Rzeczpospolita Polska

Rzeczpospolita Polska

Pologne

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Polska (pl)
République de Pologne (fr)
Drapeau de la Pologne Armoiries de la Pologne
(Détails) (Détails)
Devise nationale : « Bóg, Honor, Ojczyzna » (« Dieu, honneur, patrie »). [1]
carte
Langue officielle Polonais
Capitale Varsovie
52° 13' N, 21° 02' E
Plus grande ville Varsovie
Forme de l’État
 - Président
 - Premier ministre
République semi-présidentielle
Lech Kaczyński
Donald Tusk
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 68e
312 685 km²
2,6%
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 32e
38 500 696[2] hab.
123,5 hab./km²
Indépendance
 - Date
De la Russie, l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie
11 novembre 1918


Gentilé Polonais, Polonaise


IDH (2007) Stagnation 0,870 (élevé) ( 37e)
Monnaie Złoty (PLN)
Fuseau horaire UTC +1
Hymne national Mazurek Dąbrowskiego
Domaine internet .pl
Indicatif
téléphonique
+48


La Pologne (Polska en polonais) ou la République de Pologne pour les usages officiels (Rzeczpospolita Polska), est un pays d'Europe centrale peuplé par presque 38 millions d'habitants. Il est bordé par la mer Baltique, l'enclave russe de Kaliningrad et la Lituanie au nord, la Biélorussie et l'Ukraine à l'est, la Slovaquie et la République tchèque au sud, et l'Allemagne à l'ouest. Le pays partage également des frontières maritimes avec le Danemark et la Suède.

Ancien État du bloc de l'Est durant la guerre froide, la Pologne est membre de l'ONU depuis le 24 octobre 1945, du Conseil de l'Europe depuis le 26 novembre 1991, de l'OTAN depuis 1999, de l'Union européenne depuis le 1er mai 2004, et fait partie de l'Espace Schengen depuis le 21 décembre 2007.

Sommaire

Histoire

Xe siècle au XIVe siècle

La Pologne en 992/1025

Fondée au Xe siècle sur le territoire des Polanes, la Pologne devient au Moyen Âge une puissance incontournable en Europe centrale. Son premier souverain est Mieszko Ier, fondateur de la Dynastie Piast qui règne sur la Pologne de 966 à 1370. La capitale est alors Gniezno, à l'est de Poznań.

Poste avancé de l'Occident catholique romain et cible du Drang nach Osten, la poussée germanique vers l'est, elle fait face aux mondes orthodoxe (en Russie, Biélorussie et Ukraine), païen (les Baltes sont tardivement christianisés), et musulman avec la poussée turco-mongole. Située au carrefour de plusieurs mondes, et dépourvue de frontières naturelles, la Pologne est extrêmement exposée aux invasions. L'invasion de la Horde d'Or mongole de 1248 à 1275 ruine le pays. Casimir III le Grand, dernier roi de la dynastie des Piast, unifie la Pologne.

En 1386, la reine de Pologne, Hedwige d'Anjou et le grand-duc de Lituanie, Ladislas II Jagellon signent l’accord de l’Union de Krewo qui marque le commencement de l'Union de Pologne-Lituanie, sous la dynastie lituanienne des Jagellon. Casimir IV réunit pour une petite période les couronnes de Bohême (1471-1526) et de Hongrie (1490-1526) à celle de Pologne.

Fin du XIVe siècle au XVIe siècle

La République des Deux Nations (Rzeczpospolita Obojga Narodów), extension de l'Union de Pologne-Lituanie en existence depuis 1386, est concrétisée par la signature, en 1569, du traité de l'Union de Lublin qui unit le Royaume de Pologne et le Grand-duché de Lituanie en un seul État. Le royaume couvre alors un territoire qui va de la mer Baltique à la mer Noire et jusqu'aux portes de Moscou. La capitale est alors Cracovie, en Petite Pologne.

La Rzeczpospolita est un système politique inédit depuis la Rome antique, où l'aristocratie exerce une sorte de démocratie parlementaire. Le roi est en effet élu par ses pairs. C'est le principe de la monarchie élective. Cette « république » donne le droit de vote à la seule szlachta, mais cette noblesse polonaise représente toutefois presque 10 % de la population et plus encore autour de Varsovie, devenue capitale en 1596. Les nobles obligent le roi à céder de ses prérogatives, notamment en ce qui concerne les impôts, l'armée et la justice. Ainsi, le monarque polonais, à l'époque où les monarchies européennes « s'absolutisent », est au contraire affaibli.

La tolérance religieuse est une autre caractéristique majeure de la Rzeczpospolita. Si la majeure partie des paysans est restée catholique (dans les années 1980, 9 polonais sur 10 sont baptisés), de nombreux nobles se sont convertis au protestantisme, luthéranisme, mais surtout calvinisme. La Pologne a donné abri, en particulier dans la ville de Leszno, aux Frères tchèques qui veulent échapper à la re-catholicisation de la Bohême entreprise par les Habsbourg. Enfin, la Rzeczpospolita compte alors une très importante population juive (5 à 10 % de la population totale), en particulier dans les villes et surtout dans la partie orientale du pays.

XVIIe siècle et XVIIIe siècle

Territoire de la Pologne en 1657/1686

Mais cette tolérance religieuse se réduit progressivement au XVIIe siècle, en particulier après 1655, quand la Suède protestante envahit la Pologne et est arrêtée à Częstochowa, devant le sanctuaire marial de Jasna Góra, dont le prieur, Augustyn Kordecki, est à la tête de troupes numériquement très inférieures.

