Parti de la justice et du développement (Turquie)


Parti de la justice et du développement (Turquie)

Parti pour la justice et le développement (Turquie)

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Adalet ve Kalkınma Partisi
logo du parti pour la justice et le développement 
Président Recep Tayyip Erdoğan
Fondation 14 août 2001
Siège No. 202 Balgat

Ankara

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Représentation du parti
Grande assemblée nationale
Idéologie Conservatisme libéral Démocratie musulmane Réformisme
Affiliation internationale Parti populaire européen (observateur)
Couleurs* Orange, blanc
Site Web akparti.org.tr
voir aussi

Politique de la Turquie
Président turc
Partis politiques turcs

Le Parti pour la justice et le développement ou AKP (Adalet ve Kalkınma Partisi) est un parti islamo-conservateur[1], au pouvoir en Turquie depuis 2002. Son président, l’ancien maire d’İstanbul Recep Tayyip Erdoğan, est depuis le 14 mars 2003 le Premier ministre de la Turquie. Son nom est souvent abrégé en AK Parti, ce qui signifie Parti blanc. Fondé le 14 août 2001, il est issu de la scission du Refah Partisi, « Parti du bien-être », de Necmettin Erbakan, qui a également donné naissance au Saadet Partisi, « Parti de la félicité ».

Sommaire

Histoire

Ce parti se présente comme étant religieux et conservateur. Si ses opposants s’inquiètent de la menace qu’il porterait à la laïcité de l'Etat, l'AKP réfute catégoriquement toutes ces accusations, et déclare respecter la laïcité inscrite dans la Constitution. Deux manifestations kémalistes ont précédé l'élection présidentielle de 2007.

L'AKP est sorti vainqueur aux élections législatives anticipées de juillet 2007 avec 46,47 % des voix[2].

Recours devant la Cour constitutionnelle (2008)

En outre, la Cour constitutionnelle a été saisie d'une procédure d'interdiction de l'AKP, qu'elle a déclaré recevable en mars 2008[1],[3] pour « atteinte à la laïcité », dont l'examen a débuté le 28 juillet 2008. Les milieux laïques ayant déposé le recours lui reprochait notamment de comploter contre la République kémaliste et la laïcité turque.

La Cour, dont majorité des juges a été nommée par l'ancien président de la République, Ahmet Necdet Sezer, un ultralaïque [1], a annulé en juin 2008 deux amendements, votés le 7 février 2008 par le Parlement turc [4][5],, autorisant le voile dans les universités (9 voix contre 2, sans motiver cette décision, contrairement à la loi) [1][6].

En juillet, l'AKP s'attendait à être dissoute, à l'instar du Parti de la prospérité et du Parti de la vertu, fermés pour cause d'«activités antilaïques», en 1998 et 2001, ce qui aurait ouvert une crise politique majeure en Turquie [4], ainsi qu'un précédent mondial (aucun parti au pouvoir n'ayant fait l'objet, jusqu'à présent, d'une telle procédure, bien que la Cour turque ait dissolu 24 partis depuis 1962 [4]) [1]. 71 membres de l'AKP, dont le président de la République, Abdullah Gül, et le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, étaient menacés d'une interdiction de 5 ans d'appartenir à un parti politique, en raison de leurs déclarations au sujet du voile (dont Mehmet Elkatmis, député, poursuivi pour avoir affirmé: «L'interdiction du port du foulard est contraire aux droits de l'homme, personne n'a le droit de l'interdire»)[1].

Dans le même temps, les arrestations se multipliaient dans les rangs ultranationalistes, 86 personnes, appartenant au réseau dit Ergenekon (proche de l'État profond) ayant été accusé, fin juillet 2008, de conspiration pour semer la terreur et renverser le régime [7]. Les kémalistes accusaient le pouvoir d'avoir fait de ce second procès une riposte au premier [7]. La tension était ainsi au plus vive, un attentat non revendiqué faisant en outre 16 morts à Istanbul le 27 juillet[7].

La Cour a néanmoins décidé, fin juillet 2008, de ne pas prononcer la dissolution de l'AKP (6 juges ont voté pour, sur 11, alors qu'il en fallait 7), tout en la condamnant financièrement pour « activités antilaïques », en la privant de la moitié des 26 millions d'euros de subvention publique annuelle[1].

La décision de la Cour a sans doute été influencée par les mises en garde des États-Unis et de l'Union européenne (UE), s'opposant à une telle interdiction [4][1]. Le général Yasar Büyükanit, chef d'état-major des armées, a déclaré: « La position des forces armées turques sur la laïcité ne change pas. Ni avant moi, ni avec moi, ni après moi. »[4] Selon Le Monde, l'UE et les laïques libéraux attendent pourtant une réforme de la Constitution, issue du coup d'Etat militaire de 1980, qui permettrait de limiter la possibilité de dissolution des partis politiques [4].

Notes et références

  1. a , b , c , d , e , f , g  et h Laure Marchand, Turquie : l'AKP échappe de peu à l'interdiction, Le Figaro, 31 juillet 2008
  2. http://www.hurriyet.com.tr/secimsonuc/default.html
  3. France 24 | Un procureur turc demande la dissolution de l'AKP | France 24
  4. a , b , c , d , e  et f Guillaume Perrier, En Turquie, l'AKP est sanctionné mais pas dissous, Le Monde, 31 juillet 2008
  5. En Turquie, le Parlement autorise le port du voile à l'université », dans Le Monde du 07-02-2008, [lire en ligne]
  6. Pas de voile à l'université turque - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
  7. a , b  et c Jean-Michel Demetz et Nükte V. Ortaq, L'heure des juges en Turquie, L'Express, 29 juillet 2008

Liens externes

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