Pole de Renaissance Communiste en France


Pole de Renaissance Communiste en France

Pôle de renaissance communiste en France

Pôle de renaissance
communiste en France
La faucille et le marteau, logo du Prcf 
Président Léon Landini
Fondation 2000 : CNUC
2002 : FNARC
2004 : PRCF
Disparition {{{disparition}}}
Siège 23, rue du Haut de la Noue
92390 Villeneuve-la-Garenne
Secrétaire national Georges Gastaud
Président d'honneur Georges Hage
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Présidents du groupe
au Sénat {{{Sénat}}}
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Représentation du parti
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Sénateurs {{{Sénateurs}}}
Députés européens {{{Députéseuropéens}}}
Idéologie socialisme, communisme, marxisme-léninisme, anti-capitalisme, anti-impérialisme, patriotisme
Affiliation européenne {{{européenne}}}
Affiliation internationale SolidNet, bureau d'information des partis communistes et ouvriers mondiaux
Couleurs rouge,bleu
Site Web Prcf.fr
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Le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) est un mouvement politique se réclamant du marxisme-léninisme, fondé en janvier 2004, ayant comme slogan « Franchement communiste », qui se situe à gauche dans l'échiquier politique, regroupant des militants et groupes politiques issus du Parti communiste français (PCF), certains lui appartenant encore, mais l'ayant quitté dans leur majorité[1].

Son président-délégué est Léon Landini et son président d'honneur est Georges Hage, ancien doyen de l'Assemblée nationale. Il est organisé en associations départementales, en sections et dans la mesure du possible en cellules. Le Comité politique national assume la direction nationale, selon des principes s'inspirant du centralisme démocratique.

Le PRCF édite le mensuel Initiative communiste et la revue théorique ÉtincelleS. Des militants du mouvement animent également l'émission Convergence, émission hebdomadaire sur Radio Galère (FM 88,4 MHz à Marseille le lundi de 20h à 21h) [2].

Les Jeunes pour la renaissance communiste en France (JRCF) constituent le mouvement de jeunesse du PRCF.

Sommaire

Historique

Le PRCF fait partie des organisations communistes issue du refus de la « mutation » qu'a engagée la direction du PCF dans les années 1990. Elle succède et vient compléter un grand nombre d'autres organisations qualifiées « orthodoxes » par les médias, qui diffèrent entre elles principalement par leur positionnement envers le PCF.

Un des premiers mouvements d'opposition « orthodoxe » voit le jour en 1991, avec la création de la Coordination communiste pour la continuité révolutionnaire et la renaissance léniniste du PCF (CC/PCF), plus communément appelée Coordination communiste. Née dans le Nord, il s'agit d'un groupe oppositionnel au sein du PCF, qui s'oppose particulièrement à la direction sur le bilan de l'URSS. Cependant, celui-ci reste dans un premier temps assez peu influent et très localisé.

Avec le congrès du PCF, en 1996, d'autres groupes oppositionnels voient le jour, dont la « Gauche communiste » de Jean-Jacques Karman, qui réclame la construction d'un parti révolutionnaire comme le PCF de 1921, « Communistes de l'appel des 41 (Loir-et-Cher) » de Thérèse Hirzsberg ou encore l'« Appel des 500 » animé, entre autres, par Rolande Perlican, Henri Martin et Maurice Lassalle. Les deux premiers seront notamment à l'initiative de l'appel « Nous voulons rester communistes » et des « États généraux des communistes », avec la Coordination, le 14 février 1999.

C'est le congrès de Martigues, en 2000, qui marquera la rupture de la plupart de ces groupes avec le PCF. Alors que la Gauche communiste reste au sein du PCF, Rolande Perlican le quitte pour fonder Communistes, ainsi Thérèse Hirzsberg et l'Appel des 41. La majorité de la Coordination communiste, autour de Maurice Cukierman, quitte le PCF pour fonder la Coordination communiste pour la reconstruction du parti communiste révolutionnaire.

L'année qui suit voit naître un début d'unité entre ces groupes : en mai 2000, des militants, adhérents ou non au PCF, créent le Collectif national unitaire des communistes (CNUC), à l'initiative de Georges Hage. Ils participent aux débuts des Rouges vifs, groupe créé autour d'André Gerin ou Henri Martin, qui reste au sein du PCF. Le CNUC sera à l'origine d'un meeting, en 2001, intitulé « Retrouvailles communistes » et qui regroupe plusieurs groupes orthodoxes du PCF, à l'occasion de son 80e anniversaire : outre le CNUC et les Rouges vifs, on trouve la Gauche communiste, la partie de la Coordination communiste qui a choisi de rester au PCF, sous le nom de "Coordination des militants communistes du PCF pour sa continuité révolutionnaire et sa renaissance léniniste" (CMC/PCF) ou encore la Fédération PCF du Pas-de-Calais dirigée par Jean-Claude Danglot.

