Reuters


Reuters
Reuters Data Centre, à Londres

Reuters est une Agence de presse mondiale et généraliste, fondée en 1851 à Londres.

Près de 2500 journalistes, rédacteurs, photographes et caméramans travaillent pour Reuters dans 150 pays à travers le monde. Mais c'est surtout à l'information économique et financière qu'elle doit son développement et sa notoriété dans les années 1970 à 1990.

L'entreprise s'introduit en bourse de Londres en 1984 et y lève 52 millions de livres qui financeront ses investissements et acquisitions dans le secteur de la technologie.

Reuters a été racheté par le canadien Thomson Financial en 2007 pour fonder un nouvel ensemble rebaptisé Thomson Reuters, dirigé par le président de Reuters.

Elle est aujourd'hui reconnue comme une référence par les plus gros médias mondiaux.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Agence Reuters.

Les débuts

Comme beaucoup d'allemands, Paul Julius Reuter, immigrant juif, fils de rabbin et éditeur d'un journal, fuit Berlin[1] après la révolution de 1848. Certains partent en Amérique, lui s'installe à Paris, où il travaille pour Charles Havas, qui a créé l'agence Havas en 1835.

En 1849, il créé sa propre agence, traduisant des informations de la presse française en allemand pour les journaux régionaux. Il fait faillite après un mois, ce qui l'amène à s'installer à Aix la Chapelle pour diffuser plutôt vers les centres d'affaires de Paris, Bruxelles et Berlin[1]. Reuters, en développant l'information financière, va jouer un rôle-clé dans l'Histoire des bourses de valeurs.

De 1850 à 1870, installé à Londres, il lance un service d'information télégraphique, utilisant notamment le câble sous-marin entre Douvres et Calais. Des bureaux de télégraphe ouvrent à travers les pays européens suivant la maxime de Reuter : « Follow the cable ». Reuters Telegram Company, créé en 1865[2], entre en Bourse avec un statut de société par actions.

Le 23 novembre 1878, télégramme de Reuters annonçant la bataille d'Ali Masjid

Paul Julius Reuter continue l'expansion de ses bureaux en Extrême-Orient et en Amérique. Il passe des accords avec Charles-Louis Havas, fondateur en 1835 de l'Agence Havas et Bernhard Wolff, créateur de la Wolff’s Telegraphisches Bureau à Berlin, lui-même lointain ancêtre de la Deutsche Presse Agentur (DPA).

En 1915, à la mort d'Herbert de Reuter, le cours de bourse a perdu les deux tiers de sa valeur. La société est rachetée par Sir Roderick Jones, qui vient d'être nommé directeur général et Mark Napier, le président.

1925, le rachat par les journaux régionaux britanniques

En 1925, c'est l'Association de la presse britannique qui prend une participation majoritaire au capital[2], portée à la quasi-totalité du capital en 1930, seul un millier d'actions restant entre les mains de Sir Roderick Jones. Reuters développe l'usage de la radio pour transmettre ses nouvelles et un service de cotations de prix et des taux de change envoyés en code Morse par radio à l'Europe.

En 1941, Sir Roderick Jones, accusé d'avoir compromis l'agence dans des opérations avec le gouvernement britannique, est destitué. Le gouvernement lui-même participe à son éviction[1]. Le Reuters Trust est créé pour garantir l'indépendance de l'agence, codétenue par l'Association de la presse britannique et l'Association des propriétaires de journaux. Ce statut sera conservé jusqu'à l'entrée en Bourse de 1984.

