Puyloubier


Puyloubier

43° 31′ 33″ N 5° 40′ 40″ E / 43.5258333333, 5.67777777778

Puyloubier
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Trets
Code commune 13079
Code postal 13114
Maire
Mandat en cours
Frédéric Guiniéri
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays d'Aix
Démographie
Population 1 708 hab. (2007)
Densité 42 hab./km²
Gentilé Puyloubiérens
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 33″ Nord
       5° 40′ 40″ Est
/ 43.5258333333, 5.67777777778
Altitudes mini. 239 m — maxi. 1007 m
Superficie 40,85 km2

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Puyloubier (Peyloubier en provençal) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Puyloubiérens.

Sommaire

Géographie

Situation

La commune de Puyloubier est située à l’extrémité est du département des Bouches-du-Rhône, à 50 km de Marseille et à 20 km d’Aix-en-Provence. C'est une commune essentiellement rurale. Elle fait partie du canton de Trets et de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix. Elle est limitrophe des communes de Trets, Rousset, Saint-Antonin-sur-Bayon, Vauvenargues et Pourrières. Elle couvre une superficie de 4 085 ha. Bordée au sud par la route départementale 7n, aucun grand axe routier qui la traverse, elle est desservie par quatre routes départementales (RD 57b, RD 17, RD 12 et RD 57d). Elle est intégrée au Grand Site de Sainte-Victoire, la surface couverte étant de 2 300 ha. Elle est aussi dans un périmètre Natura 2000 pour 1 400 ha. Enfin, elle se trouve dans le site classé de Sainte-Victoire.

Le territoire de la commune se divise en trois unités géographiques :

La montagne Sainte-Victoire : Ce relief emblématique du Pays d’Aix, qui culmine à 1 011 m au Pic des Mouches, dresse une barrière calcaire impressionnante et impénétrable orientée est-ouest. Ce site d'une beauté très appréciée est évidemment un lieu préservé.

Le piedmont : Le village est localisé sur le piedmont de la chaîne (altitude moyenne 400 m). L’endroit est depuis longtemps reconnu comme apte à l’habitat. D’abord oppidum celtoligure, puis, plus tard, village défensif dominant un pays cultivé et aménagé mais presque vide d'hommes, Podium Luperium (la colline des loups). Aujourd’hui, le village se détache toujours nettement du massif de Sainte-Victoire et est visible de loin. Son orientation sud est remarquable. Il bénéficie d’un environnement exceptionnel qui a pu être préservé.

La plaine : D'une altitude variable (entre 250 et 350 m), cette plaine se présente sous l'aspect d'un vaste plan incliné avec quelques buttes qui se détachent surtout à l'ouest (les Bréguières). La plaine a une forte vocation agricole. On y trouve essentiellement de la vigne. Ce vignoble, avec une surface d’environ 1 000 ha, est le plus vaste du département des Bouches-du-Rhône (AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire).

Climat

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 11,2 12,6 15,3 17,7 22,2 26,1 29,5 29,2 25,3 20,3 14,7 12,0 19,7
Températures moyennes (°C) 7,1 8,3 10,7 13,1 17,4 21,1 24,1 24,0 20,4 16,0 10,8 8,1 15.1
Températures minimales (°C) 3,0 3,9 6,0 8,5 12,6 16,0 18,7 18,7 15,5 11,6 6,8 4,1 10,5
Précipitations (hauteur en mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 554,5
Source: Météo France[1] / Station de Marignane

Histoire

L’histoire de la commune est intimement liée à celle de la montagne Sainte-Victoire. Son nom lui-même puise son origine dans la montagne : Puyloubier, Podium Luperium, la colline des loups.

Selon le CNRS, près de 200 sites ou indices de sites préhistoriques, toutes périodes chronologiques confondues, sont dénombrés sur le versant méridional de Sainte-Victoire, dont une centaine sur le seul piémont de Puyloubier.

