ou à la marqueterie d'Ambositra. Les masques sculptés dans le palissandre massif ou le bois de rose sont introuvables maintenant. Ils représentaient les différents types morphologiques des clans et des tribus. Cet art a disparu. On trouve encore des masques mahafalys dans le sud mais ils se rapprochent plus de l'art africain (ils sont creux et peints). Les boîtes à miel en forme de zébu ou les boîtes en bois vieilli aux dessins géométriques ont également presque disparu. Les motifs géométriques employés dans tout l'artisanat malgache (bois ou orfèvrerie) se réfèrent à un langage de signes dont la signification est malheureusement perdue. Si on ne compte plus de sculptures de masques, des artisans exposent encore des personnages en bois peint, habillés de tissus colorés et qui représentent différentes activités de la vie quotidienne. De jolies boîtes en bois de rose sont décorées de marqueterie naïve.

Cette pièce de tissu est incontestablement le produit artisanal malgache le plus original. Il est partie intégrante de la civilisation de l'île. Le lamba simple recouvre les épaules des femmes des hauts plateaux, il est en coton blanc ou tissé de soie sauvage d'andibe (une araignée qui confectionne des toiles géantes et dont la soie rappelle celle de nos vers européens). Le lamba plus large et bordé de rayures de couleurs sert de nappe de fête, dans la région des hauts plateaux. On le trouve décoré de broderies naïves. Le lambamena, c'est à dire linceul, en soie grège, est le plus solide pour résister à l'humidité des tombeaux. Mais il peut être aussi utilisé comme tentures ou tapisseries.

  • Les pierres

Madagascar abonde en gemmes semi-précieuses très variées. On les trouve facilement au zoma (marché) d'Antananarivo, polies en « œufs » ou en « boules ». Les pierres les plus belles sont le béryl, l'améthyste, l'aigue-marine. Ces pierres semi-précieuses sont utilisées pour la fabrication de jeux de solitaire.

Cuisine malgache

Du petit déjeuner au diner, le riz est l'aliment de base de la cuisine malgache. Il est cuit la plupart du temps à l'eau ; on le sert en premier et on y mélange, selon son goût, les autres préparations. Un repas typiquement malgache se présente sous la forme d'un plat unique. Traditionnel, le romazava, une sorte de ragoût à base de viande de porc ou de zébu, cuit avec des herbes aromatiques appelées brèdes et du gingembre ; ou encore le ravitoto, composé de viande de porc et de morceaux de gras, mijoté avec des feuilles de manioc pilées et relevé avec un zeste de pulpe de coco. Les achards, légumes macérés dans de l'huile, du vinaigre et du curry, et le piment, très fort, sont toujours servis à part. Le tout peut être arrosé de vin malgache rouge, rosé ou blanc. Moelleux, il se boit facilement. Les poissons d'eau douce (brochets, carpes, truites) et de mer (requins, thons, espadons) tiennent également une bonne place dans la cuisine mais c'est la langouste qui reste un des aliments privilégiés de Madagascar. De goût différent selon la région où elle est pêchée, on l'apprécie de préférence grillée et arrosée de jus de citron vert. Tous les fruits et légumes d'Europe poussent à Madagascar, à l'exception de la cerise, et les fruits tropicaux tels que bananes, mangues, grenadilles ou fruits de la Passion y abondent. On déguste aussi un foie gras, de bonne qualité, produit sur place de façon tout à fait artisanale.

Données statistiques

  • Capitale : Antananarivo
  • Population : 18 040 341 habitants (en 2005). 0-14 ans: 44,8%; 15-64 ans: 52,1 %; + 65 ans: 3 %
  • Superficie : 587 040 km²
  • Densité : 30 hab./km²
  • Frontières terrestres : 0 km
  • Littoral : 4 828 km
  • Extrémités d'altitude : 0 m > + 2 876 m
  • Espérance de vie des hommes : 54,57 ans (en 2005)
  • Espérance de vie des femmes : 59,4 ans (en 2005)
  • Taux d'accroissement naturel : 3,03 % (en 2005)
  • Taux de natalité : 41,66 ‰ (en 2005)
  • Taux de mortalité : 12 ‰ (en 2005)
  • Taux de mortalité infantile : 76,83 ‰ (en 2005)
  • Taux de fécondité : 5,7 enfants/femme (en 2005)
  • Indépendance : 26 juin 1960
  • Lignes de téléphone : 59 600 (en 2003)
  • Téléphones portables : 1 250 000 (en 2008)
  • Postes de radio : 3,05 millions (en 1997)
  • Postes de télévision : 2 700 000 (en 2008)
  • Utilisateurs d'Internet : 150 000 (en 2006)
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 5 (en 2007)
  • Routes : 50 000 km (dont 5 000 bitumées)
  • Voies ferrées : 893 km (écartement métrique)
  • Nombre d'aéroports : 130 (dont 29 avec des pistes bitumées)

