Parti Socialiste (Belgique)


Parti Socialiste (Belgique)

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Parti socialiste
PS Belgique.svg
Président
Vice-Présidents


Secrétaire général
Elio Di Rupo
Christie Morreale
Philippe Moureaux
Maurice Bayenet
Gilles Mahieu
Fondation 6 avril 1885 (POB)
1945 (PSB)
1978 (PS)
Siège Parti Socialiste
Boulevard de l'Empereur
1000 Bruxelles
Au niveau fédéral
Chambre[1]
Chef de groupe Thierry Giet
Sénat[2]
Chef de groupe Philippe Mahoux
Ministres fédéraux[3]

Laurette Onkelinx
Marie Arena
Paul Magnette
Secrétaires d'Etat

Julie Fernandez-Fernandez
Jean-Marc Delizée
Flag of Wallonia.svg Flag Belgium brussels.svg Dgbelgiens.svg
Dans les entités fédérées
Parl. wallon[4]
Ministres wallons[5]




Rudy Demotte
Jean-Claude Marcourt
Paul Furlan
Éliane Tillieux
Parl. Comm. française[6]
Ministres francophones[7]

Rudy Demotte
Jean-Claude Marcourt
Fadila Laanan
Parl. bruxellois[8]
Ministres bruxellois[9]

Françoise Dupuis
Emir Kir
Charles Picqué
Parl. Comm. germanophone[10]
Ministre germanophone[11] Karl-Heinz Lambertz
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Au niveau européen
Représentants
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Affiliation européenne Parti socialiste européen
Affiliation internationale Internationale socialiste
Idéologie(s) Social-démocratie
Couleur Rouge
Site officiel www.ps.be
voir aussi

Constitution belge
Politique de la Belgique
Monarques de Belgique
Gouvernement fédéral belge
Premiers ministres belges
Partis politiques belges
Élections belges

Le Parti socialiste (PS) est un parti politique belge. Le mouvement socialiste joue un rôle de premier ordre sur la scène politique belge francophone depuis la moitié du XXe siècle. Le Parti socialiste est issu de la scission en 1978 du Parti socialiste belge en une aile flamande, le Socialistische Partij (SP, aujourd'hui Socialistische Partij Anders) et une aile francophone. Le parti est aujourd'hui le premier parti francophone de Belgique et est présent à tous les niveaux de pouvoir (Gouvernement fédéral, Région wallonne, Communauté française, Région de Bruxelles-Capitale), où il participe à des gouvernements de coalition. Il est né sur les cendres du POB.

Sommaire

Fondements idéologiques et philosophiques

La Charte de Quaregnon

Article détaillé : Charte de Quaregnon.

Organisation

siège du Parti Socialiste, boulevard de l'Empereur à Bruxelles

Structures internationales

Le Parti Socialiste est membre de l'Internationale Socialiste (I.S), qui est l'organisation mondiale des partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes. Elle rassemble actuellement 139 partis et organisations politiques de tous les continents.

Au niveau européen, le Parti socialiste, ainsi que l'ensemble des militants du PS et des partis membres, adhèrent au Parti socialiste européen.

Organisations associées

Le Parti socialiste travaille quotidiennement avec des organismes dont l'action participe à la réalisation de ses objectifs. Ils peuvent être liés organiquement au Parti socialiste ou en être partenaire.

  • Le Mouvement des jeunes socialistes est une structure autonome qui réunit les jeunes qui souhaitent y adhérer, de 15 à 30 ans.
  • L’Institut Émile Vandervelde, constitue aujourd’hui une équipe de jeunes attachés, dont la mission consiste à jouer un rôle d’interface avec les groupes parlementaires socialistes dans les différentes assemblées. Ils sont accrédités auprès de ces groupes parlementaires afin d’aider les députés dans les travaux parlementaires. Ils sont regroupés au sein de cellules spécialisées (voir menu en haut de page) dans différents domaines. Ils sont secrétaires de Commissions, présidées par un parlementaire et qui se chargent d’étudier des problématiques dans différents domaines. Les travaux en commissions ou en groupes de travail conduisent à une note au Bureau du parti ou à une proposition parlementaire.

