Pompier en France


Pompier en France
Véhicule d'intervention des sapeurs-pompiers
Sapeurs-Pompiers à Strasbourg.

En France, plusieurs organisations portent le nom de pompiers.

En 2011, en France, les pompiers sont au nombre de 250 000. Ce nombre comprend :

D'autres pompiers ne portent pas officiellement ce titre :

Cet article ne traite que des pompiers qui interviennent au profit de la population civile.

Le terme de « sapeur-pompier » est souvent utilisé dans un sens englobant tous les acteurs de la sécurité civile au service de la population.

Sommaire

Histoire

La gestion des incendies au Moyen Âge et sous l’Ancien Régime

Au Moyen Âge, les Sapeurs Pompiers sapaient le feu. C’est-à-dire qu’ils isolaient le foyer. À l’époque la majorité des maisons étaient en bois et lorsqu’un feu se déclarait, les secours abattaient tous ce qui se trouvait autour afin de limiter la propagation du feu. D’où l’expression « saper ou faire la part du feu ». Ce qui donna le nom de sapeur au service d’incendie [réf. nécessaire].

Le « 18 » a été attribué par les PTT pour l’alerte des sapeurs-pompiers en 1932[réf. nécessaire].

La légion d’honneur

Sept corps ont reçu la légion d'honneur :

Le liseré rouge

Le liséré rouge ornant la couture du pantalon de la tenue des pompiers ne représente pas la légion d'honneur décernée aux pompiers.

Ce liseré est un passepoil

Il existe plusieurs versions de la raison de ce passepoil sur le pantalon. Il aurait été cousu afin que les pompiers ne puissent pas les porter dans le civil en dehors de leurs missions à une époque où ils ne disposaient que de faibles revenus (source : conservateur du musée de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris)

Une autre version est que le passepoil est la « réduction » de la bande rouge qui ornait les pantalons de la garde nationale dont les sapeurs pompiers ont fait partie au XIXe siècle.

Le nom de Sapeur

Au Moyen Âge, les Sapeurs Pompiers "sapaient" le feu. C'est-à-dire qu'ils isolaient le foyer.
À l'époque, il n'y avait pas de réseau de distribution de l'eau et la majorité des maisons étaient en bois et lorsqu'un feu se déclarait, les secours abattaient tout ce qui se trouvait autour afin de limiter la propagation du feu.
D'où l'expression saper ou faire la part du feu. Ce qui donna le nom de sapeur au service d'incendie. (Source http://www.pompiers-argenteuil.com/)


Le secours à personne

À l'origine, destinées à soigner les pompiers blessés sur le lieu d'intervention, les ambulances se sont généralisées en France dans les corps de pompiers au service de la population. Aujourd'hui le secours à la personne constitue la majeure partie des interventions des sapeurs pompiers en France.

Statut des sapeurs-pompiers

Il y a en France trois statuts de sapeurs pompiers relevant du service public : les sapeurs pompiers volontaires (à ne pas confondre avec les militaires volontaires qui peuvent servir dans les unités de pompiers militaires), les sapeurs pompiers professionnels et les pompiers militaires. À l'exception des membres de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), du bataillon de marins pompiers de Marseille (BMPM) et des unités d'instruction et d'intervention de la Sécurité civile (l' UIISC 1 à Nogent le Rotrou, la 7 à Brignoles et la 5 à Corté), tous les autres sapeurs-pompiers sont civils (professionnels ou volontaires), et dépendent administrativement du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de chaque département.

Les sapeurs pompiers volontaires (SPV) sont des hommes et des femmes, citoyens ordinaires qui, en parallèle de leur profession ou de leurs études, tout en tenant compte de leur vie familiale, ont choisi de conserver une disponibilité suffisante pour répondre immédiatement à toute alarme émise par le centre de secours dont ils dépendent. Ils suivent régulièrement des formations et peuvent assurer tous les types de missions incombant aux services d'incendie et de secours. 54 % des volontaires ont moins de 35 ans. Ils perçoivent une indemnité sous forme de vacations horaires ainsi qu'une « prestation de retraite » lorsqu'ils ont accompli au moins vingt ans de service.

Les sapeurs pompiers professionnels (SPP), fonctionnaires des collectivités territoriales, sont affectés principalement dans les grandes agglomérations ou dans les centres de secours fortement sollicités. De plus, ils assurent l'ossature des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS).

Le recrutement se fait par concours, organisés au niveau départemental par les SDIS pour les sapeurs (il n'existe plus de grades de seconde et première classe, selon le décret du 13 juin 2007 (Décret n° 2007-1011) ) et au niveau national par la Direction de la défense et de la sécurité civiles (DDSC) du ministère de l'Intérieur pour les lieutenants. Les candidats sont inscrits sur une liste d'aptitude nationale valable trois ans, ils doivent ensuite postuler dans les collectivités territoriales de leur choix. Ils reçoivent une formation initiale puis une formation continue tout au long de leur carrière.

Dans les villes d'une certaine importance, les corps sont en général mixtes volontaires/professionnels, avec une présence permanente de professionnels renforcés par des volontaires qui effectuent des gardes les soirs et week-end ou sont appelés en renfort pour les interventions lourdes. Certaines grandes villes ont opté pour des corps 100 % professionnels. Dans les communes rurales à faible densité de population, les corps sont souvent composés à 100 % de volontaires.

Casque des pompiers de Paris (années 1940)

À Paris et à Marseille, les pompiers sont militaires. Il s'agit de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP, 8000 personnes) et du bataillon de marins pompiers de Marseille (BMPM, 2450 personnes). Ces sapeurs et marins pompiers sont des militaires (relevant du Ministère de la Défense pour l'administration) mis à disposition du ministère de l'Intérieur et de la direction de la sécurité civile (DSC). Pour le BMPM, les militaires agissent selon les ordres et les directives du maire de Marseille.

Sous l'autorité du préfet de police, les sapeurs pompiers de Paris (75) défendent Paris et la petite couronne : Hauts-de-Seine (92), Val-de-Marne (94) et Seine-Saint-Denis (93).

