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Un parti politique est une organisation articulant une action locale et nationale.

Ils sont différenciés des syndicats, des groupes de pression ou d'autres mouvements par leur vocation à gouverner ou mettre en œuvre directement leur projet (conquête et exercice du pouvoir politique).

Sommaire

Apparition des partis politiques

Les partis politiques au sens moderne du terme sont assez récents. Ils ont fait leur apparition aux environs de 1830 et ne se sont vraiment généralisés qu'à la fin du XIXe siècle et au début du XXe[1]. Ils apparaissent en Angleterre avec la réforme électorale du 1832, aux Etats-Unis vers 1830.

En France

La loi Le Chapelier de 1791 qui interdit les associations favorise l’individualisme en politique. Pendant longtemps et dans les premières élections de la IIIe république, les Français ont élus les hommes influents de leur circonscription : propriétaires terriens, nobles, entrepreneurs…. Quand les Républicains parviennent à faire entendre leur message politique, ils sont élus pour leurs orientations face aux problèmes politiques du pays. Ce n’est en 1901 qu’apparaît le premier parti, le parti radical et en 1905 avec la création de la SFIO. Ce sont deux partis de gauche. La droite met plus longtemps à créer de partis organisés. Pendant longtemps, les partis de droite sont des groupes informels réunis autour de leaders et d’intérêts communs[2]. Ce n’est qu’en 1958, que les partis politiques sont institutionnalisés. L’article 4 de la constitution de 1958 leur accorde principalement un rôle électoral

Rôle politique

Dans les démocraties modernes, les partis politiques ont un rôle politique très important. Le principe est de permettre à des individus ou groupes partageant des objectifs similaires de s'allier pour promouvoir un programme commun.

Dans certains systèmes de votes proportionnels, les partis (et parfois des coalitions de partis) peuvent également jouer un rôle fonctionnel.

Ils tendent aussi à appauvrir le débat démocratique en le polarisant par la création de vastes coalitions. Ces coalitions entraînent le regroupement en blocs artificiels de problématiques diverses. Par exemple un même parti défendra une doctrine en politique internationale et une autre en matière d'éducation, ce qui conduira à associer artificiellement les deux doctrines alors qu'il pouvait s'agir de problématiques suffisamment indépendantes pour permettre d'étudier toutes les alternatives.

Organisation des partis politiques

Pour pouvoir perdurer et donc avoir le temps de se construire un électorat et un programme politique, les partis doivent se structurer et construire un certain nombre de règles permettant de définir le système de prise de décisions. On trouve généralement un président ou secrétaire général, ainsi qu'un comité directeur.

Composition

On distingue les sympathisants, qui constituent l'électorat traditionnel du parti, des adhérents, militants qui s'investissent directement dans la vie du mouvement. Le plus souvent, les adhérents se réunissent périodiquement et payent une cotisation. Des divisions se cristallisent souvent en conflits d'intérêts entre les différents courants ou entre les militants de bases, qui défendent une certaine orthodoxie idéologique, et les élus ou les cadres généralement plus ouverts aux compromis et aux alliances.

Primaires

Article détaillé : Élection primaire.

En poussant à voter sur un programme plus que sur une candidature, les primaires permettent de lutter contre les plébiscites. Les partis ont pour fonction de désigner les candidats qui les représenteront durant les élections à l'aide de primaires. Le mode de sélection des candidats est souvent considéré comme peu transparent et repose en grande partie sur luttes d'influences que se livrent les personnalités au sein des partis.

Liens entre élus et partis

Dans le système de mandat représentatif, les candidats, une fois élus, n'ont aucun compte à rendre au parti qui les a soutenu durant le processus électoral. Il leur est donc tout à fait possible de le quitter, voire de rejoindre un parti adverse.

Représentation des genres

Malgré la généralisation du droit de vote des femmes dans toutes les démocraties ces dernières décennies, la proportion de femmes élues reste le plus souvent largement inférieure à 50 %[réf. souhaitée]. La proportion de femmes élues correspond généralement à leur représentativité dans les partis politiques (nombre de femmes/nombre de militants).

L'équilibre de la représentation des sexes dans les candidatures aux élections est un sujet de plus en plus abordé dans les partis occidentaux. Ainsi la loi française impose aux partis politiques un pourcentage minimum de candidates sur les listes. Souvent, le respect ou non de ce pourcentage minimum entraîne, pour le parti, des avantages ou malus sur le plan financier.

Le processus électoral conduisant à une certaine uniformisation des candidats élus, on observe des problèmes identiques concernant la représentation des minorités ethniques,des classes d'âges, des classes sociales, des handicapés...

Financement

Les partis financent les campagnes électorales. Ils ont également besoin de fonds pour assurer leur propre fonctionnement. Cet argent peut provenir de dons de personnes privées ou de financements publics.

En France

Les dons privés étaient à l'origine sévèrement réglementés pour limiter l'influence des grandes sociétés sur les élus. Cette situation a entraîné une baisse importante des ressources privées et beaucoup de partis ont utilisé des sources de financements illégales (emplois fictifs, sur-facturation de marchés publics, réseaux françafricains...). Pour remédier à cette situation, le gouvernement a mis en place un financement public dont le montant varie en fonction des derniers résultats électoraux. La loi de 1988 qui permit aux partis politiques de bénéficier d'une personnalité juridique ne mentionnait rien à propos des ressources ; de ce fait cette loi fut modifiée par les lois de 1990, 1993, 1995, 1996, 2003 qui prévoient un financement public et privé.

