Politique du Royaume-Uni


Politique du Royaume-Uni
Royaume-Uni
Royal Coat of Arms of the United Kingdom (HM Government).svg
Cet article fait partie de la série sur la
politique du Royaume-Uni,
sous-série sur la politique.

Pouvoir exécutif
Couronne britannique
Conseil privé
Cabinet
Premier ministre : David Cameron
Membres du gouvernement
Départements exécutifs
Agences exécutives
Pouvoir législatif
Cérémonie d'ouverture
Chambre des Lords
Lord speaker : Helene Hayman
Chambre des communes
Speaker : John Bercow
Questions au Premier ministre
Chef de l'opposition : Ed Miliband
Shadow Cabinet
Pouvoir judiciaire
Organisation juridictionnelle
Cour suprême
Drapeau de l'Angleterre Angleterre (gouv. local)
Drapeau : Pays de Galles Pays de Galles (gouv. local)
Drapeau : Écosse Écosse (gouv. local)
Drapeau : Irlande du Nord Irlande du Nord (gouv. local)
  • Reserved and excepted matters

v · monarchie constitutionnelle, dans laquelle le monarque est à la tête de l’État, alors que le Premier Ministre est chef du gouvernement.

Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement de Sa Majesté au Royaume-Uni, au nom du monarque, et par les gouvernement dévolus en Écosse, au Pays de Galles et par l'exécutif nord-irlandais. Le pouvoir législatif est investi à la fois par le gouvernement et les deux chambres du Parlement du Royaume-Uni, la Chambre des Communes et la Chambre des Lords, ainsi que par le Parlement écossais, l'Assemblée nationale de Galles et l'Assemblée nord-irlandaise. Le pouvoir judiciaire est indépendant de l'exécutif et du législatif, la plus haute cour étant la Cour suprême du Royaume-Uni.

La Constitution britannique n'est pas codifiée, et une partie n'est pas écrite : elle est constituée de conventions constitutionnelles, de lois et de divers éléments issus de coutumes et de la Common law, ensemble que l'on désigne souvent sous la dénomination de « loi constitutionnelle britannique ».

Le système de gouvernement, connu sous le nom de système de Westminster, a directement inspiré les institutions d'autres pays comme l'Australie, le Bangladesh, le Canada, le Kenya, l'Inde, la Jamaïque, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, Singapour et les pays ayant eu une part significative au sein de l'Empire britannique.

Le Royaume-Uni est un système bipartite, et depuis les années 1920, les deux plus grands partis politiques sont le parti conservateur et le parti travailliste. Bien que la coalition des les gouvernements minoritaires ont existé à certaines occasion de la politique parlementaire, le système électoral du scrutin uninominal majoritaire à un tour utilisé pour les élections générales tend à maintenir la suprématie des deux partis.

Sous le règne de la reine Élisabeth II, le Premier Ministre actuel est David Cameron du parti conservateur, élu depuis le 11 mai 2010.

Sommaire

Monarchie constitutionnelle

Article détaillé : Monarchie britannique.

Exécutif

Gouvernement du Royaume-Uni

Article détaillé : Gouvernement du Royaume-Uni.
David Cameron, le premier ministre britannique en fonction.

Le gouvernement, officiellement appelé Gouvernement de Sa Majesté (His / Her Majesty’s Government, HMG) assure le pouvoir exécutif au Royaume-Uni. Le monarque nomme un Premier ministre sur la base d'une convention stricte, qui stipule que le Premier ministre doit être un membre de la Chambre des communes susceptible de pouvoir former un gouvernement avec le soutien de cette dernière. Le Premier ministre choisit ensuite les autres ministres qui composeront son gouvernement, et qui dirigeront les différents ministères et départements. Environ 20 des ministres les plus âgés du gouvernement forment le Cabinet ministériel.

Le gouvernement est issu du Parlement et est responsable devant lui : une motion de censure peut être votée si une des propositions législatives du gouvernement est rejetée par la Chambre des communes, et l'adoption de cette motion aurait pour conséquence la démission du Premier ministre ou la dissolution du Parlement, et donc la convocation de nouvelles élections générales. Dans la pratique, les membres du Parlement issus des principaux partis politiques sont strictement contrôlés par les présidents des groupes de députés, lesquels s'assurent de la conformité de leur vote avec la ligne du parti. Si le gouvernement dispose d'une large majorité au Parlement, les risques de perdre des votes sont très faibles. Les gouvernements disposant d'une faible majorité, ou les gouvernements issus d'une coalition sont plus vulnérables, et prennent parfois des mesures extrêmes telles que recourir à des parlementaires malades pour obtenir la majorité nécessaire.