1963-1984 : une croissance portée par la finance

Pendant des décennies, les cours de bourse sont diffusés par radio puis par télex. Gerald Long (1923-1998), le directeur général de Reuters de 1963 à 1981, a mené une vigoureuse politique de diversification progressive vers les activités d'information financière Le 23 avril 1964, Reuters s'allie à l'américain Ultronics Systems, une petite société qui diffuse les cours des actions cotées sur le New York Stock Exchange ou l'AMEX ; son système s'appuie sur un appareil, baptisé Stockmaster, un modem, mis au point par ATT, et un ordinateur distant, lui-même relié à la bourse par modem, qui met à jour, chaque fois qu'il reçoit une transaction, les cours le plus haut et le plus bas, et le volume négocié sur la journée pour l'action concernée[3]. C'est la naissance des services Reuters Ultronics Report et Stockmaster, diffusant les cours de bourse, avec seulement trois chiffres à l'écran[4]. Les concurrents Scantlin Electronics, avec son Quotron, et Bunker Ramo, avec le Telequote, cassent les prix: Reuters affiche une perte de 57000 sterling en 1964, qui deviendra un bénéfice de 1,12 million de sterling en 1975[5]

En 1971, les États-Unis mettent fin aux accords de Bretton Woods et au régime des parités de change fixes. C'est l'émergence du marché des changes. Reuters créé le service Money Monitor. A Paris, pourtant siège de l'AFP, l'agence concurrente, ce service compte rapidement plus de 150 clients, dont les banques nationalisées[6]. Cette activité va transformer en profondeur la base de clientèle, vite constituée à 90% de banques et d'entreprises. De 1976 à 1980, les recettes doublent, en seulement quatre ans.

En 1973, c'est le premier service d'information financière sur écran, Reuters Monitor : une quinzaine de contributeurs publient les cours de change[7]. Lorsque le service est arrêté, en 1996, 500 000 écrans auront été installés dans le monde[8]. Dealing 2000, un service de négociation électronique, est la suite logique de Monitor et conforte la position de Reuters sur le marché des changes. Il aura également pour héritier indirect Globex[9], premier système de négociation électronique d'options et futures aux États-Unis[10], que Reuters développe en coopération avec le Chicago Mercantile Exchange.

L'entrée en Bourse de 1984

En 1985, un an après son entrée en Bourse, Reuters investit dans la diffusion numérique en temps réel, en rachetant Rich Inc[11], qui a développé TRIARCH[12] 2000[13]. Mais lors du krach de 1987, l'action Reuters est la plus touchée de la Bourse de Londres: elle perd plus de la moitié de sa valeur[14].

Pratiquant une politique de systèmes ouverts, au contraire de la plupart de ses concurrents, Reuters publie une interface de programmation pour TRIARCH 2000 et invite les éditeurs de logiciels à développer des systèmes compatibles. Vingt-cinq ans plus tard, 284 applications développées par 164 éditeurs[15] acquièrent des données temps réel de cette plateforme, renommée RMDS après sa fusion avec l'architecture concurrente acquise en 1994, le « TIB » de Tibco Finance.

1994-2007 : pression technologique d'internet et pression de Bloomberg

Début 1994, Reuters rachète la petite société américaine Capital Market Decisions (CMD), qui développait pour lui une base de données obligataire, "Decision 2000"[16], renommée "Reuters Analytics". C'est la première étape d'une stratégie de développement dans la gestion d'actifs. Les gérants de portefeuille attendent des données historiques et analytiques : il faut une architecture technique nouvelle, pour délivrer en instantané un gros volume de données, et des partenaires pour y contribuer. Reuters rachète donc plusieurs diffuseurs spécialisés sur les OPCVM: Lipper, la Cote Alphabétique et FERI. Il acquiert deux spécialistes des actions: Multex (recherche fondamentale) et EcoWin (historiques de cours). Pour avoir une base de données obligataire capable de rivaliser avec Bloomberg, il développe en interne "Reuters Analytics".

La constitution de la plateforme technologique, ou "Projet Armstrong"[17], s'avère ardue : il faut bâtir un nouveau réseau, HPSN[18] mais aussi réunir Decision 2000, à dominante obligataire, et RDB, à dominante actions, dans une application frontale, sous Windows, capable de recevoir des données temps réel[19]. Côté obligations, la variété des produits financiers, des créances négociables à la titrisation, requiert une expertise financière. Reuters 3000 Fixed-Income (R3FI) arrive sur le marché avec deux ans de retard, sans menacer la position commerciale de Bloomberg.

