Royaume de Serbie


Royaume de Serbie

Royaume de Serbie
Краљевина Србија (sr)

1882 – 1918

Drapeau

Drapeau

Informations générales
Statut Monarchie 1882 à 1889 / Monarchie constitutionnelle 1889 à 1918 avec une interruption en 1903)
Capitale Belgrade
Langue Serbe
Histoire et évènements
6 mars 1882 Création
28 novembre 1918 Annexion du Monténégro
1er décembre 1918 Union dans le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes

Entités précédentes :

Le royaume de Serbie correspond à un ancien statut juridique de la Serbie.

Le royaume de Serbie correspond a deux périodes de la Serbie :

Sommaire

La Serbie : piémont des Serbes et des Yougoslaves

Histoire des Serbes
Flag of Serbia.svg
Antiquité
Zorsines
Drvan
Serbie blanche
Moyen-Âge
Prince de Serbie Blanche
Vlastimir
Mihailo Vojislavljević
Stefan Nemanja
Stefan IV Uroš Ier
Stefan Milutin
Stefan Uroš IV Dušan
Lazar Hrebeljanović
Stefan Lazarević
Occupation Turcs et Empire d'Autriche
Migrations serbes
Histoire des Serbes sous l'occupation ottomane
Nouvelle Serbie (province historique)
Slavo-Serbie
La Serbie au XIXe siècle
Karađorđe
Miloš Ier Obrenović
Alexandre Karađorđević
Pierre Ier de Serbie
La Serbie et la Yougoslavie monarchique
Attentat de Sarajevo
Alexandre Ier de Yougoslavie
Yougoslavie
La Serbie et la Yougoslavie titistes
Josip Broz Tito
Yougoslavie
La Serbie dans la Yougoslavie post-titiste
-
La Serbie dans la Yougoslavie de Milošević
République serbe de Krajina
Guerres de Yougoslavie
La Serbie et le Monténégro
Serbie-et-Monténégro
La Serbie et les Serbes aujourd'hui
Serbie
Belgrade
République serbe de Bosnie
Diaspora serbe
Cette boîte : voir • panslave et enfin yougoslave. Après la Grande Guerre, la Serbie forme la base du royaume des Serbes, Croates et Slovènes, plus tard renommé en royaume de Yougoslavie. La famille royale de Serbie gouverne la Yougoslavie entre les deux guerres mondiales.

La Serbie après la conférence de Londres et après le traite de Bucarest (guerres Balkaniques)
La Serbie en 1913
La Serbie en 1918

Histoire de la Serbie

Le protectorat ottoman

Au cours du XIXe siècle, la Serbie passe du statut de territoire sous contrôle turc à celui de principauté sous protectorat ottoman. Elle devient enfin un état souverain. Elle sait se moderniser grâce aux populations serbes d'Autriche-Hongrie qui apportent à l'état serbe des institutions politiques, économiques et industrielles modernes. Ainsi, même sous protectorat ottoman, la Serbie est plus en avance que le vieil Empire ottoman qui pourtant était son « protecteur ».

La modernisation de la langue serbo-croate par les linguistes serbes et croates (en particulier le slovaquo-croate Ljudevit Gaj et le serbe Vuk Karadžić lors de la signature des accords de Vienne), renforce la positon de la Serbie comme place forte du nationaliste slave dans les Balkans et plus particulièrement Yougo-slaves.

Mais en Serbie, tous ne sont pas du même avis, il existe ainsi des Serbes qui refusent l'idée d'une union des slaves du sud dans un État, mais qui militent pour l'union des seuls serbes dans un État. Les Serbes favorables à l'Autriche-Hongrie ont une armée spécialisée dans la lutte contre les ottomans depuis 3 siècles ce qui déclenche un problème intérieur. En effet, l'Autriche-Hongrie a, à l'intérieur de ses frontières, une très importante population serbe, qu'elle a accueillie lors de leur fuite devant les armées turques ; les migrations serbes ont participé au sauvetage de l'empire autrichien.

Désormais, puisqu'existe un état serbe, cette population Serbe désire vivre en son sein, et devient pour l'Autriche une menace plus importante que les Turcs. Non seulement les Serbes veulent quitter l'Empire, mais aussi les Croates, les Musulmans (nationalité), les Slovènes, veulent tous vivre dans un état commun libre, et ne plus être soumis à Vienne (Autriche).

