Richie Hawtin


Richie Hawtin
Richie Hawtin
FOR FLYER Hawtin 1528.jpg
Surnom Plastikman
F.U.S.E.
Chrome
Circuit Breaker
Concept 1
Forcept 1
Jack Master
R.H.X.
Richard Michaels
Robotman
Spark
UP!
Xenon
Nom Richard Michael Hawtin
Naissance 4 juin 1970 (1970-06-04) (41 ans)
Banbury Drapeau du Royaume-Uni
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Activité principale Compositeur
DJ
Activités annexes Entrepreneur
Genre musical Techno minimale
Techno
Acid techno
Années d'activité 1987 - présent
Labels Plus8
M_nus
Influences Musique :
Miles Davis[1]
Philip Glass[2]
Steve Reich[2]
Arts plastiques :
Anish Kapoor[3],[1]
Barnett Newman[1]
Mark Rothko[1]
Site officiel richiehawtin.com

Entourage John Acquaviva
Marc Houle
Magda
Troy Pierce
Sven Väth
Ricardo Villalobos

Richie Hawtin (né Richard Michael Hawtin) est un DJ, musicien et producteur canadien de musique techno, né au Royaume-Uni et vivant actuellement à Berlin.

Il figure parmi les artistes de musique électronique les plus importants au monde[4],[5], fort d'une carrière s'étendant sur plus de 20 ans. Actif sur la scène techno et acid nord-américaine à ses débuts, il a évolué ensuite vers un style plus minimaliste et expérimental, privilégiant l'usage des dernières technologies de composition et de DJing.

Bien que se produisant souvent sous son véritable nom, il utilise aussi de nombreux pseudonymes, dont le plus connu est Plastikman. Il est le fondateur et patron des labels Plus 8 et Minus, sur lesquels il a sorti ses albums les plus marquants, au premier rang desquels figurent Consumed, sorti en 1998, et la série d'albums mixés DE9, dont le plus fameux est DE9 | Closer to the Edit, publié en 2001.

En dehors de ses activités de musicien, il s'investit aussi beaucoup dans les affaires et dans l'art moderne.

Sommaire

Biographie

Jeunesse et débuts musicaux

Il naît le 4 juin 1970 à Banbury, dans l'Oxfordshire au Royaume-Uni[4]. Lorsqu'il a neuf ans, sa famille émigre au Canada, à LaSalle, près de Windsor en Ontario à quelques kilomètres de la frontière américaine et de Détroit. D'après lui, ce changement d'environnement et l'austérité des lieux y sont pour beaucoup dans son caractère : l'enfant, plutôt extraverti en Angleterre, développe alors une personnalité introvertie une fois au Canada[5]. À cette époque, il manifeste un intérêt très fort pour les technologies ; c'est notamment son père, lui-même électronicien chez General Motors qui l'y éveille, ainsi qu'à la musique, avec sa discothèque comprenant par exemple les albums de Kraftwerk, Pink Floyd ou encore les productions de John Peel[5].

À l'âge de 15 ans, Richie Hawtin commence à fréquenter les clubs de Détroit, notamment le Music Institute où il écoute Derrick May[6], et devient DJ à 17 ans[3]. Il mixe la house et la techno avec l'E.B.M. de Nitzer Ebb et Front 242. Il prend pour modèle Jeff Mills, un DJ dont la carrière commence dans les années 1980 sous le nom de The Wizard et qui est alors animateur d’une émission sur une radio de Détroit[6].

En 1989, il rencontre John Acquaviva au Shelter, un club de Détroit où il est alors résident[7]. Avec lui, il fonde le label Plus 8 en 1990[3] et organise ses premières soirées électroniques à Détroit.

Les années 1990

John Acquaviva s'exprimant lors d'une conférence
John Acquaviva, cofondateur de Plus 8 et partenaire musical de Richie Hawtin à ses débuts

Ses premiers titres sortent en 1990, essentiellement sous les pseudonymes Plastikman et F.U.S.E.. Son label Plus 8 lance de nouveaux artistes : Speedy J, Daniel Bell, Fred Giannelli et Kenny Larkin notamment.