Migration

Nombres de passeports à l'émigration par année :

2007 2008 2009
Antsiranana 200 NC[76] NC
Majunga 190 NC NC
Tamatave 234 NC NC
Antananarivo 3000 NC NC
Tulear 20 NC NC


Association internationale et partenaire local

Année Pays Nom Association Partenaire local Financement cumulé moyenne 5ans (€) Intérêts Zone d'actions
1976 ONU UNICEF Gouvernement NC Hopitaux-Pharmacies
Ecoles-Produits alimentaires
Habitats-Nature
tout le pays
1991 France Aide et Action[77] 896 000 Ecoles-Produits alimentaires tout le pays
1996 France Partage[78] ASA[79] NC Ecoles
Terres agricoles
autour d'Antananarivo
1863 Suisse Croix Rouge Croix Rouge Malagasy [80] 250 000[81] Hopitaux-Pharmacies
Urgences humanitaires
tout le pays
& Océan Indien
* France ADFE[82] Ambassade France
Autres écoles privées
malgaches
Ecolages scolaires annuels [83]
Variant de 900 à 1 800
+ Subvention état français
Ecoles françaises[84]
homologuées France
gestion et création
tout le pays
1984 France CIRAD[85] Ambassade France
Ministère agriculture Malgache
* Industrialisation
Commercialisation
Biologique
autour d'Antananarivo
* * *[86] *[87] * *
*
*

Association locale et ressource extérieur

Création Association Financier extérieur Nature de l'aide intérêts Berceau
1999 ZOMARÉ[88] Armor Cuisine (Paris-Bobigny)
Frame Acime[89]
CG[90]finistère
Produits alimentaires
Fiduciaire
Ecole de Musique Antseranana[91]
* *[92] *(-)
*[93]
*
*
-

Codes

Madagascar a pour codes :

Annexes

Bibliographie

  • Bellwood, Peter, James J. Fox et Darrell Tryon (éds.), The Austronesians Historical and Comparative Perspectives, Australian National University, 2006