Margaret Thatcher en 1979 et Tony Blair en 1997, par exemple, ont disposé d'une majorité parlementaire tellement confortable que la dissidence de quelques uns n'aurait en rien compromis leur victoire quasi-assurée à chacun des votes du Parlement, ce qui leur permit d'ailleurs d'appliquer des programmes de réforme radicaux. À l'inverse, les Premiers ministres comme John Major, qui ne disposaient que d'une faible majorité, pouvaient facilement perdre leurs scrutins si certains de leurs soutiens parlementaires reniaient leur président de groupe et votaient contre les propositions du gouvernement.

Administrations dévolues

Législatif

Parlement britannique

Article détaillé : Parlement du Royaume-Uni.

Législatures dévolues

Judiciaire

Article détaillé : Droit au Royaume-Uni.

Système électoral

Article détaillé : Élections au Royaume-Uni.

Le système électoral britannique est le scrutin majoritaire à un tour et le bipartisme.

La Chambre des communes est élue depuis 1928 au suffrage universel direct par tous les sujets britanniques majeurs (l'âge de la majorité a été abaissé de 21 à 18 ans en 1969) et jouissant de leurs droits civiques, selon le principe du scrutin majoritaire à un tour que résume l'adage « the first past the post ». Chaque circonscription envoie le candidat arrivé en tête au parlement. Comme l'a montré Maurice Duverger, la conséquence directe de ce mode d'élection est le bipartisme. Le parti vainqueur est surreprésenté alors que dans le même temps, le tiers-parti est marginalisé. Ainsi aux élections législatives de mai 2005, le parti travailliste a obtenu 356 sièges pour 35% des voix, le Parti conservateur, 197 sièges en totalisant pourtant 32% des suffrages et le parti libéral démocrate, 62 sièges pour 22% des voix ; soit à peine un dixième des sièges pour plus d'un cinquième des votes. Voilà pourquoi depuis plus de 160 ans, la vie partisane britannique repose sur le bipartisme. Affrontements des Whigs et des Tories au XIXe siècle, conservateurs contre libéraux par la suite, puis depuis l'après-guerre, conservateurs contre travaillistes. Une autre conséquence de ce mode d'élection est selon Olivier Duhamel, l'instauration implicite d'une élection primo-ministérielle, le chef du parti majoritaire devenant premier ministre.

Partis politiques

Article détaillé : Partis politiques du Royaume-Uni.
Composition politique de la nouvelle législature à l'issue de l'élection générale de 2010.
Résultats en voix ( en bas ) et en sièges ( en haut ) des élections générales de 2005.

Il existe une constante dans la vie partisane britannique, une moindre personnalisation des partis. Ainsi, le parti conservateur n'eut aucun scrupule à se débarrasser de Margaret Thatcher qui avait été son chef charismatique. Plus récemment le parti travailliste a montré qu'il pourrait se passer de Tony Blair qui a pourtant ramené le Labour aux affaires après l'hégémonie des conservateurs et remporté trois élections.

Gauche

  • Les Libéraux démocrates (en anglais Liberal Democrats, couramment surnommés Lib Dems, (cf. Liberal Democrats) (libéraux progressifs ; les Lib Dems sont considérés traditionnellement comme un parti du centre ou centre-gauche mais l'alignement de la politique du Labour sur des positions centristes a fait, selon quelques personnes, des Lib Dems le vrai parti de la gauche), dirigé par Nick Clegg.
  • RESPECT, coalition de la gauche altermondialiste dirigée par le député George Galloway. Ce parti pacifiste a effectué une petite percée aux élections locales de 2007.

Droite

Parti nationaliste

Partis régionalistes

Partis d'Irlande du Nord

Autres

  • Pirate party UK : Parti pirate UK. Parti membre du parti pirate international, proche du Parti pirate suédois[1].