Le règne de Jean III Sobieski (1674-1696) est marqué par la construction, à partir de 1677, du palais de Wilanów à Varsovie, et par la victoire de ses troupes en 1683, appelées en renfort par les puissances européennes et le Pape pour faire face à une offensive turque de grande ampleur sous les murs de Vienne. Cette victoire militaire a une conséquence politique importante, car les Habsbourgs, traditionnels rivaux des Polonais, sont sauvés et partagent plus tard le pays avec la Russie et la Prusse. Cette victoire est aussi à l'origine des croissants, les premières viennoiseries[3], dont la forme rappelle le symbole du drapeau ottoman.

Fin du XVIIIe siècle et XIXe siècle

Les trois partages successifs de la Pologne.

La Rzeczpospolita est peu à peu victime d'un long déclin, du fait de son système politique anarchique, et des nombreuses invasions (suédoises, russes, turques, prussiennes). À la fin du XVIIIe siècle, la Pologne perd son indépendance, les partages de la Pologne se succèdent entre 1772, 1793 et 1795.

La première division de la Pologne, en 1772, conduit à un sursaut civique. Ce sursaut amène en 1791 à la proclamation d'une Constitution, nettement moins « révolutionnaire » que celle de la France, mais néanmoins perçue comme trop dangereuse pour ses voisins, d'où le second partage, qui provoque une révolte menée par un héros de la guerre d'indépendance américaine, Tadeusz Kościuszko. Cette révolte sert de prétexte au troisième partage quand le royaume de Pologne est rayé de la carte.

Tout au long du XIXe siècle, exception faite de la fin de la période napoléonienne avec le duché de Varsovie, la Pologne est écartelée, partagée entre la Russie, la Prusse (puis l'Allemagne), et l'Autriche (puis l'Autriche-Hongrie).

XXe siècle

Pologne en 1921/1939.
En 1945, la partie grise fut annexée par l'Union Soviétique, et les roses par la Pologne
Pologne, linguistique, 1937
Carte actuelle de la Pologne

La Pologne ne recouvre son indépendance qu'en novembre 1918. Dès son indépendance la guerre russo-polonaise de 1919-1920 l'oppose à la Russie bolchévique. Comme la plupart des pays d'Europe du Centre-Est, à l'exception de la Tchécoslovaquie, les idéaux démocratiques des premiers temps durent peu. Le régime devient rapidement autoritaire, notamment sous l'influence du général Józef Piłsudski, qui prend le pouvoir en 1926.

La Seconde Guerre mondiale : terreur soviétique, terreur nazie

L'invasion des forces allemandes et slovaques du 1er septembre 1939 met fin à la seconde république de Pologne et déclenche la Seconde Guerre mondiale. La Wehrmacht atteint Varsovie en 7 jours grâce à sa stratégie du « blitzkrieg » et à sa supériorité technologique (la ville capitule le 28 septembre 1939). À l'est, l'invasion soviétique du 17 septembre anéantit tout espoir de résistance. Le pays est rayé de la carte, disparaissant en tant qu'État, et la Pologne est partagée pour la quatrième fois de son histoire, cette fois-ci entre l'Allemagne nazie et l'Union Soviétique.

Tandis que Staline soviétise brutalement ses conquêtes en déportant plusieurs centaines de milliers d'habitants au Goulag ou encore en faisant assassiner à Katyn des milliers d'officiers capturés (le crime ne fut reconnu par Moscou que sous Gorbatchev, puis Eltsine), les nazis entendent ouvertement réduire les Polonais à l'état de "sous-hommes" et de "peuple d'esclaves", et plongent le pays dans une terreur totale et meurtrière, responsable de la disparition en six ans de près de 20 % de la population totale.

Dès les premiers jours, les élites polonaises sont systématiquement exterminées par les Einsatzgruppen et le SD, entraînant la mort de plus de 50 000 membres du clergé, de l'aristocratie, du corps enseignant et universitaire. Les théâtres, les séminaires, les journaux, l'enseignement secondaire et supérieur sont fermés. Deux millions de civils sont raflés et envoyés au travail forcé dans le Reich, où ils subissent maltraitances et discriminations systématiques. Tortures, pendaisons de masse et massacres de villages entiers deviennent quotidiens.

La Pologne devient aussi le lieu principal de la mise en œuvre du génocide des Juifs d'Europe occupée. Spoliée, terrorisée et réduite à une misère inimaginable dans des ghettos surpeuplés et affamés(dont le ghetto de Varsovie, rasé après son insurrection du 19 avril 1943), la communauté juive de Pologne, jusque-là la première du monde, est anéantie à 97 %, par les fusillades ou dans les chambres à gaz des camps d'extermination de Belzec, Sobibor, Treblinka, Maidanek, et surtout d'Auschwitz-Birkenau, où périrent au total un million de Juifs déportés de toute l'Europe, ainsi que 30 000 Tziganes et des résistants, notamment polonais catholiques.

En tout, la terreur nazie fit périr trois millions de Polonais catholiques et autant de Polonais juifs. Une puissante Résistance, autour de l'AK (Armia Krajowa), parvint à mettre sur pied un véritable contre-État clandestin, disposant de ses ministres, de sa justice, de son administration et de son réseau d'enseignement secret. Du 1er août au 2 octobre 1944, l'insurrection de Varsovie fut châtiée par les nazis de la mort de 200 000 personnes et par la destruction à 90 % de la capitale polonaise, à laquelle l'Armée Rouge arrêtée aux portes de la ville n'apporta aucune aide.

