Pierre Gaultier de Varennes et de La Verendrye


Pierre Gaultier de Varennes et de La Verendrye

Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye

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Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye, devant l'hôtel du Parlement, Québec

Pierre Gaultier de Varennes et de la Vérendrye, né à Trois-Rivières, le 17 novembre 1685 et décédé Montréal le 5 décembre 1749 à l'âge de 64 ans.

Sommaire

Biographie

Les Gaultier étaient originaires de la région d’Angers en France, où leur nom figure pour la première fois vers le milieu du XVIe siècle. Ils occupaient un rang important parmi les notables de la région. C'était une famille de riches propriétaires terriens ; Varennes et La Vérendrye étaient les noms de deux de leurs domaines. Ses membres occupèrent des postes dans l’armée, la magistrature et l’administration.

René Gaultier, de Varennes, père de Pierre, vint au Canada en septembre 1665 comme lieutenant dans le régiment de Carignan-Salières. Sa compagnie fut stationnée dans le gouvernement de Trois-Rivières, au cours de l’hiver qui suivit son arrivée. Il épousa Marie Boucher, la fille du gouverneur du lieu, Pierre Boucher, qui appartenait à une des familles les plus distinguées de la région de l’époque.

Treize enfants sont nés de son mariage dont huit, quatre garçons et quatre filles, atteignirent l’âge adulte. Avec ses frères et sœurs, il vit dans la seigneurie de son grand-père maternel. René Gaultier décède le 4 juin 1689.

Pierre est éduqué par sa mère, puis au petit séminaire de Québec en 1699. Il commence sa vie de soldat à 12 ans comme cadet à l'académie navale. Il apprend les manoeuvres militaires, les techniques de survie en forêt, la cartographie, la rédaction d'un journal et les premiers soins. En 1704, il fait sa première campagne sous la direction d'Hertel de Rouville. Il en fait d'autres avec Monsieur de Subercase en Terre-Neuve qui voit l'élimination des établissements anglais de ces côtes. Dès 1706, il est nommé enseigne en second.

Il s'enrôle avec les troupes coloniales à l'âge de 20 ans et part pour la France en 1707. Il entre dans le régiment de Bretagne. Durant la Guerre de Succession d'Espagne, il sert dans les Flandres, est blessé et fait prisonnier lors de la bataille de Malplaquet en 1709. Il obtient le grade de lieutenant.

À la mort de son frère Louis, sous-lieutenant au même régiment, Pierre adopte le surnom que portait le défunt : La Vérendrye. L'autorisation de revenir en Nouvelle-France lui est accordée le 24 mai 1712. À l'automne, il épouse Marie-Anne Dandonneau du Sablé, la fiancée qui l'attend depuis cinq ans. C'est une des filles du Louis Dandonneau, seigneur de l'Île Dupas. Elle amène à l'union 2000 livres, une terre qui consiste en la moitié de l'Île aux Vaches, plusieurs autres terres de plusieurs arpents. Dans peu de temps, ils sont les parents de quatre fils et de deux filles. Pendant 14 ans, La Vérendrye pratique la culture de la terre, l'élevage et remplit ses fonctions militaires.

En 1731, Pierre commence ses expéditions. Parti pour découvrir la mer de l’Ouest, les expéditions poursuivent des fins commerciales dans les fourrures. La Vérendrye organise des expéditions à partir de Fort Caministigoyan et fait édifier une dizaine de postes de traite fortifiés, notamment Fort Saint-Pierre, puis Fort Saint-Charles.

Au printemps de 1742, Pierre, se dirige vers le nord pour établir le fort Dauphin sur le lac Manitoba et le fort Bourbon à la pointe nord du lac Winnipeg. Le 9 avril 1742, les deux autres fils de La Vérendrye, Louis-Joseph et François quittent le fort La Reine avec la mission d'aller aussi loin que possible vers l'ouest. Ils se dirigent dans une direction sud-ouest. Le 1er janvier 1743, ils remontent le Haut Missouri jusqu'à la rivière Yellowstone. Un écran de pierre leur barre la route et la vue sur l'Ouest. Ils sont au pied des montagnes Rocheuses, dans la partie occidentale du Wyoming. Les garçons sont certains que, s'ils traversent ces montagnes, ils verront la mer. Malheureusement, leurs guides aborigènes refusent de poursuivre leur chemin, disant qu'il est dangereux de continuer dans les territoires de leurs ennemis. Déçus, les frères La Vérendrye rebroussent chemin.

Le père et ses fils retournent à Montréal en 1744. La reconnaissance pour leur contribution à l'exploration de la Nouvelle-France ne vint que cinq ans plus tard. Le roi de France les honore en accordant au père la Croix de Saint-Louis, la distinction la plus prestigieuse de l'époque, ainsi qu'une seigneurie pour lui et sa famille.

Pierre Gaultier de La Vérendrye est promu capitaine pour ses services. Il est à préparer une expédition sur la rivière Saskatchewan quand il décède à Montréal, le 5 décembre 1749. Il a 64 ans.

Épitaphe

Il a fait reculer les frontières de la Nouvelle-France jusqu’au Manitoba ; au cours de ses rencontres avec les Amérindiens, il a inscrit la fidélité à la monarchie française au cœur d’importantes nouvelles tribus ; les postes qu’il a bâtis à l’ouest des Grands Lacs ont transformé le lac La Pluie, le lac des Bois et le lac Winnipeg en mers intérieures françaises et ont détourné vers le Saint-Laurent, au profit des Français, une bonne part du commerce des fourrures des régions de la Saskatchewan et de l’Assiniboine ( Fort La Reine ) qui se faisait à la baie d'Hudson. Ce vaillant fils de la Nouvelle-France a été reconnu comme un pionnier de ce territoire.

La ville de Varennes (Québec) a été fondé par René Gaultier, père de Pierre.

Héritage

Le canton de La Vérendrye dans la vallée de la Matapédia est nommé en son honneur.

Source

Liens externes

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