Notes et références

  1. Antanana = « ville », arivo = « mille », qui fait référence aux milliers de soldats de la reine régente Ranavalona.
  2. Petit Larousse, Éditions Larousse, Paris, 1972 (réimpr. 1980), relié, xiii, 1654 p. (ISBN 2-03-020111-1) 
  3. Voix en Provenance du Village
  4. Pela Ravalitera, L'Express de Madagascar, édition du 2 juillet 2004
  5. ambamad
  6. Patrice Rabe, Quotidien Midi Madagasikara, édition du 24 septembre 2008
  7. « Dans la langue malgache, nous constatons d'étroites connexions avec l'idiome Maanyan parlé par la population de la vallée de Barito dans le sud de Bornéo », Dr Mathew Hurles du Welcome Trust Sanger Institute
  8. Adelaar, K. Alexander, "Chapter 4. Borneo as a Cross-Roads for Comparative Austronesian Linguistics", The Austronesians Historical and Comparative Perspectives (Peter Bellwood, James J. Fox et Darrell Tryon éds.), Australian National University, 2006
  9. ulaval
  10. « Les Français ont en grande partie mis fin aux tentatives des dirigeants malgaches de diminuer l’influence étrangère », traduction de Claire Guehennoc in wildmadagascar
  11. persee.fr, Achèvement du chemin de fer de Madagascar Maurice Zimmermann, Annales de Géographie, 1909, Vol.18, No.98, pp. 191-192
  12. a  et b Maurice Zimmermann, «  », dans Annales de Géographie, vol. 23, no 127, 1914, p. 95 [texte intégral (page consultée le 28.8.2009)] 
  13. Jacques Tronchon est l'auteur de L’insurrection malgache.
  14. 1991 Albert Zafy, proche de Tsiranana, à la tête des partisans du changement a engagé, massivement, la marche sur chaque ministère d'état de la capitale. Ils destituent le ministre en place de son siège, et installent le leur. Mais, arrivés à la résidence du président Ratsiraka, ils se heurtent à trois barrages militaires de la garde. Au franchissement du troisième barrage, la garde « spéciale » présidentielle ouvre le feu sur la foule. Dans la panique, survolée par des hélicoptères, la foule périt par balles ou est victime des mines préventives installées dans les rizières alentours.
  15. par des policiers en civils, puis des personnels du privé avec armes de poing
  16. Exportateurs-Importateurs (voir les reportages sur FR3
  17. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/MA.html
  18. Document du Ministère de l'Economie des Finances et du Budget sur un résumé exécutif du DSRP à Madagascar
  19. Politique générale de l'État Malgache 2005
  20. Politique générale de l'État 2006
  21. www.ufctogo.com
  22. Politique générale de l'État 2007 et 2008
  23. Antonio Garcia, Ravalomanana renforce ses pouvoirs et adopte l’anglais, RFI, 25/04/2007, article en ligne
  24. La FJKM, Fiangonan'i Jesoa Kristy Eto Madagasikara (Église de Jésus-Christ à Madagascar)
  25. Antonio Garcia, Ravalomanana renforce ses pouvoirs et adopte l’anglais, RFI, 25/04/2007, article en ligne
  26. La Savonnerie tropicale est une entreprise alimentant pour beaucoup les mouvements politiques - Article de Madagascar Tribune - Édition du 21 juin 2008 - Citron Plus contre Savonnerie Tropicale / CONECS.
  27. « Si nous avons encore pu tenir jusqu'à maintenant, c'est grâce à notre capacité de management. Malgré l'appel que nous avons lancé à plusieurs reprises, et les crises que nous avons endurées, le gouvernement n'a jamais levé le petit doigt pour nous appuyer », André Ramaroson, PDG de Savonnerie tropicale sur l'Express de Madagascar, édition du 21 nov. 2008
  28. Article de Midi Madagasikara édition du 18 juin 2008
  29. « Dès qu’il a été réélu, en décembre 2006, Marc Ravalomanana a ajusté la Constitution malgache pour pouvoir, à coups d’ordonnances, diriger Madagascar aussi bien que sa propre entreprise. Cette entreprise, vouée à l'origine à la transformation de produits laitiers, est devenue un empire présent dans pratiquement tous les secteurs économiques qui marchent. Il n’y aurait rien à redire si ce n’est sa manière d’avoir éliminé certains opérateurs économiques malgaches performants (mais corrompus) pour s’accaparer leurs affaires existantes depuis des décennies », Jeannot Ramambazafy – Journaliste - [www.madagate.com madagate.com]
  30. Amnesty International amnestyinternational.be
  31. Article de Iloniaina Alain dans l'Express de Madagascar, édition du 21 août 2008
  32. Article de Manjaka Hery dans Madagascar Tribune, édition du 25 août 2008
  33. MADAGASCAR. Daewoo gagne le gros lot, in Courrier Internantional, 20/11/2008, article en ligne