Au milieu des années 1990, Richie Hawtin produit de nombreux disques expérimentaux qui connaissent un grand succès, notamment les albums Sheet One et Musik[6],[8], et l'on peut d'ailleurs parler d'un véritable culte de Plastikman dans la scène techno de l'époque : le logo Plastikman se retrouve un peu partout chez ses fans, que ce soit sous forme de tatouages, de t-shirts ou de peintures sur leurs voitures[5]. À l'inverse, il peine à être reconnu par une partie de la scène de Détroit[9] ; vers 1993-1997, ainsi que l'affirme Derrick May, il était même « détesté parce qu'il était bon ; parce qu'il était blanc et doué »[5].

En 1995, alors qu'il se rend New York pour jouer à une soirée, sa carrière aux États-Unis subit un coup d'arrêt : il est interdit de séjour sur le territoire américain, pour plus d'un an[4], au motif qu'il travaille illégalement dans le pays[5]. Contraint alors de vivre du côté canadien, il en profite pour passer davantage de temps en studio et entame un processus de création de plus en plus minimaliste :

« J'ai travaillé par soustraction. Supprimer des sons est devenu plus important pour moi qu'en ajouter. Les silences entre les notes constituent l'enjeu le plus important de mon travail. J'ai découvert que, pour aller plus loin, il me fallait revenir en arrière. Appauvrir pour enrichir[6]. »

La fin des années 1990 voit donc sa discographie s'étoffer, notamment au travers de la série des maxis Concept 1, sortis en 1996, puis réédités sous forme d'album en 1998. Il signe, en 1998, deux nouveaux albums sous le nom Plastikman : Artifakts (bc), prélude - bien que sorti quelques mois après celui-là - à son album le plus reconnu, Consumed[10],[11].

Cette décennie se clôt pour lui avec la sortie d'un disque hybride en 1999, entre œuvre de composition et compilation mixée : Decks, EFX & 909 (souvent surnommé DE9), qui lui permet de repousser certaines des limites du mix, car il mélange, lors de ses performances scéniques de l'époque ainsi que les années suivantes, le son d'instruments électroniques aux disques vinyles[12],[13] ; il utilise notamment des machines d'effets et une Roland TR-909 lors de la réalisation de cet album[14].

Les années 2000

La fin des années 1990 et la quasi-totalité des années 2000 voient Richie Hawtin mettre de côté son alter ego Plastikman et sortir la grande majorité de ses œuvres sous son nom propre. C'est l'occasion pour lui de poursuivre l'expérience menée avec DE9 en ajoutant, en 2001, un nouvel opus à cette série : DE9 | Closer to the Edit, 16e du classement des meilleurs mixes des années 2000 par Resident Advisor[15].

En 2002, il s'exile environ un an à New York pour suivre sa petite amie de l'époque (c'est aussi lors de ce séjour qu'il change de look et abandonne le crâne rasé et des lunettes à grosses montures noires pour une mèche d'un blond peroxydé) et s'installe dans le quartier de Williamsburg[5],[10].

Vue panoramique du centre de Berlin
Richie Hawtin déménage à Berlin au cours des années 2000

Il déménage ensuite à Berlin, notamment parce qu'il considère l'Europe, et l'Allemagne en particulier, comme un lieu où la création artistique est plus libre et moins soumise, comme aux États-Unis, au soutien des radios[16],[17]. Comme celui-ci l'affirme lors d'une interview vidéo[5], c'est Sven Väth qui est aussi, entre autres, à l'origine de son déménagement vers la capitale allemande : la scène minimale explose en Allemagne, c'est donc le moment de profiter à plein de cet effet. Cinq après son dernier album de Plastikman, il revient ponctuellement sous ce pseudonyme avec l'album Closer en 2003. Cet album est par la suite classé parmi les 100 meilleurs albums des années 2000 par Resident Advisor, à la 56e place[18].

Il poursuit la série DE9 en 2005, avec la publication de DE9 | Transitions.

Cette décennie est aussi une période où il touche un public plus large : d'un côté, en multipliant les lives et DJ mixes dans les gros festivals et autres clubs, de Time Warp à Ibiza (ce qui lui vaudra de sortir en 2002, en compagnie de Sven Väth, la compilation mixée The Sound Of The Third Season, sur le label de celui-ci, Cocoon Recordings en passant par Sónar ou I Love Techno ; de l'autre, sa renommée lui vaut aussi d'être contacté pour réaliser un morceau figurant au programme de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver de Turin en 2006[19].