La mission du centre d’études réside également dans l’organisation de colloques sur les sujets les plus divers de la politique belge, le volet européen et international étant plus centralisé auprès de la Fondation Louis de Brouckère. L’Institut dispose également d’une bibliothèque.

Historique

Voir Parti socialiste belge pour l'histoire du socialisme en Belgique avant 1978.

Si la Flandre a effectivement obtenu en 1970 l'autonomie culturelle qu'elle souhaitait, la Wallonie n'a eu que la promesse de la régionalisation économique qu'elle réclamait.

Tous les efforts des socialistes francophones tendront au cours de la décennie à la concrétisation de cette revendication, que la crise économique rend encore plus justifiée à partir de 1975. Dans ce contexte, les tensions et les divergences entre socialistes du nord et du sud du pays - comme dans les autres familles politiques - aboutissent à la constitution d'un Parti socialiste et d'un Socialistische Partij en 1978. C'est l'aboutissement d'une évolution alors en cours depuis quarante ans. André Cools devient le premier président des socialistes francophones. En 1981, il est remplacé par Guy Spitaels qui exerça la fonction jusqu'en 1992, Philippe Busquin lui succédant à cette date. Elio Di Rupo devient président en octobre 1999.

En 1980, un nouveau gouvernement social-chrétien-socialiste fait voter les lois concrétisant la régionalisation. Mais celle-ci n'est encore que limitée. Comme celle de 1970, l'étape de 1980 n'est qu'un pas vers une Belgique fédérale. Il faudra attendre 1988 et le retour des socialistes au pouvoir, après sept ans d'opposition, pour qu'une nouvelle étape soit franchie lors d'une nouvelle réforme de l'État qui voit notamment enfin la création de la région Bruxelles-Capitale. Ce processus institutionnel conduisant à la création d'un véritable État fédéral sera poursuivi par le gouvernement socialiste-social-chrétien lors de la réforme en 1993.

Suite aux élections de mai 1995, la même majorité est reconduite avec un programme centré sur les problèmes socio-économiques. Pour le parti socialiste, il s'agit de faire de l'emploi la priorité du gouvernement fédéral notamment par la redistribution et la réduction du temps de travail. S'engageant à maintenir la concertation sociale, l'indexation des salaires et des allocations sociales, le Parti Socialiste se prononce en faveur d'une réforme de la sécurité sociale qui préserve les mécanismes de solidarité entre les personnes et les générations. S'opposant à toute fédéralisation ou privatisation de la sécurité sociale, le PS exige et obtient le financement alternatif qui met à contribution les revenus du capital. Exprimant leur loyale volonté de faire fonctionner au mieux les institutions fédérales qu'ils ont contribué à mettre en place, les socialistes francophones, tant wallons que bruxellois, réaffirment, lors de leur congrès respectif tenu à Ans, le 9 février 1996, et à Bruxelles, le 16 mars 1996, leur entière solidarité et leur détermination à renforcer l'alliance Wallonie-Bruxelles.

Convaincu par ailleurs de la nécessité d'une Europe forte et unie, le PS a toujours œuvré en faveur de la construction européenne, facteur de progrès, de sécurité et de paix. Face à la crise économique particulièrement grave et au moment où l'Europe cherche un nouveau souffle, le PS, membre du Parti des Socialistes Européens, réaffirme son engagement en faveur d'une véritable Communauté basée sur la démocratie parlementaire, les droits de la personne et l'État social. Considérant que l'espace communautaire ne peut se réduire à un simple marché, les parlementaires du PS exigent tout à la fois la mise en œuvre d'une véritable politique sociale européenne, l'harmonisation fiscale et le développement de la coopération en matière environnementale.