Alexandre Ier de Serbie

Le roi Alexandre Ier de Serbie qui lors de son arrivée sur le trône de Serbie a décidé de continuer la politique pro-Autrichienne de son père Milan Ier trouve en face de lui une résistance grandissante de la classe politique serbe, surtout du parti radial de Nikola Pašić[1]. Il avait pratiquement placé la Serbie dans une situation de satellite vis-à-vis de la monarchie austro-hongroise. Son désir de pouvoir autoritaire et sa volonté de faire taire les radicaux de Nikola Pašić le pousse le 5 avril 1903 à faire l'erreur d'abolir la constitution libérale de 1889[1].

Il perd alors le soutien des généraux de l'armée, qui sont alors prêts à chasser du trône ce souverain qui a tué la démocratie serbe. C'est Alexandre qui donnera à ses ennemis l'occasion de réunir autour d'eux toute la population serbe. En effet, un médecin russe a révélé au grand public que la reine Draga, que l'on pensait enceinte, simulait une grossesse, et qu'elle prévoyait de donner le trône de Serbie à son frère avec le soutien d'Alexandre[1].

C'est alors qu'un brillant officier né en 1876, le capitaine Dragutin Dimitrijević, que ses amis appellent Apis, sort de l'ombre. À la tête d'une conjuration de 120 officiers[2], il organise un coup d'État. Le jeune capitaine et ses hommes sont impitoyables avec les fidèles des Obrenovic qui sont tous égorgés. Quant au couple royal, il est abattu à coup de révolver, défenestré du palais et livré à la vindicte populaire[2].

Le jeune capitaine aurait alors pu devenir dictateur, mais habile diplomate, il livre le trône à la famille rivale des Obrenović. Les Karađorđević (Karageorgévitch en français), reviennent sur le trône de Serbie par l'intermédiaire du francophone et russophile Pierre Ier de Serbie.

La monarchie constitutionnelle (1903 à 1914)

Lors de son arrivée sur le trône de Serbie en 1903, Pierre, lecteur et admirateur de la pensée utilitariste de John Stuart Mill, met en place en Serbie la constitution la plus démocratique et la plus libérale en Europe après celle de Grande-Bretagne. Elle s'inspire aussi de la constitution de 1888 supprimée par Alexandre Ier en 1889 :

  • Le régime est une monarchie constitutionnelle de type britannique[3],
  • Mais avec un taux d'électeurs sans commune mesure, en effet, 23% de sa population a le droit de vote[3],
  • La création d'une école publique, en 1884, offre à la Serbie ses premiers bacheliers,[3]
  • La Liberté de la presse, d'opinion et d'association, est instaurée en 1909 : 79 journaux dont 13 quotidiens,[4]
  • Enfin la mise en place de syndicats, dont la confédération générale des ouvriers en 1904, permet à la Serbie de mettre en place des lois sociales avancées[4].

Cette liberté en Serbie favorise un foisonnement culturel qui fait de Belgrade un phare de liberté pour tous les Serbes des Balkans, et pour les Croates et les Slovènes qui souffrent dans l'Empire d'Autriche-Hongrie et rêvent d'une Yougoslavie avec le même régime démocratique. Certains milieux réactionnaires à Vienne attendent l'occasion d'écraser le piémont serbe avant qu'il ne contamine les esprits de tous les slaves du sud de l'Empire[4].

La Serbie reçoit le surnom de berceau de la démocratie dans les Balkans modernes[4].

Ce régime de liberté reste en place jusqu'au début de la Première Guerre mondiale en 1914.

Lors de la mise en place du régime yougoslave en 1921, la France pousse Pierre à instaurer un régime plus centralisateur et plus autoritaire dans le but de lutter comme le risque de contamination communiste. La démocratie a vécu. La constitution de 1903 reste la référence de tous les mouvements démocratiques dans la Yougoslavie royaliste d'entre les deux guerres ainsi que dans la Yougoslavie communiste de Tito[4].