Selon les directives de son maire, les marins-pompiers de Marseille défendent la ville de Marseille (c'est la seule unité militaire de l'armée française aux ordres d'un maire). Leurs compétences s'étendent aussi au grand port maritime de Marseille, à l'aéroport Marseille-Provence et à la zone industrielle de l'étang de Berre. (Fos, Lavera, Port de Bouc).

Le reste du département des Bouches du Rhône étant à la charge des sapeurs-pompiers civils du SDIS-13 (Bouches-du-Rhône).

En plus de la BSPP, le génie de l'armée de terre comprend également les Unités d'instruction et d'intervention de la sécurité civile (UIISC), qui sont des unités de renfort en cas de catastrophe en France ou à l'étranger (par exemple, tremblement de terre, incendie de forêt en été, marée noire). Ils ont une formation et un uniforme similaires à ceux des sapeurs-pompiers.

L'armée de l'air dispose sur ses bases aériennes de pompiers de l'air spécialisés dans les feux d'aéronefs.

La marine nationale dispose des marins pompiers des ports. Ces spécialistes « feux de navires » protègent les bases navales de Cherbourg, Brest et Toulon ainsi que les bâtiments de la Marine nationale qui sont amarrés dans ces ports. Ils n'ont pas vocation à intervenir au profit des populations civiles sauf si les sapeurs pompiers ont besoin de renfort, et réciproquement et selon des conventions. Des détachements de marins pompiers des ports qualifiés « pompiers d'aéroports » assurent la sécurité des bases de l'aviation navale.

La loi no 2000-242 du 29 mars 2000[1], réformant une partie du service national, a également introduit la possibilité d'effectuer un volontariat civil de six à vingt-quatre mois dans une collectivité territoriale (art. 3), et notamment « dans le domaine de la prévention, de la sécurité et de la défense civiles aux missions de protection des personnes, des biens et de l'environnement » (art. 4). Il s'agit alors d'une activité à plein temps (art. 10) et le volontaire civil est payé avec une indemnité réduite par rapport au salaire du poste (art. 12). Il y a environ 300 sapeurs-pompiers volontaires civils.

La profession a été classée « métier à caractère dangereux » par l'article 67 de la loi no 2004-811 de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004. La seule conséquence concrète de cette classification est… une augmentation des assurances privées (assurance du logement, assurance-décès des emprunts…) pour les sapeurs-pompiers.

Les missions des sapeurs pompiers

Le détail des missions, les statistiques des interventions

3 612 340 interventions ont été réalisées en 2002 par les sapeurs-pompiers civils, soit 9 900 interventions par jour, une intervention de sapeurs-pompiers toutes les 8,7 secondes. Ces 30 dernières années[Quand ?] le nombre d'interventions a été multiplié par 20 .

Missions

Selon l'article 2 de la loi no 96-369 du 3 mai 1996 relative aux services d'incendie et de secours, « Les services d'incendie et de secours sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies. Ils concourent avec les autres services et professionnels concernés à la protection et à la lutte contre les autres accidents, sinistres et catastrophes, à l'évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi qu'aux secours d'urgence. »

Les sapeurs-pompiers sont devenus des techniciens du risque au premier rang de la protection des personnes, des biens et de l'environnement. Cette notion de protection est très vaste : elle comprend aussi bien les secours d'urgence aux personnes victimes d'accidents, de sinistres ou de catastrophes et leur évacuation vers les hôpitaux que la préparation des mesures de sauvegarde et l'organisation des moyens de secours, la prévention, la lutte contre les incendies, ainsi que la prévention et l'évaluation des risques en matière de sécurité civile.

Le secours des personnes

Il s'agit de secours à domicile et sur la voie publique qui représentent environ 70% des interventions :

  • Secours sur la voie publique : blessé(s) sur la voie publique ou dans les lieux publics, noyade(s), accident(s) de la circulation routière, ferroviaire, aérienne ou de la navigation.

Les pompiers sont équipés pour toutes sortes d'accidents de véhicule, de la voiture au poids lourd. Ils interviennent pour découper ou écarter les tôles des engins accidentés afin de faire sortir les victimes (désincarcération), mais aussi pour leur apporter un secours médicalisé ;

  • Secours à domicile : accident domestique (chute, brûlure, asphyxie, électrocution, noyade) ou physique (hémorragie, arrêt cardiaque, détresse psychologique, malaise).

Dans le cas de pathologies non urgentes, les sapeurs-pompiers se voient remplacés, petit à petit, par des ambulances privées.

En cas d'appel pour du secours à victime à domicile, dans plusieurs départements, l'appel sera redirigé vers le médecin régulateur du SAMU qui déclenchera les moyens de secours nécessaires : ambulance privée, VSAV avec ou sans VRM (médecin ou infirmier), SMUR (avec médecin, infirmier et ambulancier), hélicoptère, ou simplement des conseils.

Les incendies

Entraînement sur un feu d'habitations

Les feux d'habitation, feux industriel, feux de forêt, etc. ne représentent que 10 % des interventions, mais ils nécessitent toujours l'engagement de moyens importants.

Les interventions diverses et spécialisées

Parmi les opérations réalisées par les sapeurs-pompiers, il y a également ce que l'on appelle les interventions diverses : destruction de nids d'insectes, déblocage d'ascenseurs, inondations, risques d'effondrements, sauvetage d'animaux, fuite de gaz…).

Les sapeurs-pompiers disposent également d'équipes spécialisées dans les domaines suivants :

  • risques nucléaires, bactériologiques et chimiques,
  • sauvetage et déblaiement,
  • interventions en milieux périlleux (GRIMP),
  • secours en montagne,
  • secours aquatiques,
  • secours animalier,
  • les spécialistes cynotechniques.
  • Dépollution en mer, dans les cours d'eau ou terrestre.

Moyens matériels

Article détaillé : Liste des véhicules de secours.

Les tenues

Casque F1

La tenue de travail (pour toute intervention) se compose d'un pantalon et d'une veste en tissu ignifugé bleu, bottes à lacets et fermeture à glissière (rangers). Le pantalon comporte une bande grise rétro-réfléchissante de 2,5 cm de haut autour des jambes ainsi qu'un liseré rouge (passepoil).