La "Série 3000", qui rassemble les offres "action", monétaire et obligataire consomme de gros investissements, tandis que l'irruption de l'internet commercial menace le modèle économique de diffusion de l'information financière par réseau privé. En 2002, après l'éclatement de la bulle internet et les premières difficultés commerciales sérieuses de son histoire, Reuters lance son programme "Fast Forward" de réduction des effectifs et fermetures de sites, puis est racheté, en 2007, pour 17,2 milliards de dollars, par le canadien Thomson[20], qui possède 53% du nouvel ensemble, nommé Thomson Reuters. Tom Glocer, PDG de Reuters en devient le président et le nouveau siège social est à New York.

Acquisitions et co-entreprises

  • 1985 : Rachat de l'américain Rich Inc.
  • 1986 : Rachat de Hovland Business Systems, une petite société ayant développé un système de tenue de position de change, qui sera renommé en Reuters Position Keeping System (RPKS) ; Reuters entre ainsi pour la première fois dans l'informatique de gestion ;
  • 1987 : Rachat du courtier en actions américain Instinet et de l'exploitant de bases de données canadien IP Sharp ;
  • 1994 : Rachat de la société américaine Quotron, spécialisée dans la diffusion du prix des actions nord-américaines, et de Teknekron, renommé en TIBCO, d'après le « TIB » (The Information Bus), principal concurrent de TRIARCH 2000 comme infrastructure de salle des marchés ; Reuters scindera par la suite cette filiale en Tibco Finance, qu'il intègre à sa politique produits, et Tibco Software, à la clientèle non financière, et qu'il remettra sur le marché boursier en 1999 ;
  • 1998 : Prise de participation de 33,5% dans le capital de l'éditeur français GL Trade spécialisé dans le routage d'ordre boursier (qu'elle revendra en 2004), rachat de Liberty SA, spécialisé, lui, dans la négociation électronique d'actions sur le marché de gré à gré, et de Lipper Analytical Services, société américaine de diffusion de valeurs liquidatives et de classement d'OPCVM ;
  • 1999 : Création de Factiva, une coentreprise avec Dow Jones, un rival de toujours. Factiva est un fournisseur d'information en économie. En décembre 2006, Reuters revendra à Dow Jones sa part de 50% dans Factiva ;
  • 2003 : Reuters rachète Multex.com, un fournisseur d'information spécialisé dans la recherche sur actions ;
  • 2004 : Reuters acquiert son concurrent américain Moneyline Telerate[21].
  • 2005 : Reuters revend au NASDAQ les 62% qu'il détient encore dans Instinet, après en avoir introduit 17% en bourse 4 ans plus tôt[22] ; la même année, il achète EcoWin, une société suédoise spécialisée dans la diffusion d'historiques de cours ;
  • 2006 : Acquisition d'Application Networks, éditeur d'un progiciel de risk-management, et de FERI Fund Market Information, un diffuseur allemand d'informations sur OPCVM[23] ;

Activités et produits

Bien que connue du grand public comme agence de presse, Reuters ne tire de cette activité que 6 à 7 % du chiffre d'affaires, et rien en termes de bénéfices. Au contraire, l'activité a été le plus souvent déficitaire.

Produits d'information

Plus de la moitié des revenus proviennent de la vente d'informations financières :

  • abonnements aux cotations temps réel, distribuées par le réseau numérique propriétaire, Integrated Data Network ou IDN ; cette offre s'adresse essentiellement aux banques d'investissement ;
  • abonnements aux données de référence et prix de clôture des entreprises de marché, avec l'offre DataScope, qui cible les back office ;
  • systèmes d'affichage et d'aide à la décision installés sur les postes de traders ;
  • puis les abonnements à la Série 3000, une offre apparue en 1996 qui associe données temps réel et données historiques ; la politique commerciale distingue essentiellement Equities 3000 et Fixed Income 3000 pour cibler les gérants actions et obligataires respectivement, la clientèle naturelle étant les sociétés de gestion d'actifs et les investisseurs institutionnels ;
  • Reuters Business Briefing (RBB), puis Factiva, en co-entreprise avec Dow Jones, archive et distribue électroniquement des articles de la presse économique à une époque où l'internet n'existe pas encore commercialement ;
  • Reuters Financial Television (RFTV) est créée en 1996, mais fermée en 2002, faute de rentabilité suffisante.