Le gouvernement polonais en exil quitte la Pologne en 1939 et vient se réfugier en France. Les divers ministères polonais s'installent au château de Pignerolle (Sud-Est d'Angers) ainsi qu'à Angers, qui devient de fait la capitale politique temporaire de la Pologne. Le gouvernement officiel polonais en exil officie jusqu'à l'invasion de la France par les troupes allemandes en juin 1940. Comme au XIXe siècle, où aucune révolution en Europe et en Amérique n'avait lieu sans une participation de Polonais, les armées polonaises luttent sur de nombreux fronts, en France en 1940, dans le ciel de Londres pendant le Blitz, ou de l'Afrique du Nord à l'Italie en passant par la Normandie. Elles constituent par ses effectifs la 5e armée alliée lors du conflit aux côtés des soldats soviétiques, américains, britanniques et français. Des exilés participèrent aussi à la Résistance intérieure française, notamment dans le réseau F2, intégralement polonais.

Sous le communisme

À la fin du second conflit mondial, les Soviétiques imposent le Comité polonais de libération nationale comme gouvernement et conservent la partie orientale du pays, peuplée majoritairement de Biélorusses et d'Ukrainiens, annexée en 1939, et la Pologne « glisse » vers l'ouest, en absorbant le sud de la Prusse-Orientale, la Poméranie et la Silésie. Le motif invoqué par Moscou pour expulser les Allemands de ces territoires, qu'ils peuplent depuis déjà plusieurs siècles, est que ces territoires sont historiquement polonais. Elle devient une république populaire membre du Pacte de Varsovie.

En juin 1956, des émeutes ouvrières à Poznań annoncèrent les manifestations massives d'octobre 1956, qui obligèrent les Soviétiques à accepter l'arrivée au pouvoir de Władysław Gomułka, un communiste réputé réformateur (en partie à tort). Celui-ci fut évincé en 1970 au profit de Edward Gierek lors de grèves ouvrières importantes contre la hausse des prix alimentaires. En 1967, après la guerre des six jours, le régime tenta de faire diversion par une campagne antisémite responsable du départ de la plupart des derniers Juifs de Pologne.

Dans les années 1970 et 80, de violentes révoltes éclatent à nouveau dans le pays. Dans ce climat, l'élection sur le trône de Saint-Pierre de l'archevêque de Cracovie, Karol Wojtyła (Jean-Paul II), en octobre 1978, est vécue par les autorités communistes comme une provocation.

En 1980, naît le syndicat indépendant Solidarność (Solidarité), dirigé par Lech Wałęsa, d'abord reconnu à contre-cœur par les autorités, et qui regroupe vite plusieurs millions d'ouvriers soutenus par les intellectuels réformateurs. Le général Wojciech Jaruzelski déclare la loi martiale le 13 décembre 1981.

La démocratie

En 1989, ont lieu les « Tables rondes », réunion entre le gouvernement et Solidarność, qui permettront la naissance en douceur de la troisième république de Pologne, dirigée par Tadeusz Mazowiecki. À cette période, la Pologne est le deuxième pays du pacte de Varsovie à se libérer de l'emprise soviétique, et à former un gouvernement non lié totalement au bloc soviétique.

En 1990 Lech Wałęsa est élu Président de la République. Il est battu cinq ans plus tard par l'ancien communiste Aleksander Kwaśniewski (1995-2005).

En 1993 les troupes russes quittaient la Pologne. Cette période permet à la Pologne d'intégrer, et ce depuis 1999, l'OTAN.

XXIe siècle

En 2003, les États-Unis lui attribuent le commandement d'une zone d'occupation en Irak.

Le 1er mai 2004, elle intègre l'Union européenne.

Le 23 octobre 2005, est élu le nouveau président : Lech Kaczyński.

Relations avec l'Union européenne

Politique

La sale du Sejm

La Pologne est une république démocratique. Le Premier ministre est le président du Conseil des ministres. Son gouvernement est responsable devant la chambre basse. Le Président, élu au suffrage universel direct pour 5 ans, est le chef de l'État. Il nomme le chef du gouvernement et dispose d'un droit de veto qui ne peut être levé par la chambre basse qu'à la majorité qualifiée des trois cinquièmes. Le parlement est composé de deux chambres : la Diète - en polonais Sejm composée de 460 sièges et le Sénat composé de 100 sièges.

2006

Le 5 mai 2006, le gouvernement polonais voit l'entrée en charge de plusieurs ministres proches de l'extrême-droite Roman Giertych, dirigeant de la Ligue des familles polonaises (LPR - Liga Polskich Rodzin), est à la tête de l'Éducation nationale. Ce dernier a l'intention d'insister dans les programmes scolaires sur « les valeurs chrétiennes de la Pologne éternelle ». Quant à Andrzej Lepper, chef du Samoobrona (« Autodéfense »), il obtient le poste de vice-Premier ministre chargé de l'Agriculture. Les ministères du Travail et du Bâtiment tombent également aux mains de Samoobrona. Ce cabinet de coalition, négocié par Jarosław Kaczyński, provoque des manifestations organisées par l'opposition.

2007

Le 21 octobre 2007, lors d'élections législatives anticipées, le parti libéral Plateforme civique (PO) de Donald Tusk, parti d'opposition à Lech Kaczyński et à Jarosław Kaczyński, remporte 41 % des voix et distance le parti conservateur Droit et Justice (PiS) au pouvoir depuis deux ans, qui arrive à la seconde position avec 33 % des suffrages exprimés.

Quelques jours plus tard, Donald Tusk annonce au quotidien Gazeta Wyborcza que la Pologne pourrait adopter l'euro vers 2012, après analyse sur l’influence de l’adhésion à la monnaie unique sur les revenus des Polonais.

Donald Tusk est officiellement désigné premier ministre le 9 novembre suivant, et forme ensuite un gouvernement de coalition (avec 209 députés sur 460, la PO ne dispose pas de la majorité absolue) en s'alliant avec le parti paysan centriste PSL de Waldemar Pawlak.