En 2008, il célèbre les 10 ans de Minus en consacrant une vaste tournée mondiale avec les artistes du label : Contakt[20],[21].

Les années 2010

Plastikman.LIVE à Détroit, lors du DEMF
Plastikman.LIVE à Détroit, lors du DEMF en mai 2010.

Après presque 10 ans d'absence sous ce nom, Plastikman revient sur le devant de la scène, au travers d'une tournée mondiale, « Plastikman.LIVE », suggérée discrètement courant 2009[22], puis concrétisée, notamment, par une prestation lors du festival Time Warp, le 27 mars 2010 à Mannheim, en Allemagne[23] et une au festival Coachella, Californie, le 18 avril[24].

En 2010 se dessine l'idée d'une compilation la plus exhaustive possible de Plastikman : Plastikman Arkives, un coffret retraçant 17 années de son projet musical le plus emblématique[25]. Comprenant les versions remasterisées de ses six albums sous ce pseudonyme, ainsi que beaucoup d'inédits, des remixes, des vidéos et un livre, ces archives sont l'occasion pour Hawtin de captiver la frange la plus jeune de son public : « [...] certains n'étaient même pas nés quand j'ai sorti mon premier album. Je trouve intéressant de leur faire découvrir les fondations de mon travail[16]. » C'est aussi une manière, pour lui, d'offrir à ses auditeurs le temps de le réécouter et de l'apprécier, loin du rythme effréné des sorties musicales actuelles :

« La musique est si facilement disponible que les gens la digèrent beaucoup plus vite qu'avant et que leur attention dure sans doute moins longtemps. Publier des archives [...] est aussi une façon de donner plus de valeur, pas seulement à mon travail, mais à la scène électro en général[16]. »

Après de nombreux reports, la sortie de ce coffret a lieu le 22 août 2011[26].

Aspects de sa musique

Style et influences

Montage de photographies de six compositeurs du courant minimaliste
Quelques compositeurs du courant minimaliste, dont Steve Reich et Philip Glass (respectivement en haut à gauche et en haut au centre), deux influences de Richie Hawtin.

Selon ses propres dires, lors d'une interview avec Jacqueline Caux pour le magazine Art Press en 2001, la musique de Richie Hawtin relève d'une démarche expérimentale similaire à celle du minimalisme, qui lui a été inspirée par des musiciens comme Miles Davis, mais aussi par des artistes plasticiens tels que Mark Rothko, Anish Kapoor ou Barnett Newman[1]. Il affirme aussi, lors de cette interview, son attachement à la technologie : « À Détroit, les artistes sont très positifs. Cette technologie, ces machines, sont là pour produire, du mieux que ce soit, des automobiles ou tout autre chose. »

La musique minimaliste elle-même a aussi, naturellement, fortement influencé Richie Hawtin :

« Il y a dans ma musique toutes sortes de fluctuations, de mouvements, et quelquefois c’est tellement léger que vous ne le remarquez que quand c’est déjà arrivé. Ce sont des choses qui me stupéfiaient quand j’étais jeune ou, plus tard, quand je me suis mis à écouter la musique de Steve Reich ou de Philip Glass. Il y a dans leur musique ces motifs qui évoluent et changent sans qu’on y prenne garde. J’ai beaucoup repris cette idée, à ma manière[2]. »

Richie Hawtin et les nouvelles technologies

Richie Hawtin a toujours cherché à mettre les technologies les plus récentes au service de son art[12], notamment pour tout ce qui concerne les performances scéniques, qu'elles concernent les lives, les DJ sets ou le VJing. Différents logiciels ou matériels dédiés à ces performances ont ainsi été développés sous son impulsion ou avec sa collaboration :