Produits de transaction

Les produits transactionnels (transaction products), c'est-à-dire les systèmes de négociation électroniques, se différencient selon leur segment de marché :

  • Le Monitor Dealing Service, lancé en 1981, permet de converser avec une contrepartie par écran interposé, en mode vidéotex ; dans sa version suivante, Dealing 2000, lancé en 1989, cette conversation est plus structurée, réduisant ainsi le risque de malentendu ; Dealing 2000-2, en 1992, permet de transmettre la transaction automatiquement vers les systèmes internes de la banque ; Dealing 3000, en 1995, porte le système sur environnement Windows, et permet de retirer du poste du trader le moniteur jusque-là dédié à ce seul service ;
  • RXT est un système de transmission d'ordre à une bourse ; la plupart de ses clients sont des brokers de Paris ou de Toronto, deux bourses qui utilisent le même système d'information NSC ;

D'autres offres assurent la négociation d'ordres entre la salle des marchés et la clientèle institutionnelle, notamment sur le change et les produits de trésorerie.

Risk-management

Les systèmes de risk-management constituent une division à part entière à partir de 1991, même si leur chiffre d'affaires reste fondu à celui des produits transactionnels dans les comptes publiés :

  • Global Credit Limits System (GLCS) est le premier système de contrôle global et en temps réel des limites sur les produits interbancaires et de change ;
  • Reuters Position-Keeping System (RPKS), puis Kondor+ assurent la tenue de position et un calcul des risques au niveau du trader ou du desk ;
  • Sailfish assure le calcul de la Value at risk, qui tient compte des effets de corrélation dans les risques des différents desks ;
  • JRisk est une boite à outils logicielle dédiée aux produits dérivés et conçue par la société Application Networks, avant d'être rachetée par Reuters en 2006. Le produit s'appelle aujourd'hui Top Office.

Infrastructures de salle des marchés

Les infrastructures de salle des marchés comprennent les serveurs de flux, notamment celui dédié à IDN, et ceux dédiés à une bourse domestique, les serveurs de contribution, et RMDS[24], le système qui redistribue les données de ces flux jusqu'à chaque trader et ses applications de pricing installées sur son poste. Radianz complète l'offre à partir de 2000 : cette co-entreprise avec Equant, un opérateur de télécommunications, propose un réseau IP privatif à travers lequel les professionnels peuvent faire passer leur diffusion de données ou leur trading électronique avec une plus grande fiabilité d'acheminement et une plus grande protection de la confidentialité des données que sur l'internet public.

Autres activités

Parmi les activités périphériques, le Greenhouse Fund, lancé en 1995, et qui investit dans les startups, dégage quelques plus-values appréciables, notamment à la revente de la participation dans Yahoo, dans les années précédant l'éclatement de la bulle internet.

Enfin, Instinet est un broker électronique, un des premiers historiquement, qui opère sur les marchés d'actions et auquel Reuters laisse une large autonomie de fonctionnement, jusqu'à sa revente en 2006.

« The Business of Information »

Ce slogan, "le métier de l'information", en français, que Reuters s'est choisi, témoigne d'une très forte identification de l'entreprise à sa vocation d'agence de presse, quand bien même les revenus tirés de cette activité stricto sensu n'ont jamais dépassé les 10% de son chiffre d'affaires. Certes, les seules ventes d'abonnements aux prix de marché en temps réel représentent un volume de revenus bien supérieur à celui de la vente de dépêches[25], et relèvent elles aussi du métier de l'information ; il reste que les ventes de systèmes et de droits d'accès à ses réseaux, représentant entre 30 et 50% du chiffre d'affaires, et l'essentiel de sa croissance depuis les années 1970, désignent aussi l'entreprise clairement comme un acteur technologique.