Le 17 novembre 2007, le nouveau ministre de la Défense, Bogdan Klich, annonce que la Pologne « achèvera en 2008 » la mission de ses soldats en Irak.

2008

Subdivisions administratives

Article détaillé : Voïvodies de Pologne.
Voïvodies de la Pologne

La Pologne est subdivisée en 16 régions administratives appelées voïvodies ou voïévodies (województwa au pluriel et województwo au singulier) :

Ces voïvodies étaient au nombre de 49 entre 1975 et 1999.

Villes principales

Villes Habitants (2008) Voïvodies
1 Herb Warszawy Varsovie (Warszawa) 1 706 624 Mazovie
2 Herb Krakowa Cracovie (Kraków) 754 624 Petite-Pologne
3 Herb Łodzi Łódź 747 152 Łódź
4 Herb Wrocławia Wrocław 632 162 Basse-Silésie
5 Herb Poznania Poznań 559 458 Grande-Pologne
6 Herb Gdańska Gdańsk 455 717 Poméranie
7 Herb Szczecina Szczecin 407 260 Poméranie occidentale
8 Herb Bydgoszczy Bydgoszcz 360 142 Couïavie-Poméranie
9 Herb Lublina Lublin 351 345 Lublin
10 Herb Katowic Katowice 312 201 Silésie
11 Herb Białegostoku Białystok 294 265 Podlachie
12 Herb Gdyni Gdynia 249 787 Poméranie
13 Herb Częstochowy Częstochowa 241 449 Silésie
14 Herb Radomia Radom 224 501 Mazovie
15 Herb Sosnowca Sosnowiec 221 775 Silésie
16 Herb Torunia Toruń 206 346 Couïavie-Poméranie
17 Herb Kielc Kielce 205 665 Sainte-Croix
18 Herb Gliwic Gliwice 196 968 Silésie
19 Herb Zabrza Zabrze 188 717 Silésie
20 Herb Bytomia Bytom 184 328 Silésie
21 Herb Olsztyna Olsztyn 175 843 Varmie-Mazurie
22 Herb Bielska-Białej Bielsko-Biała 175 476 Silésie
23 Herb Rzeszowa Rzeszów 173 300 Basses-Carpates
24 Herb Rudy Śląskiej Ruda Śląska 144 254 Silésie
25 Herb Rybnika Rybnik 141 057 Silésie
26 Herb Tych Tychy 129 540 Silésie
27 Herb Dąbrowy Górniczej Dąbrowa Górnicza 128 560 Silésie
28 Herb Płocka Płock 126 807 Mazovie
29 Herb Elbląga Elbląg 126 460 Varmie-Mazurie
30 Herb Opola Opole 126 382 Opole
31 Herb Gorzowa Wielkopolskiego Gorzów Wielkopolski 125 360 Lubusz
32 Herb Wałbrzycha Wałbrzych 122 927 Basse-Silésie
33 Herb Włocławka Włocławek 118 160 Couïavie-Poméranie
34 Herb Zielonej Góry Zielona Góra 117 406 Lubusz
35 Herb Tarnowa Tarnów 116 584 Petite-Pologne
36 Herb Chorzowa Chorzów 113 469 Silésie
37 Herb Kalisza Kalisz 107 910 Grande-Pologne
38 Herb Koszalina Koszalin 107 307 Poméranie occidentale
39 Herb Legnicy Legnica 104 754 Basse-Silésie
40 Herb Jaworzna Jaworzno 95 383 Silésie

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Pologne.
Carte topographique de la Pologne

Le paysage polonais consiste presque entièrement en terres constituant la Plaine européenne du Nord. Le sud est cependant marqué par le massif des Carpates qui forme une frontière naturelle avec la République tchèque et la Slovaquie. Le pays dispose d'une large ouverture sur la Baltique facilitant les exportations de produits agricoles ou manufacturés et de matières premières (charbon), et permettant la création de chantiers navals. La frontière avec l'Allemagne a été fixée sur la ligne Oder-Neisse, du nom du fleuve et de son affluent situés à l'ouest du pays.

Côte

Falaise et plage de Gdynia

La côte baltique polonaise est longue d'approximativement 528 kilomètres et s'étend de Świnoujście sur les îles d'Usedom et de Wolin dans l'ouest à Krynica Morska sur la presqu'île de la Vistule dans l'est. Pour la plupart, la Pologne a un littoral régulier, qui a été formé par le mouvement continuel du sable par des courants et des vents d'ouest en est. Ces érosions et dépôts continuels ont formé des falaises, des dunes, et des presqu'îles, dont beaucoup se sont déplacées vers les terres pour former des lagunes, telles que le lac de Łebsko dans le parc national de Słowiński. Les plus grandes presqu'îles sont la presqu'île de Hel et la presqu'île de la Vistule. La plus grande île baltique polonaise est Wolin. Les plus grandes villes portuaires sont Gdynia, Gdańsk, Szczecin, et Świnoujście. Les principales stations balnéaires sont Sopot, Międzyzdroje, Kołobrzeg, Łeba, Władysławowo et la presqu'île de Hel.

Cours d'eau

Vallée de la Vistule à l'est de Bydgoszcz
Article connexe : Catégorie:Cours d'eau de Pologne.

La Pologne est parcourue par deux fleuves majeurs qui se jettent dans la mer Baltique. La Vistule, longue de 1 047 km, traverse plusieurs grandes villes polonaises dont Varsovie, la capitale. L'Oder, long de 854 km, délimite quant à lui une partie de la frontière entre l'Allemagne et la Pologne. Le pays compte aussi des rivières de première importance telles que la Warta, un affluent de l'Oder long de 808 km, le Bug, un affluent de la Vistule long de 772 km, ainsi que l'Alle et l'Angrapa.