1990-2008 : De l'Affaire Agusta à la présidence Di Rupo

Dans les années 1990, le parti est secoué par un scandale : l'affaire Agusta. Des ministres socialistes sont condamnés pour avoir accepté des sommes en échange de l'attribution d'un marché public (l'achat d'hélicoptères pour l'armée belge). Cette affaire, ainsi que la mauvaise gestion de l'affaire Dutroux et de la crise de la dioxine, conduit à de mauvais résultats électoraux. Ainsi, aux élections législatives et régionales de 1999, le parti voit une partie de l'électorat de gauche se détourner de lui au profit d'Ecolo et sa position de premier parti francophone menacée par le PRL-FDF-MCC (aujourd'hui le Mouvement réformateur).

Le PS reste cependant au pouvoir à tous les niveaux, dans des gouvernements de coalition avec le PRL-FDF-MCC (aujourd'hui le Mouvement réformateur) et Ecolo. Une majorité symétrique fut formée en Flandre (SP, VLD et Agalev). Cette majorité fut surnommée la majorité arc-en-ciel (ou paars-groen en néerlandais).

Lors du 1er mai 2002, Di Rupo lança un appel en faveur de la création d'un « pôle des gauches ». Cet appel se concrétisera le 28 septembre 2002 par l'établissement des « convergence à gauche » avec Ecolo.

Grâce à une nouvelle direction et à un effort de modernisation, le parti réussit à se redresser et enregistre coup sur coup deux très bons scores électoraux, aux élections législatives de 2003 et surtout aux régionales de 2004. Sa position de premier parti francophone est alors incontestée et le parti est dans la majorité à tous les niveaux de pouvoir dans des coalitions différentes. Au gouvernement fédéral, son partenaire est le MR (et symétriquement, les partis flamands VLD et SPA), cette coalition est qualifiée de violette (paars en néerlandais), car alliant le bleu libéral et le rouge socialiste. À la Communauté française et à la Région wallonne, il gouverne avec le CDH. À la Région de Bruxelles-Capitale, il s'agit d'une coalition PS-CDH-Ecolo.

En mars 2005, le parti est secoué par une « affaire » : Anne-Marie Lizin, présidente du Sénat, a écrit une lettre à la présidente de la cour d'appel de Liège dans laquelle elle incite la juge à être bienveillante envers une des parties dans une affaire strictement privée[12]. Anne-Marie Lizin s'explique et présente ses excuses devant l'assemblée, mais garde son poste.[13]

Fin 2005, c'est l'affaire de la Carolorégienne qui affaiblit le parti. Il s'agit alors de malversations dans la gestion d'une société de logement sociaux de Charleroi.[14] Trois échevins PS de Charleroi sont privés de leur mandat par le conseil communal et l'un d'eux, Claude Despiegeleer, est incarcéré préventivement et inculpé.[15] Déstabilisé, une autre personnalité socialiste, Jean-Claude Van Cauwenberghe, ministre-président de la Région wallonne, démissionne de son poste.[16] Elio Di Rupo le remplace et promet une « traque aux parvenus » au sein du PS.

La ville de Charleroi fait encore parler d'elle en mai 2006. Il s'agit à nouveau de malversations dans la gestion de sociétés publiques : l'ICDI, intercommunale de traitement des déchets de la région et le Foyer marcinellois, autre société de logement social.[17] Un échevin carolo, Lucien Cariat, est privé de ses compétences, inculpé et incarcéré préventivement. Simultanément, d'autres dossiers, impliquant des personnalité du PS carolo, font surface : l'un concernant le passé de curateur de faillite d'un membre du Collège provincial et l'autre un homme d'affaire proche du PS.[18]

À Fontaine-l'Évêque, près de Charleroi, le bourgmestre sortant Georges Rovillard est placé le 13 octobre 2006 sous mandat d'arrêt pour détournements de fonds par fonctionnaire public[19]. Le 20 octobre 2006, c'est au tour du bourgmestre carolo sortant Jacques Van Gompel d'être placé sous mandat d'arrêt dans le cadre de l'affaire de la « Carolorégienne ». À peine vainqueur des dernières élections communales, il est inculpé de faux, usage de faux et de détournement par fonctionnaire public. Les hauts fonctionnaires Jean-Pol Incecca et Patrick Roeland, ont également été inculpés dans ce dossier.[20]

Dans le même temps, à Namur, le bourgmestre sortant Bernard Anselme, l'échevin Jean-Louis Close[21] et le secrétaire communal Jean-Marie Van Bol[22] sont inculpés d'entrave à la liberté des soumissions, de prise d'intérêt et de faux et usage de faux dans le cadre de l'affaire « Sotegec ».