Reuters ne s'est en effet jamais réellement assumé comme éditeur de logiciel même s'il l'est devenu au gré de ses choix tactiques ; le Dealing Service s'est imposé comme une amélioration incrémentale du service de Reuter Monitor : là où on sait contribuer et afficher des prix sur un marché de gré à gré comme celui des changes, il n'y a qu'un pas à franchir pour aider deux contreparties à engager une conversation en vue de conclure une opération ; plus tard, le système de gestion du risque de change RPKS a été lancé pour conforter la vente des abonnements de cours de change ; Effix a été acheté plus parce que son système d'affichage pour Unix constituait la dernière brique qui lui manquait dans la chaine de distribution de l'information, qu'à cause de Kondor+, qui l'introduisait sur le marché du risk-management.

Quand l'internet s'impose commercialement à la fin des années 1990, Reuters y voit tout à la fois une menace et une opportunité, mais dans son métier d'information. L'entreprise monte son site web dès 1997 et crée l'entité New Media, qui saura avec succès générer un chiffre d'affaires nouveau dans la vente d'informations par internet[26].

Reuters se voit d'abord comme un acteur des médias, se choisit systématiquement un journaliste pour patron jusqu'en 2001, mais désigne comme son concurrent le plus sérieux Bloomberg, une entreprise dont les origines et la culture sont aux antipodes des siennes, et qui se voit d'abord comme un acteur de la finance[27].

Les restructurations conduites à partir de 2002 épargnent pour l'essentiel l'activité d'agence de presse. Au moment de la reprise par Thomson, le groupe compte encore 2500 journalistes sur 13000 employés, répartis dans quelque 200 bureaux dans une centaine de pays, et son réseau de diffusion, en 23 langues, est unique au monde. Ce dispositif est coûteux et son effet d'entrainement sur les autres activités difficile à mesurer, alors que la presse, notamment écrite, qui est la cliente directe de l'agence, entre dans des difficultés économiques croissantes.

La question de l'impartialité

L'agence bâtit sa notoriété sur la vitesse, en annonçant la première en Europe l'assassinat du Président Lincoln en 1865, puis la fin de la Seconde Guerre des Boers, en 1902, couverte par son futur directeur général Sir Roderick Jones, mais aussi sur l'impartialité, ayant, lors de cette même guerre des Boers, dépéché des reporters des deux côtés belligérants. Cependant, cette réputation d'impartialité sera écornée lors de la Première Guerre mondiale, l'agence étant alors critiquée pour collusion avec le gouvernement britannique. C'est sans doute pour éviter une nouvelle controverse qu'elle édicte, en 1941, les Reuters Trust Principles, charte professant une volonté d'indépendance, d'impartialité et d'exactitude des faits rapportés, et de laquelle l'entreprise d'aujourd'hui se réclame encore[28].

Ce souci de l'impartialité va jusqu'au refus d'employer tout terme à caractère « émotionnel », notamment celui de terroriste. En réponse à des critiques sur le non-emploi de ce mot pour qualifier les attentats du 11 septembre 2001, un journaliste de l'agence affirme en effet que "le terroriste des uns est le combattant de la liberté des autres", dans un communiqué maladroit, que la direction tente ensuite de corriger[29].

Reuters interdit en 2009 à ses journalistes de se sourcer auprès de Wikipedia[30].