La majorité des cours d'eau de Poméranie et des régions avoisinantes terminent leur course dans la mer Baltique, mais dans les Beskides prennent source certains ruisseaux qui se déversent indirectement dans la mer Noire, soit par l'intermédiaire du Dniestr, soit par l'intermédiaire de l'Orava, puis du Váh, et enfin du Danube.

Les cours d'eau polonais sont depuis longtemps utilisés pour la navigation. Les Vikings, par exemple, avaient l'habitude de remonter la Vistule et l'Oder. Au Moyen Âge et au début de l'ère moderne, lorsque la Pologne-Lituanie était le grenier de l'Europe, l'acheminement de céréales et d'autres produits agricoles le long de la Vistule vers Gdańsk puis l'Europe de l'Ouest devint particulièrement important.

Lacs

le lac Morskie Oko

Avec prés de dix mille lacs couvrant plus d'un hectare (2,47 acres) chacun, la Pologne a un des nombres les plus élevés de lacs dans le monde. En Europe, seulement la Finlande a une plus grande densité de lacs.

Les plus grands lacs, couvrant plus de 100 kilomètres carrés (38,6 milles carrés), sont le lac Śniardwy et lac Mamry en Mazurie, ainsi que le lac Łebsko et le lac Drawsko en Poméranie.

En plus de la région des lacs dans le nord (Mazurie, Poméranie, Cachoubie, Lubuskie, et Grande-Pologne), il y a également un grand nombre de lacs de montagne dans le Tatras, duquel le Morskie Oko est le plus grand dans le secteur. Le lac avec la plus grande profondeur (plus de 100 mètres) est lac Hańcza dans la région des lac de Wigry, à l'est de la Mazurie en Voïvodie de Podlachie.

Les maisons sur pilotis de Biskupin, encore occupées par plus de mille résidents, furent construites à l'origine par les Lusaciens avant le septième siècle avant Jésus-Christ. Les ancêtres des Polonais d'aujourd'hui, les Polanes, construisirent leurs premières forteresses sur des îles dans ces lacs. Le prince légendaire Popiel est censé avoir régné de Kruszwica sur le lac Gopło. Le premier dirigeant de la Pologne qui soit documenté, le duc Mieszko Ier de Pologne, avait son palais sur une île du fleuve de Warta à Poznań.

Géologie

La structure géologique de la Pologne résulte de la collision des continents européens et africains durant les soixante derniers millions d'années d'une part, et de l'effet du Quaternaire au nord de l'Europe d'autre part, ces deux phénomènes ayant conduit à la formation des Sudètes et des Carpates. Les plaines du nord de la Pologne sont des moraines, (ce qui permet aux scientifiques de dire qu'il y avait avant des glaciers dans cette zone du globe (notamment lors de la glaciation de Würm)), qui comportent des sols essentiellement composés de sable ou de loam, tandis qu'au sud, les vallées creusées pendant l'ère glaciaire contiennent souvent du lœss. Les plateaux de la région Cracovie-Częstochowa, qui forment d'ailleurs l'un des plus anciens massifs de la planète, les Piénines, et les Tatras occidentales sont constitués de calcaire, tandis que les Hautes Tatras, les Beskides, et les Monts des Géants sont principalement composés de granite et de basalte.

Montagnes

La Pologne a 21 montagnes de plus de 2 000 mètres d'altitude, toutes des hautes Tatras. Le Tatras polonais, qui comprend les hautes Tatras et le Tatras occidental, est le groupe de montagne le plus élevé de Pologne et de toutes les Carpates. Dans les hautes Tatras se situe le point culminant de la Pologne, le mont Rysy (2 499, 6 mètres). À ses pieds se trouve le lac de montagne, le Morskie Oko. Le deuxième groupe de montagnes le plus élevé de Pologne sont les Beskides, dont la crête la plus élevée est le Babia Góra (1 725 mètres). Le groupe de montagnes le plus élevé qui suit sont les monts des Géants, appelés massif de Karkonosze en Pologne, dont le point le plus élevé est le Snezka (1 602 mètres). Les montagnes de Bieszczady, dans le sud-est de la Pologne, dont le point le plus élevé en Pologne est le Tarnica (1 346 mètres) sont parmi les montagnes les plus belles de ce pays. Les touristes fréquentent également les montagnes de Gorce dans le parc national de Gorce, avec des altitudes autour de 1 300 mètres, et le Pieniny dans le parc national de Pieniny, avec des altitudes autour de 1 000 mètres. Le point le plus bas en Pologne, à 2 mètres au-dessous du niveau de la mer, est Raczki Elbląskie[6], dans le delta de la Vistule, près d'Elbląg.

Désert

Le désert de Błędów est un désert situé dans la Pologne méridionale dans le voïvodie de Silésie et s'étend au-dessus de la région de Zagłębie Dąbrowskie. Il a une surface totale de 32 km². C'est le seul désert polonais. Il est l'un des cinq seuls déserts naturels en Europe. C'est le désert le plus chaud qui apparaisse à cette latitude. Il fut créé par la fonte d'un glacier, il y a des milliers d'années. La structure géologique spécifique a été de grande importance (l'épaisseur moyenne de la couche de sable est d'environ 40 mètres (maximum 70 mètres), ce qui a rendu l'assèchement rapide et profond très facile. Ces dernières années le désert a commencé à se rétrécir. Le phénomène des mirages a été connu pour exister là.