  • Final Scratch, une interface homme-machine visant à combiner le mix digital (avec des fichiers musicaux de type mp3 ou Wav) et le DJing classique, à l'aide de platines vinyles[13]. Cette technologie a été développée avec son aide[27] et en collaboration avec une firme néerlandaise, N2IT, puis au travers d'une joint-venture entre Stanton Magnetics et Native Instruments[28], pour une intégration avec le logiciel de mix digital de cette dernière, Traktor. Aujourd'hui, l'interface Final Scratch a évolué puis disparu, la collaboration entre Stanton et Native Instruments a cessé, et a été dorénavant remplacée chez Native Instruments par Traktor Scratch.
  • SYNK, une application iPhone, iPod et iPad, développée spécialement pour augmenter l'interaction entre Richie Hawtin et son public lors de sa tournée Plastikman Live, entamée en 2010[29],[21].
  • Twitter DJ, une application permettant au DJ de mettre à jour son compte Twitter toutes les 60 secondes, afin d'y mentionner le nom de l'artiste et le titre du morceau qu'il joue lors de son mix digital, sous réserve qu'il utilise aussi Traktor[30],[21]. Cela permet de communiquer en temps réel la playlist à tous les fans du DJ suivant sa page Twitter.

Activités annexes

Outre ses activités strictement musicales, Richie Hawtin est réputé pour être une personne dotée d'un grand sens du management et des affaires[31], au travers de ses activités de patron et gestionnaire de label, ainsi que par les diversifications de ses activités et ses investissements liés à l'industrie musicale, au design et à l'art contemporain sous diverses formes.

Création et gestion de labels

Comme beaucoup d'artistes du milieu de la techno, Richie Hawtin dépasse sa fonction de musicien et est aussi fondateur et patron de labels musicaux : Plus 8 et Minus.

Plus 8

Plus 8 (logo)
Logo plus 8
Article détaillé : Plus 8.

Après plusieurs tentatives infructueuses auprès de labels renommés de Détroit, Richie Hawtin et John Acquaviva décident de s'associer pour donner naissance à leur propre structure et se donner ainsi la possibilité de sortir leurs morceaux[3],[32] : ils créent donc Plus 8 en 1990. Pour ce faire, tous deux s'endettent grâce à la carte de crédit de John, à hauteur de 5 000 dollars (la limite autorisée), afin de financer la création du label, le pressage des masters, etc. Cette prise de risque paie dès la troisième sortie de Plus 8 : Technarchy de Cybersonik (trio formé par Richie, John ainsi que Dan Bell) devient un tube underground et donne une renommée au label tout en assurant à Richie ses premiers bookings en Europe[5].

Minus

Minus (logo)
Logo minus
Article détaillé : Minus (label).

Il crée Minus (connu aussi sous les variantes de nom m-nus, M_nus ou m_nus) en 1998, dans le but d'expérimenter de nouvelles choses et d'avoir une structure qui s'identifie à lui et vice-versa[33]. Ce label devient en quelques années une référence mondiale de la techno minimale[34] et lance de nombreux artistes de la scène minimale, parmi lesquels les musiciens Marc Houle, Troy Pierce, Magda, Pheek ou encore Barem, mais aussi des artistes visuels comme Ali Demirel.

De l'aveu de Richie, Minus n'est pas qu'un label musical, c'est le propagateur d'une esthétique mélangeant musique, technologie et art :

« I think the Minus aesthetic has always been about finding a balance between music and technology and art, and finding a refinement and balance within the components that you're using to make that statement[35]. »

Investissement dans l'industrie musicale

Outre son implication technique et économique dans Final Scratch[27], Richie Hawtin s'est engagé dans d'autres domaines liés à l'industrie musicale. Il est ainsi, avec les artistes John Acquaviva et Bad Boy Bill, l'un des partenaires du magasin de musique en ligne Beatport ; de l'aveu de son PDG Jonas Tempel : « [Richie] a grandement contribué au succès de Beatport et participe beaucoup à l'élaboration de la stratégie d'entreprise[36] ».

Collaborations dans le domaine du design et de l'art contemporain

Soucieux de diversifier ses activités dans des domaines créatifs autres que la musique et d'étendre sa conception du minimalisme à d'autres horizons, Richie Hawtin s'est investit dans ce qui touche à la création visuelle et plastique.