En effet vers 1826 le ministère de la Guerre (les sapeurs pompiers de Paris étaient déjà militarisés) informé de ce que les militaires portaient souvent leur pantalon réglementaire avec leurs habits civils, décida d'ajouter un passepoil à la couleur de l'Armée. La veste comporte une bande grise rétro-réfléchissante de 2,5 cm de haut autour de la poitrine. Cette tenue est parfois appelée « Kermel », du nom d'une des fibres non-feu, qui compose le vêtement (le Nomex est une fibre similaire d'un autre fabricant).

Pour le secours à victime, la tenue n'a pas besoin d'être ignifugée, le sapeur-pompier peut donc être en veste, ou mettre une parka pour se protéger des intempéries.

Pour l'incendie en milieu urbain, la tenue de base se complète d'un sur-pantalon ignifugé, d'une cagoule ignifugée, d'une veste en cuir ou en textile ignifugé, d'un ceinturon permettant de porter son matériel personnel (gants, clef polycoise), et du casque F1 (le fameux casque argenté, qui existe selon les règlements locaux en une autre couleur). Le sur-pantalon est relativement récent, et permet d'avoir une couche d'air isolante entre les deux pantalons, qui protège de la chaleur.

Pour les feux de forêts, la tenue de base se complète du casque F2 (plus léger), ceinturon et cagoule. Pour les incendies, jusqu’à fin mars 2007, les pompiers portaient une tenue en cuir. À partir de début avril 2007, ils portent une tenue en tissus.

Les parkas et vestes de feu (cuir ou tissu ignifugé) comportent en bas une bande rétro-réfléchissante dont, dans certains départements, la couleur indique le grade : rouge pour un homme du rang, jaune pour un sous-officier (chef d'agrès), blanche pour un officier, verte pour le service de santé et de secours médicaux. Cette couleur est rappelée sur le casque F1. Le casque F2 est rouge pour les sapeurs, blanc pour les sous-officiers et officiers.

La tenue s'adapte en fonction des missions spécifiques (scaphandre pour les risques NBC, combinaison rouge déperlante pour les GRIMP…)

Lors des cérémonies officielles, on retrouve également la tenue de sortie. Elle comporte, pour les hommes du rang, la tenue F1 accompagnée d'un ceinturon blanc, d'un plastron rouge et d'un képi pour les officiers ou d'une casquette selon les départements. Pour les officiers et les chefs de centre, cette tenue se compose d'un pantalon de toile, d'une vareuse, de chaussures basses, d'une cravate, d'une chemise bleu ou blanche selon la cérémonie ou d'une chemisette bleu (dans ce cas la vareuse et la cravate ne sont pas portés) ainsi que d'un képi. Sur cette tenue de sortie (officier comme homme du rang) sont apposées toutes les distinctions honorifiques. Parfois, on retrouve également sur l'épaule gauche une aiguillette bleu, blanc, rouge avec ferret argent. Il s'agit que d'une ornementation sans rapport avec la fourragère des militaires. La Brigade de Sapeurs Pompiers de Paris porte l'aiguillette rouge témoignage de la Légion d'Honneur qui lui a été remise le 14 juillet 1904 (ne pas confondre aiguillette et fourragère).

Ces tenues réglementaires sont définies par l'arrêté du 15 mai 2008 fixant les tenues, insignes et attributs des sapeurs-pompiers et notamment ses Annexe II, III et IV.

Les tenues de sortie et de cérémonie des marins pompiers de Marseille sont identiques aux tenues de la Marine nationale.

Engins d'incendie

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Les différents véhicules peuvent être classés ainsi :

  • Fourgon Pompe-Tonne (FPT), fourgon pompe-tonne léger (FPTL), fourgon pompe-tonne hors route (FPTHR) et fourgon pompe-tonne grande puissance (FPTGP) ; fourgon pompe tonne et de secours routiers (FPTSR);
  • VPI (véhicule de premières interventions) Généralement dans les casernes rurales. Cuve d'eau inférieure à 1500L.Ils interviennent pour tous les feux de petite ampleur en extérieur et d'autres missions diverses (ascenseurs bloqués, inondations). Il reprend les mêmes missions que l'ancien PS (premier secours).
  • Les engins de sauvetage en hauteur : bras élévateurs articulés (BEA) et grandes échelles : échelle pivotante automatique (EPA), échelle pivotante semi-automatique (EPSA), EPC (Echelle Pivotante Combinée) et Echelle Pivotante Séquentielle (EPS). La hauteur des échelles varie entre 18 à 50 mètres pour les plus grandes, de même pour l'échelle sur porteur.
  • camion citerne feux de forêts (CCF) : véhicule 4x4 d' intervention sur feux de forêt ou de broussailles, décliné en plusieurs catégories en fonction de sa capacité en eau (2000 l, 4000 l, 6000 l) ;
  • dévidoir automobile (DA) : Fourgon contenant une grande quantité de tuyaux (jusque 2 000 m en diamètre 110 mm) prévu pour alimenter les engins incendie très éloignés de points d'eau ; il peut être DATT (tout terrain)

On peut, par ailleurs, faire les distinctions suivantes :

  • camion citerne : camion qui a pour mission le transport d'eau dans des endroit où les poteaux et les bouches d'incendies ne sont pas accessibles ;
  • camion citerne d'incendie (CCI) ;
  • camion citerne d'incendie hors route (CCIHR) environ 3 500 L ;
  • camion citerne grande capacité (CCGC) environ 10 000 L;
  • camion citerne feu de forêt moyen (CCFM) véhicule ayant sa MTC comprise entre 7,5 tonnes et 14 tonnes
  • camion citerne feu de forêt lourd (CCFS) véhicule ayant sa MTC (masse totale à charge) étant supérieure à 14 tonnes
  • véhicule mousse aéroport (VMA) : Il est équipé d'une grande réservé d'eau et d'émulseur
  • véhicule mousse grande puissance : c'est l'équivalent classique du VMA;
  • Le fourgon incendie (FI), utilisé par le BMPM est très polyvalent. Il est l'équivalent du FPT, mais armé à 6 personnels;

Secours à personne

On trouve les types de véhicules suivants :

l’équipement du VSAV contient le sac de secours avec bouteille d’oxygénothérapie, colliers cervicaux, produits désinfectants, compresses stériles, gants, tensiomètre, le BAVU (Ballon Auto-remplisseur à Valve Unidirectionnelle), etc., un ou plusieurs sacs pouvant être nécessaires pour apporter les différents matériels vers la victime ainsi qu'un DSA (Défibrillateur Semi-automatique) pour pratiquer une réanimation si la personne est en arrêt cardiaque, en attendant le soutien du SMUR.