La Première Guerre mondiale (1914- 1918)

la Serbie et les alliances en 1914

La Serbie et la Russie ou le déclenchement du conflit

Les victoires serbes de 1914 à 1915

La Bérézina serbe ou la retraite sanglante

octobre 1915 à février 1916

L'occupation de la Serbie

La Serbie dans les coulisses yougoslaves

La Victoire 1916-1918

L'armée

Relations internationales

La guerre de Macédoine ou les 2 guerres Balkaniques

Première guerre balkanique

Les revendications territoriales bulgares et serbes sur la Macédoine, un territoire turc en proie à beaucoup d'agitation, provoquent les guerres balkaniques de 1912 et 1913. En octobre 1912, la Bulgarie, la Serbie, la Grèce et le Monténégro déclarent conjointement la guerre à l'empire ottoman, et remportent la victoire. Le 3 décembre 1912, l'empire demande l'armistice, mais les hostilités reprennent brièvement au printemps 1913. L'hégémonie turque en Macédoine s'achève avec ce conflit.

Deuxième guerre balkanique

Mais la Bulgarie considère la Macédoine comme un territoire « bulgare » et réclame la plus grande partie du territoire macédonien. Une seconde guerre balkanique éclate alors, elle opposera la Bulgarie à une nouvelle coalition formée de la Serbie, de la Grèce, de la Roumanie et de l'Empire ottoman. Le 30 juillet 1913, la Bulgarie, vaincue, doit déposer les armes et conserve uniquement une petite partie de la Macédoine, que se partagent la Grèce et la Serbie.

La politique pro-slave du Sud

Pour Pierre Ier de Serbie et toute l'intelligentsia serbe, l'avenir des les Slaves du Sud et donc des Serbes passe obligatoirement par la création d'un puissant État des Slaves du Sud.

Cette vieille idée fait déjà les titres de Politika en 1900 ; les quatre frères slaves du sud, Bulgares, Croates, Serbes et Slovènes doivent s'unir pour combattre leurs ennemis communs, les Autrichiens et les Turcs.

La coalition serbo-croate, créée en 1905, a pour idée principale que les Croates, les Serbes et les Slovènes forment un seul peuple, et que l'avenir des Croates et des Slovènes n'est pas dans l'empire d'Autriche-Hongrie.

L'économie

En 1881, la principauté de Serbie signe un accord de libre échange avec l'Autriche-Hongrie. L'Autriche ouvre à la Serbie son marché ; en échange, la Serbie s'engage à ne plus encourager les mouvements pan-serbe et pan-yougoslave à l'intérieur des frontières de l'empire Austro-hongrois[1]. Cette situation perdure jusqu'à la crise bosniaque et à la déclaration de la guerre des cochons[5]. La Serbie exporte alors une partie de sa production vers les pays de l'alliance, France, Russie, Grèce et aussi Suisse. Le secteur primaire représente 47,9% du PIB en 1910[6], l'industrie est plus développée, mais elle souffre d'une organisation du chemin de fer plus tournée vers une développement militaire qu'économique[6]. La Serbie est constamment menacée dans son existence même par l'Autriche-Hongrie.

La Serbie compte 4 millions d'habitants en 1914, principalement des paysans producteurs tournés vers l'exportation[6]. Une fois de plus, l'armée est le principal promoteur social. En 1914, la Serbie est une petite Prusse.

La culture

Notes et références

  1. a, b, c et d Frédéric Le Moal, La Serbie du martyre à la victoire 1914-1918, éditions 14*18 (ISBN 978-2-916385-18-1) page 13
  2. a et b Frédéric Le Moal, La Serbie du martyre à la victoire 1914-1918, éditions 14*18 (ISBN 978-2-916385-18-1) page 14
  3. a, b et c Alexis Troude, "Géopolitique de la Serbie", éditions Ellipses (ISBN 2729827498) page 33
  4. a, b, c, d et e Catherine Lutard, Géopolitique de la Serbie Monténégro, éditions Complexe (ISBN 2-87027-647-8) page 88 article La Serbie berceau de la démocratie dans les Balkans
  5. http://books.google.fr/books?id=oIJRB-JuGzQC&pg=PA265&lpg=PA265&dq=la+guerre+des+cochons+serbie&source=bl&ots=IBdSqwDxaE&sig=obEDxeJZLROcN8VBdxwedPmUzc4&hl=fr&ei=dh0gSu6rCOS2jAeQovmrBg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=7#PPA266,M1
  6. a, b et c Frédéric Le Moal, La Serbie du martyre à la victoire 1914-1918, éditions 14*18 (ISBN 978-2-916385-18-1) page 16

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Royaume de Serbie de Wikipédia en français (auteurs)

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