Principaux concurrents

Les dirigeants successifs

Notes et références

  1. a, b et c [ Histoire de Reuters sur le site officiel du groupe]
  2. a et b http://www.fundinguniverse.com/company-histories/Reuters-Group-PLC-Company-History.html
  3. (en)Robert S. Sinn, « Reminiscences of a Stock Quotation System: The Real Story of Ultronic Systems Corporation » sur le site d'Inductive.com, Février 2009. Consulté le 4 avril 2010
  4. http://www.nytimes.com/1998/11/13/business/gerald-long-75-who-turned-reuters-into-a-profitable-service.html
  5. http://www.waterstechnology.com/waters/feature/1610097/waters-hall-of-fame
  6. "AFP, une histoire de l'Agence France-Presse, 1944-1990, par Jean Huteau et Bernard Ullmann, page 426
  7. Brian Mooney, Barry Simpson, Breaking News - How the wheels came off at Reuters, Capstone, 2003, p.11
  8. (en)End Of Reuters' Monitor Network: Dec. 31, 1996 Is Official Cutoff Date sur Dealing with Technology. Consulté le 5 avril 2010
  9. (en)Reuters, CME Sign Globex Agreement; Leaves Room For Other Vendors, Exchanges sur Dealing With Technology, 5 juillet 1988. Consulté le 11 mai 2010
  10. (en)Trading Moves Out Of The Pits sur Google, The Milwaukee Journal, 27 janvier 1989. Consulté le 11 mai 2010
  11. (en)Reuters Holdings agreed to acquire Rich Inc., Los Angeles Times, 27 février 1985. Consulté le 14 April 2010
  12. Trading Room Information ARCHitecture
  13. (en)Reuters/Rich Launches Triarch 2000, Prism: Enhances Workstation Connectivity sur Incisive Media, 25 avril 1988. Consulté le 18 April 2010
  14. "Media moguls", par Jeremy Tunstall et Michael Palmer, page
  15. répertoire des applications RMDS sur le site de Thomson-Reuters. Consulté le 9 mai 2010
  16. (en)Reuters To Buy CMD; Levkoff To Quit Firm, Withdrawing Suit sur Inside Market Data, 20 décembre 1993. Consulté le 20 avril 2010
  17. (en)Reuters Armstrong Project To Serve As Springboard For Analytical Services sur Dealing With Technology, 3 juillet 1995. Consulté le 8 mai 2010
  18. High-Performance Session Network
  19. Après un premier frontal développé, appelé la "Tablet", qui s'avère un échec, Reuters décide de s'appuyer sur Kobra, l'outil d'affichage développé par sa filiale française Effix
  20. (en)Down to the Wire, The Economist, 10 mai 2007. Consulté le 13 mai 2007
  21. Reuters acquiert Moneyline Telerate pour environ 175 millions de dollars sur Les Echos, 21 décembre 2004. Consulté le 9 mai 2010
  22. (en)Reuters to receive approximately $1 billion for stake in Instinet Group sur The Motley Fool, 22 avril 2005
  23. (en)Reuters to Acquire European Fund Research Specialist sur le site de news.taume.com, 29 juin 2007. Consulté le 4 avril 2010
  24. Reuters Market Data System
  25. Bien que Reuters n'ait jamais publié de ventilation détaillée de ses revenus
  26. Elle réalise moins vite qu'internet attaque les ventes de ses logiciels et hypothèque la rentabilisation de l'énorme investissement engagé sur des technologies qui lui sont antérieures
  27. (en)Screen test - Is Reuters terminally ill?, The Economist, 20 février 2003. Consulté le 17 mai 2010
  28. (en)The Trust Principles sur le site officiel de Thomson Reuters. Consulté le 28 mai 2010
  29. (en)lettre envoyée à certains journaux américains, 2 octobre 2001. Consulté le 28 mai 2010
  30. Reuters interdit Wikipédia à ses journalistes sur Arrêt sur Images, 13 juillet 2009. Consulté le 30 mai 2010
  31. a et b Source : Inside Market Data Reference

Voir aussi

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Bibliographie

  • (en) Donald Read, The power of news : the history of Reuters, Oxford University Press, Oxford, 1999 (2e édition), 540 p. (ISBN 0-19-820768-9)
  • (en) Graham Storey, Reuters’ Century, 1851-1951, Max Parrish, Londres, 1951, 276 p.
  • (en) Mooney, Brian ; Simpson, Barry (2003). Breaking News. How the wheels came off at Reuters. Capstone. ISBN 1-84112-545-8

Articles connexes

Liens externes


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