  • véhicule ou fourgon de secours routier (VSR, FSR) : ces véhicules interviennent lors d'accident de la route, la plupart du temps pour baliser les lieux et, si cela est nécessaire, pratiquer l'extraction d'une personne si celle-ci est bloquée dans son véhicule. Contrairement au VSR, le FSR peut assurer la protection incendie par la possession d'une petite tonne avec une lance à l'intérieur de celui-ci.

Le VSR est armé par 3 Sapeurs-Pompiers Le FSR est armé par 6 Sapeurs-Pompiers ;

  • véhicule radio-médicalisé (VRM) ; voiture (véhicule léger) ayant à son bord un médecin sapeur-pompier ;
  • A Paris : Premiers Secours Relevage (PSR, équivalent des VSAV, anciennement VSAB), Premiers Secours Évacuation (PSE, mixte secours à personne/incendie), camionnette de désincarcération et d'éclairage (CDE, équivalent des VSR).
  • Selon les départements : Véhicule Léger Infirmier (VL INF ou VLI), véhicule avec un infirmier doté de matériel spécifique pour mettre en œuvre des protocoles d'urgence.
  • VSS : Véhicule Soutien Sanitaire, il a pour but de soutenir les SP en intervention, il est armé par un conducteur, un ISP et MSP
  • La BSPP et le BMPM disposent d'ambulances réanimation (AR) et AR néo-natale.

Risques spécifiques

  • cellule mobile d'intervention sur les risques chimiques (CMIC) ;
  • cellule mobile d'intervention sur les risques radiologiques (CMIR) ;
  • véhicules de plongeurs ;
  • équipe cynotechnique (recherche en décombres et quête).
  • Premier secours évacuation (PSE) spécifique à la BSPP, engin hybride étant basé sur mélange d'un fourgon Pompe Tonne léger et VSAV , il est armé par 5 pompiers, et est un des engins qui fait le plus d'interventions sur paris et sa petite couronne..

Divers

Bateau des sapeurs-pompiers amarré sur un quai de la Loire à Nantes
  • véhicule de liaison hors route (VLHR) ou tout terrain (VLTT) : voiture 4 × 4 pour la reconnaissance et les missions dans les endroits difficiles d'accès ;
  • véhicule toutes utilités (VTU) ou véhicule toutes interventions (VTI) : épuisement des caves inondées, ascenseurs bloqués, interventions diverses ; c'est un peu le véhicule « chat dans les arbres » (-: mais dans certaines communes, un certain nombre d'interventions sont délégués à des entreprises privées : nids de guêpes et d'abeilles, ascenseurs bloqués lorsqu'il n'y a pas de risque…

Une petite particularité des véhicules des sapeurs-pompiers parisiens : comme ils sont militaires, leurs véhicules sont libérés des obligations d'immatriculation qui touchent normalement tout ce qui a accès aux routes françaises. Leurs plaques ne portent qu'une identification interne au corps (type du véhicule et numéro de ce véhicule ; exemple : VDE 5 ou PSR 10…). Les marins-pompiers de Marseille, par contre, sont immatriculés normalement, avec des plaques des Bouches-du-Rhône.

Formation initiale et continue

La formation des sapeurs-pompiers comporte une partie incendie et une partie secourisme. Le minimum en secourisme est la détention du PSE2 (premiers secours en équipe de niveau 2) (anciennement : certificat de formation aux activités des premiers secours en équipe - CFAPSE), qui leur permet d'intégrer les équipages des véhicules de secours à victime (VSAV). La détention du certificat de formation aux activités des premiers secours routiers (CFAPSR) leur permet d'intégrer les équipages des véhicules de secours routier (VSR), et est également obligatoire pour le chef d'agrès VSAV.

La formation initiale des volontaires (FI, ou FIV) comprend les unités de valeur (UV) suivantes :

  • un module cadre administratif et juridique : unité de valeur CAD et REP ;
  • un module protection des biens et de l'environnement : unité de valeur DIV ;
  • un module incendie : unités de valeur GOC (gestion opérationnelle et commandement), INC et TOP (techniques opérationnelles) ;
  • un module secours à personne en équipe : unité de valeur SAP (secours à personne, en fait le CFAPSE).

Le module sur l'appareil respiratoire isolant (ARI) et le lot de sauvetage et de protection contre les chutes (LSPCC) est optionnel pour les petits centre ruraux où les risques sont faibles ; elle est par contre intégrée à la FI pour les centres plus importants. Selon les risques locaux, la FI peut intégrer les premiers secours routiers (CFAPSR) et la lutte contre les feux de forêt (FDF 1).

La formation de base des professionnels comprend une formation d'intégration, suivie d'une formation d'adaptation à l'emploi (FAE) qui comprend obligatoirement tous les modules évoqués ci-dessus.

Lorsque le sapeur-pompier accède à une nouvelle fonction (par exemple lorsqu'il monte en grade), il doit suivre une formation d'adaptation à l'emploi (FAE), qui comprend plusieurs modules de formation ou unités de valeur (UV) : FOR (formateur, dont le monitorat de premiers secours), SAP (secours à personne), IGH (législation sur les immeubles de grande hauteur), ERP (législation sur les établissements recevant du public), COD (conduite des engins, nécessitant le permis poids-lourds comme prérequis), COM (communication, gestion d'équipe), GOC (gestion opérationnelle et commandement), TOP (techniques opérationnelles)…

Il existe des stages de spécialisation et des formations d'adaptation aux risques locaux (FARL) comme par exemple les stages de feux de forêt (FDF).