L'art contemporain

Les passerelles que jette Richie Hawtin entre son univers musical et la création artistique contemporaine remontent à loin. Il affirme notamment l'influence significative du plasticien Anish Kapoor sur son œuvre, notamment en ce qui concerne l'album Consumed et sa pochette[1],[3] ; les deux hommes se sont d'ailleurs côtoyés dans le cadre de plusieurs expositions, notamment en 1995 au Canada[37], ainsi qu'en 2011 en France à l'occasion de la fête de la musique et de l'exposition Monumenta au Grand Palais[38]. D'ailleurs, la France est un pays où il a plusieurs fois été mis à contribution, puisqu'il avoue avoir été invité au centre Pompidou et à Avignon, pour des projets artistiques[16], à la demande du Ministère de la Culture[39].

Dans une interview accordée en 2007 au magazine tokyoïte PinMag, Richie expose plus longuement ses influences artistiques, sa vision de l'art minimal et sa manière de l'incorporer au sein des différents projets initiés avec son label Minus[40].

Le design

Une bague inspirée du logo Minus
Une bague inspirée du logo Minus

En 2008, Richie s'est associé avec la créatrice de mode Isolde Richly. Ensemble, ils ont lancé la collection Richly.Hawtin en 2009[41].

Toujours dans le domaine de la mode, Richie collabore avec le Belge Raf Simons, afin de concevoir des bijoux dans l'esprit de Minus[16].

Par ailleurs, le frère de Richie, Matthew, est artiste peintre et plasticien[42]. Richie le soutient, puisqu'il est l'auteur des artworks de plusieurs disques de ses labels, dont min2MAX qui fait l'objet d'une exposition à Berlin en 2006[43] ; il signe aussi plusieurs œuvres plastiques éditées par Minus et Plus 8[44].

Critiques et controverses

À propos de sa musique

Le compositeur allemand Karlheinz Stockhausen, dans une interview accordée en 1995, est très critique envers certains artistes de musique électronique, qu'il compare à des bègues en raison de leur propension à baser leurs compositions sur la répétition. Il les accuse aussi de dévoyer la musique en n'en faisant qu'un facteur d'ambiance, un moyen d'addiction. À ce titre, il conseille à Plastikman de faire attention à l'usage abusif de la répétition et des rythmiques trop linéaires : il lui prédit un désintérêt du public lorsque ce dernier aura trouvé une nouvelle « drogue musicale »[45].

Satire

Étant une des figures de proue — aux côtés de Ricardo Villalobos — du mouvement alors en vogue que représente la techno minimale des années 2000, Richie Hawtin et ses amis sont raillés par certains de leurs détracteurs, comme à partir de 2007 sur le site (aujourd'hui abandonné) Übercoolische.com, qui parodie la fatuité de leur mode de vie et de leur avant-gardisme[46].

Discographie sélective

Article détaillé : Discographie de Richie Hawtin.

Richie Hawtin est un musicien prolifique, utilisant souvent de nombreux pseudonymes pour sortir ses différents travaux[47], les plus connus étant F.U.S.E., Robotman et surtout Plastikman. On peut néanmoins distinguer quelques-unes de ses œuvres en album.

Sous le pseudonyme Plastikman

En tant que Richie Hawtin

Classements et récompenses

Année Organisme Rang Récompense
2006 Resident Advisor 3 Top 10 DJs of 2006[48]
2007 DJ Mag 19 Top 100 DJs[49]
2007 Resident Advisor 5 Top 10 DJs of 2007[50]
2008 DJ Mag 15 Top 100 DJs[51]
2008 Resident Advisor 2 Top 100 DJs of 2008[52]
2009 DJ Mag 28 Top 100 DJs[53]
2009 Resident Advisor 1 Top 100 DJs of 2009[54]
2010 DJ Mag 31 Top 100 DJs[55]
2010 Resident Advisor 2 Top DJs 100 of 2010[56]
2010 Resident Advisor 1 Top 10 live acts of 2010[57]

Outre les classements annuels, Richie Hawtin a été désigné en 2011 deuxième meilleur DJ de tous les temps par le magazine Mixmag[58].

Voir aussi

Filmographie

  • (en) High Tech Soul - The Creation of Techno Music, réalisé par Gary Bredow, 2006.
  • (en) Pioneers Of Electronic Music Vol. 1 – Richie Hawtin, réalisé par Maren Sextro et Holger Wick, 2006.
  • (en) Slices DVD, issue 3-08, Label feature: Minus, 2008.
  • (en) Making Contakt - The Documentary, réalisé par Ali Demirel, Niamh Guckian et Richie Hawtin, 2010.