Suite à ces « retrouvailles » se crée un Comité de liaison pour une convergence communiste des associations nationales (souvent nommé Convergence communiste), animé notamment par Henri Martin. Dans cette optique unitaire est fondée la « Fédération nationale des associations pour la renaissance communiste » (FNARC), début 2002 : principalement issue du CNUC, elle regroupe également des membres de la CMC/PCF ainsi que des groupes moins importants.

La création du Pôle pour la renaissance communiste en France s'inscrit dans la même logique que celle de la FNARC : la Convention nationale pour la renaissance communiste qui le fonde, les 17 et 18 janvier 2004, à Paris, se tient d'ailleurs à l'initiative de cette dernière. La création du PRCF ne donne pas lieu à des ralliements majeurs : sont présentes à la Convention les mêmes associations qu'aux « retrouvailles » de 2001. Elle marque en revanche un changement de nature : d'une fédération d'associations, la FNARC se transforme en pôle de travail de militants de bords différents, dont une majorité est encore adhérente au PCF.

Relations avec le PCF

L'acte fondateur du PRCF[3] précise : « le Pôle de Renaissance communiste ne se conçoit pas comme un parti mais comme un regroupement de militants travaillant sur la base d’une analyse marxiste-léniniste actualisée de la société ; le nouveau Pôle travaillera également à susciter des convergences communistes d’action sur tous les problèmes d’actualité ». Il est cependant en rupture totale avec le PCF, qu'il qualifie de mutant : il considère, contrairement aux groupes encore présentés au sein du PCF (comme la Gauche communiste ou la section du PCF 15e), qu'il n'est pas possible de le « redresser de l'intérieur ». C'est pourquoi il se donne l'objectif de créer un parti continuateur du PCF, qui continue son action d'avant le 22e congrès (date de l'abandon de la dictature du prolétariat, et donc de facto du marxisme-léninisme tel que souhaité par le PRCF).

Cependant, une partie importante des membres du PRCF sont également membres du PCF. De ce fait, et de par ses relations avec d'autres groupes « orthodoxes », notamment via Convergence communiste, il influence la vie politique interne du PCF. Au 32e congrès, en 2003, le projet alternatif de base commune intitulé « Reconstruire le PCF et réunifier les communistes sur des bases révolutionnaires » est soutenu à la fois par la fédération du Nord du PCF et Jean-Claude Danglot, par la Gauche communiste et par la FNARC. Au 33e, en 2006, le PRCF ne soutiendra pas officiellement de texte, mais déclare approuver totalement le texte « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes », issu de la section du PCF Paris 15e.

Cependant, les principaux acteurs de premier plan du PCF un temps proches du PRCF s'en sont aujourd'hui éloignés, tels Jean-Claude Danglot, André Gerin ou Jean-Jacques Karman.

En 2007, Georges Hage, lance un appel "Groupons-nous dès demain" visant à rassembler toutes les sensibilités communistes opposées à la direction réformiste du PCF, en appelant à mettre en place une Confédération d'action communiste.[4]

A la différence d'autres opposants à la ligne de la direction du PCF qui eux aussi rejettent ce qu'ils appellent la mutation/liquidation du parti et, par exemple, l'adhésion au Parti de la gauche européenne, le PRCF n'a pas totalement renoncé à toute activité militante à l'intérieur du PCF. Pariant que le PCF continuera sa dérive sociale-démocrate, il cherche à se constituer en alternative pour continuer le PCF sur des bases révolutionnaires modernes. Sa stratégie, basée sur l'unité de tous les communistes opposés à la liquidation du PCF entreprise par la direction réformiste.

A l'occasion du 10ème anniversaire de la disparition de Georges Marchais (1997/2007), le PRCF rend hommage à l'ancien secrétaire général du PCF.[5]

Participation électorale

La FNARC, prédécesseur du PRCF, a présenté des candidats aux élections législatives de 2002 ainsi qu'aux élections cantonales de 2004. Le PRCF a quant à lui présenté plusieurs candidats aux élections législatives de juin 2007[réf. nécessaire] ainsi qu'aux élections municipales et cantonales de mars 2008[réf. nécessaire].