Par ailleurs, il est soumis à une formation professionnelle continue (FMA, formation de maintien des acquis), qui comprend la formation continue obligatoire pour les diplômes de secourisme (CFAPSE, CFAPSR, monitorat). Les casernes organisent des manœuvres régulières pour les volontaires et les professionnels.

Lors de sa première admission en tant que professionnel ou volontaire, le sapeur-pompier se voit remettre un carnet de suivi de formation (voir la note d'information no 97-925 du 22 octobre 1997) où seront inscrites toutes ses qualifications, unités de valeur, diplômes et formations continues, ce qui facilitera un éventuel changement de corps (mutation, passage volontaire-professionnel).

Référentiels emplois

Les doctrines d'intervention et les techniques de travail mises en œuvre par les sapeurs-pompiers français sont décrites dans le règlement d'instruction et de manœuvre des sapeurs-pompiers communaux (RIM), qui a connu quatre éditions (1953, 1956, 1969 et 1978). Il est toujours en vigueur mais est complété et mis à jour par des référentiels nationaux, les guides nationaux de référence des techniques professionnelles (GNR TP) qui sont, au 27 août 2007 :

Les emplois tenus et les formations suivies par les sapeurs-pompiers sont définis dans des guides nationaux de référence des emplois et des formations (GNR EF).

Des scénarios pédagogiques ont été établis et publiés pour définir les diverses formations nécessaires pour tenir les différents emplois. Les scénarios pédagogiques décrivent le programme, le volume horaire, la qualification des formateurs, les évaluations…

Le référentiel de formation pour le PSE1 et PSE2 sont disponibles sur le site du ministère de l'intérieur français.

Spécialités

Les services départementaux disposent d'un groupement de recherche et d'intervention en milieux périlleux (GRIMP, à Paris : GREP, groupement de recherche et d'exploration profonde) chargé des interventions en grande hauteur ou en grande profondeur. La spécialité porte le nom d'IMP (intervention en milieu périlleux).

Ils disposent également d'un groupement de sauvetage-déblaiement (SD) pour l'intervention dans les bâtiments effondrés (explosions, tremblements de terre, glissements de terrain). Ce groupement a pour rôle de rechercher les victimes, avec des chiens et des géostéréophones (auscultation des ruines à la recherche des bruits émis par les survivants), d'accéder aux victimes, permettant ainsi de leur procurer les premiers soins, et de les dégager pour pouvoir les évacuer.

Autres spécialités :

  • secours en montagne (SMO)
  • secours en canyon (CAN)
  • secours routier en ravin (SRRav)
  • sauvetage aquatique (SAV) dans la bande des 300 m du littoral : sauveteur aquatique, sauveteur côtier, chef de bord sauvetage côtier, conseiller technique sauvetage aquatique
  • secours subaquatiques : scaphandrier autonome léger (SAL), chef d'unité SAL, conseiller technique SAL
  • cynotechnie (CYN) : utilisation des chiens pour la recherche de personnes ensevelies et égarées
  • risques radiologiques (RAD)
  • risques chimiques et biologiques (RCH)
  • conduite (COD)
  • éducation physique et sportive (EPS)
  • feux de forêts (FDF)
  • feux de navires (FDN)
  • formation (FOR)
  • intervention en milieu périlleux (IMP)
  • intervention en site souterrain (ISS)
  • plongée (PLG)
  • prévision (PRS)
  • prévention (PRV)
  • sauvetage déblaiement (SDE)
  • transmission (TRS)

Formation d'officiers

L’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) est créée en 1977 par Monsieur Christian Bonnet, ministre de l’Intérieur. Implantée à Nainville-les-Roches dans l’Essonne, elle ouvre ses portes début janvier 1979. Le Centre national d’instruction de la protection contre l’incendie, basé à Paris lui est rattaché. En 1986, l’ENSSP devient l’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP). En 1994, lors de la création de l’INESC, l’École est intégrée à l’Institut. Le décret du 7 juin 2004 donne à l’ENSOSP un statut d’établissement public et transfère l’Institut national d’études de la sécurité civile (INESC) auprès de l’Institut national des hautes études de la sécurité. L’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) est aujourd'hui un établissement public national à caractère administratif créé par le décret du 7 juin 2004. Elle est placée sous la tutelle du ministre chargé de la Sécurité civile et est dotée d’un conseil d’administration.

Le site de l'ENSOSP de Nainville-les-Roches a été transféré en 2007 sur une ancienne base militaire des Bouches-du-Rhône. Le baptême des promotions de juin 2007 a donc sonné le glas du site de Nainville-les-Roches. Les derniers enseignements s'y sont déroulés ce même mois. Le site est rendu au ministère de l'Intérieur qui l'a mis en vente.

Depuis la rentrée de septembre 2007, l'enseignement est dispensé exclusivement sur le nouveau site d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), d'abord dans des installations provisoires puis après un concours d'architecture pour la réalisation de la nouvelle école, dans des locaux modernes et parfaitement adaptés à leurs fonctions. Le plateau technique de l'école est situé à quelques kilomètres, sur la commune de Vitrolles.