Le financement public est divisé en deux fractions :

  • une fraction est réservée aux partis politiques qui ont présenté des candidats aux élections de l'Assemblée nationale ; mais la loi de 2003 a fixé un seuil d'1% que les partis devaient atteindre pour obtenir cette fraction.
  • une fraction réservée aux partis politiques qui sont au parlement mais par nombre de députés.

En Allemagne

Le financement des partis politiques en Allemagne est réglementé dans le Parteiengesetz de 1967, modifié en 1984, 2000 et 2002. Les dons ne sont pas limités. Les personnes morales peuvent aussi faire des dons. Il n’y a pas d'organisation pour contrôler les dons comme le CNCCFP en France.

Système politique et partis

Monopartisme

Le monopartisme est une situation où un seul parti exerce le pouvoir effectif. Il se caractérise donc par l'absence d'alternative politique. Cet état de fait peut recouvrir des situations très différentes.

Dans les états à parti unique, la loi n'autorise qu'un seul parti, celui du gouvernement. Elle peut parfois tolérer la présence de partis minoritaires si ceux-ci acceptent la prédominance du parti gouvernant.

Il arrive également que les partis d'opposition soient officiellement autorisés, mais que le parti dominant parvienne à se maintenir au pouvoir par la corruption, le clientélisme ou la fraude électorale. Ces pays sont généralement accusé d'utiliser des pratiques contraires aux droits de l'homme contre les opposants politiques.

Enfin certains partis peuvent défendre un programme suffisamment consensuel pour qu'il soit accepté par une grande partie de l'électorat. Si les candidats présentés par ces partis sont reconnus pour leur compétence et leur honnêteté, ils peuvent alors se maintenir au pouvoir pendant des décennies tout en respectant scrupuleusement les règles du jeu démocratique. C'est le cas par exemple des sociaux démocrates de Socialdemokratiska Arbetarepartiet (SAP) en Suède. De même au Japon, le parti libéral démocrate a été pouvoir de 1955 à 2009 (sauf en 1993-1994), l'électorat se retrouvant dans les différentes factions qui le compose.

Bipartisme

Le bipartisme concerne des pays de tradition anglo-saxonne comme les États-Unis ou la Jamaïque dans lesquels deux partis dominent la vie politique, et où il est quasiment impossible aux autres partis de remporter une élection. Dans cette situation, les deux partis en opposition sont généralement de vastes coalitions qui cherchent à présenter des programmes les plus larges possibles. Généralement, ces deux coalitions se comparent l'une par rapport à l'autre en utilisant le traditionnel axe droite-gauche : liberté d'entreprise, baisse des charges d'un côté ; intervention importante de l'État dans l'économie de l'autre.

Multipartisme

Dans des nations comme le Canada ou le Royaume-Uni, coexiste à côté des deux partis historiques dominants, un troisième parti possédant un poids électoral non négligeable et qui commence à percer. Ce troisième parti peut occasionnellement arriver en deuxième place aux élections mais n'a encore jamais exercé le pouvoir. Dans de rares cas comme celui de la Finlande il peut exister un système tri-parti stable, dans lequel chacun des partis a pu arriver alternativement en tête des élections. Il est très rare que quatre partis puissent coexister et former des gouvernements indépendamment. Les partis sont alors obligés de passer des accords pour former un gouvernement de coalition.

Multipartisme collégial

En Suisse, la culture politique se base sur la collégialité. Celle-ci est une conséquence des droits politiques d'initiative et de référendum, qui forcent les partis à trouver une solution équilibrée pouvant être acceptée également par les partis minoritaires. En effet, le Parlement préfère souvent céder un peu de terrain sur un projet plutôt que de risquer le référendum, pouvant conduire à un échec total du projet.

Implantation géographique

Partis politiques locaux, nationaux et internationaux

La représentativité d'un parti peut être très différente à l'échelon national et à l'échelon local. S'il est généralement nécessaire de bénéficier d'une bonne implantation locale pour remporter des élections nationales, certains partis mineurs à l'échelon national peuvent avoir un poids important lors des élections locales. C'est le cas des partis autonomistes par exemple, ou encore des partis dont la notoriété repose essentiellement sur une personnalité locale (en France : Mouvement écologiste indépendant, Mouvement pour la France).

Durant le XIXe et XXe siècles des partis politiques se sont structurés en associations internationales, regroupant des partis politiques de même obédience. Il s'agit en particulier des Internationales, spécialement celles fondées sur l'Association internationale des travailleurs en 1864, aussi appelée Première Internationale.

Les partis politiques par pays

Partis politiques particuliers

Notes

  1. Alain Lancelot, Les partis politiques, Encyclopaedia Universalis, DVD, 2007
  2. Colette Yamal, Les partis politiques et leur rôle, dans Institutions et vie politique, La documentation française, 2003

Bibliographie

  • Michel Offerlé, Les partis politiques, Que sais-je N° 2376, 5° édition, 2006.
  • Daniel-Louis Seiler, Les partis politiques, Paris, A. Colin, 1993.
  • Daniel-Louis Seiler, Les partis politiques en Occident: sociologie historique du phénomène partisan, Paris, Ellipses, 2003.

Voir aussi

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Voir « parti politique » sur le Wiktionnaire.

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