Le désert de Bledowska

Utilisation des sols

Paysage de Masurie, au nord-est de la Pologne.

Les forêts couvrent 28 % du territoire polonais. Plus de la moitié des terres sont consacrées à l'agriculture. Tandis que la surface totale sous culture diminue, les champs restants sont cultivés plus intensivement.

Plus de 1 % du territoire de la Pologne, (3 145 kilomètres carrés), est protégé par 23 parcs nationaux. À cet égard, la Pologne est au premier rang en Europe. Trois parcs nationaux de plus sont projetés pour la Masurie, la montagne de Cracovie-Częstochowa, et le Beskids oriental. La plupart des parcs nationaux polonais sont situés dans la partie méridionale du pays. En outre, les marécages le long des lacs et des fleuves du centre de la Pologne sont protégés légalement, de même que les secteurs côtiers dans le nord. Il y a également beaucoup de secteurs protégés pour leurs paysages, et de nombreuses réserves naturelles.

Flores et faunes

En Pologne orientale, il y a un certain nombre de régions boisées, comme la forêt vierge de Białowieża, qui n'ont été jamais défrichées par les hommes. Il y a également de grands secteurs couverts de forêts dans les régions montagneuses, en Mazurie, en Poméranie, et en Basse-Silésie.

Beaucoup d'animaux qui se sont depuis éteints dans d'autres parties d'Europe survivent toujours en Pologne, telle que le bison d'Europe dans la forêt de Białowieża et en Podlachie. D'autres espèces incluent l'ours brun dans la forêt de Białowieża, dans le Tatras et dans les Beskids au sud du voïvodie des Basses-Carpates; le loup gris et le lynx d'Eurasie dans diverses forêts, les élans dans le Nord de la Pologne et le castor en Mazurie, en Poméranie et en Podlachie. Dans les forêts, on rencontre également des gibiers, tel que des cerfs élaphe, des chevreuils et des sangliers.

La Pologne est l'endroit de couvée le plus important pour les oiseaux migrateurs européens. Parmi tous les oiseaux migrateurs qui viennent en Europe pour l'été, un quart se reproduisent en Pologne, en particulier dans la région des lacs et dans les zones marécageuses le long du Biebrza, du Narew, et du Warta, qui font partie de réserves naturelles ou de parcs nationaux. En Mazurie, il y a des villages dans lesquels les cigognes dépassent le nombre de personnes.

Climat

Le climat est de type océanique nord et à l'ouest et devient graduellement plus continental en allant vers le sud et l'est. Les étés sont tièdes, avec des températures moyennes variant entre 20°C et 27°C. Les hivers sont froids, avec des températures moyennes tournant autour de 3°C au nord-ouest et -8°C au nord-est. Bien que les précipitations restent régulières tout au long de l'année, l'hiver est plus sec que l'été, surtout à l'est.

Économie

Le centre financier de Varsovie
Article détaillé : Économie de la Pologne.

Le 12 septembre 1989, l'ancien dirigeant de Solidarność Tadeusz Mazowiecki forme le premier gouvernement polonais non communiste depuis 1948.

Vice-Premier ministre et ministre des Finances au sein de ce gouvernement, Leszek Balcerowicz va mettre en œuvre une politique visant à assurer la transition de l'économie planifiée vers l'économie de marché. Ce plan - connu sous le nom de « thérapie de choc » - a permis la maîtrise de l'hyperinflation qui ruinait l'économie polonaise et une rapide transition vers une économie de marché.

Après une première phase difficile se caractérisant par une forte inflation, la dévaluation de la monnaie, des fermetures d'entreprises et une forte hausse du chômage, cette politique a permis le développement et la modernisation de l'économie polonaise. Elle a abouti au retour de la croissance dès 1993, à une amélioration sensible du niveau de vie de la population, permettant une augmentation de la consommation, une baisse de l'inflation, une stabilisation du zloty, une augmentation des échanges commerciaux et d'importants flux d'investissements directs étrangers.

Le 23 décembre 1991, après avoir initié cette politique, Leszek Balcerowicz, considéré comme le père des réformes économiques et le principal architecte de la profonde mutation de la Pologne au cours des années 1990, au sortir de quarante années de communisme, quitte son poste au ministère des Finances et est remplacé par Karol Lutkowski.

L'embellie de l'économie polonaise due à la « thérapie de choc » s'est poursuivie jusqu'en 1997, avec cette année-là un taux de chômage passant sous la barre des 10 %. Depuis, la Pologne connaît de nouveaux problèmes : après avoir dépassé le seuil des 20 % en 2004, le taux de chômage reste supérieur à 19 % au début de l'année 2005. En 2007, le taux de chômage est redescendu à 12 %.

Les centrales thermiques fonctionnant au charbon ou au lignite fournissent 94 % de la production d'électricité du pays[7]. Malgré les efforts réalisés depuis la fin de l'ère communiste, la Pologne émet encore neuf tonnes de dioxyde de carbone par habitant[7], l'un des plus forts taux de l'Union européenne.

Quelques chiffres

  • PIB : 512 900 000 PLN(2005)
    • croissance 2008 : 4,9 %
    • croissance annuelle moyenne 1990-2006 : 4,73 %
    • répartition par secteurs en 2003 :
      • agriculture-forêt : 3 %
      • construction : 7 %
      • transport : 7 %
      • industrie : 22 %
      • commerce et services : 56 %
      • autres : 5 %
  • Taux d'inflation : 0,4 % (03/2006)
  • Revenu par habitant : 15 200$ (2006), Varsovie - 37 000$ (2005)
  • Taux de chômage : 7,7 % (mai 2008)(Eurostat), Varsovie - 5,7 % (novembre 2005),
  • Commerce extérieur (2004) : 92 720 000 000 $ d'exportations et 95 670 000 000 $ d'importations.