Liens externes

Notes et références

  1. a, b, c, d, e et f (fr+en) Jacqueline Caux, « Les deux visages de Richie Hawtin / The two faces of Plastikman », dans Art Press, no 271, septembre 2001, p. 33-37 [texte intégral] 
  2. a, b et c Bastien Gallet, « The music of my mind : entretien avec Richie Hawtin », dans Musica Falsa, no 19, septembre 2003, p. 13 [texte intégral] 
  3. a, b, c, d et e (en) Eric Létourneau rencontre Richie Hawtin
  4. a, b et c (en) Vladimir Bogdanov, All music guide to electronica : the definitive guide to electronic music, [Books], 2001, 670 p. (ISBN 0-87930-628-9) [lire en ligne], p. 238-239, 400 
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) Pioneers Of Electronic Music Vol. 1 – Richie Hawtin, réalisé par Maren Sextro et Holger Wick, 2006 [vidéo en ligne]
  6. a, b, c et d Alexis Bernier, « Plastikman, ascète techno. », dans Libération, 8 août 1998 [texte intégral] 
  7. (en) Simon Reynolds, Generation ecstasy: into the world of techno and rave culture, Routledge, 1998 (ISBN 0-415-92373-5) , p. 225
  8. (en) Brian Garrity, « Hawtin's innovations prove less is more », dans Billboard, vol. 110, no 4, 7 novembre 1998, p. 34-35 (ISSN 0006-2510) [texte intégral] 
  9. Peter Shapiro, Modulations, une histoire de la musique électronique, Éditions Allia, 2004 (ISBN 2-84485-147-9) [lire en ligne], p. 155 
  10. a et b (en) Losing your mind in Berlin sur Detroit Metro Times. Mis en ligne le 10 novembre 2004
  11. (en) William Werde, « Reviews - Plastikman - Consumed », dans CMJ New Music Monthly, no 59, juillet 1998, p. 56 (ISSN 1074-6978) [texte intégral] 
  12. a et b (en) 10 Years of Digital DJing With Richie Hawtin. Mis en ligne le 25 janvier 2011
  13. a et b (en) Bill Werde, « The D.J.'s New Mix: Digital Files and a Turntable », dans The New York Times, 25 octobre 2001 [texte intégral] 
  14. (en) « Talking Music - Sounds From the Dance Floor - Techno », dans The New York Times, 1999 [texte intégral] 
  15. (en) RA Poll: Top 50 mixes of the '00s sur Resident Advisor. Mis en ligne le 27 janvier 2010
  16. a, b, c, d et e Sonia Desprez, « Plastikman, innovateur et archiviste », dans À Nous Paris, no 504, 20 décembre 2010, p. 34 (ISSN 1294-4572) [texte intégral] 
  17. « In fact, some North American D.J.'s and producers like Richie Hawtin have moved to Germany because the climate for electronic music is more supportive. » in (en) Simon Reynolds, « The Turn Away From the Turntable », dans The New York Times, 23 juin 2005 [texte intégral] 
  18. (en) RA Poll: Top 100 albums of the '00s sur Resident Advisor. Mis en ligne le 25 janvier 2010
  19. (en) Richie Hawtin creates 9:20 for the XXth Winter Olympics Opening Ceremony sur Resident Advisor. Mis en ligne le 16 janvier 2006
  20. (en) site officiel de la tournée Contakt
  21. a, b et c Marie Lechner, « Vibrer en live avec Plastikman », dans Libération, 8 mai 2010 [texte intégral] 
  22. (en) Plastikman comeback? sur Resident Advisor. Mis en ligne le 4 août 2009
  23. (en) Plastikman confirmed for Time Warp 2010 sur Resident Advisor. Mis en ligne le 5 février 2010
  24. (en) Plastikman and LCD Soundsystem play Coachella 2010 sur Resident Advisor. Mis en ligne le 20 janvier 2010
  25. (en) Plastikman announces Arkives sur [Resident Advisor]. Mis en ligne le 23 septembre 2010
  26. (en) Plastikman – Arkives 1993 - 2010 sur Discogs