  34. Song Jung-a, Christian Oliver, Tom Burgis , Daewoo to cultivate Madagascar land for free , in Financial Times ft.com article en ligne
  35. Habibou Bangré, Le clan Ravalomanana privé de sortie, in Jeune Afrique, 19/03/2009 en ligne
  36. Article du quotidien La vérité sur [www.laverite.mg laverite.mg] - Lundi 15 décembre 2008 (Fermeture de TV Viva)
  37. (fr) la-croix.com
  38. Rajoelina réfugié à l'ambassade de France, Le Figaro, 10 mars 2009
  39. [1] Le président Marc Ravalomanana est parti, France 24, 17 mars 2009
  40. Alphonse Maka, crasse présidentielle - Grogne des détenus politiques, in La Vérité, 27/03/2009, article en ligne
  41. Tiako i Madagasikara, parti de Marc Ravalomanana
  42. au Carlton 5 étoiles à Tananarivo
  43. Madagascar: discussions directes entre délégués de Ravalomanana et Rajoelina, agence AFP, 10/04/2009, article en ligne
  44. politicien éprouvé et tête de liste du parti Militant pour le Progrès de Madagascar
  45. Le pouvoir malgache récuse le dirigeant choisi par Ravalomanana, agence Reuters, cité par l'Express, le 17/04/2009, article en ligne
  46. Lovasoa Rabary, Madagascar: mandat d'arrêt contre Ravalomanana, BBC Afrique, 17/04/2009, article en ligne
  47. Agence AFP, Madagascar: le régime de transition complète son gouvernement, 18/04/2008, article en ligne
  48. top-mada.com
  49. le colonel Mouammar Kadafi
  50. TGV (tanora gasy vognona), AREMA (Andrin' ny revolisiôna Malagasy), TIM (tiko madagascar), CRN(comité national de réconciliation)
  51. (fr) lefigaro.fr
  52. au modèle fabriqué dans les attentats à Paris
  53. marque française
  54. propriétaires d'une boutique, businessperson (enregistré ou occasionnel)lire N°113MARS2009 politique africaine,"Afrique,la globalisation par les Suds ISSN0244-7827,ISBN978--8111-0199-2,similitudepage55
  55. lexpressmada.com
  56. 100 ariary le repas,500fmg moins de 4 centimes d'€ euro
  57. Lundi 13 juillet 2009, madagascar-tribune.com
  58. http://www.madagate.com/politique/1127-andry-rajoelina-a-lonu-entre-humilite-et-humiliation-quid-des-iles-eparses-de-locean-indien-rattrapage.html
  59. a , b  et c monopole de l'état
  60. utile pour ralentir l'effet néfaste de la dysenterie dans le pays (épidémie en 1999)
  61. Union Européenne menée par les navires de pêche France-Espagne, port d'Antsiranana
  62. Année de la crise de la vache folle
  63. a  et b Journal Libération 'alternatives internationales septembre 2009 N°44' par Emmanuel BLIVET
  64. magazine Diplomatie n°38 du samedi 2 mai 2009, http://www.zepresse.fr/liste_revues.php?id=89&collec=0
  65. Nourriture pour animaux.
  66. secret et monopole inter-état (Exportateur-Importateur)
  67. 1Antananarivo,1Majunga, 1Nosy-bé, 1Antsiranana
  68. 1Tamatave, 1Majunga, 1Antseranana
  69. Auparavant, avant 1994 toute devise étrangère devait être déclarée à l'entrée sur le territoire malgache avant de pouvoir être utilisée, avec obligation d'échange dans une banque malgache avec justificatif. Les devises non échangées en ressortent avec le justificatif initial et celui de la banque
  70. voir histoire politique 2009
  71. Comores, Réunion, Maurice, Sénégal, Pakistan et Inde, Chine et Corée, France
  72. Taux de mortalité grandissant des nouveau-nés. Ou encore trop d'enfants sans suivi parental
  73. Dollar~1800Ariary, Euros~2500Ariary, livre Sterling~3100Ariary
  74. Article 4 de la Loi constitutionnelle n° 2007-001 du 27 avril 2007 portant révision de la Constitution
  75. Antonio Garcia, Ravalomanana renforce ses pouvoirs et adopte l’anglais, RFI, 25/04/2007, article en ligne
  76. Non communiquée : valeur Non Connue.
  77. http://www.aide-et-action.org/ewb_pages/m/madagascar_programme.php
  78. http://www.partage.org/ewb_pages/p/pays_madagascar.php
  79. http://www.asa-madagascar.org/
  80. http://croix-rouge-mada.yatou.net/
  81. Don (07/2009 resto du coeur)ambassade de France
  82. http://www.adfe.org/adfe/?page_id=44 OU http://www.assemblee-afe.fr/
  83. par élève à statut externe du primaire au lycée, http://www4b.ac-lille.fr/~lfds/scolarite.html
  84. à caractère consulaire et coopération gouvernement république française et malgache de 1972 à 1988 avec uniquement des professeurs éducation nationale nommés au journal officiel
  85. http://www.cirad.fr/fr/le_cirad/histoire/index.php ou http://www.cirad.mg/?pg1=presentation
  86. *
  87. http://www.zomare.com/ecole.html
  88. http://www.acimeframe.com/presentation.php
  89. conseil général
  90. Diego-suarez ou antseranana

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