Folklore et jargon

  • Agrès : véhicule d'intervention automobile comportant un équipage et un équipement matériel.
  • Casque  : un pompier ne doit pas manger ni fumer en portant son casque ; il ne doit pas non plus le poser à l'envers ou sur un lit par respect aux morts au feu. (ni tout rapprochement avec le sexe ou la drogue).
  • Échelle  : un pompier ne doit jamais enjamber une échelle, en hommage à tous les pompiers qui sont morts en chutant de l'échelle.
  • Décaler : « partir en intervention ». À l'époque des premiers véhicules à moteur, plutôt que de démarrer les moteurs à la manivelle, les engins étaient garés en marche arrière sur une rampe et maintenus en place par une cale ; il suffisait alors d'enlever la cale — de « décaler » — pour que l'engin descende la rampe, l'élan permettait de démarrer le moteur. Une autre explication plus ancienne découle de l'utilisation initiale de pompes tirées par des chevaux : Ceux-ci étaient en permanence attelés à la pompe qui était calée pour parer aux mouvements des chevaux. Au moment du départ, il suffisait d'enlever les cales, de décaler.
  • Delta Charlie Delta : est l'épellation radio de DCD, qui signifie phonétiquement « décédé » ; par pudeur, le terme « delta charlie delta» remplaçait souvent le mot « mort » ;
    les procédures radio ayant changé, les quatre premières lettres de l'alphabet radio sont utilisées pour indiquer la gravité, « sierra golf » signifiant alors sans gravité, « golf » grave, « tango golf » très grave et « delta charlie delta » décédé.
  • Foxtrot et Mike : ces termes désignent respectivement les lettres « F » et « M » en alphabet radio ; dans les messages radio, ils désignent respectivement une victime féminine ou masculine.
  • GCRQFP : « gros camions rouges qui font pimpon », désigne les véhicules de sapeurs-pompiers, par autodérision, et en référence à la fascination qu'exercent ces engins. On peut citer aussi PVRDC « petite voiture rouge du chef ».
  • Pantalon : lorsqu'ils sont de garde la nuit, les sapeurs-pompiers défont leur pantalon et le baissent avant d'enlever les bottes. Ainsi, les bottes restent dans les jambes du pantalon. S'ils doivent décaler, il suffit de mettre les bottes et ensuite de remonter le pantalon. (Les élastiques de bas de pantalon doivent toujours être par-dessus les bottes, afin que les matières enflammées ne puissent pas y entrer).
  • Sainte Barbe est la protectrice des pompiers et artificiers, fêtée le 4 décembre.
  • Pompier de Sainte-Barbe : sapeur-pompier peu motivé et participant peu aux interventions : il ne fait partie du corps que pour profiter du banquet de la Sainte-Barbe (traditionnellement offert par le maire) et pour parader.
  • indicatifs radio de fonction : les maillons de la chaîne de commandement disposent d'un indicatif radio dit « de fonction » (on y ajoute le numéro de département ou le nom de la ville) :
    • ATHOS + nom de la ville chef-lieu de zone : Préfet de zone
    • COLBERT + nom de la ville chef-lieu de zone : Préfet de région
    • ARAMIS + nom de la ville chef-lieu de département : Préfet
    • BRENNUS + nom de la ville : Préfet délégué de police
    • BAZIN + nom de la ville : Sous-préfet
    • PORTHOS + no  du département : Dir. cabinet du Préfet
    • PORTHOS + no  du département + 0 : Dir. cabinet du Préfet de police
    • ARIEL + no  du département : Dir. Dépt Sécurité civile
    • LANCELOT + no  du département : D.D.S.I.S. (Directeur départemental des services d'incendie et de secours)
    • HERACLÈS + nom de la ville : Médecin-chef S.A.M.U.
    • MERLIN + nom de la ville : Chef de centre sapeurs-pompiers
    • UNITE + nom de la ville : Adjoint au chef de centre
    • HIPPOCRATE + no  du département : Médecin-chef sapeurs-pompiers
    • CRISTAL + nom de la région : Chef S.R.T.
    • DRAGON + no  du département: Hélicoptère de la Sécurité civile
    • GARETH + ? : Commandement de groupement
  • Sarce : expression surtout utilisée à la brigade des sapeurs pompiers de Paris qui désigne un sapeur pompier qui a beaucoup d'expérience et qui connaît bien les ficelles du métier.

Organisation administrative

Les sapeurs-pompiers dépendent de la Direction de la sécurité civile (DSC) du ministère de l'Intérieur. Au niveau départemental, ils sont sous la responsabilité du préfet de département (du préfet de police pour Paris et la petite couronne). Ils sont en général employés et gérés par le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) qui est un établissement public autonome, géré par un conseil d'administration (CASDIS) composé d'élus. Les SDIS sont commandés par des colonels des sapeurs-pompiers.

La lutte contre les calamités sur une commune est du ressort du maire ; initialement, les sapeurs-pompiers étaient communaux. La loi de finances de 1898 prévoyait, pour la première fois, une subvention de l'État aux communes pour organiser cette lutte contre l'incendie, et celle-ci devient un poste de dépense obligatoire en 1913. Un changement de fond a eu lieu à la fin des années 1990 – début des années 2000 avec la départementalisation : les sapeurs-pompiers sont désormais rattachés au département via le SDIS, et les municipalités financent le SDIS de manière obligatoire. Cette départementalisation s'est accompagnée d'une « rationalisation » des moyens, c'est-à-dire du regroupement des petits centres de première intervention (CPI) et donc de la disparition de certains de ces centres, ce qui a provoqué un grand mécontentement tant du côté des sapeurs-pompiers, qui perdaient le contact avec la commune, que des élus et des citoyens, qui voyaient disparaître le CPI de proximité.

La dotation des casernes en personnel et en matériel est décrit dans le schéma départemental d'analyse et de couverture des risques (SDACR).

Voir aussi l'article « Police municipale ».

Les grades et appellations des sapeurs-pompiers volontaires et professionnels

Les grades des sapeurs-pompiers civils, du colonel jusqu'au sapeur de 2e classe, de gauche à droite.

Les sapeurs-pompiers civils (professionnels ou volontaires), bien qu'ils n'appartiennent pas à l'armée, ont des grades et des insignes de grade semblables à ceux de l'armée de terre.

Par le décret du 13 juin 2001[2] le grade de Sapeur de première classe n'existe plus chez les sapeurs-pompiers professionnels. Par extension les seconde classe non plus, il n'y a plus que des sapeurs.

Les grades correspondent à des fonctions, à l'exception de ceux de caporal-chef, de sergent-chef et d'adjudant-chef, qui sont octroyés en fonction de l'ancienneté dans le grade précédent.