C’est au cours du Néolithique, au troisième millénaire avant notre ère, que le massif de Sainte-Victoire connaît sa première phase de développement et, sur le piémont de Puyloubier, un certain nombre de gisements de plein air a été reconnu. Des fragments de céramique non tournée, des outils en silex et des haches polies témoignent d’une occupation relativement dense des zones basses de la montagne.

Au cours de l’âge du Bronze (1850-700 avant notre ère), le piémont de Puyloubier continue à être fréquenté alors qu’une certaine déprise de l’essor démographique est constatée en Basse Provence.

On trouve aussi des traces de peuplement protohistorique que ce soit du Ier âge du Fer (700-450 avant notre ère) ou du IIème âge du Fer (450-100 avant notre ère).

L’époque gallo-romaine laissera en témoignage un réseau de villae qui s’est développé sur le piémont, au pied des collines ou sur les replats, près des terres cultivables : le Général, l’Avocat, Richeaume, Saint-Pancrace, le Jasmin, Parret, la Meïronette ou Cancelade.

Au Moyen-Âge, le nom du village va connaître diverses formes : Puium Lubericum (1020), Podium Lubarium (1040), Podium Luparium (1044), Mons Luparius, Peiloubier …

Ce nom qui associe la montagne et les loups n’est pas usurpé : la commune versa encore, en 1832, une prime pour la capture de deux louveteaux.


Faits historiques

En 102 avant notre ère, lors de leur arrivée en Provence, les Barbares se divisèrent en deux masses : l’une, formée des Cimbres, se rendit vers l’Italie septentrionale, l’autre, composée des Teutons et des Ambrons, se dirigea vers Aix. Selon Tite-Live, on sait que le consul Marius extermina ses ennemis en deux combats livrés aux environs de la ville d’Aix : « Duobus praeliis circa Aquas Sextias eos hostes delevit ».

Un large consensus prévaut pour situer la deuxième bataille dans la plaine située entre Puyloubier, Pourrières et Trets, à proximité de la Voie Aurélienne. Marius avait en effet prévu de rejoindre ses ennemis en ces lieux où il pensait suppléer à l’infériorité du nombre de ses soldats par la supériorité des positions et la promptitude de l’attaque. Une de ses colonnes devait déboucher du camp fortifié du Pain de Munition, situé sur les collines entre Puyloubier et Pourrières, l’autre depuis le Plateau du Cengle, situé sur les communes de Saint-Antonin et de Puyloubier. Un monument commémorant la bataille a été érigé sur la commune de Pourrières.

Héraldique

Armes de Puyloubier

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'or, à un bois de sinople, mouvant du flanc senestre, et un loup de sable sortant de ce bois.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
... ... ... ... ...
1900 1908 Marius Honnorat ... ...
1908 1918 Pierre Fraisse ... ...
1919 1923 Augustin Fabre ... ...
1923 1924 Albert Richaud ... ...
1925 1944 Jean Casanova ... Journaliste
1945 1953 Jean Casanova ... Journaliste
1953 1962 Henri Froidfond ... Journaliste
1962 1989 René Rigaud S.E. Artisan
1989 1995 André Guiniéri S.E. Cadre Éducation Nationale
1995 en cours Frédéric Guiniéri S.E. Ingénieur
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Population et société

Démographie

Évolution démographique
(Sources : [2] - INSEE[3])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 024 970 780 884 1 036 947 900 905 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
873 973 995 924 828 668 566 541 547
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
603 539 530 475 527 544 567 557 527
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007  
630 692 798 1 121 1 317 1 475 1 671 1 708  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Manifestations culturelles et festivités

Personnalités liées à la commune

  • Jacques Rigaud, dessinateur et graveur français, né à Puyloubier le 1er mai 1680, mort à Paris le 10 août 1754.
  • Francis Méano, footballeur international, né à Puyloubier le 22 mai 1931, décédé tragiquement dans un accident de voiture près de Reims le 26 juin 1953.

