Pierre Celor


Pierre Celor

Pierre Louis Joseph Jean Celor, né le 19 avril 1902 à Tulle (Corréze) et décédé le 6 avril 1957 dans le 15e arrondissement de Paris[1], est un homme politique français.

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Biographie

Fils de coiffeur et venu au militantisme par le syndicalisme, Pierre Celor adhère en 1923 au Parti communiste français dont il devient permanent en 1925. De 1929 à 1931, il est l'un des quatre secrétaires du Comité Central, aux côtés de Maurice Thorez et Henri Barbé, mais il tombe en disgrâce au sein du Komintern.

Après un détour par le RNP en 1941, il rejoint en 1942 le Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot. Membre du bureau poitique de ce parti, il en est le secrétaire adjoint chargé des problèmes corporatifs. Il suit le repli de son mouvement en Allemagne en août 1944. Dans cet exil, il dirige l'école S4, en charge de la formation des futurs cadres politiques que Doriot rêve d'implanter clandestinement dans la France libérée en inversant le modèle de la Résistance[2].

En 1945, il est arrêté en Italie où il avait tenté de se réfugier. Il est condamné à sept ans de prison pour Collaboration par la Haute Cour de Justice en 1947 et bénéficie d'une grâce deux ans plus tard. Par la suite, il participe à la revue anticommuniste Est & Ouest et devient proche des catholiques traditionalistes.

Sources

  • Philippe Robrieux, Histoire intérieure du parti communiste, T1 et T4, Fayard, Paris.
  • Jean Lévy, Le dossier Georges Albertini : une intelligence avec l'ennemi, L'Harmattan, 1992, p.147.

Voir aussi

Notes et références

  1. Archives départementale de la Corrèze, état-civil numérisé de Tulle, acte de naissance N°123 de l"année 1902 pourvu de sa mention marginale de décès, vue 274 de la numérisation.
  2. Olivier Pigoreau, Nom de code Atlas, Nouveau monde éditions, 2011, p.171-172.