Officiers

  • colonel : on l'appelle « mon colonel » ;
  • lieutenant-colonel : on l'appelle « mon colonel » ;
  • commandant : on l'appelle « mon commandant »
  • capitaine : on l'appelle « mon capitaine »
  • lieutenant : on l'appelle « mon lieutenant »
  • major : on l'appelle « major » ; si, dans les armées, le major fait partie du corps des sous-officiers, il s'agit ici du premier grade d'officier, concrètement, les pompiers de ce grade deviennent des agents de la fonction publique de catégorie B ; ce grade, créé en 2001, a la même vocation que son équivalent militaire crée en 1972 : distinguer les adjudants-chefs (ou maîtres principaux) émérites en leur confiant des fonctions d'officiers subalternes.

Lorsque le gradé est une femme, le terme « mon », contraction de monsieur le, est omis.

Sous-officiers

  • adjudant-chef : on l'appelle « mon adjudant-chef » ;
  • adjudant : on l'appelle « mon adjudant » ;
  • sergent-chef : on l'appelle « chef » ;
  • sergent : on l'appelle « sergent » ;

Homme du rang

  • caporal-chef : on l'appelle « caporal-chef » ;
  • caporal : on l'appelle « caporal » ;
  • sapeur  : on l'appelle « sapeur » ;

Les membres du service de santé et de secours médical (SSSM) ont droit à une équivalence :

  • les infirmiers sapeurs pompiers ont l'équivalent d'un grade de lieutenant dès leur incorporation ;
  • les médecins sapeurs pompiers ont l'équivalent d'un grade de capitaine dès leur incorporation.

Grades des pompiers militaires

Les pompiers militaires ont les grades et appellations de leur corps d'armée : par exemple ceux du génie militaire pour les sapeurs-pompiers de Paris et ceux de la Marine nationale pour les marins-pompiers de Marseille.

Emplois

  • Équipier : pompier constituant l'élément de base d'une équipe.
  • Chef d'équipe : pompier responsable de l'engagement opérationnel et de la sécurité d'une équipe.
  • Chef d'agrès : pompier, au minimum du grade de sergent (chef d'agrès incendie) ou caporal (chef d'agrès VSAV/VTU), responsable de l'engagement opérationnel et de la sécurité des moyens en personnel et en matériel d'un véhicule.
  • Chef de groupe : pompier, au minimum du grade d'adjudant, responsable de l'engagement opérationnel d'un groupe de 2 à 4 engins chargés d'effectuer une action opérationnelle.
  • Chef de colonne : officier responsable d'une colonne constituée de deux à quatre groupes permettant de répondre à une mission donnée.
  • Chef de site : officier responsable de plusieurs colonnes engagées au sein d'un dispositif opérationnel dans une zone géographique précise.
  • Chef de garde : pompier, au minimum du grade de sergent chef chez les pompiers de paris, ou au grade de major pour les reste des corps de sapeurs pompiers , responsable de la gestion opérationnelle et administrative de l'effectif de garde.
  • Chef de centre : pompier, au minimum au grade appartenant aux sous-officier, ayant la responsabilité d'un centre de secours et placé sous l'autorité du chef de corps ou du directeur départemental des services d'incendie et de secours.
  • Chef de groupement : officier responsable d'un groupement territorial, subdivision géographique d'un département selon les contraintes opérationnelles recensées, ou d'un groupement de services au sein d'un service départemental d'incendie et de secours.

(Arrêté du 18 octobre 2001.)

  • Chef de corps départemental / Directeur Départemental des Services d'Incendie et de Secours : officier responsable de l'ensemble des CIS (centres d'incendie et de secours) de son département ; Il est nommé par le ministre de l'intérieur après avis du préfet et avec l'accord du président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours. Lorsque le Service Départemental d'Incendie et de Secours se situe dans un département d'outre-mer, la décision de nomination est prise après avis du ministre chargé des départements d'outre-mer

Les casernes

On distingue quatre types de caserne, selon le nombre d'interventions effectuées à l'année et l'équipement :

  • les centres d'intervention (CI) ou Centre de première intervention (CPI) : ce sont les centres les plus petits, ils doivent pouvoir assurer au moins un départ, soit pour incendie, soit pour un secours à personne, soit pour une intervention diverse (ex :CPI de Quincey)
  • les centres de secours (CS) : ils doivent pouvoir assurer simultanément au moins un départ en intervention pour une mission de lutte contre l'incendie ou un départ en intervention pour une mission de secours d'urgence aux personnes, et un autre départ en intervention
  • Les centres d'intervention et de secours (CIS) à Marseille ont remplacé les casernes et les postes depuis 2008.
  • les centres de secours principaux (CSP) : ils doivent pouvoir assurer simultanément au moins un départ en intervention pour une mission de lutte contre l'incendie, deux départs en intervention pour une mission de secours d'urgence aux personnes et un autre départ en intervention ; ils sont en général situés dans les grandes villes.

Un centre couvre une zone géographique déterminée. Si un centre ne peut pas assurer toutes les missions à un moment donné (par exemple : survenue simultanée de plusieurs accidents ou sinistres), c'est la caserne la plus proche qui assure les interventions en surnombre (on parle de départ en second appel). Les CSP hébergent des sapeurs-pompiers 24 heures sur 24 qui doivent être mobilisables dans des délais fixés par le Règlement opérationnel (RO) du Corps départemental.

Les centres opérationnels

Le centre de traitement de l'alerte (CTA) et le CODIS (centre opérationnel départemental d'incendie et de secours) sont chargés de la réception des appels au 18 (et parfois au 112) et donnent l'ordre de départ ; le CTA prévient la caserne et l'équipage du véhicule qui doit partir et suit le déroulement de la mission, en collaboration avec le SAMU pour la partie médicale. À Paris, le centre de régulation s'appelle CCOT (centre de coordination des opérations de transmission). À Marseille c'est le COSSIM (centre opérationnel des services de secours et d'incendie de Marseille).

Lors d'une opération, le commandement est fait sur le terrain (par l'officier ou le sous-officier). Cependant, il y a des centres de coordination opérationnels, qui permettent de savoir quelle équipe est engagée à quel endroit, et de gérer les demandes de renfort. Au niveau départemental, cela est assuré par le centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (CODIS).