Suite à ces affaires, les électeurs sanctionnent durement le parti socialiste aux élections fédérales de juin 2007. Le parti fait son plus mauvais score historique et est, pour la première fois, dépassé par les libéraux du Mouvement réformateur en Wallonie. Malgré cette défaite, le PS sera appelé à participer au pouvoir. En effet, après qu'Yves Leterme a échoué dans ses tentatives de constituer une coalition orange-bleue, Guy Verhofstadt forme un gouvernement rassemblant les familles libérale et socio-chrétienne et le PS.

Début 2009, Anne-Marie Lizin fait encore parler d'elle lorsqu'il est révélé qu'elle a effectué pour 40 000 euros de dépenses non justifiées avec la carte de crédit de l'hopital de Huy (commune dont elle est bourgmestre). Sous la pression, la direction du PS décide de la suspendre provisoirement de sa qualité de membre.

Aux élections régionales de juin 2009, le PS recule, tant en Wallonie qu'à Bruxelles par rapport aux chiffres de 2004. Cependant, il réalise un meilleur score qu'aux élections fédérales de 2007 et reste le premier parti en Région wallonne et en Communauté française. Il forme dans une coalition dite olivier avec le Centre démocrate humaniste et Ecolo et entre dans les gouvernements de la Communauté française, de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Région wallonne. L'objectif affiché de ces gouvernements, qui choisissent pour slogan « Une énergie partagée pour une société durable, humaine et solidaire », est de renforcer les collaborations entre les institutions francophones (notamment par le biais de ministres « à double casquette »).

Quelques membres

Voir aussi

Sources

  1. Site de la Chambre des Représentants de Belgique
  2. Site du Sénat de Belgique
  3. Portail fédéral belge
  4. Site du Parlement wallon
  5. Site du Gouvernement wallon
  6. Site du Parlement de la Communauté française de Belgique
  7. [tt_news=531&tx_ttnews[backPid]=561&cHash=484c8fd321 Site de la Communauté française de Belgique]
  8. Site du Parlement bruxellois
  9. Site de la Région de Bruxelles-Capitale
  10. Site du Parlement de la Communauté germanophone de Belgique
  11. Site de la Communauté germanophone de Belgique
  12. Article de La Dernière Heure-Les Sports du 12 mars 2005
  13. Article de La Libre Belgique du 14 mars 2005
  14. Article de La Libre Belgique du 6 septembre 2005
  15. Article de La Libre Belgique du 20 septembre 2005
  16. Article de La Libre Belgique du 30 septembre 2005
  17. Article de La Libre Belgique du 12 mai 2006
  18. Article de La Libre Belgique du 19 mai 2006
  19. Article de la RTBF du 19 octobre 2006
  20. Article de La Libre Belgique du 23 octobre 2006
  21. Article de la RTBF du 20 octobre 2006
  22. Article de la RTBF du 23 octobre 2006

Bibliographie

  • Robert Falony & Xavier Mabille, Le Parti socialiste : un demi-siècle de bouleversements - De Max Buset à Elio Di Rupo, Éditions Luc Pire, Bruxelles, 2006 (OCLC 66373709)
  • Xavier Mabille, « Le Parti socialiste : évolution 1978-2005 » dans Courrier hebdomadaire, n° 1867 - 1868, CRISP, Bruxelles, 2005

Articles connexes

Liens externes

  1. L'Institut d'histoire ouvrière économique et sociale à Seraing [1]
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