Aux Élections européennes de 2009, le PRCF fait campagne pour « l’abstention citoyenne » [6], notamment parce qu’il juge que se serait « cautionner le viol du non à la constitution européenne du 29 mai 2005 » [7] (Cf: traité de Lisbonne), de plus, le PRCF étant souverainiste, il ne veut pas participer à des élections qu’ils qualifient de « supranationales » [8]. Son principal mot d’ordre pour cette campagne est « pour redire non à l’union européenne, abstention citoyenne » [9] et « l’Europe capitaliste il faut en sortir pour s’en sortir » [10].

Positionnement politique

Né d'une scission du PCF et ayant pour but de créer un nouveau PCF « franchement communiste » à ses yeux, le positionnement du PRCF se définit avant tout par rapport à ses oppositions avec ce premier.

D'un point de vue théorique, il se revendique du « marxisme-léninisme » : son but est de créer la rupture révolutionnaire avec le capitalisme qui instaurera la dictature du prolétariat, d'abord dans le cadre national, puis dans tous les pays grâce à l'internationalisme prolétarien. Ainsi, il dénonce la rupture intervenue au 22e congrès, qui vit remplacer la dictature du prolétariat par le « socialisme à la française » et l'autogestion. Il estime vouloir voir renaître l'idée d'un socialisme pour la France dans les conditions d'aujourd'hui. Pour lui, la construction du socialisme en France doit être un processus dont chaque étape sera le résultat de la volonté de la majorité du peuple.[11]

D'un point de vue international, il se caractérise par une défense de principe des États s'étant revendiqués socialistes : ainsi, il refuse toute criminalisation de l'« expérience socialiste issue d'Octobre 1917 » et défend les régimes cubain et nord-coréen dans ce qu'il appelle sa lutte contre l'impérialisme américain. Il se démarque ainsi du PCF qui, s'il exprime encore occasionnellement un soutien "au peuple cubain", remet en cause les institutions politiques issues de la Révolution cubaine.

Un point de désaccord central entre le PRCF et le PCF est la question européenne : là où le PCF s'inscrit dans une logique de participation critique, le PRCF refuse le principe même de la supranationalité au nom du principe de souveraineté nationale : il souhaite donc le retrait de la France de l'Union européenne. Cela s'est marqué d'abord lors du vote interne au PCF sur l'adhésion au Parti de la gauche européenne, où les « orthodoxes » ont marqué leur opposition à toute participation à un parti européen, ce qui constituerait selon eux une forme de participation. Le PRCF a également marqué sa différence avec le PCF pendant la campagne sur le référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe en se déclarant contre « toute constitution européenne » et non pas contre « la constitution européenne ».

Enfin, le PRCF exprime un désaccord stratégique majeur sur l'alliance avec la social-démocratie : si la direction actuelle du PCF pose comme base à la participation gouvernementale son antilibéralisme, le PRCF refuse toute participation à un gouvernement social-démocrate et qualifie les deux participations précédentes de « funestes ».[12]

En janvier 2006 a eu lieu la 1ère Conférence Nationale du Prcf.

Le CPN du PRCF adopte un texte "Un nouveau cours" en octobre 2006, et mentionné qu'il s'inscrit dans la logique de donner une image rénové du Pôle en étant clairement anti-sectaire et met en avant l'action pour l'unité des communistes opposés à la dérive du PCF, un rassemblement sur un "programme-candidat" des progressistes, en se dotant d'un projet novateur pour la France.

Les 25 et 26 octobre 2008 a eu lieu la 2ème Conférence Nationale du Prcf (slogan : "Tous ensemble et en même temps" - "un socialisme original et inédit pour la France") à Paris qui a renouvellé les instances dirigeantes et voté une nouvelle Résolution politique.

Organisation

L'organe souverain du PRCF est la conférence nationale, réunie tous les 2 ans et composée de délégués élus par les fédérations départementales. À sa tête se trouve un comité politique national (CPN) composé de 60 membres, élu par la conférence nationale, qui contient en son sein une commission et un secrétariat exécutifs. Il s'agit là d'un fonctionnement proche du fonctionnement du PCF avant le congrès (comité central et bureau politique).[13]

Le président du PRCF est Léon Landini ; le président du CPN est Jean-Pierre Hemmen ; le secrétaire national, directeur politique d'Initiative Communiste, est Georges Gastaud et Georges Hage, ex-député du Nord et ex-doyen de l'Assemblée nationale, est président d'honneur.

Logotype du Prcf plus représentatif Logotype du Prcf plus représentatif

Notes et références

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

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