Poussée vers la position Hindenburg


Poussée vers la position Hindenburg

Bataille de la ligne Hindenburg

Percée de la Ligne Hindenburg
Informations générales
Date début de la bataille le 18 septembre 1918 pour 100 jours
Lieu entre Lens et Saint-Quentin (Aisne)
Issue victoire alliée
Belligérants
Royaume-Uni
France
Australie
Canada
États-Unis
Allemagne
Commandants
Ferdinand Foch Georg von der Marwitz
Forces en présence
4 armées britanniques
1 armée française
Corps expéditionnaire américain
forces de défense de la Ligne Hindenburg
Première Guerre mondiale

La bataille de la Ligne Hindenburg, qui débuta le 18 septembre 1918, fut une bataille majeure de l'Offensive des Cent-Jours qui contribua à l'issue de la guerre. Les troupes canadiennes et britanniques, en avant-garde, lancèrent cette attaque contre la ligne allemande, poursuivant l'utilisation massive des chars telle qu'elle avait été entamée au cours de la bataille d'Amiens. Cette bataille contribua à la fin de la guerre des tranchées.

Sommaire

Prélude

Après la bataille de la Somme, en 1916, les généraux allemands von Hindenburg et Ludendorff décidèrent que l'Allemagne ne pouvait remporter une telle guerre d'usure. Ils adoptèrent alors une politique de retraite dîte de la "terre brûlée". La Ligne Hindenburg était un réseau de tranchées de près de 160 kilomètres de long, doublé d'une seconde tranchée de secours.

Le 21 mars 1918, les troupes allemandes lancèrent l'"opération Michaël", première attaque de toute une série, partant de la Ligne et visant à faire reculer les forces alliées en arrière du front de l'Ouest. Le gros de l'opération est dirigé sur Amiens, nœud férroviaire de première importance. Mais l'assaut est stoppé à Villers-Bretonneux par les troupes australiennes le 4 avril[1]. Plusieurs autres opérations ("opération Georgette", "Opération Blücher-Yorck", "Opération Gneisenau", "Opération Marne-Rheims") ont permis aux allemands d'avancer, sans toutefois leur donner l'avantage décisif[2],[3].

Finalement, au cours de la bataille d'Amiens, les alliés reprirent l'avantage en lançant une offensive qui permit de repousser les allemands, les forçant à la retraite. Ce retournement de la situation est largement du à l'efficacité des nouvelles armes alliées : les chars.

La bataille

Le général australien John Monash lança la première attaque de la bataille, le 18 septembre. À 5h20 du matin, le corps australien, appuyé par l'artillerie et seulement 8 chars, s'empara des positions allemandes. Un millier de soldats australiens furent tués ou blessés au cours de cet assaut, mais ils firent 4 300 prisonniers ennemis à la fin de la journée[4].

Les Britanniques arrivèrent ensuite, la première armée britannique attaquant la section Wotan-Stellung de la ligne, suivie par les troupes de Douglas Haig qui attaquèrent la section Siegfried-Stellung. Elles furent rejointes dans la bataille par les troisième, quatrième et cinquièmes armées britanniques, ainsi que par la première armée française et le corps expéditionnaire américain[5].

Le 27 septembre, les 27e et 30e divisions d'infanterie américaines lancèrent l'attaque initiale, avec les 3e et 5e divisions australiennes, tentant de passer au travers des lignes allemandes. Malgré leur volonté de combattre, les troupes américaines manquaient d'expérience et n'avaient pas correctement « nettoyé » les positions allemandes. Ceci obligea les Australiens à combattre de nouveau pour reprendre le terrain que les Américains avaient déjà conquis[6].

L'attaque finale fut lancée le 29 septembre 1918 à 5h30, les 27e et 30e Divisions américaines bondirent de leurs tranchées pour se lancer à l'attaque, protégés par un puissant barrage roulant de l'artillerie australienne et avec l'aide de chars. Les Divisions se trouvant à l'ouest de Bellicourt pour la 30e Division et à l'ouest de Bony pour la 27e Division. La 46e Division australienne se trouvant à l'ouest de Bellenglise.

Pour cette seule journée, la 27e Division perdit 337 hommes et 658 furent blessés. A midi, la ferme Quennemont, une partie du système de tranchées au sud de Bony, le terrain sur lequel le cimetière militaire américain Somme American Cemetery a été établi et la colline étaient aux mains de la 27e Division.[7]

Dans les heures qui suivirent, Le touage souterrain de Riqueval (tunnel de Riqueval), puissamment fortifié par les Allemands, était aux mains des troupes américaines et les Australiens franchissaient le canal de Saint-Quentin sur le pont de Riqueval, le seul encore intact pour poursuivre leur offensive en direction de Montbrehain.[8]

Les Australiens prirent le village de Montbrehain le 5 octobre. Leurs unités combattaient alors sur la ligne de front depuis le 27 mars et 27 000 des leurs avaient péris ou avaient été blessés depuis la bataille d'Amiens, au début août[4]. Malgré le replis des Australiens, la ligne fut complètement saisie et tenue à compter du 10 octobre[5].

Références

  1. Historical Atlas of World War I, Anthony Livesey, Henry Holt et Company : New York, 1994
  2. The Defeat of Imperial Germany 1917-1918, Rod Paschall, Algonquin Books of Chapel Hill, Chapel Hill, Caroline du nord, 1989
  3. Kaiserschlat 1918 – The Final German Offensive' Randal Gray, Grolier Educational, Danbury, Connecticut, 1997
  4. a  et b (2006) Les Australiens dans le premier conflit mondial - (en) Ligne Hindenburg
  5. a  et b (2006) Le front occidental - (en) Hindenburg
  6. (2006) Aujourd'hui dans l'histoire - (en)27 Septembre
  7. American Battle Monuments Commission
  8. (en) K.W. Mitchinson - Riqueval Hindenburg Line - 1998, ed. Leo Cooper

Voir aussi

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