Le premier partenaire commercial de la Pologne est l'Allemagne. La France est le deuxième client et le quatrième fournisseur du pays. Les autres principaux partenaires sont l'Italie, la Russie, la Grande-Bretagne, la République tchèque, la Chine, les Pays-Bas.

  • Dette publique/PIB : 51,6 % (2003)
  • Taux d'intérêt au : 6,5 % (16 février 2005)
  • Taux de change du złoty : 1 € = 4,6435 PLN ; 1 $ = 3,6283 PLN (10 avril 2009)

Démographie

Article détaillé : Démographie de la Pologne.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Minorités

Attention, ces chiffres sont très controversés.

  • Cachoubes (dénombrement particulièrement incertain, allant de 5 000 parlant la langue comme jusqu'à 100 000 personnes, voire 300 000, les Cachoubes se déclarant généralement comme Polonais)
  • Silésiens (comme les Cachoubes ils se déclarent le plus souvent comme Polonais, leur nombre total est environ 1 500 000)
  • Grecs et Macédoniens (de 2 000 à 4 500) (minorité nationale reconnue sous le régime communiste, ils ne le sont plus dans la Pologne actuelle parce qu'il s'agit d'une minorité issue de l'immigration, des réfugiés de la Guerre civile grecque de 1946-1949, au sein desquels les slavophones ont fini par demander une reconnaissance distincte en tant que Macédoniens)

Il y a environ 400 000 ressortissants étrangers en Pologne, majoritairement originaires d'autres pays d'Europe orientale (Russie, Biélorussie, Ukraine…) mais aussi d'Extrême-Orient (Chine et Viêt Nam). La communauté vietnamienne compte environ 60 000 personnes (3e en Europe après la France et l'Allemagne). Depuis 2000, 71 711 Allemands se sont installés en Pologne[8].

La diaspora polonaise (Polonia) compte 20 millions de personnes d'origine polonaise.

Culture

Musique polonaise

Article détaillé : Musique polonaise.

Les premières traces de musique remontent au XIIIe siècle en Pologne avec notamment l'hymne religieux Bogurodzica, mais bien que de nombreux compositeurs se soient succédé tout au long de son histoire ce n'est qu'au XIXe siècle, avec Frédéric Chopin, qu'elle acquiert une dimension nationale et internationale. Le pays devait alors connaître une succession de compositeurs reconnus, tels Szymanowski, Penderecki, Lutoslawski et Henryk Górecki au XXe siècle.

La musique traditionnelle n'est plus guère jouée que dans certaines régions touristiques, où elle reste cependant une pratique très vivace. La musique pop s'est développée en Pologne sous l'influence des scènes occidentales malgré le régime communiste; après 1989 l'activité musicale polonaise n'a cessé de prendre de l'importance avec l'émergence de nombreux festivals et de groupes de tous styles, notemment de Rock et de Hip hop.

Théâtre polonais

Folklore polonais

Souvent réduit à tort aux simples prestations des ballets Śląsk et Mazowsze par une grande partie de la polonité, le folklore polonais reste cependant pratiqué assidûment par un grand nombre de Polonais de tous âges et de toutes classes sociales.

Ceci est en partie dû à la volonté et au travail exceptionnel de préservation de ce folklore. Artisan de cette préservation : Oskar Kolberg qui parcourut la Pologne au XIXe siècle afin de répertorier le maximum de mélodies, de poèmes et de danses, région par région. Ce travail de recherche est d’ailleurs disponible dans son chef-d’œuvre de plus de 50 tomes : LUD (le peuple).

Ainsi, de nombreux groupes se sont créés et revendiquent encore aujourd’hui leurs régions d’origine, teintées de mélodies typiques et de pas de danse très particuliers d’une région à l’autre. Notons néanmoins qu’il existe 5 danses nationales popularisées pour la plupart par Chopin : le krakowiak (danse de Cracovie), l’oberek, la polonaise, le mazur et le kujawiak.

L’exemple le plus frappant de cette préservation des traditions folkloriques reste la région des Podhale près de Zakopane ; cette région montagneuse conserve ses traditions dans la vie quotidienne et dans les comportements mais surtout continue à conserver sa musique grâce au développement touristique et aux karczma (taverne où l’on peut écouter de la musique montagnarde).

Enfin, depuis les années 1960 et l’apparition de la polonia (polonité : ensemble des personnes d’origine polonaise dans le monde), de nombreux groupes étrangers de folklore polonais sont apparus afin de perpétuer les traditions.

Cuisine polonaise

Article détaillé : cuisine polonaise.

La formation des traits particuliers de la cuisine polonaise a été influencée par les changements historiques. A travers les siècles, la cuisine polonaise était soumise à des influences et changements régionaux, étant donnée que le territoire du pays était habité par toute une mosaïque de peuples. Grâce à cela, on dénombre d'importantes influences orientales (mongoles, puis tatares et turques), russes, allemandes, françaises, italiennes et juives.

Les plats les plus populaires en Pologne (qui le sont également dans les pays voisins) sont entre autres: les pierogi, les bouillies, les nouilles, le chou farci, le bigos, les soupes (aux choux, bortsch, żurek, bouillon etc.), les plats de choux et de pommes de terre, le pain, les gâteaux, les légumes, les fruits (pommes, poires, différentes baies et groseilles), le fromage blanc et aussi de différents types de viandes (surtout porc, volaille et boeuf), ainsi que, dans une moindre mesure, les poissons d'eaux douces et salées. Les faworki sont un dessert typique, tout comme le sont les babkas, le pain d'épices ou les beignets.