Économie

Culture et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Monuments laïques

Légionnaires devant le Monument aux morts

Depuis 1954, la Légion étrangère a installé sur la commune une maison de retraite pour ses légionnaires. L'institution des invalides de la Légion étrangère occupe le vaste domaine du capitaine Danjou, à l’est du village, sous les derniers contreforts de Sainte-Victoire. Cet établissement accueille les anciens légionnaires valides et invalides blessés, malades ou inadaptés. La première fonction de cette structure unique en son genre est de prodiguer soins, traitements et repos à ses pensionnaires auxquels sont aussi proposées diverses activités réparties sur les 220 hectares du domaine.

Viticulture 
40 hectares de vigne dont la récolte est vinifiée par la cave des vignerons du village et la commercialisation effectuée depuis le caveau de l’Institution, essentiellement à destination des diverses bases de la Légion dans le monde.
Céramique 
L’atelier produit diverses pièces de vaisselle et des éléments décoratifs. Parallèlement sont réalisés des travaux de sérigraphie.
Reliure 
L'atelier effectue des travaux sur tout ouvrage ou collection de périodiques et restaure les ouvrages anciens.

Dans une boutique, on peut trouver les diverses productions de l’Institution. On peut aussi découvrir une présentation permanente des différents uniformes de la Légion étrangère ainsi que plusieurs objets authentiques attachés à l’histoire de ce corps dans le Musée de l'Uniforme. En 2004, la commémoration du 50ème anniversaire de l'installation de la Légion étrangère à Puyloubier a fait l'objet de cérémonies officielles dans le village et au domaine du capitaine Danjou.

Monuments religieux

L'église Saint-Pons
L'église Saint-Pons

Cette église, construite au XIXe siècle, a fait l’objet d’importants travaux : reprise en sous-œuvre des fondations, réfection des enduits extérieurs, restauration des vitraux, rénovation de la toiture, réhabilitation du parvis, mise en lumière de l’ensemble des façades, rénovation des sols du chœur, amélioration de l’éclairage intérieur, rénovation du presbytère et de son jardin, peintures intérieures, tableaux et harmonium.

La chapelle Saint-Pancrace

Cette chapelle consacrée au XIe siècle a été entièrement rénovée : reconstruction des dix contreforts latéraux et d’une voûte intérieure, réfection des façades et des enduits intérieurs, réalisation d’une “ calade ” autour de l’édifice, amélioration des abords.

La chapelle Saint-Roch

Cette chapelle, du XIIIe siècle, a été restaurée il y a une vingtaine d’années par des bénévoles. Elle a aussi fait l’objet de travaux d’amélioration : réfection des murs de clôture, mise en place de ferronneries de style, mise en lumière complète, rénovation de la toiture du chœur et du calvaire.

La chapelle Saint-Ser

Cette chapelle date du XIe siècle. Elle a été construite à partir d’une grotte naturelle dans le versant sud de la montagne Sainte-Victoire classée dans le cadre des Opérations Grands Sites. Elle a été détruite en 1993 suite à l’éboulement d’un rocher qui s’est décroché de la falaise surplombant l’édifice. Sa reconstruction a pu être effectuée, à l’occasion de son millénaire, après avoir réalisé les purges et les ancrages préconisés par une étude technique. La chapelle a de nouveau été bénie, le 4 juin 2001, par l’archevêque d’Aix-en-Provence, dans le cadre d’une manifestation qui a attiré un public considérable.

En 2002, un timbre-poste a été émis pour commémorer le millénaire de cette chapelle.

En 2003, la commune a été primée dans le cadre du 14ème Concours National des Municipalités organisé par la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France, présidée à l’origine par le poète Sully Prudhomme, qui s’est donnée pour but de défendre les édifices et sites qui contribuent à l’identité de notre pays.

La même année, dans le cadre des 9èmes Rubans du Patrimoine, la commune a reçu le prix national dédié aux communes de moins de 3500 habitants. Ce concours est coorganisé par l’Association des Maires de France, la Fédération Française du Bâtiment, la Fondation du Patrimoine et Dexia Crédit Local. C’est la deuxième fois seulement qu’une commune des Bouches-du-Rhône reçoit un prix national de ce concours.

Patrimoine naturel

La commune fait partie du Grand Site de Sainte-Victoire.

Notes et références

Voir aussi

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