Plécoptèroïde


Plécoptèroïde

Plecoptera


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Plécoptère
 Plécoptère de la famille des Pteronarcyidae
Plécoptère de la famille des Pteronarcyidae
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Sous-embr. Hexapoda
Classe Insecta
Sous-classe Pterygota
Infra-classe Neoptera
Super-ordre Orthopteroidae
Ordre
Plecoptera
Burmeister, 1839
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Les Plécoptères souvent appelés perles, ou mouche de pierre (Steinfliege en allemand, Stonefly en anglais, car se posant très fréquemment sur les pierres en bordure de cours d'eau) sont un ordre d'insectes, sous-classe des Ptérygotes, super-ordre des Orthoptéroidés, ailés, au corps mou et allongé.
C'est un groupe ancien, dont on trouve des fossiles datant au moins du début du Carbonifère.

Plus de 2000 espèces de Plécoptères sont actuellement répertoriées dans le monde, mesurant de quelques millimètres à 5 cm pour les plus grands. L'Amérique du Nord en compte environ 4 fois plus d'espèces que l'Europe[1].

Ils sont généralement inféodés aux zones humides à fort courant (eaux vives). Ils ne volent que sur de brèves distances, à proximité des berges, torrents, fossés et ripisylves. Ils se reposent volontiers sur des pierres et branches émergeant de l'eau ou à proximité. On les trouve parfois en grand nombre à proximité de l'eau, posés sur les pierres fraiches d'arches et piles de ponts, aux entrées de grottes, sur des parois de gouffres..).
Cet ordre regroupe des espèces végétales, omnivores/détritivores et carnivores.

Ils ont un développement de type hémimétabole (métamorphose incomplète).

Sommaire

Larves et nymphes (individus immatures)

Elles vivent toutes dans les cours d'eau, alors que les adultes (ou imagos) sont aériens.
Comme les larves d'Éphémères, le corps des larves de Plécoptères est adapté au courant (aplati dorso-ventralement, les pattes disposées le long du corps, et non sur le dessous). Cette forme offre moins de résistance au courant, leur permettant de vivre à proximité du fond du lit, sur ou sous les pierres, là où le courant est le moins important. Elles sont, cependant, dépourvues de branchies, l'oxygène diffusant à travers le corps.

Les larves des Plécoptères sont également utilisées comme bioindicateur, car très sensible au taux en oxygène dissout dans l'eau. Par exemple, une pollution par rejet d'eaux usées dans les cours d'eau va provoquer une diminution brutale de certaines familles de Plécoptères comme les Perlidae. Ils sont considérés comme des groupes indicateurs dans des tests de la qualité de l'eau comme l'Indice biologique global normalisé (I.B.G.N.).

Caractéristiques

  • une paire d'antennes longues, solides et multiarticulées
  • deux cerques, parfois aussi longs que le corps
  • deux yeux, et trois ocelles
  • deux paires d'ailes presque transparentes, à réseau veineux très marqué
  • au repos, les ailes sont repliées à plat sur le dos. Les ailes antérieures sont simples et ovales, moins larges que les postérieures.
  • les mâles de nombreuses espèces ont les ailes atrophiées, et ne peuvent donc voler
  • les pattes sont toutes du même type, terminées par un tarse à trois articles
  • les larves sont dépourvues de branchies, l'oxygène diffusant à travers le corps, accessoirement à l'aide de petites touffes de poils
  • toutes les larves commencent leur développement par un régime brouteur-racleur de biofilm et d'algues. Puis, en grandissant certaines acquièrent un régime détrivore et se nourrissent notamment des litières issues de la végétation des berges des cours d'eau. D'autres familles, notamment celles issues des espèces de grande taille, deviennent par la suite uniquement prédatrices.
  • les mues du cycle larvaire se succèdent généralement sur une durée d'un an, mais jusqu'à trois ans pour certaines espèces

La détermination des sous-ordres, genres et espèces nécessitent généralement l'observation des organes copulateurs. Pour cette raison, les naturalistes les conservent dans de l'alcool quand cela est nécessaire.

Alimentation

L'adulte mange des algues, fragments de lichens ou pollens. Certaines espèces semblent ne pas se nourrir, consacrant leur brève vie d'adulte à la reproduction. Les femelles vivent généralement 2 à 3 semaines, et les mâles une semaine de moins.

Reproduction

Au printemps mâles et femelles s'accouplent. La femelle immerge ses oeufs agglomérés en petits paquets dans une eau bien oxygénée. Les larves se développent dans l'eau durant une à plusieurs années, avec un cycle de 20 à 30 mues avant de stade final qui sera aérien.

Menaces

Ce sont des espèces qui souvent tendent à régresser et qui ont localement disparu, en raison probablement de la pollution croissante des cours d'eau. Certaines espèces semblent ne pas voler sur de grandes distances, ce qui ne facilite pas la recolonisation d'un milieu après une pollution, surtout lorsque leurs corridors biologiques ont disparu. L'inventaire des plécoptères de France est en cours par le groupe groupe Benthos de l'OPIE. Sur plus de 500 espèces connues en Europe, 175 ont été identifiées en France (parmi 26 genres). Beaucoup d'espèces ont été nouvellement décrites depuis les années 1970 en Europe, dont en France [2]

Classification

Les 3000 espèces (300 genres) sont classées en deux sous-ordres.

On trouve en Europe les familles suivantes : Taeniopterygidae, Nemouridae, Capniidae, Leuctridae, Pteronarcyidae, Styloperlidae, Peltoperlidae, Perlodidae, Perlidae et Chloroperlidae.

Images

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

  1. Guide des insectes, Zahradnik et Severa, Hatier, 1984, ISBN 22 18 02261 3, ISSN 0750 8921
  2. Inventaire des Plécoptères de France : premier bilan, INRA, OPIE (5 pages)
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