  27. a et b (en) Brian Garrity, « Sites+Sounds™ - Mixing it up », dans Billboard, vol. 113, no 46, 17 novembre 2001, p. 79 (ISSN 0006-2510) [texte intégral] 
  28. (en) Stanton launches Final Scratch version 1.5. Mis en ligne le 5 février 2004
  29. (en) plastikman.LIVE
  30. (en) Twitter DJ
  31. Erwan Perron, « Plastikman, l'entrepreneur de la techno », dans Télérama, no 3183, février 2011 [texte intégral (page consultée le 4 mai 2011)] 
  32. (en) Dan Sicko, Techno Rebels: The Renegades of Electronic Funk, Billboard Books, 1999 (ISBN 0-8230-8428-0) , p. 99
  33. (en) « [With Minus], we wanted to slow it [the pace] down and try new things. Just like Jeff [Mills] does [with] his Purpose maker and Axis things — he is Axis and Axis is Jeff Mills. » in Dan Sicko, Techno Rebels: The Renegades of Electronic Funk, Billboard Books, 1999 (ISBN 0-8230-8428-0) , p. 44
  34. Nothing Much: A Best of Minus sur Les Inrocks. Mis en ligne le 30 juin 2007
  35. (en) Richie Hawtin: Riding the wave sur Resident Advisor. Mis en ligne le 21 août 2009
  36. (en) « When we founded Beatport, we felt it important to bring in DJs who could represent Beatport as ambassadors as well as partners. Rich and John are partners because of their relationship with Final Scratch and Bill because of our relationship with him. They have all contributed greatly to Beatport's success and are heavily involved in the business planning cycles. » Jonas Tempel, PDG de Beatport, in Beatport turns 5: Inside the mind of Jonas Tempel, CEO sur Ibiza Voice. Mis en ligne le 18 novembre 2008
  37. Christelle Granja, « La grand-messe du pape de l'électro », dans L'Express, no 3129, 22 juin 2011 [texte intégral] 
  38. (en) Richie Hawtin & Anish Kapoor sur The Creators Project
  39. (en) Vive l'homme plastique sur NME.com (site web du New Musical Express). Mis en ligne le 21 octobre 1999
  40. (en) Richie Hawtin: About Minimal Art sur PingMag.jp. Mis en ligne le 20 août 2007
  41. (en) Richie Hawtin launches Richly.Hawtin fashion label sur Resident Advisor. Mis en ligne le 8 mai 2009
  42. (fr+en) Jacqueline Caux, « L'inconscient machinique de Detroit / The Agony and the Ecstasy: Motown's Techno Unconscious », dans Art Press, no 260, septembre 2000, p. 34-37 [texte intégral] 
  43. (en) min2MAX Exhibition sur MatthewHawtin.com
  44. (en) Plus 8 & M-nus releases sur MatthewHawtin.com
  45. (en) « Karlheinz Stockhausen - Advice to clever children... », dans The Wire, novembre 1995 [texte intégral] 
  46. (en) « Time out of Joint », dans The Wire, no 282, août 2007 
  47. (en) Richie Hawtin Discography at Discogs sur Discogs
  48. (en) RA Poll: Top 10 DJs of 2006 sur Resident Advisor. Mis en ligne le 29 décembre 2006
  49. (en) Top 100 DJs sur DJ Mag
  50. (en) RA Poll: Top 10 DJs of 2007 sur Resident Advisor. Mis en ligne le 25 décembre 2007
  51. (en) Top 100 DJs sur DJ Mag
  52. (en) RA Poll: Top 100 DJs of 2008 sur Resident Advisor. Mis en ligne le 19 décembre 2008
  53. (en) Top 100 DJs sur DJ Mag
  54. (en) RA Poll: Top 100 DJs of 2009 sur Resident Advisor. Mis en ligne le 7 décembre 2009
  55. (en) Top 100 DJs sur DJ Mag
  56. (en) RA Poll: Top 100 DJs of 2010 sur Resident Advisor. Mis en ligne le 6 décembre 2010
  57. (en) RA Poll: Top 10 live acts of 2010 sur Resident Advisor. Mis en ligne le 8 décembre 2010
  58. (en) The greatest DJ of all time revealed sur Mixmag. Mis en ligne le 19 janvier 2011
Bon article
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