Lorsqu'une situation dépasse un département, la coordination est prise en charge par le centre opérationnel de zone (COZ, anciennement CIRCOSC, centre interrégional de coordination de la sécurité civile). Il existe un COZ par zone de défense (la France métropolitaine est divisée en sept zones de défense). Il y a également un centre national, le Centre opérationnel de gestion interministériel des crises (COGIC).

Le service de santé et de secours médical

Le SSSM est le service de santé et de secours médical. Il regroupe les médecins, les pharmaciens, les vétérinaires et les infirmiers sapeurs-pompiers. Son rôle est :

  • le suivi médical des sapeurs-pompiers (visites médicales d'aptitude),
  • le soutien sanitaire opérationnel des sapeurs-pompiers en intervention,
  • le secours d'urgence aux victimes d'accident, de sinistres ou de catastrophes :

Grâce à leur maillage territorial, les médecins et infirmiers assurent des soins d'urgence de proximité. Ils interviennent seuls ou en binôme au côté des sapeurs-pompiers secouristes. Les infirmiers sapeurs-pompiers sont autorisés à appliquer des protocoles d'urgence rédigés par le médecin-chef du SDIS sans la présence d'un médecin.

  • les pharmaciens assurent la gestion de la pharmacie à usage intérieur et assurent un conseil technique sur les interventions à caractère biologique, chimique ou radiologique.
  • les vétérinaires surveillent l'état de santé des chiens des équipes cynophiles, interviennent sur les urgences concernant des animaux ou dans le domaine de la chaine alimentaire.

Accidents de service

On dénombre environ 8 900 accidents par an pour les sapeurs-pompiers professionnels, et ils causent 500 000 jours d'arrêts de travail. Au niveau national, le Bureau de prévention d'accidents et d'enquête (BPAE) est chargé d'enquêter sur les accidents afin de faire évoluer la formation, le matériel… Au niveau départemental, le SDIS dispose d'un comité d'hygiène et de sécurité (CHS).

Une des premières causes d'accident de service est, comme pour toutes les professions, la circulation routière. Cela comprend :

  • les accidents des volontaires « bipés » se rendant à la caserne ;
  • les accidents de circulation en se rendant en intervention ou sur le trajet du retour ;
  • les accidents causés par d'autres véhicules sur les lieux de l'intervention.

Les sapeurs-pompiers en intervention sont dispensés, par le code de la route, du port de la ceinture, des limitations de vitesse et des règles de priorité. Toutefois, cette situation a créé un sentiment d'impunité et un certain « machisme » accidentogènes. On assiste, dans les années 2000, à une prise de conscience de la part de la hiérarchie comme des exécutants ; ainsi, le port de la ceinture commence à se généraliser lorsque c'est possible (cela exclue les pompiers s'équipant dans le fourgon d'incendie sur le trajet lors d'un départ pour feu), et de nombreux pompiers recommandent une conduite certes rapide en partant sur l'intervention, mais néanmoins prudente (notamment franchissement des intersections au ralenti). Les trajets de retour et les évacuations sanitaires, quant à eux, devraient se faire de manière systématique en respectant scrupuleusement les règles de conduite normales.

L'autre grande source d'accident sont les interventions sur incendie :

  • accident thermique, notamment sur un feu d'intérieur ;
  • Explosion de gaz ;
  • chute ou effondrement dans un bâtiment ;
  • véhicule cerné par les flammes sur les feux de forêt.

Parmi les nombreux accidents de 2005 se trouve la première femme morte au feu (feu de grange du 25 août à Sandaucourt, Vosges).

Le caractère dangereux de la profession a été reconnu en 2004 par la loi dite « de modernisation de la sécurité civile », cf. supra.

Documents
  • « rapport Pourny[3] » (colonel Christian Pourny)
  • Télécopie de la Direction de la défense et de la sécurité civiles du 18 août 2005, « Circulation du matériel d'incendie — trois accidents récents » [4]

Textes législatifs

  • code général des collectivités territoriales, notamment les articles R.1424-1 à R.1424-55 concernant l'organisation des sapeurs-pompiers et des Services départementaux d'incendie et de secours (SDIS)
  • le code de la route, Chapitre II du Titre 3 du Livre IV de la Partie réglementaire, intitulé « Véhicules d'intérêt général »
  • loi no 87-565 du 22 juillet 1987 sur l'organisation de la sécurité civile et la prévention des risques (abrogée par la loi no 2004-811 du 13 août 2004)
  • décret no 87-965 du 30 novembre 1987 relatif à l'agrément des transports sanitaires terrestres
  • décret no 90-851 du 25 septembre 1990 portant statut particulier du cadre d'emplois des sapeurs-pompiers professionnels non officiers
  • loi no 92-125 du 6 février 1992 relative à l'administration territoriale de la République
  • loi no 96-369 du 3 mai 1996 relative aux services départementaux d’incendie et de secours (JO du 4 mai 1996)(intégrée au code général des collectivités territoriales) : départementalisation
  • loi no 96-370 du 3 mai 1996 relative au développement du volontariat dans les corps de sapeurs-pompiers
  • décret no 2001-680 du 30 juillet 2001 modifiant le décret no 90-851 du 25 septembre 1990 portant statut particulier du cadre d'emplois des sapeurs-pompiers professionnels non officiers
  • annexe du décret du 6 mai 2000 sur l'habillement
  • arrêté du 18 octobre 2001 relatif à la formation des sapeurs-pompiers professionnels (NOR : INTE0100621A), JO du 24 novembre 2001[5]
  • loi no 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile.
  • décret n° 2007-449 du 25 mars 2007 relatif aux missions et à l'organisation du bataillon de marins-pompiers de Marseille (JO du 28 mars 2007)

Notes et références

Annexes

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Bibliographie

  • Tous pompiers : Portraits de sapeurs-pompiers volontaires Éditions des pompiers de France, 2005, 127 pages.
  • "Nos Pompiers " : un ouvrage très complet de 208 pages et 250 photos qui mêle passion et aventures humaines. Editions Sélection du reader's digest - 2011

Articles connexes

Liens externes

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