Gouvernement local

Le Royaume-Uni et l'Union européenne

L’histoire du Royaume-Uni et de l’Union Européenne, c’est l’histoire conflictuelle entre une nation indépendante et une assemblée fédérale. C’est la rencontre de deux antagonistes, qui vont tant bien que mal essayer de s’entraider pour servir les intérêts de chacun. La relation Grande-Bretagne-Europe se déroule en 3 temps. Il y a tout d’un bord le prélude à cette adhésion, les réticences britanniques, puis le véto français qui va venir contrarier la visée européenne de la politique anglaise et enfin l’adhésion non pas pleine et entière mais composée de nombreux opt-out.

Le Royaume-Uni a longtemps repoussé les avances européennes par crainte de perdre cette supranationalité qui lui est chère. Les intentions de fédéralisme et autres faits compromettant son libéralisme parlementaire inquiétaient hautement les Britanniques. Pendant bien longtemps, les Britanniques ont tenu à conserver leur « insularité » naturelle, via la neutralité, le maintien de la paix de 1815, et surtout via l’absence d’union avec d’autres nations. Ainsi en 1949, alors que s’établit la CECA, Attlee comme Churchill s’opposent vigoureusement à l’entrée de leur pays dans une telle association. De même, 8 ans plus tard, à la signature du traité de Rome, Eden et Macmillan maintiendront l’isolement britannique. Isolement pas complet, lorsqu'en 1960 se crée l’AELE, comme une riposte faite contre cette union européenne non adaptée aux envies britanniques. Mais le déclin politique et surtout économique, une association fondée sur le libre-échange n’est plus suffisante. Soucieux de rattraper la compétitivité de ses voisins européens, de se redonner une place sur la scène internationale, place perdue avec la décolonisation, les difficultés d’après-guerre, le Royaume-Uni est bien décidé à transformer le couple franco-allemand en ménage à trois. Or, une telle ambition était sans compter la présidence française incarnée par De Gaulle. Certes, le Royaume-Unis se targue d’avoir été le premier à formuler les vœux d’une union européenne via le discours tenu par Churchill en 1946 à l’Université de Zurich, qui proposait la création des « États-Unis d’Europe », mais De Gaulle n’est pas homme à pardonner le rejet si longtemps formulé par les Britanniques. Lorsque le Royaume-Uni fait sa demande de candidature en 1963, le rejet gaullien est immédiat. Il ne laissera pas entrer dans cette union européenne, le cheval de Troie des États-Unis. Se méfiant plus que tout d’une hégémonie américaine, De Gaulle prétexte les accords Nassau de 1962, signés entre la Grande-Bretagne et les États-Unis, sur la fournitures de missiles nucléaires, pour repousser l’adhésion anglaise.
En 1967, Wilson réitère le vœux de Macmillan, mais là encore De Gaulle s’y oppose, prenant toujours comme raison majeure l’alliance avec l’Amérique, et des liens trop forts avec le Commonwealth. Le Royaume-Uni doit faire un choix : ses colonies ou l’Europe. De Gaulle craint qu’il fasse détruire l’esprit communautaire. Il faudra attendre la présidence de Pompidou, pour qu’enfin en 1973, le Royaume-Uni voie sa candidature acceptée. Une fois cette étape validée, va s’ensuivre une longue série de régimes particuliers. Le Royaume-Uni refuse la parité monétaire dans le SME, parvient sous l’influence de Thatcher à réduire en 1980 sa quote-part à la CEE, et diverge sur de nombreux points lors de sommets européens; notamment dans les années 1970, alors que l’Union Européenne prônait une politique de détente entre les Deux Grands, la Grande-Bretagne s’est ouvertement faite l’alliée des États-Unis, de même en 2003, sa participation à la guerre d’Irak a été mal perçue par ses compatriotes de l’Union, se demandant si la girouette britannique allait cesser un jour de regarder vers le grand large. Champion de l’exception, le Royaume-Uni devient de plus en plus influent au sein de l’Europe, sa présidence en 2005 et la baisse du nombre d’eurosceptiques britanniques en ont été les preuves.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • M. Charlot, La Vie politique dans l'Angleterre d'aujourd'hui, Armand Colin.

Articles connexes

Lien externe


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