Parmi les boissons alcoolisées, l'hydromel, très populaire à une certaine époque, a été remplacé par la vodka préparée à base de céréales et pommes de terre. La bière à base de houblon est une boisson traditionnelle courante, alors que le vin l'est moins. Le thé noir est également populaire. Jusqu'à une époque récente il était bu dans des verres, souvent avec une tranche de citron et du sucre. Le thé est arrivé en Pologne depuis l'Angleterre, pas longtemps après son apparition en Europe Occidentale (grâce aux marchands néerlandais). Cependant, sa propagation est attribuée aux occupants russes au XIXe siècle. C'est à ce moment-là que les samovars sont arrivés depuis la Russie où le thé est apparu à la cour du tsar comme cadeau de la Chine, environ 50 ans avant son apparition en Hollande. Le café est également populaire et est bu couramment depuis le XVIIIe siècle, également par les classes inférieures de la société comme les artisans ou les riches paysans.

Polonais célèbres

Nicolas Copernic, astronome
Witold Gombrowicz, écrivain
Krzysztof Kieślowski, réalisateur
Fryderyk Chopin, compositeur

Fêtes et jours fériés

Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'An Nowy Rok
Un dimanche de mars ou avril (premier dimanche après la première pleine lune du printemps - fête mobile) Pâques Wielkanoc En 2009, le 12 avril
Un lundi de mars ou avril (un jour après pâques - fête mobile) Lundi de Pâques Poniedziałek Wielkanocny En 2009, le 13 avril
1er mai Fête du travail Święto Pracy
3 mai Fête nationale de la Constitution Narodowe Święto Konstytucji Constitution de 1791
Un jeudi de mai ou de juin (fête mobile) Fête Dieu Boże Ciało En 2008, le 22 mai
15 août Assomption de la Sainte Vierge Święto Wniebowzięcia Najświętszej Marii Panny
1er novembre Toussaint Wszystkich Świętych
11 novembre Jour de l'indépendance Narodowe Święto Niepodległości 1918
24 décembre Réveillon de Noël Wigilia
25 et 26 décembre Noël Boże Narodzenie

Voir aussi

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Bibliographie

  • Henri Grappin, Histoire de la Pologne des origines à 1922, Larousse, Paris - Vienne, 1922, 446 p.
  • Oscar Halecki, Histoire de Pologne. Roy, New York et Montréal, 1945, 416 p.
  • Bibliographie sur la Pologne. Pays - Histoire - Civilisation. Varsovie, P.W.N., 1963, 229 p.
  • Roger Portal, Irène Jacqz, Bronislaw Geremek, Jean Hugonnot, « La Pologne des origines à nos jours » in Les Cahiers de l'Histoire. N° 44 (spécial), mars 1965
  • Annie de Montfort et Henri de Montfort, Pologne, Hachette, coll. « Les Guides Bleus », Paris, 1939, 604 p.
  • Jean-Jacques Fauvel, Pologne, Hachette, coll. « Les Guides Bleus », Paris, 1967, 733 p.
  • Paul Wagret (dir.), Pologne, Nagel, coll. « Les Guides Nagel », Genève, Paris et Hambourg, 1964, 405 p.
  • René Jouglet, MAZOWSZE. Chants et danses du folklore polonais. Paris, Éditions Cercle d'Art, [1954], 67 p., illustrations

Articles connexes

Liens externes

Catégorie Pologne de l’annuaire dmoz

Notes et références

  1. Il existe toutefois des devises non-officielles, notamment « Bóg, Honor, Ojczyzna » (« Dieu, honneur, patrie »). (en)Devises non-officielles de la Pologne
  2. (pl) (en) [pdf] Główny Urząd Statystyczny (Bureau Central des Statistiques), Ludność. Stan i Struktura w Przekroju Terytorialnym (Population. Taille et répartition par division territoriale), 31 décembre 2006. Consulté le 17 septembre 2007.
  3. 12 septembre 1683 : les Turcs lèvent le siège de Vienne
  4. Décision du Conseil de l'Union européenne du 14 avril 2003 relative à l'admission de la République tchèque, de la République d'Estonie, de la République de Chypre, de la République de Lettonie, de la République de Lituanie, de la République de Hongrie, de la République de Malte, de la République de Pologne, de la République de Slovénie et de la République slovaque à l'Union européenne ([pdf] GU EU L 236 du 23.9.2003)
  5. Traité entre le Royaume de Belgique, le Royaume de Danemark, la République fédérale d'Allemagne, la République hellénique, le Royaume d'Espagne, la République française, l'Irlande, la République italienne, le Grand-Duché de Luxembourg, le Royaume des Pays-Bas, la République d'Autriche, la République portugaise, la République de Finlande, le Royaume de Suède, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord (États membres de l'Union européenne) et la République tchèque, la République d'Estonie, la République de Chypre, la République de Lettonie, la République de Lituanie, la République de Hongrie, la République de Malte, la République de Pologne, la République de Slovénie, la République slovaque relatif à l'adhésion de la République tchèque, de la République d'Estonie, de la République de Chypre, de la République de Lettonie, de la République de Lituanie, de la République de Hongrie, de la République de Malte, de la République de Pologne, de la République de Slovénie et de la République slovaque à l'Union européenne ([pdf] GU EU L 236 du 23.9.2003)
  6. (en)Wikimapia
  7. a  et b Piotr Stanczak, « Gros pollueur, la Pologne en première ligne des discussions » dans Le Monde du 06-12-2008, [lire en ligne], mis en ligne le 05-12-2008
  8. selon le quotidien Rzeczpospolita du 9 juillet 2007
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